-- Justice et injustices --

France Inter et Guillaume Meurice : une vision bien franco-centrée

Chronique de Kerne Multimédia (porte parole Fanny Chauffin) publié le 26/09/17 14:36

La Catalogne ? Une raison de rire «des imbéciles qui sont nés quelque part», mais il y a pire : la méconnaissance du contexte socio-politique d'un pays qui demande son indépendance.

Une chronique drôle qui fait fi de tout bois, de tous les partis et de tous les horizons, c'est celle de Guillaume Meurice, qui, grâce à un micro trottoir sur le terrain, fait dire à ses interlocuteurs des choses qui amusent, jouant de l'ignorance, de la ringardise des personnes interrogées, et quand ils ont un accent, c'est encore mieux. Le bon vieux provincial, héritier de Ya Bon Banania et de Bécassine, avec tous les ethnoclichés que cela comporte, fait toujours recette.

Mais sur le sujet de la Catalogne, qui fait le buzz en ce moment, Guillaume Meurice y va un peu fort. Vu par 57 840 personnes ce mardi à 14h32, partagé 142 fois sur les réseaux sociaux, faisant l'objet de 722 commentaires, la vidéo de sa chronique de France Inter relayée sur facebook montre que le sujet divise et enflamme les défenseurs de tous bords : les Catalans d'abord, les défenseurs des droits de l'homme, les historiens, les politologues, etc.

A vous de vous faire votre avis. Quand les bécassinades parisiennes et bourguignonnes oublient que la liberté et la démocratie sont les premières valeurs à respecter dans une France multilingue qui a, il y a bien longtemps, été le pays des droits de l'homme, la route paraît longue, bien longue, pour un débat citoyen de qualité sur ce sujet. Quand les médias eux-mêmes jouent et continuent de jouer le jeu de la censure, oublient que l'on a perquisitionné à Barcelone chez des gens qui n'avaient rien fait, que le gouvernement espagnol a fait voler en éclats des rédactions de journaux, et qu'il n'y a pas si longtemps, on a torturé un chef de rédaction d'un quotidien basque qui n'avait rien fait, que de continuer à rédiger un journal dans une langue qui n'était pas l'espagnol ... Que disent les médias nationaux de cette pression madrilène et centralisatrice de l'Espagne en France ? Les gouvernements autonomes basque et catalan ont beaucoup plus de pouvoir que nos régions françaises en matière d'éducation, d'économie, de politique en général : peur que cela donne des idées aux régions françaises, cantonnées à leurs biniouseries dans leur Ploukistan ?

Voir aussi :
©agence bretagne presse

Cet article a fait l'objet de 1726 lectures.
mailbox imprimer