Gilles Servat - "A cordes déployées"

-- Musique --

Chronique de Culture et Celtie
Porte-parole: Gérard Simon

Publié le 8/10/20 11:41 -- mis à jour le 08/10/20 16:40
Gilles SERVAT - "Les prolétaires" - Version 2020 (Gilles SERVAT / Franz SCHUBERT. Extrait de 01:14 CD A cordes déployées
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Jaquette du CD A cordes déployées de Gilles SERVAT

« A cordes déployées »…

Qu’elles soient, suavement, frottées sur le violoncelle de Mathilde Chevrel et le violon de Floriane Le Pottier, frappées avec tact et élégante persistance dans la profondeur des entrailles boisées du piano à queue de Philippe Turbin, ou, intensément vibrantes, émanant des incandescentes et granitiques cordes vocales de Gilles Servat, il faut, d’entrée, reconnaître que le titre de ce nouvel opus est particulièrement bien choisi, tant toutes ces cordes, s’accordent, en pleine concorde, pour nous faire, à notre tour, vibrer, nous toucher… et, littéralement, nous « mettre dans les cordes » !

« A cordes déployées »…

Ainsi est baptisé ce nouveau vaisseau amiral du volet non celtique de l’œuvre de Gilles, côté belle chanson française créée et enracinée en Bretagne et portant, en évidente sous-jacence, un incessant et passionnel amour pour la péninsule armoricaine, mais destiné à tous les publics exigeants sensibles à la qualité du verbe, aux saveurs de l’harmonieuse musique et à l’authenticité de l’interprétation.

« A cordes déployées »…

Ce sont, 13 plages sonores, dont trois pièces inédites, un florilège de trois anciens titres, des reprises réactualisées, l’ensemble peignant une iconique fresque intemporelle conclue par un court, trop court, instrumental, évoquant, avec majesté … l’incontournable !

45 minutes, pleinement, acoustiques et chantées, uniquement, en français, habitées par un quatuor raffiné évoluant à l’unisson, dans les sphères d’un néo-classique dépourvu du moindre artifice électronique.

Animé par le désir de surprendre, peut-être de se surprendre lui-même, évitant toute routine artistique qui peut, toujours, surgir, subrepticement, au terme de 50 ans de scène, Gilles Servat a voulu renouveler son expression musicale et vocale, en confiant les arrangements de cette nouvelle publication pour trio classique, à Mathilde Chevrel, violoncelliste, fort talentueuse musicienne et arrangeuse rennaise, rencontrée lors de sa tournée « 70 ans… À l’Ouest !!! ».

Mathilde CHEVREL exprime ses multiples talents auprès de nombreuses figures musicales bretonnes, comme Denez PRIGENT, Régis HUIBAN, Rozenn TALEC, DOUR-LE POTTIER Quartet, et… Gilles SERVAT, au violon, basse acoustique et violoncelle, depuis 2016 (Notre reportage) .

De votre côté, cher visiteur et, de plus en plus, fidèle lecteur de Culture et celtie, l’e-MAGazine, vous avez, régulièrement, croisé son nom et ses notes, au travers de nos précédentes chroniques sonorisées consacrées à Dominique BABILOTTE, pour « La Promesse du Baiser » - 2018, Gilles SERVAT, « 70 ans à l'Ouest » - 2017 et Gwenael KERLÉO, « Quai N°7 » - 2012.

Le présent projet, « A cordes déployées », est né d’une prestation scénique à laquelle participait, pour la première fois, Mathilde CHEVREL, plus précisément, d’une interprétation de deux strophes d’un poème du groisillon Yann-Ber KALLOC’H, dénommé

« Kartér-noz ér hléieu - Quart de nuit aux tranchées », mis en musique par Gilles, sous le titre « Er Gedour bras ».

A cet instant du spectacle, sur les cinq musiciens intervenants, seuls Philippe TURBIN, au piano et Mathilde CHEVREL, aux cordes, enrobaient la voix du célèbre chanteur breton. Une émotion particulière, dans la beauté et l’ouverture d’esprit, s’est, à cet instant suspendu, faite ressentir, incitant les interprètes à aller, plus loin, encore !

Tous trois ont, alors, commencé à travailler dans cette voie acoustique, puis Mathilde a fait venir Floriane LE POTTIER, qui joue, également, du classique et du traditionnel.

Gilles souhaitait épurer son répertoire, en ne faisant, cette fois, nullement appel à l’électronique et aux percussions.

C’est ainsi qu’un quatuor classique a pris naissance et, avec un peu de légitime inquiétude, que la concrétisation du projet s’est, en quelque sorte, matérialisée, en 2018, aux Francofolies de La Rochelle.

Ce coup d’essai fut un coup de maître, puisque l’ensemble de l’assistance s’est levé pour applaudir, à tout rompre, avec, pour certains d’entre elle, les larmes aux yeux, confiant, après spectacle, à l’artiste, que ce nouveau style les avait beaucoup touchés.

Comme souvent, pour Gilles qui est, plus que tout, un homme de scène et de contact avec le public, ce CD « A cordes déployées » est de fait, avant tout, le fruit d’une expérience de plateau avec trois musiciens auprès de lui, configuration autant minimaliste qu’étonnante et inédite pour la mise en valeur de son célèbre, varié et volumineux répertoire.

Dans cette droite ligne d’authenticité scénique, d’une exécution instrumentale, intégralement, acoustique, d’une prise de son dépourvue d’effets numériques, le quatuor classique, ainsi constitué, a décidé d’enregistrer ce nouvel « Album-spectacle, presque live », dans un bel écrin, celui du théâtre à l’italienne du Pays de Morlaix. (Voir site)

C’est, donc, en mi-février 2020, que Jean-Yves GOURVES, directeur de cette ravissante bonbonnière théâtrale finistérienne de 600 places, édifiée en demi-cercle, offrant une ouverture de scène de plus de 8 mètres, inaugurée en 1888 et classée Monument Historique, depuis 1998, a permis aux artistes d'y enregistrer, durant une semaine, mais sans public, avec la réverbération naturelle de la salle pour restituer sur le disque une atmosphère acoustique la plus pure possible.

La technique a été orchestrée par Koroll, (Voir site) avec son directeur, Philippe GUILLO et Olivier RENET, ingénieur du son.

Le mixage des prises a été assuré au studio Syde and sound (Voir site) , par Sylvain DENIS spécialisé dans l’enregistrement et l’amplification de musique classique et actuelle, par ailleurs, ingénieur du son de l’Orchestre de Monte Carlo.

Quant au final mastering, il a été assuré par Erwin AUTRIQUE. Ce dernier est ingénieur du son au sein du plus grand studio européen, à Bruxelles : ICP (ARNO, Louise ATTAQUE, Hugues AUFRAY, Charles AZNAVOUR, Alain BASHUNG, Benjamin BIOLAY, Julien CLERC, The CURE, Jean-Jacques GOLDMAN, INDOCHINE, MAURANE, NIAGARA, Claude NOUGARO, Michel POLNAREFF, RENAUD, The STRANGLERS … Impossible de tous les citer !

La prise de son a été accompagnée d’une séance de photos officielles réalisées par Gwen SALIOU, également photographe du magazine « Bretons ».

Ce sont ses très beaux et classieux clichés, en noir et blanc très contrasté, qui ornent la jaquette organisée en triptyque : En première de couverture, à l’emplacement interne du disque (évocation des courbures enjolivées des hauteurs du théâtre)… et, sur le pan replié, avec une photo, à la fois, osée, intime, mais tellement évocatrice de la puissance lyrique de la voix du chanteur breton qui apparaît, gorge déployée, dans l’effort d’un chant qui s’exprime haut et fort !

L’esthétique travail photographique de Gwen SALIOU, ponctue, avec des clichés des quatre protagonistes, un livret d’une quinzaine de pages qui reprend les textes chantés et, vous le savez, ô combien, ce sont, aussi, des mots convaincus et poétiques à lire !

Nous avons beaucoup aimé la touchante photo centrale de la brochure annexée au CD, que nous vous proposons, par ailleurs, en illustration de notre chronique. Elle parle d’elle-même, traduisant l’extrême cohérence et harmonie du projet.

Après l’évocation du contexte circonstancié de création, le choix particulier du lieu de l’enregistrement, la distinction du

« contenant », venons-en, au contenu.

Quel remarquable et varié programme vous attend ! Un choix, bien sûr, composé par Gilles, mais en étroite avec Mathilde CHEVREL qui avait pour mission de, nouvellement, parer de musique néo-classique, de forts anciens titres de Gilles, comme de plus récents, ainsi que de donner notes à des mots, antérieurement, écrits par le talentueux artisan du verbe que vous connaissez, mais restés orphelins de toute ligne mélodique. Ainsi fut fait, en solo, par l’habile et inventive arrangeuse pour l’intégralité des titres et, en duo, avec Philippe TURBIN, pour « L’hirondelle », devenue « L’hirondelle revenue ».

Ce sont les notes bien cadencées du piano à queue de Philippe TURBIN qui ouvrent l’album pour une nouvelle version d’un titre emblématique du tout début de carrière du chanteur breton… « Les prolétaires » !

Souvenez-vous, pour les plus anciens, 1972… La parution du premier vinyle 10 titres de Gilles, préfacé par le poète, écrivain et journaliste breton Xavier GRALL, avec, en plage 2 de la première face, la mythique chanson « La blanche hermine » et à cette même place, mais en face 2… « Les prolétaires » !

Un vinyle 33 tours, disque d’or, avec 100 000 exemplaires vendus - Kalann/Phonogram Stéréo 6332876 – PG 200, qu’en très bon état, nous gardons, précieusement, dans notre discothèque !

Nous retrouvons, ici, sur cette première plage d’« A cordes déployées », avec un texte, quelque peu, réajusté à nos actuels temps, ce titre qui, en cette période difficile, garde, socialement, son entière pertinence !

Soucieux d’être, toujours, au plus juste du moment, c’est, depuis sa création, la deuxième fois que Gilles actualise ses mots, puisqu’il avait procédé, également, à de menues modifications, lorsqu’il avait réenregistré « Les prolétaires » pour la 11ème plage de son album « C’est ça qu’on aime vivre avec », paru en novembre 2013. (Notre chronique)

Nous vous proposons une comparaison, en parallèle, des trois versions textuelles. (Voir document)

Si nous retrouvons, parfaitement, la ligne mélodique très scandée originelle des précédentes versions qui sied, si bien, au propos, Mathilde CHEVREL, nous réserve un surprenant et sublime effet de style, puisque les ponts, entre couplets, reprennent quelques mesures iconiques du fort connu 2ème mouvement Andante con moto, du Trio n°2, en mi bémol majeur, opus 100, de Franz SCHUBERT.

Quel à propos, dans le spécifique univers musical du présent album, de fusionner ce sublime trio pour… violon, violoncelle et piano, composé, en novembre 1827, par le romantique musicien autrichien !

Selon certaines notations discographiques le thème serait inspiré par une chanson populaire suédoise… Il illustre, à présent, une chanson populaire d’un auteur-compositeur-interprète breton !

Si, au fil de ce voyage musical, à la fois, rétrospectif et novateur, qui feuillette, enrobé de musique néo-classique, tant d’anciens succès de l’artiste ; nous sommes, en effet, heureux de retrouver le très poétique « Nous avons perdu le nord », créé sur le disque « A-raok mont kuit - Avant de partir », paru en mai 1994, les pamphlétaires « Hiérarchies » et « La paroisse des prêchi-prêcha » figurant, initialement et respectivement, en 5ème et 9ème plage du CD « Îles et ailes », paru en octobre 2011 (Voir notre chronique). « Il est des êtres beaux », en 1996, accompagné, à la guitare, par Dan AR BRAZ, 2ème titre de l’album « Sur les quais de Dublin », puis, enlacés dans un florilège, « La maison d’Irlande » et « Le pays », du live de 1998, « Touche pas à la blanche hermine », et « Je dors en Bretagne ce soir » qui clôt notre second précieux vinyle 33Tours Kalondour/Ponogram 6325726, « La Liberté brille dans la nuit », de 1975, notre attention s’est portée sur « L’hirondelle revenue ».

L’hirondelle… l’hirondelle ?... Ne s’agit-il pas de cet oiseau migrateur allégorique, aux couleurs du Gwenn Ha Du, qui était venu se poser sur le premier sillon du disque éponyme, traduisant la Bretagne d’une époque où les drapeaux bretons étaient interdits au fronton des mairies et les BZH proscrits des plaques d’immatriculation des automobiles, de cette chanson que Gilles avait publiée en 1974 ?

C’est bien elle qui, lors de ces encore récents printemps, est revenue, porteuse d’avancées certaines et d’espoir !

Exigeant mais objectif quant aux progrès culturels et linguistiques, notamment constatés, depuis, dans les écoles Diwan et dans les classes bilingues des établissements du secteur public, Gilles a réécrit les couplets et refrain originels au passé, et ajouté un nouveau texte, qui dans toutes les acceptions du terme, se révèle être une concluante strophe assortie d'un dernier refrain, cette fois, conjugué au présent.

…/…

« Les gens immobiles se taisaient,

La langue engourdie dans la bouche.

Serrés autour de l’âtre ou la braise,

Rougeoyait comme les tas de souches,

Fumant partout sur le pays,

Mon beau pays par l’hiver soumis.

Quand reverrions-nous l’hirondelle ?

Noire et blanche, noire et blanche,

Quand reverrions-nous l’hirondelle ?

Blanche au ventre et noire aux ailes.

Voici les gens qui parlent et chantent,

Langue ranimée dans la bouche,

Unis dans la file qui serpente,

Rythmés par leurs mains qui se touchent.

Ils dansent les cadences du pays,

Mon beau pays au printemps revit !

Elle est revenue l’hirondelle,

Noire et blanche, noire et blanche,

Elle est revenue l’hirondelle,

Blanche au ventre et noire aux ailes ».

Au-delà de ces fondamentaux, ici, plus que revisités, quasi recréés, avec magnificence, pour piano et cordes, nous avons beaucoup aimé, en piste 3, l’interprétation d’un poème inédit, écrit par Gilles et, tout nouvellement, mis en musique par Mathilde CHEVREL : « La liberté est émouvante ».

…/…

« La liberté me tend les bras !

Et le cœur battant je m’élance !

Mais jamais je ne m'en rapproche.

Comme s’enfuit l’horizon plat,

Devant le bateau qui s'avance,

Elle ne s’éloigne, ni ne s'approche,

Sa distance ne varie pas ».

…/…

Après une obsédante et saccadée introduction martelée sur le clavier de Philippe TURBIN, un thème que le pianiste reprend entre les strophes, comme délivré et porté par l’enjôleur jeu de violon de Floriane LE POTTIER, rejoint par le violoncelle de Mathilde, le texte est, ici, entièrement dit, joué, déclamé, en pleins et déliés, par l’artiste, apparaissant, alors… acteur !

C’est, semble-t-il, un aspect qu’il faut, également, souligner pour ce projet « A cordes déployées ».

Gilles cherchant à être plus dans l’expression, y est, également, acteur, tout en puissance, mais en nuances, voire émotion extrême, comme pour l’avant-dernier passage additionnel, non chanté, de « La paroisse de prêchi-prêcha », qui parle, sans détour, de viol.

…/…

« Et l’enfant dont j’ai accouché,

Les sœurs me Font arraché

Est-il vivant ?

Est-il... enterré clans le couvent ?

Etait-ce une fille ou un garçon ?

Même ça, elles me l'ont caché...»

…/…

Dans ce même ordre d’idée, « Hiérarchies », dont la deuxième partie du texte est, déjà, merveilleusement, dite sur l’album « Ailes et Îles », apparaît, dans ce disque, encore plus ressentie, plus vécue, plus profonde. L’acoustique du théâtre et, dans un crescendo bien calibré, le tact des cordes pincées, frottées, frappées du trio de ces talentueux musiciens, transcendent aussi, la pièce, pour en faire, finalement, un véritable moment théâtral où l’interprétation du chanteur-acteur est des plus convaincantes.

En plage 9, ne passez, surtout pas, à côté d’un inédit, d’un très substantiel poème resté, longtemps, orphelin de musique :

« Cheval aux yeux de prune ».

Epousant, au plus près, les mots de Gilles, le subtil arrangement de Mathilde en fait une ode, aussi allègre que déchirante, à la gloire de « La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite, celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats », comme le décrivait, Georges Louis LECLERC, Comte de Buffon.

Le texte de l’artiste est en parfaite adéquation avec les propos de, l’entre autres, écrivain et philosophe français du XVIIIème siècle.

« Cheval gracieux,

Cheval aux yeux de prune,

Beau combattant d’amour furieux,

Soleil sur ta jument de lune.

Merci, merci, cheval épais,

Par ton labour la terre ouverte,

Blé, orge, avoine sous ton harnais,

Ta force en nourriture offerte,

Cheval attelé pour la paix.

Cheval battu,

Cheval soumis aux rênes,

Cheval d’armure revêtu,

Ventre répandu aux arènes ».

.../…

« A cordes déployées », de Gilles Servat, particulièrement abouti, se révèle comme un opus majeur de sa discographie, un album riche de forme et de fond, avec d’enlumineuses notes classiques et des mots d’auteur raffinés et pertinents, un enregistrement, en un lieu qui apporte à la qualité sonore finale, un disque fort bien produit nous faisant découvrir un « autre-même SERVAT», étroitement et chaleureusement entouré par trois esthètes de la très belle mélodie.

Quant à la voix du chanteur, elle apparaît, à chaque nouvelle création, toujours, plus brûlante et expressive, fruit de cours de chant lyrique que l’artiste perfectionniste suit, depuis 10 ans.

Si vous ne le possédez pas encore, procurez-vous, au plus vite, les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, cet excellent Compact Disk, produit et distribué par Coop Breizh, sur lequel le chanteur de « La blanche hermine » occulte, volontairement, cet « hymne », laissant au gracieux trio, le soin de le jouer, comme sur scène, en clôture du programme, sous le nom de

« Blanche sonatine » ; sans doute, un nouveau clin d’œil à Franz SCHUBERT qui, notamment, en a écrit trois, pour violon et piano.

Une nouvelle fois, « chérissons ces moments… », mersi bras, MONSIEUR SERVAT !

Gérard Simon

Illustration sonore de la page : Gilles Servat - «Les prolétaires» - Version 2020 (Gilles SERVAT / Franz SCHUBERT. Extrait de 01:14

D'autres extraits sonores sur Culture et celtie, l'e-MAGazine (Voir site)

Les titres du CD «A cordes déployées» :

01 - Les prolétaires - 06:20.

02 - Nous avons perdu le nord - 04:22.

03 - La liberté est émouvante - 03:15.

04 - La paroisse de Prêchi-Prêcha - 05:45

05 - Il est des êtres beaux - 05:04.

FLORILEGE - 02:41 :

06 - La maison d'Irlande.

07 - Le Pays.

08 - Je dors en Bretagne ce soir.

09 - Cheval aux yeux de prune - 02:21.

10 - Hiérarchies - 05:53.

11 - L'hirondelle revenue - 03:48.

12 - Printemps - 03:56.

13 - La blanche sonatine (Instrumental) - 01:29.

CD «A cordes déployées» :

Parution : 4 septembre 2020.

Production et distribution : COOP BREIZH (Voir site)

Réf : 4016372

Page officielle de Gilles SERVAT : (Voir page)

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