
Vincent Bechec et Mikaël Gendry, Petite Histoire du Morbihan, La Geste édition, 2026, Coll. Baroque
Présentation
Ce livre se propose de retracer cette longue histoire, en explorant les événements marquants, les figures emblématiques et les traditions qui ont façonné l'âme morbihannaise. Cet ouvrage vous convie à un voyage à travers les âges, à la découverte d'un territoire au patrimoine exceptionnel. Des premiers chasseurs-cueilleurs des îles de Téviec et Hoëdic aux bâtisseurs de mégalithes, des Vénètes bravant les légions romaines aux premiers temps de l'implantation bretonne, de la fondation du pays de Waroch et de l'évêché de Vannes à Nominoë, comte des marches carolingiennes, et aux ducs de Bretagne forgeant leur indépendance, des révoltes paysannes aux épopées maritimes, le Morbihan a toujours été un creuset d'influences et de passions.
Auteurs :
Année d'édition : 2026
Edition : Reliée
Format : 11 x 17.8 cm
Isbn : 979-10-353-3238-9
Nombre de pages : 180
Disponible sur de nombreux sites en ligne.
Site de la maison d'édition : https://www.gesteditions.com/baroque/petite-histoire/petite-histoire-du-morbihan
Une version illustrée et développée de cet ouvrage sera proposée pour le printemps 2027, sur le modèle de l'Histoire de l'Armorique et de la Bretagne, dont une seconde édition est désormais disponible également.
Documents liés
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Histoire du Morbihan
Source : Gendry
Commentaires (17)
Bonjour,
Comment se le faire envoyer ,?
Merci.
Annick
Bonsoir
Il est possible de le commander en ligne sur de nombreux sites ou dans toutes les librairies.
Cordialement
M. Gendry
J'aimerai comparé ce livre avec les livres anciens que j'ai déjà dans ma bibliothèque. Je vais le commander à la librairie de la Trinité sur Mer. Merci de cette information.
Le Morbihan étant de création récente, peut-on écrire son histoire ? Ce département peut-il être considéré comme l'héritier des Vénètes ou du comté de Vannes ?
Disserter sur l'histoire d'un département avant 1790 est une absurdité et une erreur intellectuelle
Merci.pour votre retour. Je réponds dans le fil ci-dessous.
Merci de votre contribution à ce débat : Peut-on écrire l'histoire d'un département ?
À première vue, l'entreprise pourrait passer pour une aberration méthodologique et chronologique, un piège anachronique où l'on projetterait des frontières administratives modernes — nées sous la Révolution — sur un passé qui les ignorait. Pourtant, s'arrêter à cette critique, c'est refuser de réfléchir en termes d'identité, c'est s'interdire de s'interroger sur la sédimentation des héritages et sur la notion même de territoire, d'espace vécu, perçu et imaginé.
Prenons l'exemple de la Bretagne. Si l'on s'en tenait à une stricte chronologie administrative, faudrait-il ne considérer ce territoire qu'au moment où il a été politiquement façonné, lorsque le mot Britannia apparaît au temps de l'émergence des premiers royaumes bretons dans la première moitié du VIe siècle ? Devrait-on passer sous silence l'Armorique antique, les cités gallo-romaines, ou les peuples néolithiques qui ont érigé les premiers monuments de cet espace ? C'est d'ailleurs précisément pour cette raison, pour saisir cette continuité profonde, que nous avons réalisé une Histoire de l'Armorique et de la Bretagne en amont de nos travaux départementaux.
La même question se pose pour la France : son histoire ne commence-t-elle qu'avec le traité de Verdun et la Francie occidentale en 843, ou plus tard encore, lorsque Vauban dessine son « pré carré » à l'époque moderne ?
Écrire l’histoire d’un département comme le Morbihan n'est pas faire l'histoire d'un décret révolutionnaire. C'est l'étude d'un espace habité, approprié et imaginé par des populations au fil des millénaires. L'histoire du département du Morbihan a déjà été écrite, et il y en aura probablement d'autres après celle-ci, car chaque époque y pose son propre regard. De la même manière, cette démarche pourrait s'appliquer à une histoire du département de la Loire-Atlantique, un projet qui permettrait de questionner les liens avec la Bretagne.
Comprendre comment un cadre géographique devient un réceptacle de mémoire, où les structures ecclésiastiques médiévales, les pays traditionnels et les réalités archéologiques finissent par dialoguer au sein d'une même entité contemporaine : voilà tout l'enjeu. Loin d'être un anachronisme, la monographie départementale n'est-elle pas une observation fine de la continuité humaine ?
Le pays de Vannes se retrouve presque entier dans le Morbihan, plus vaste. La Loire-Atlantique correspond à peu près au pays nantais. C'est plus compliqué pour le Finistère.
Titrer « Petite histoire du Morbihan et du pays de Vannes » aurait sans doute été plus adroit et plus ouvrant.
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Je comprends la justification apportée par l'auteur, mais un petit malaise subsiste néanmoins du point de vue du chaland.
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Au fait, la désignation traditionnelle « Mor Gwened » (mer de Vannes) en breton populaire correspond, parait-il, à la désignation administrative « Morbihan ». Quoi que « Mor braz » désigne aussi l’océan en breton populaire. Donc « Morbihan » pour désigner un golfe (« plegmor » e brezhoneg) très particulier n’est pas si mal... Dernière remarque, le mot « mor » est masculin en breton, donc l’on dit bien « le Morbihan » (mor+ bihan, sans mutation)
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« Mor Gwened » a zo an anv hengounel e brezhoneg evit an anv melestradurel « Morbihan ».
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Effectivement, si les départements datent de 1790, ils avaient déjà été suggérés un peu avant la révolution. C'est surtout à partir de la création des préfectures sous Napoléon qu'ils sont devenus le vecteur du centralisme. Monsieur Gendry pose une excellente question quand au fait de ne pas tenir compte du territoire avant l'avènement du royaume breton, avant cette période si la partie de l'Armorique qui concerne l'actuelle Bretagne n'était pas une entité administrative, les cités concernées obéissait déjà aux mêmes logiques commerciales que celles de la future Bretagne, malgré un éventuel remplacement ou apport de nouvelles populations la position géographique ne change pas.Cela reste une réalité pour l'avenir de la Bretagne. Les vénètes entre autres étant un peuple de marins probablement établis également sur l'île de Bretagne. Problème jusqu'à ou s'établissait le territoire vénète, j'ai lu qu'ils seraient allés à l'ouest de la Laïta. En tout cas concernant les limites départementales le cas de la Cornouaille morbihannaise située entre l'Ellé et les montagnes noires est emblématique. Les limites du comté de Vannes s'arrêtaient à ce cours d'eau donc plusieurs communes cornouaillaises ont été attribuées au Morbihan, cornouaillaises, je me pose parfois des questions car les habitants au nord des montagnes noires nous appellent les gwenedour et nous les nommons les kernevat, la différenciation correspond à une zone du sud ouest des Côtes d'Armor jusqu' aux environs de Carhaix donc une partie du sud est du Finistère. Alors cette situation date t-elle de la création des départements où elle existait auparavant ? J'aimerais en savoir plus, seulement il me semble que en aval de l'Ellé, c'est à dire au niveau Guilligomarc'h Arzano sur la rive gauche, Querrien Locunolé rive droite, je ne retrouve pas cette rupture kernevat, gwenedour, de même que entre Lanvénégen et Meslan communes morbihannaises mais dont la première était dans l'évêché de Cornouaille. Alors je me demande s'il ne faut pas différencier le nom de cet évêché de kernevat ou kerneo en prononciation, qui aurait été le peuple insulaire s'étant installé à l'origine en haute Cornouaille, territoire qui correspondait au Poher avant que cet évêché existe ??? Toujours est t-il que encore aujourd'hui cette délémitation départementale est stupide vu que Roudouallec par exemple se situe à 35 km de Quimper et à 115 de Vannes, voir aussi Gourin Le Saint Guiscriff à proximité de Scaer, Lanvénégen à coté de Querrien, pour Langonnet et Le Faouet cornouaillaises c'est plus discutable vu les nouvelles voies de circulation et l'influence vannetaise a été plus prégnante. Mais l'évêché de Cornouaille s'étendait à l'est jusqu'à Corlay distant de 105 km de Quimper, ce qui était également incohérent.
Bonjour,
Une personne nommée Penn kaled souhaite commenter votre article ou communiqué publié sur l’ABP et intitulé Histoire du Morbihan.
Commentaire proposé :
Effectivement, si les départements datent de 1790, ils avaient déjà été suggérés un peu avant la révolution. C'est surtout à partir de la création des préfectures sous Napoléon qu'ils sont devenus le vecteur du centralisme. Monsieur Gendry pose une excellente question quand au fait de ne pas tenir compte du territoire avant l'avènement du royaume breton, avant cette période si la partie de l'Armorique qui concerne l'actuelle Bretagne n'était pas une entité administrative, les cités concernées obéissait déjà aux mêmes logiques commerciales que celles de la future Bretagne, malgré un éventuel remplacement ou apport de nouvelles populations la position géographique ne change pas.Cela reste une réalité pour l'avenir de la Bretagne. Les vénètes entre autres étant un peuple de marins probablement établis également sur l'île de Bretagne. Problème jusqu'à ou s'établissait le territoire vénète, j'ai lu qu'ils seraient allés à l'ouest de la Laïta. En tout cas concernant les limites départementales le cas de la Cornouaille morbihannaise située entre l'Ellé et les montagnes noires est emblématique. Les limites du comté de Vannes s'arrêtaient à ce cours d'eau donc plusieurs communes cornouaillaises ont été attribuées au Morbihan, cornouaillaises, je me pose parfois des questions car les habitants au nord des montagnes noires nous appellent les gwenedour et nous les nommons les kernevat, la différenciation correspond à une zone du sud ouest des Côtes d'Armor jusqu' aux environs de Carhaix donc une partie du sud est du Finistère. Alors cette situation date t-elle de la création des départements où elle existait auparavant ? J'aimerais en savoir plus, seulement il me semble que en aval de l'Ellé, c'est à dire au niveau Guilligomarc'h Arzano sur la rive gauche, Querrien Locunolé rive droite, je ne retrouve pas cette rupture kernevat, gwenedour, de même que entre Lanvénégen et Meslan communes morbihannaises mais dont la première était dans l'évêché de Cornouaille. Alors je me demande s'il ne faut pas différencier le nom de cet évêché de kernevat ou kerneo en prononciation, qui aurait été le peuple insulaire s'étant installé à l'origine en haute Cornouaille, territoire qui correspondait au Poher avant que cet évêché existe ??? Toujours est t-il que encore aujourd'hui cette délémitation départementale est stupide vu que Roudouallec par exemple se situe à 35 km de Quimper et à 115 de Vannes, voir aussi Gourin Le Saint Guiscriff à proximité de Scaer, Lanvénégen à coté de Querrien, pour Langonnet et Le Faouet cornouaillaises c'est plus discutable vu les nouvelles voies de circulation et l'influence vannetaise a été plus prégnante. Mais l'évêché de Cornouaille s'étendait à l'est jusqu'à Corlay distant de 105 km de Quimper, ce qui était également incohérent.
Bonjour je suis surpris par cette republication de mon commentaire, en tout cas je ne suis pas à l'origine de cette demande.
Bonjour, Le message a été répliqué car je pensais qu'il n'était pas passé. Bonne journée et merci pour votre contribution au débat.
Trugarez deoc'h que pensez vous de mon commentaire ?
J'avoue que je ne comprends pas trop ceux qui s'offusquent d'une Histoire du Morbihan.
Toute Histoire est un point de vue déjà, il faut toujours garder cela en tête, et en quoi serait-ce plus stupide qu'une Histoire de la Bretagne d'avant l'existence d'une Bretagne politique (et quelle Bretagne ?) ou postérieur à 1793 (la Bretagne avec Nantes n'ayant aucune base légale depuis 236 ans).
Le concept de Morbihan recouvre par ailleurs la quasi-totalité du pays Vénète, ce n'est pas non plus totalement révolutionnaire ou extravagant géographiquement et il a le mérite de n'avoir dans l'absolu aucune existence historique (ou culturel, ethnique) propre...il traverse donc d'autant mieux dans le récit, les époques, les millénaires et les siècles.
Si cette histoire du Morbihan traite aussi des zones non-Vénètes en tant que telles, si un habitant de Ploërmel ne puisse pas imaginer que cette ville était dans le Bro Wereg...
Le Pays nantais et la Loire-Atlantique ne correspondent pas plus au pays des namnètes. La limite de la Cité namnète était le Semnon au Nord (essentiellement en Ille-et-Vilaine aujourd'hui), la Vilaine au Nord-Ouest, plus incertain la Brière à l'Ouest (l'actuelle ile de Batz et presqu'ile guérandaise étant disputée entre Vénètes et Namnètes), et la Loire au Sud.
Il y a donc un bon tiers du 44 qui ne faisait pas partie de la Cité Namnète, et la limite au Nord n'est pas la même non plus (même si c'est plus proche).
A l'est la limite correspond avec l'Evêché de Nantes d'Ancien Régime, très légèrement différent du Duché au niveau d'Ingrandes, et des vallons de l'Erdre.