Fresque humaine du 27 février à Nantes : Bretagne Réunie écrit à M. François-Régis Hutin, p.-d. g. d'Ouest France

-- La réunification --

Lettre ouverte de Bretagne Réunie
Porte-parole: Paul Loret

Publié le 13/04/10 13:38 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

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Suite à l'article paru dans Ouest France du 28 février dernier, sur la fresque humaine, Bretagne Réunie a rédigé un courrier adressé à messieurs François-Régis Hutin, président directeur général de Ouest France ; Jean-Luc Even, rédacteur en chef ; Jean-Marie Biette, directeur départemental de Loire-Atlantique et à madame Élisabeth Bureau, journaliste (voir le site) .


Monsieur François-Régis Hutin
Président Directeur Général de Ouest France
Cabinet du Président
10 rue du Breil
BP CS 26339
35063 Rennes

Nantes le 20 mars 2010


Monsieur le Président Directeur Général,

Le Samedi 27 février dernier à Nantes, notre association «Bretagne Réunie» a organisé la fresque humaine « 44=BZH ».

Cette manifestation a mobilisé plus de 2000 personnes, sous la pluie et le vent, mais dans une ambiance festive et conviviale, et a permis de réaliser, prise par hélicoptère, une photo symbolisant la volonté des Bretonnes et des Bretons de réunifier leur région.

Votre quotidien Ouest France s'en est fait l'écho le dimanche 28 février, à travers un article d'Elisabeth Bureau, présenté dans une version courte sur deux colonnes (1338 signes) dans votre édition de Bretagne et dans une version longue sur quatre colonnes (3312 signes) dans votre édition de Loire-Atlantique.


Tout en réaffirmant que nous avons le plus grand respect pour la liberté d'expression des journalistes, nous vous faisons part de notre vif mécontentement suite à la lecture de ces articles.

En effet, nous avons été surpris de constater qu'à travers ces deux articles, l'évènement était présenté de façon différente :

– la version courte de l'édition Bretagne utilise un ton plutôt neutre, donc pertinent vis-à-vis de la Réunification, en posant des questions que nous connaissons tous sur ce sujet (rôle des politiques régionaux et décision du président de la République) ;

– le texte ajouté pour faire la version longue de l'édition Loire-Atlantique donne à plusieurs reprises une version caricaturale de la Réunification.


Permettez-nous d'illustrer notre analyse par trois exemples précis tirés de l'article de l'édition Loire-Atlantique et qui montrent les a priori de votre journaliste :

1 – Évoquant le nombre de manifestants, madame Élizabeth Bureau écrit «Beaucoup pour eux, peu à la vue d'autres observateurs» et ainsi remet en question le succès populaire de la fresque humaine, sans pour autant préciser qui seraient ces « observateurs » : la journaliste elle-même, des passants, des opposants à la réunification ?

2 – Plus loin dans l'un des deux chapeaux de l'article, «Des Bretons pas si bretonnants», la journaliste entretient la confusion entre bretonnant et Réunification alors qu'évidemment on sait qu'il n'y a pas de lien direct entre la pratique du breton et le souhait de voir la Bretagne enfin réunifiée !

3 – Enfin, madame Élizabeth Bureau conclut par l'interview d'une dame de Dinan venue, par hasard, manger des crêpes à la buvette de la manifestation alors qu'elle visitait à proximité, avec sa famille, l'éléphant des Machines de l'île.

Cette personne «Bretonne mais pas bretonnante», déclara, selon votre journaliste, que le rattachement (mot que nos adhérents n'emploient pas, préférant de loin le mot Réunification) ne serait «pas une priorité mais davantage une affaire de folklore».

Cette affirmation négative et caricaturale laisse entendre un scepticisme général sur la cause de la Réunification confirmé par les mots de fin de l'article «C'est dit. Kenavo. Au revoir».

Cette dernière expression semble vouloir clore, d'autorité, le débat alors qu'en période électorale une « question ouverte », permettant à vos lecteurs une réflexion citoyenne sur ce sujet, nous aurait paru mieux adaptée.


Ces phrases « assassines » nous autorisent à nous interroger sur l'objectif de votre journaliste :

• Au travers de cette « interview » a-t-elle vraiment fait preuve d'objectivité ou a-t-elle exprimé un avis personnel ou celui de sa rédaction ?

• Si elle s'était rendue, ce jour-là, à un meeting du PS ou de l'UMP, aurait-elle poussé ses investigations pour solliciter l'avis d'un passant venu par hasard à proximité du lieu de réunion avec l'intention de déguster des petits fours ?

Nous ne pouvons accepter que madame Élizabeth Bureau ait délibérément tourné en dérision le sérieux de la « Fresque humaine».

Cette façon de rapporter les événements ne nous semble pas conforme à la déontologie de la profession de journaliste.


Nous vous rappelons que la dynamique de la Réunification bretonne mobilise ou interpelle depuis de nombreuses années : 4200 élus signataires de la « Charte pour la réunification » ; des centaines de conseillers municipaux qui, après débat, ont adopté, très récemment, un voeu en faveur de la réunification ; les conseillers de la région administrative Bretagne qui ont voté plusieurs voeux (2004, 2008, 2009) en faveur de la réunification ; les conseillers généraux de Loire-Atlantique qui ont voté un voeu en faveur de la réunification ; les candidats aux dernières élections présidentielles qui ont intégré la Réunification dans leur programme ; les candidats aux élections régionales de 2010 qui ont inscrit la réunification dans leur profession de foi ; les chefs d'entreprises qui défendent la réunification (notamment dans le cadre de l'association Produit en Bretagne) ; les 100 personnalités qui ont répondu à l'appel pour la réunification le 10 février 2009 [à Pais] ; les associations membres de Bretagne Réunie, représentant plus de 50.000 personnes, favorables à la réunification ; le Président de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, Lluis Maria de Puig, qui soutient l'action de Bretagne Réunie et enfin la population de nos cinq départements très favorable à la réunification…

La cause de la Réunification n'a-t-elle pas le droit à plus de reconnaissance de la part de votre journaliste et de votre quotidien ?

Cet engagement collectif qui consiste à faire enfin de la Bretagne une Grande Région d'Europe ne mérite-t-il pas une communication plus responsable, plus objective et donc plus positive ?

Nous tenions à vous faire part de notre réaction en toute liberté.


Dans l'attente de vous lire, veuillez croire, Monsieur le Président Directeur Général, en nos salutations les plus constructives.

Paul Loret, président de Bretagne Réunie


Bretagne Réunie
BP 49032
44090 Nantes Cedex 1
contact [at] bretagne-reunie.org
Tél : 06 82 67 19 46
(voir le site) de Bretagne Réunie



Notes ABP, avec l'accord de Bretagne Réunie :
L'article complet mis en question ci-dessus n'est pas paru sur le site web de Ouest France. Sa reproduction en copie scannée est interdite par respect des droits de propriété intellectuelle.
Nous donnons le lien vers un article de quelques phrases paru sur le net dès le 27 février au soir : (voir le site) : Nantes en Bretagne, une fresque humaine avec les militants.
De même sur le site nantes.maville (voir le site) il n'y a pas plus de développement.

(voir le site) pour l'article de Stéphane Pajot de Presse Océan du dimanche 28 février.

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Document PDF 17990_2.pdf Lettre de Bretagne Réunie à M. F.-R. Hutin p.-d. g. d'Ouest France suite à un article sur la fresque humaine de Nantes du 27 février 2010.. Source : Bretagne Réunie
Voir aussi :

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fondée en 1980, l'association bretagne réunie, comité pour l'unité administrative de la bretagne, régie par la loi de 1901, se donne comme but la reconnaissance comme collectivité territoriale d'une région bretagne formée des actuels départements des côtes-d'armor, du finistère, de l'ille-et-vilaine, de la loire-atlantique et du morbihan. l'association se définit comme démocratique, unitaire et apolitique. elle agit pour et dans le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. bretagne réunie bp 49032 44090 nantes/naoned cedex 1

Vos commentaires :

Michel LE TALLEC
Mardi 31 août 2010

Ouest-France n'est pas un journal , mais un journal bien , qui n'a jamais voulu soutenir la région Bretagne, qui l'a vu naître, l'a aidé à grandir et contribue fortement à le faire vivre. Ouest-France a de tous temps souscrit au centralisme parisien et une autonomie de la Bretagne à l'espagnole ou à l'allemande, de même que la reonstistution de la Bretagne historique à cinq départements, n'ont pas la faveur du premier quotidien de France. Je parle de la direction de Ouest-France, bien sûr, et non des journalistes, qui, individuellement peuvent être favorables à une grande région Bretagne autonome. Cela pose une fois de plus la question de l'existence de medias réellement : presse écrite, radio de grande écoute, télévision. Medias qui pourraient contribuer fortement à faire avancer vers une Bretagne décentralisée, à 5 départements, dans un contexte européen réellement fédéral.

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