France Bleu Armorique et Breizh Izel en grève contre la suppression des programmes de proximité

dessin freepress.com
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Les émissions de France Bleu risquent fort d'être très perturbées aujourd'hui en raison d'une grève. Un préavis de grève national avait

été déposé le 12 mai par les organisations syndicales CFDT, CGT, SNFort, SNJ, Sud et Unsa suite à la réorganisation des programmes qui tente de mettre en place une re-parisianisation des programmes. France Bleu Armorique et Breizh Izel et beaucoup d'autres France Bleu régionales ou locales ont suivi l'avis de grève.

Les employés de France Bleu ont eu la désagréable surprise de découvrir, dans la presse, la décision de la direction nationale de supprimer, une nouvelle fois, une tranche d'antenne locale pour en faire une émission nationale.

Décision confirmée par un courriel d'Eric Revel, directeur du réseau France Bleu. Il veut imposer une émission réalisée depuis Paris entre 8h45 et 9h25. L'un des horaires les plus appréciés et écoutés par les Bretons et les auditeurs de France Bleu en général.

La direction a annoncé que le 14h-16h deviendrait également une émission nationale pilotée depuis Paris.

Enfin, toujours sans moyen supplémentaire, la direction exige des locales la prise en charge des journaux de 7h30 et 8h30. Elle envisage aussi d'imposer des reportages nationaux dans toutes les éditions matinales, avec comme conséquence directe un appauvrissement de l'information régionale et locale.

Les organisations syndicales demandent à la direction de France Bleu de "respecter l'identité du réseau, la proximité, de revenir sur des décisions en contradiction totale avec les idées qui ont émergé des ateliers de grilles et de cesser ses excès d'autoritarisme dont l'ensemble des personnes du réseau souffre comme jamais".

C'est une vieille histoire qui dure depuis 15 ans. Déjà en 2006, une grève de Radio Bleu Breizh Izel pour les mêmes raisons avait fait venir la BBC scandalisée par la main mise parisienne de presque tous les médias français. (voir ABP 3429) alors que le financement de ces médias y compris la presse écrite subventionnée vient bien d'impôts payés, comme la taxe audiovisuelle, par tous les Français.

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

Vos commentaires :

spered dieub
Jeudi 18 mai 2017

Contrairement aux autres mouvements bretons qui mettent beaucoup de temps à réagir ,c'est récurrent ,Troadec lui a pris promptement position dès ce matin .Cette affaire est symptomatique de la nouvelle dérive du pouvoir parisien qui veut tout contrôler et décider .Ce recul est inacceptable .

yvon OLLIVIER
Vendredi 19 mai 2017

Cette décision est dans la logique d'un pouvoir parisien soucieux de faire des économies et d'en faire payer le prix à la "province". Normal, il faut bien que certains fassent des efforts. C'est ce qui va nous attendre de plus en plus dans les temps qui viennent, avec des élus bretons aux abonnés absents, bien sûr, ou en marche. Mais il faut être logique et comprendre ce pouvoir. S' il ne rencontre pas de barrière, pourquoi n'irait-il pas jusqu'au bout?

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