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- Communiqué de presse -
Il y a cinquante ans Michel Rocard plaidait pour une véritable régionalisation
Les hommages à Michel Rocard ont été nombreux. Je m'y associe. En revanche je n'ai pas beaucoup entendu parler ceux qui se réclament de son héritage de son engagement dès les années 1960 en faveur d'une vraie régionalisation.
Christian Troadec pour Christian Troadec le 5/07/16 14:22

Les hommages à Michel Rocard ont été nombreux. Je m'y associe. En revanche je n'ai pas beaucoup entendu parler ceux qui se réclament de son héritage de son engagement dès les années 1960 en faveur d'une vraie régionalisation.

En tant que candidat régionaliste, en tant que Breton, je veux rappeler le discours qu'il avait prononcé en 1966 à Saint-Brieuc. Il l'avait intitulé : « Il faut décoloniser la province » . Cette véritable régionalisation, nous l'attendons encore. Ceux qui à gauche ou à droite saluent le travail réalisé par Michel Rocard oublient ce discours qui, cinquante ans après, est toujours d'une actualité évidente.

On pouvait y lire par exemple qu'il fallait (qu'il faut !) : « redonner aux régions de France la capacité d’innovation autonome qui leur manque. Cela suppose l’existence de trois facteurs : une volonté de développement, des institutions capables de permettre ce développement et l’infrastructure qui lui est nécessaire ».

Plus loin l'ancien Premier ministre propose la suppression des préfets en expliquant : « L’autorité du préfet est en fait une couverture commode pour l’apathie locale. La reconnaissance du dynamisme régional suppose la disparition de cet alibi. Il faut supprimer la tutelle et surtout le préfet ».

Enfin, à propos de la régionalisation, qu'il jugeait urgente et nécessaire, Michel Rocard expliquait : « Cela appelle une refonte complète de nos gouvernements locaux qu’en fait la majorité des notables installés refuse avec fermeté. Il y a au demeurant une étonnante complicité entre les forces politiques réactionnaires qui refusent le remodelage territorial du pays et un pouvoir central technocratique qui s’accommode fort bien de cette situation, ne cherche nullement à favoriser le dialogue démocratique avec les administrés, et se contente d’aménager ses structures administratives de décision en fonction des nouveaux besoins sans permettre une véritable participation des intéressés à la décision (...). Si le point de départ de la réflexion est économique, son point d’aboutissement est institutionnel, c’est-à-dire, purement politique ».

Les idées de Michel Rocard sont d'une actualité évidente surtout après la prétendue réforme des régions que nous venons de vivre.

Il est donc indispensable qu'un candidat à la présidence de la République remette dans le débat électoral toutes ces questions.

Christian Troadec

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Cet article a fait l'objet de 1070 lectures.
Vos 3 commentaires
Marie Le Mardi 5 juillet 2016 20:12
Il est indigne que Walls, notre 1er ministre plus que minoritaire, se réclame de Rocard, après ses déclarations en Corse. Visiblement, il n'a pas ni lu ni écouté les positions de Rocard à propos des minorités et de la république française formée au détriment de la démocratie et des peuples qu'elle a absorbés.
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spered dieub Le Mardi 5 juillet 2016 21:25
Il faudrait justement envoyer ces documents à charge , à tous les responsables jacobins qui rendent hommage à Rocard avec leurs larmes de crocodiles ,de Chevènement ,Mélenchon à Valls et j'en passe
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Ar Vran Le Mercredi 6 juillet 2016 18:17
J'aime bien la phrase de conclusion : "Il est donc indispensable qu'un candidat à la présidence de la République remette dans le débat électoral toutes ces questions.".
C'est simple parmi les prétendants ou du moins ceux qui pensent y aller, je n'en vois qu'un seul qui OSE nous proposer autre chose que l'éternel réchauffé de la Jacobinie éternelle lumière du monde...
Bien sûr reste à avoir les fameuses 500 signatures, mais dans le cas où cela ne serait pas possible je risque comme beaucoup de mes compatriotes voter avec mes pieds...
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