Gwennyn lance un appel à l’unité et au passage aux actes

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En ouverture du colloque-débat précédant le concert Breizh-a-Live pour la langue bretonne à Carhaix (Finistère), la chanteuse brittophone Gwennyn lance un appel à l’unité et au passage aux actes pour l’avenir du breton. Elle invite artistes, associations, parents et élu·es à se rassembler, à développer l’enseignement bilingue, et à lever les blocages qui freinent encore la langue. Un message clair et direct : « Faisons toutes et tous quelque chose pour la langue bretonne ».

Lors du colloque avant le concert Breizh-a-live à Carhaix, la chanteuse brittophone Gwennyn a introduit le débat en demandant que chacun fasse quelque chose pour sauver la langue bretonne mais en concertation.

Carhaix (Finistère) — En ouverture du colloque-débat précédant le concert Breizh-a-Live pour la langue bretonne, la chanteuse brittophone Gwennyn a lancé un appel solennel à l'union et au passage à l'action pour assurer l'avenir du breton. " Ce grand rendez-vous est né d'une urgence pour attirer l'attention des Bretons sur l'importance de promouvoir véritablement notre langue bretonne ", a-t-elle déclaré, en appelant à " créer les conditions de son épanouissement " dans l'école, la formation d'adultes, les crèches et les cours du soir.

" Se mettre d'accord entre nous "

Gwennyn a souligné la nécessité de rassembler des acteurs parfois dispersés : artistes, associations, enseignants, militants, éditrices et éditeurs, élus, parents. " Il nous faut nous mettre d'accord entre nous… On a tous travaillé chacun dans son coin… Il était temps de rassembler toutes les personnes qui travaillent au quotidien pour la langue bretonne ", a-t-elle insisté. Pour elle, la langue est " la pierre angulaire de notre culture " : si elle s'effondre, " le reste ne tiendra pas la route ".

Des actes concrets, pas seulement des paroles

L'artiste a appelé les collectivités à traduire l'attachement au breton en mesures tangibles : " On ne peut pas se dire attaché à la culture et à la langue bretonne et ne pas mettre en place des mesures concrètes… au premier rang desquelles doit être le développement de l'offre d'enseignement du breton dans toutes les écoles. " Elle a jugé " inacceptable " que des municipalités refusent l'ouverture de filières bilingues et a demandé la pleine application de la loi Molac (2021).

" Faire sauter les verrous "

Au-delà des principes, Gwennyn a invité à identifier les " blocages " qui entravent encore les initiatives en faveur de la langue : " Il faut les traquer, faire sauter des verrous, switcher dans l'esprit des Bretons. " Selon elle, " refuser ou repousser un outil pour favoriser la langue bretonne n'est plus politiquement correct ".

Une langue portée par une nouvelle génération

La chanteuse observe un changement profond : " La langue bretonne a changé de visage… Il y a une génération de jeunes qui parlent breton et qui ont un rapport ultra positif à la langue. Elle est porteuse d'avenir, d'un désir professionnel, d'un vrai espoir. " En contraste avec les traumatismes vécus par des générations plus anciennes, elle voit aujourd'hui " une langue sereine, belle, épanouie " portée par la jeunesse.

Un appel à chacune et chacun

Son message s'adresse à toute la société, bien au-delà des cercles militants : " Même si vous n'êtes pas engagé·e dans une équipe municipale, vous êtes peut-être dans une association, dans une famille… faisons tous quelque chose pour la langue bretonne. On a assez des paroles… Maintenant, on passe aux actes. "

À retenir

  • Unité des acteurs de la langue : sortir du travail en silos pour agir ensemble.
  • Mesures concrètes : développer l'offre d'enseignement bilingue et appliquer la loi Molac.
  • Confiance dans la jeunesse brittophone, moteur d'un renouveau serein et créatif.
  • Passage aux actes à tous les échelons : communes, associations, familles, artistes, élu·es.
Cet article a été préparé avec l'assistance d'outils d'intelligence artificielle. Les informations, la vérification des faits et la version finale relèvent de la responsabilité du journaliste ou du responsable de la communication de la structure.
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Philippe Argouarch

Ancien webmaster de la Wells Fargo Bank aux États-Unis puis de l’International Herald Tribune à Paris, je suis revenu en Bretagne en 2005 pour gérer et développer ABP.bzh, le média que j’avais créé en octobre 2003. Auteur de plus de 2700 articles signés et contributeur à de nombreux autres, que ce soit au sein de la rédaction ou avec l’IA.