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- Communiqué de presse -
Geobreizh.com lance le premier poster du Val-de-Loire
Geobreizh.com, portail de la géographie de la Bretagne, vient de lancer un nouveau poster. Il s'agit du Val-de-Loire. Cette initiative a pour objectif de montrer que la Bretagne réunifiée permet
Mikael Bodlore-Penlaez pour Eurominority le 26/01/12 10:22
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Geobreizh.com, portail de la géographie de la Bretagne, vient de lancer un nouveau poster. Il s'agit du Val-de-Loire. Cette initiative a pour objectif de montrer que la Bretagne réunifiée permet aux régions voisines de mieux être identifiées. Explication de texte…

Alors que l'idée de la réunification de la Bretagne fait son chemin, il reste quelques questions en suspens, notamment le sort que l'on réserverait aux autres départements de la région artificielle des « Pays-de-la-Loire ». Les élus accrochés à leur siège de conseillers régionaux de cette région ne savent plus quoi inventer pour faire peur à leurs administrés et à court d'arguments sur le fait que la Loire-Atlantique et Nantes font partie intégrante de la Bretagne, leur nouveau crédo est : « mais que va-t-on faire des autres départements ? »

Peut-être n'ont-ils jamais ouvert un livre d'histoire ? La réponse est d'une simplicité enfantine. La Vendée, comme nul ne devrait l'ignorer a pour second petit nom « Bas-Poitou ». Tout naturellement, la région Poitou-Charentes paraît être sa région naturelle, ce que défendent aujourd'hui de plus en plus de Vendéens.

L'Anjou (Maine-et-Loire), la Mayenne et la Sarthe (Maine) ont tout naturellement leur place dans une grande région « Val-de-Loire », terme aujourd'hui reconnu par l'Unesco en tant que patrimoine mondial pour ses châteaux, sur un territoire allant d'Angers à Orléans. Il s'agit en particulier, de reconnaitre la valeur patrimoniale de cet ensemble de châteaux, apanage des rois de France.

Récemment, le comité chargé de ce projet a tenté de communiquer en « annexant » le château des Ducs de Bretagne dans le domaine du Val-de-Loire. L'Unesco a réagi par deux fois afin de lever toute ambigüité. Le périmètre reconnu ne saurait englober un château qui historiquement ne fait pas partie du même ensemble. Bien au contraire ! Les Ducs de Bretagne ont toujours défendu l'indépendance du duché face aux rois de France. Ce serait un comble qu'au XXIe siècle on révise l'histoire.

Tout aujourd'hui concorde pour que la Bretagne puisse être réunifiée, que le Poitou retrouve ses limites historiques et que le Val-de-Loire signifie vraiment quelque chose. Geobreizh.com, le portail de la géographie bretonne vient donc d'éditer un poster intitulé « Val-de-Loire », première carte du genre, présentant la région Val-de-Loire dans sa configuration future. Une série sera produite par la suite, avec le poster de la région Poitou-Charentes, intégrant la Vendée, le poster de la Normandie réunifiée et un nouveau poster de la Bretagne réunifiée, intégrant, bien évidemment, Nantes et la Loire-Atlantique.

A découvrir sur Geobreizh.com (voir le site)

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Vos 32 commentaires
Pierre-Yves Pétillon Le Jeudi 26 janvier 2012 11:54
Mat tre Mikael !
E-giz se a vo tu da lod prederiañ un tamm o arguzennoù a-raok kontañ forzh petra. Marteze a vo savet ganeoc'h ur gartenn eus ar Poitou ivez ?
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Mikael Bodlore-Penlaez Le Jeudi 26 janvier 2012 12:23
Ya kartenn Poatev 'm eus treset ivez. Hag ivez Normandi. Embannet 'vo bremaik. D'am soñj ne vo ket gwerzhet mat ar c'hartennoù-se nemet Normandi marteze met a-bouez eo reiñ d'an dud ar c'hoant gouzout hiroc'h war o bro. Profet e vo kartenn Traoñienn al Liger da Auxiette. Kas a rin unan dezhañ. Just evit c'hoari...
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BROUDIG rozenn Le Jeudi 26 janvier 2012 14:37
Dreist, Mikael. Aze out o c\'hoari fin da vat. Peadra da lakaat hon enebourien da lampout !
Kas ur gartenn sorse da Ayrault ivez.
Tud AFB-EKB a zo prest da brenañ diganit ur pakad dionto pa vint moulet, stummpegsun.
Ken vi gwelet
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Pierre-Yves Pétillon Le Jeudi 26 janvier 2012 16:08
Kas d'an aotrou Le Foll ivez ! Emaon o paouez lenn ur pennadig diwar e fenn war Bretons...
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Patrick Yves GIRARD Le Jeudi 26 janvier 2012 20:35
Dreist eo lakaat hon amezeien da zizoloi o bro en-dro. Gwell e vefe skiniã seurt kartennoù en niverusã stalioù ag ar rannvroioù-se met ur sapre labwr eo!
Trugarez deoh c'hoaz evit al labwr ramz o-peus graet betek-hen.
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Naunnt Le Jeudi 26 janvier 2012 22:37
C'est l'imagination au pouvoir !
Quand on sait que l'office de la langue bretonne invente les noms de lieux de Haute-Bretagne en breton pour faire beau sur une carte entièrement brittophone et que ce site travaille avec lui, on ne peut être que dubitatif sur le résultat. Dans toutes les langues du monde, on utilise la pronociation de la langue locale pour exprimer une toponymie étrangère. Pourtant l'Office de la langue bretonne fait allègrement le contraire en Haute-Bretagne jusqu'à l'absurde.
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Naon-e-dad Le Jeudi 26 janvier 2012 23:01
Dispar! Pa vo embannet kartenn bro Vreizh e vo ret lakaat anezhi da werzhañ e stalioù-braz zo - Leclerc, Fnac, hag all - e Naoned. Ezhomm braz hon eus gwelout ar skeudenn wir eus hon bro amañ war ribl al Liger...
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Mikael Bodlore-Penlaez Le Vendredi 27 janvier 2012 08:30
Kavout ur marc'had evit ar seurt skritelloù n'eo ket aes. Klask a rin gant ar c'hastelloù. Marteze e vo aesoc'h. Gant Leclerc hag all n'on ket sur 'mo amzer a-walc'h evit mont da welet anezho...
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lors Le Vendredi 27 janvier 2012 11:00
à Naunnt :
juste sur ce point (le reste me fatigue), lorsque que tu dis "dans ttes les langues du monde, on utilise la prononciation de la langue locale pour exprimer une toponymie étrangère"... euh vis tu dans le monde que nous ? beijin/pekin, munchen/munich, london/londres etc... c'est quoi ?
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Marc Brunelo Le Vendredi 27 janvier 2012 13:50
Je partage l'avis de Naunnt.
J'ai été voir le site de GéoBreizh la carte de "Bretagne", à "5 départements" C'est profondément insultant pour des milliers de gens! Le délire continue, on essaie de faire croire au monde entier que sur TOUTE l'étendue de la carte représentée, on y parle ou on y a parlé la langue bretonne et que les gens qui y habitent sont des Bretons! Alors que l'histoire nous dit que se sont des Gaulois, romanisés, latinisés, francisés...mais pas du tout bretonisés!!!
Mensonge, supercherie, escroquerie, négation d'une véritable identité, instrumentalisation d'une langue à des fins politiques et nationalistes!GRAVE!
j'ai sous les yeux la carte BREIZH de l'Office de la langue bretonne, on y lit au dos"...la Bretagne et SA LANGUE" Ah bon!!Très révélateur!
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Eik D. Le Vendredi 27 janvier 2012 14:55
A VOUS TOUS, pour cet article et dans tout l'ABP, vous écrivez et lisez (apparemment du moins) le breton couramment.
Je pense que vous écrivez et lisez aussi le français.
Eh bien essayez de penser à ces pauvres Bretons (dont je fais partie) qui ne lisent que le français (et qui essaient de l'écrire aussi), et faites-nous part de vos commentaires en deux langues, parce que là franchement vous voudriez exclure une partie des Bretons que vous ne feriez pas autrement.
"Bretonnement votre" et amicalement.
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Naunnt Le Vendredi 27 janvier 2012 15:12
Il est vrai que le français est sans doute une des langues ou la distance entre la prononciation locale et la prononciation française est la plus importante. Toutefois cela est la conséquence de centaines d'années d'évolution de la langue et pas d'une décision d'une association qui ne représente qu'elle même et qui a décidé de transformer tous les noms de Haute-Bretagne, de façon souvent très fantaisiste. Cela relève d'une volonté d'uniformisation lingusitique artificielle. Uniformisation qui a également été faite par la langue française. Mais on ne peut pas reprocher aux autres ce que l'on fait soi-même.
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Louis Le Bars Le Vendredi 27 janvier 2012 19:37
Je ne maîtrise pas le breton, ou plutôt extrêmement mal, et je ne suis pas du tout choqué (ce serait un comble !)par les quelques et rares messages qui s\'expriment dans cette langue si chère, au moins sentimentalement, pour beaucoup de bretons.
J\'essaie même de les décrypter avec mon très faible niveau. C\'est bien à nous d\'apprendre le breton et d\'inciter nos enfants à le faire eux qui auront une chance d\'avoir une bonne maîtrise), et non attendre une traduction systématique en français.
Le français et le breton sont les deux piliers linguistiques de la Bretagne, le breton ne doit pas être considéré comme une sous-langue ou une langue-objet.
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Yann LeBleiz Le Vendredi 27 janvier 2012 21:18
@ Marc Brunelo
"Alors que l'histoire nous dit que se sont des Gaulois, romanisés, latinisés, francisés...mais pas du tout bretonisés!!!"
Vous pouvez nous donner le nom de votre livre d'histoire! Ca fait jamais de mal de rire un peu!
@ Eik D.
Comment pouvez-vous dire à des gens de ne pas parler leur langue?
Vous êtes bretons, et bien fait comme moi, réapropriez-vous votre langue! Car cette langue est la votre!
Vous verez, ce n'est pas facile de se réaproprier sa propre langue car cela nous montre la dimension cruelle et inhumaine qui fut de nous l'interdire.
Mais vous verez aussi que cette réappropriation lente, vous fait doucement comprendre les noms de lieu, les expressions, les lieu-dits, tout ce patrimoine qui était devant nos yeux et que l'on ne pouvait pas voir!
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Naunnt Le Vendredi 27 janvier 2012 23:13
J'ai du respect pour la langue bretonne. Si la décision était prise de changer le nom officiel français des communes de Basse-Bretagne par un nom breton, je ne serais pas du tout choqué et je trouverais même ça naturel. Ce que je ne supporte pas c'est ce qu'il faut appeler un impérialisme linguistique de la part d’extrémistes qui ont noyauté une association loi 1901 en faisant croire que ce qu'ils disaient était parole d'évangile. Je n'accepte pas qu'on se serve de la culture pour faire passer de manière pernicieuse des idées politiques oû l'on recréerait une Bretagne fantasmée 100% bretonnante jusqu'à Clisson. Que chaque langue s'exprime dans son aire d'influence et qu'on lui donne les moyens de s'exprimer.
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Gilbert Josse Le Samedi 28 janvier 2012 06:29
Et pan ! Dans la tête du Gallo ! Intégrisme, quand tu nous tient...
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Gilbert Josse Le Samedi 28 janvier 2012 06:39
Un petit exemple ? Languenan (22130). Nom donné par Geobreizh : Langenan.
Or un peu d'histoire nous donne les appellations suivantes : De Langanano (au milieu du XIIème siècle), Languenan (en 1235), Languennen (en 1251), Par. de Langanan (en 1278), Languenam (vers 1330), Languenan (à la fin du XIVème siècle).
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Gilbert Josse Le Samedi 28 janvier 2012 06:45
Un autre et j'arrête : Corseul (22130)
Pour Geobreizh : Kersaout.
Or. Corseul vient de Coriosolite (un peuple gaulois).
Bonne lecture.
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Alwenn Le Samedi 28 janvier 2012 10:54
"Que chaque langue s'exprime dans son aire d'influence et qu'on lui donne les moyens de s'exprimer."
L' "aire d'influence" n'est pas quelque chose de défini une fois pour toute. L'histoire n'est pas fini. Le breton n'a pas plus que d'autres langues à être enfermé dans des limites définies une fois pour toutes, et définies par qui, d'ailleurs. Le chanteur Miossec ne cesse de dire que Brest est une ville française, et qu'étant né à Brest, il ne se sent pas breton, mais brestois (bien que portant un nom on ne peut plus breton). Faudrait-il alors interdir le breton à Brest, parce que pour certains c'est une ville française ?
Une langue à pour vocation à nommer non seulement ce qui lui est familier, mais aussi ce qui lui est étranger. Bordeaux se dit BOURDEL en breton, pourtant on n'y a sans doute pas parlé beaucoup breton, à Bordeaux. Faut-il alors interdir le mot "Bourdel" ?
Il y a peut-être des erreurs dans la dénomination donnée par Mikael Bodlore-Penlaez sur ses cartes, ça mérite un débat. Mais vouloir enfermer le breton, ou n'importe quelle langue, dans des limites définitive n'est pas recevable.
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Fab Le Samedi 28 janvier 2012 12:20
Dispar ho jeu, Mikael !
Me a sav a-du gant ar re a fell dezho reiñ binviji brav hag a-feson da vrezhonegerien Breizh-Uhel. Bez' ez eus muioc'h-mui anezho. Mikael, ur bloaz pe zaou em boa komzet ganeoc'h ha ne ouiec'h ket brezhoneg c'hoazh ha bremañ e welan gant levenez e rit gantañ. Hag ouzhpenn-se n'oc'h eus kasoni ebet ouzh ar re all ha kinnig a rit kartennoù evit hor breudeur "tregilet" gant bro-C'hall : bevent ar Poatev, an Anjoù gwir !
Mikael, c'hwi zo ur skouer evit an holl re a stourm evit Breizh ! Na Franton, na emsaver kasaüs...
D'ar Jakobined c'hallo pe c'hall : piv oc'h-c'hwi evit lavaret petore yezh a rank komz an dud ? Ofis ar Brezhoneg ne ra ket ur redi eus komz ar brezhoneg, kinnig a ra binviji ha tra ken...Piv oc'h-hu evit klask herzel d'an dud a Vreizh Uhel ouzh komz hor yezh vroadel ? Piv oc'h-hu evit goulenn da dud 'zo d'ober gant ur yezh ha nad eo ket o yezh hogen yezh an alouberion ? Da 'm soñj ez oc'h boued ar Republik, enebourion daer pe daeroc'h da Vreizh...
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Naon-e-dad Le Samedi 28 janvier 2012 13:59
@Alwenn
A certaines époques (avant 1532, ou peut-être au siècle suivant encore) le trafic maritime a été très actif entre la Bretagne et Bordeaux. Une étude universitaire chiffrée (mouvements de bateaux entre Brest et Bordeaux) a même fait l'objet d'une publication en libraire sur la question. Il est assez naturel de penser que le nom de Bourdel était celui utilisé par les marins bretons.
@Naunnt
Il y a une association (= groupement de personnes) ou une société, si vous voulez, tout à fait respectable d'ailleurs et bien antérieure à la loi de 1901, et qui s'appelle l'Académie française" : - ). Vous pourriez intégrer son existence et son rôle dans votre réflexion, laquelle s'en trouverait enrichie et - peut-être? - infléchie...
@Mikael Bodlore-Penlaez
da Vikaël. Tro hon eus bet da gaozeal asambles, ma vefe e brezhoneg pe e galleg, e Karaez koulz hag e Naoned. Ma kari e kinnigan deoc'h c'hoari ma fri-furcher ba' stal-vras (levrdi) Leclerc Sant-Hervlan, da skouer, ha goulenn diganto ma vefent a-du evit lakaat ar gartenn-mañ-gartenn war well pe c'hoazh da werzhañ?
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Naunnt Le Samedi 28 janvier 2012 15:09
Je ne parle pas d'erreurs mais d'une volonté systématique d'invention pour les toponymies romanes qui n'ont pas d'équivalent breton. Qu'on nomme Nantes et Bordeaux Naoned et Bourdel sur une carte brittophone ne me gêne pas. Par contre qu'on aille inventer de toute pièce et à très grande échelle les noms bretons pour les petites localités romanes dont il n'y a jamais eu ou dont on a perdu le nom breton, voilà qui est très dérangeant.
Ce ne serait pas si grava si tout cela ne se plaçait pas dans une tentative plus générale de brittoniser la Haute-Bretagne.
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Yann Servais Le Samedi 28 janvier 2012 15:30
Bravo à Geobreizh pour cet excellent travail.
Il est quand même cocasse de constater que ce sont les bretons qui (ré)apprennent aux français leur histoire et leur géographie... Gant ar vezh !
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Mikael Le Samedi 28 janvier 2012 16:03
@ Fab: ya klask a ran komz hor yezh. A-bouez eo reiñ d'an dud plijadur gant ar yezh evit pep tra. Setu perak hon eus savet Atlas Breizh e div yezh. Bremaik e vo embannet ul levr all (divyezhek c'hoazh) diwar-benn sonaozourien Breizh. Mall 'zo warnon gwelet anezhañ b'ar stalioù e pep lec'h ;-)
@ Naon-e-dad: gouzout a ran piv out evel-just. Atav eo ur blijadur komz ganez eus Breizh ha spered hor bro ;-)
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Naon-e-dad Le Samedi 28 janvier 2012 17:28
J'ai l'impression que Nauntt est très loin de la réalité bretonne.
La Bretagne est remarquable par son activité associative, exceptionnelle même disent les gens de l'extérieur - dont acte. Ce qui veut dire que s'il y a quelques outrances, inévitablement, elles ne reflètent pas l'ensemble. Donc, ne pas tout mélanger.
La carte « Breizh - Bretagne – Brittany », publiée en 2003 par OAB sur un fond Blay Foldex a rencontré (malgré son prix plus élevé de 10 Euros) un succès qui n'a surpris que ceux qui ne connaissent pas la Bretagne. Cette carte comblait un vide évident. Depuis longtemps en effet, il était devenu impossible de trouver une carte de Bretagne géographique ou péninsulaire, ce qui en dit long sur la hargne idéologique de certains hommes d'influence qui agissent en coulisse dès qu’ils le peuvent. Quelques petites erreurs occasionnelles : le golfe du Morbihan est connu comme « Mor Gwened » (mer de Vannes), en breton, et non pas comme « Ar mor bihan », ainsi qu’il est écrit sur la carte.
Il aura fallu attendre près de dix ans, avec la sortie toute récente de la carte IGN (Institut Géographique National) édition 2012 au 1/250.000, collection régionale routière et touristique, qui n'est pas passée inaperçue, c'est le moins que l'on puisse dire! Jamais peut être dans l'histoire pourtant longue de l'IGN, une carte n'avait provoqué un tel enthousiasme auprès du grand public! - , pour que soit enfin proposée une carte si longtemps attendue…
J’en profite pour faire remarquer que l’attitude de l’IGN concernant la toponymie est très à l’écoute et professionnelle. Cela se voit sur nombre de cartes, quelle que soit l’échelle. Manque encore des cartes donnant le nommage bilingue des villes et principales localités. La carte du Parc Regional d’Armorique est un essai bien trop timide à ce sujet. A quand donc une carte bilingue? Encore un petit effort, le public appréciera, il y est prêt.
Reste la question de la carte OAB 2003. Personne n’oblige quiconque à acheter cette carte qui a valeur de collector. Certes des critiques peuvent être portées ici ou là. Mais elle est stimulante, et l’on y trouve de très belles réussites aussi. Par exemple le très joli Faouell pour Fay-de-Bretagne, dans le 44.
J’entends bien cependant un certain agacement en Bretagne orientale. Je parle ici de signalétique de terrain. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une période intermédiaire où le breton s’emploie à retrouver une nécessaire visibilité sociale, même minimaliste, avec les difficultés que l’on connaît (SNCF, La Poste, etc..). Le Gallo a bénéficié de l’effet d’entrainement du breton. Sans la force motrice du breton, où en serait le gallo aujourd’hui ? Il reste encore beaucoup à faire pour donner au breton la place et la visibilité qu’il mérite. Et qu’il trouvera, je suis confiant là-dessus. Mais il s’agit de mouvements lents, qui exigent une lutte opiniâtre (Aita !) car il s’agit de faire évoluer mentalités et services publics ! Il reste donc des réglages à trouver dans certains secteurs géographiques (si l’est du Morbihan voit parfois d’un œil réservé la signalétique bretonne, pourtant agréable et valorisante, celle-ci serait bienvenue dans la partie occidentale de la Loire-Atlantique. Au-delà du confort (sentiment d’appartenance) , ce serait aussi un atout touristique indéniable. Enfin, sachez que OAB (Ofis ar Brezhoneg) n’est pas toujours suivi dans ses souhaits prescriptifs (en matière de lisibilité ce sont des caractères distinctifs italiques qui sont utilisés pour l’affichage bilingue). Après quelques tâtonnements, je crois que l’on est arrivé en Bretagne à une solution élégante et satisfaisante.
Nous avons besoin de cohérence et d’homogénéité, et aussi de prise en compte des réalités voulues ou constatées. Pas la peine de s’énerver pour autant. Quoi de plus énergisant qu’une région- trop longtemps bridée ,étouffée, méprisée – et qui cherche à vivre, à trouver sa place immémoriale – que certains veulent lui confisquer - dans le concert européen.
Fiziañs vras am eus ma vevo Breizh e kreizig-kreiz Europa, daoust d’ar reoù a zo a-enep groñs dezhi. J’ai confiance dans le fait que la Bretagne vivra dansle cœur intime de l’Europe, en dépit de ceux (quelques-uns) qui y sont fortement (et indécrotablement) opposés.
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Eik D. Le Mardi 31 janvier 2012 09:10
@ Yann LeBleiz : OU AVEZ-VOUS LU QUE "Comment pouvez-vous dire à des gens de ne pas parler leur langue?" DANS MON COMMENTAIRE ????
JE DEMANDE SIMPLEMENT QUE LES COMMENTAIRES SOIENT BILINGUES, C'EST TOUT !!!!
RELISEZ MON COMMENTAIRE AVANT DE ME CRITIQUER.
Je suis Breton de sang mais malheureusement je ne parle pas l'une des langues de mon pays (et le regrette plus que vous ne pouvez vous l'imaginer), alors vos leçons de morale...
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Gwendal Le Mardi 31 janvier 2012 10:16
@Eik D.
Il vous suffit alors d'apprendre le breton ;)
Sérieusement, je ne suis pas bretonnant, mais si certains veulent parler en breton / gallo sur le forum, je ne vois aucun inconvénient. Bien au contraire, si on n'utilise pas le breton sur un forum dédié aux bretons, où le parlerait-on ?
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez toujours faire un copier/coller vers un traducteur (http://www.ofis-bzh.org/bzh/ressources_linguistiques/index-troerofis.php).
Je sais ce n'est pas top, mais cela peut donner une idée du sujet de conversation
Il suffit d'avoir un peu de volonté ;)
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Eik D. Le Mardi 31 janvier 2012 12:08
@ Gwendal : Encore une fois où ai-je dit qu'il ne faut utiliser le Breton, le Gallo, ... Nulle part !
Je demande que les commentaires soient bilingues, car il y a très certainement des choses très intéressantes à lire, et de cette façon tout le monde en profite, cela ouvre le débat vers toutes les catégories de Bretons.
C'est tout ce que je souhaite, alors...
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Ul liamm evit treiñ bzheg Le Vendredi 3 février 2012 11:42
@Eik D. http://www.ofis-bzh.org/fr/ressources_linguistiques/index-troerofis.php
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Tudwal G. Le Samedi 4 février 2012 10:26
Demat/Bonjour !
Je ne vois pas pourquoi les bretonnants devraient traduire leurs commentaires et pas les francophones...
Alors au boulot les rois de la critique, traduisez vous et on se traduira.
Ensuite toute la Bretagne a été bretonnante de par la passé et ce n\'est pas par-ceque les affluences étrangères et la discrimination de notre langue (aussi changeante soit-elle selon les localités) que ceux qui ne la parlent plus devraient la laisser de côté.
Je suis moi-même de famille gallèse et je connais les réticences du milieu jusque dans ma propre famille. Elles sont les mêmes mais plus justifiables que dans le partie restée bretonnante.
À savoir la réticence à apprendre plusieurs langues, la peur que l\'on retrouve chez chacun de tout ce qui parait étranger.
Généralement les critiques qui ont été faites ici proviennent de personnes qui ont déjà du mal à parler français. L\'anglais-même passe aux oubliettes ou se justifie par une pratique imaginaire de lecture de notice...
En gros une linguophobie...
Pour le gallo ou patois très franchement, entendre un bretonnant ou un gallésant les accents sont tout aussi sympathiques et les prononciation de nos grands-parents machées.
Les noms de ville francisés le sont de tous bords.
Par chez moi les noms gallo sont usurpés, mal prononcés et mal écrits.
Alors le pas vers le breton n\'est pas difficile à franchir.
Sur ce désolé de ne pas faire des phrase claire mais je dois y aller.
Au plaisir de rééchanger avec vous.
Ken ar c\'hentañ gant plijadur tudoù!
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Louis Le Bras Le Samedi 4 février 2012 11:59
La région Val-de-Loire présentée sur la carte est une option intéressante susceptible d'obtenir une forme de consensus institutionnel en cas de réunification de la Bretagne : une région + grande, basée sur une certaine cohérence géographique ( axe du val de loire UNESCO) même si risque de périphéries marginalisées (Mayenne, Berry), et ne chamboule pas complétement les structures actuelles (Région Centre conservée + ajout de l'Anjou-Maine).
Toutefois il y aurait très fort à parier que cette région n'émanerait pas d'une demande du Maine (53,72) et de l'Anjou...les élus pourraient trés bien se contenter d'une région Anjou-Maine (qui serait d'ailleurs fort cohérente)sans écarter totalement l'hypothèse que la Vendée reste associée...
Il y a d'autres découpages possibles, certainement + cohérents, mais qui demanderaient + de modifications : On pourrait imaginer que le Berry (Cher, Indre) rejoigne une nouvelle région Centre avec les départements de la Région Limousin ( anciennes provinces du Limousin, Marche),de la Région Auvergne (Bourbonnais, Auvergne, Velay), et l'ancienne province du Nivernais (département de la Nièvre, actuellement dans la Région Bourgogne, sachant qu'une fusion Bourgogne-Franche-Comté était à l'étude en 2009 lors de la réforme territoriale).
Quant au Loiret (Orléannais) et l'Eure-et-Loir (ancien comté de Chartres (rattaché à l'Orléanais avant la Révolution), morceaux du Perche (Normandie, Maine) et de l'Ile-de-France (Dreux)), il y aurait deux options : le Val de Loire (ou Pays de Loire), ou une grande région Ile-de-France (surtout si des territoires périphériques comme la Mayenne ou le Berry restent dans l'ensemble ligérien)
En fait on pourrait très bien garder le nom des régions actuelles (Pays de la Loire, Centre, Poitou-Charentes) mais en leur donnant (ou redonnant) leurs limites naturelles et perçues comme telles.
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pierre langer Le Samedi 4 février 2012 15:30
@ Erik d
Je comprend votre frustration, mais vous imaginez bien que si le breton doit toujours passer par le français, alors, autant passer au français directement.
D'autant plus que quand chacun de nous écrit en breton, ou en gallo, c'est pas pour se coltiner le boulot supplémentaire d'une traduction.
Je parle breton à mon fils, et croyez bien que je ne vais pas faire la traduction systématique pour l'entourage. Sinon, c'est meme plus la peine de lui parler en breton.
Cette attitude dérange peut-être certains, mais dans la situation actuelle, parler français à mon enfant dés qu'il y a des francisant dans le coin, revient à pratiquement ne plus jamais lui parler breton.
C'est la meme chose ici.
Si chaque locuteur breton doit toujours traduire ses propos, vous obtiendrez la meme chose : plusb personne n'écrira dans cette langue.
Voyez-vous, et ce malgré-vous, ce genre d'attitude est une pierre de plus à la situation de diglossie subit par notre langue.
C'est aussi cette logique qui fait que notre langue se perd.
Cordialement
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