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Fiasco breton autour du Brexit : comment s'en étonner ?

Chronique de Breizh Europa (porte parole Ollivro Caroline) publié le 19/02/19 14:25

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Ainsi la Bretagne est la grande laissée pour compte de la mise en place de nouvelles routes maritimes suite au Brexit. Les ports bretons étaient pourtant les escales continentales les plus proches de l’Irlande, mais comment s’étonner finalement d’une annonce aussi catastrophique pour notre économie locale ?

Comment s’étonner quand on regarde l’histoire maritime de la Bretagne, et l’Histoire tout court, ce qu’il convient de faire régulièrement pour bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui, quand on réalise que depuis l’annexion de la Bretagne, Paris n’a eu de cesse de nous écarter des routes maritimes marchandes.

Ainsi, avant l’annexion, dans la Bretagne ducale, l’historien Jean-Christophe Cassard rappelle que : « la mer est bien redevenue leur chose tant par les emplois de marins qu’elle procure que par les profits multiples qu’elle génère dans le duché. Nombreux sont aussi les intermédiaires intéressés de près ou de loin à l’armement maritime en ces années. Tout cet argent gagné au large ne retourne pas à la mer, mais s’investit dans des placements en terres ou des constructions au goût du jour : une partie de la parure monumentale de la région, si appréciée aujourd’hui par les touristes, vient de là... »

Plus tard, et jusqu’à la révolution, et malgré le colbertisme qui décide essentiellement des intérêts financiers de l’Hexagone en fonction des besoins de Paris, malgré surtout la militarisation des ports bretons par Vauban, entre autres, on évoque encore, sur le site de la Région Bretagne, un âge d’or maritime breton : « Du XVle au XVllle siècle, le lin et le chanvre sont cultivés en Bretagne pour leurs fibres utilisées principalement dans la fabrication de toiles. Leur transformation et leur commerce génèrent une activité économique intense. La Bretagne est alors l'une des premières provinces toilières françaises. Les toiles de chanvre qu'elle produit équipent une grande partie des marines européennes, ses toiles de lin sont exportées vers l’étranger. Cette activité toilière a des conséquences importantes sur le plan économique, démographique et artistique. »

Après la révolution, et l’hyper centralisation qui va en découler, la Bretagne perd cette fois toute maîtrise de son activité maritime. L’activité militaire, avec la proximité de l’Angleterre, va en effet devenir prioritaire, et le seul commerce au long cours sera celui effectué avec les colonies.

La Bretagne, dès lors gouvernée totalement depuis Paris, va surtout rater la marche de la révolution industrielle, car cet abandon des objectifs maritimes commerciaux en Bretagne de la part du gouvernement va entraîner des lacunes irréparables dans les transports intérieurs bretons et dans les connexions de notre péninsule avec le reste de l’Europe. En effet, le trafic commercial devenant limité dans les ports bretons, il n’y a pas eu de développement du fret ferroviaire au cours du siècle dernier en Bretagne. Mais ce phénomène rejoint une autre caractéristique française, à savoir un retard criant dans le ferroutage dans tout l’Hexagone en comparaison de ses voisins européens.

Ainsi, si l’on observe les trois grands axes de fret ferroviaire qui traversent l’Hexagone (sur les neuf au total qui irriguent l’Europe, les autres concernant principalement l’Italie, l’Allemagne, l’Europe Centrale, les Pays Scandinaves et la Pologne), on remarquera que la Bretagne reste cruellement à l’écart, à l’exception de Nantes-Saint-Nazaire (connexion efficiente depuis peu d’années). On notera en parallèle, à l’opposé, qu’un pays comme le Portugal, lui aussi périphérique, et pourtant bien plus éloigné de la Mégalopole Européenne que la Bretagne, a connecté tous ses grands ports au réseau de fret ferroviaire européen, à savoir les ports de Porto-Leixoes, Lisbonne et également Sines (le port de Sines est un port artificiel dont l’édification a commencé dans les années 1970 et qui est un aujourd’hui la porte d’accès principale du Portugal pour les conteneurs, le gaz naturel, le pétrole et ses dérivés). On remarquera également, dans ce réseau européen dédié au fret ferroviaire, que l’axe atlantique et l’axe bar freight corridor (méditerranéen) desservent la plupart des grands ports espagnols : Algesiras, Almeria, Valence, Alicante, Tarragone et Barcelone, et Bilbao.

Quand, pendant ce temps, sous gouvernance de la France, la Bretagne est restée définitivement à l’écart de ces axes de fret ferroviaire européen, en dehors du port de Nantes-Saint-Nazaire donc (quand le port du Havre est lui parfaitement connecté), et ce malgré la position idéalement avancée dans la mer de notre péninsule (la Northern Range, une des routes maritimes les plus importantes au monde passe à quelques encablures de la pointe Bretagne) et des sites maritimes idéaux. Malgré tous ses atouts donc, la Bretagne ne possède aucun port de marchandise d’importance européenne, ni connexion suffisante au réseau ferré européen... Rappelons pour mémoire que la Bretagne n’a pas réussi non plus à accueillir un chantier de déconstruction maritime.

Car cette incurie de l’État français quant à l’équipement des ports bretons a été cruellement mise en lumière lors de l’épopée tragi-comique qui a précédé le démontage du porte-avion Clemenceau en 2009. Après une première phase de démolition à Toulon en 2004/2005, qui a donné lieu à une énorme escroquerie et des mises en examen en cascade, le bateau a été remorqué de Toulon à l’Inde, où il a été refusé à cause de la quantité astronomique d’amiante qu’il contenait. Le bateau a fini par revenir à Brest en 2008, là où il avait été construit, et dans l’attente d’une solution pour sa démolition. Le périple ayant déjà coûté une fortune au contribuable français, les autorités politiques centrales mais aussi brestoises, ont commencé à évoquer la création d’un chantier de déconstruction à la pointe bretonne, mais le projet d’importance est resté, comme souvent en Bretagne, lettre morte. Le Clemenceau s’est donc fait remorquer à nouveau pour aller se faire déconstruire par la société Able Ship Recycling sur la rivière Tees, en Grande-Bretagne, pays de la Royal Navy, des vainqueurs de Trafalgar, et des destructeurs du cuirassé Bretagne à Mers el-Kebir en 1940...

Au-delà du ridicule entourant toute l’opération et du grinçant clin d’œil historique, cet épisode illustre bien que cette république est incapable de veiller aux intérêts maritimes bretons.

Comment alors s’étonner de ce qui vient de se passer avec le fiasco breton sur le Brexit ? Et qu’ont pu faire les ministres bretons, dont certains poids lourds, les députés, les maires des grandes villes portuaires bretonnes, et surtout le président de Région ? Rien. Parce que Paris a décidé il y a bien longtemps que ses intérêts ne coïncidaient pas avec les intérêts du développement de la Bretagne. Ainsi tous nos élus, aussi capés soient-ils, sont totalement démunis face à un état de fait qui remonte à des politiques françaises anciennes, quand la seule solution valable serait de connecter les ports bretons au réseau ferré européen ; un investissement qui s’annonce colossal et que la France est bien incapable de faire. Elle n’en a jamais eu envie de toutes les manières.

Quid erat demonstratum ! Si on veut que la Bretagne ait un jour une chance de se développer intelligemment, en tenant compte de ses propres atouts, il ne faut plus laisser Paris décider pour nous. Il nous faut également renvoyer à ses chères études une classe politique bretonne inféodée à Paris, impuissante de fait, et qui n’a jamais pu ou voulu relever les défis d’importance pour notre pays.

Frank Darcel, président de Breizh Europa

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©agence bretagne presse

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Vos commentaires :

Luigi Barsagli
Mardi 19 fevrier 2019

Est-ce que ce ne serait pas aussi et surtout un fiasco européen en Bretagne ?

Vous parlez de la France mais na Normandie et le Nord sont eux retenus et connectés.

Frank Darcel
Mardi 19 fevrier 2019

@Luigi Biagi mais ce n'est pas l'Europe qui avait la gestion du ferroutage en Bretagne jusqu'à preuve du contraire. C'est la France.

Luigi Barsagli
Mardi 19 fevrier 2019

Certes mais à vrai dire les décisions actuelles engagent justement les infrastructures et l'avenir. La position de la Bretagne par rapport à l'Irlande et le reste de l'UE est une forme d'évidence et aurait du inciter la Commission européenne à opter pour nous...qu'il n'y ait pas de ferroutage jusqu'ici pouvait se justifier, là ce choix clairement marque un choix de centralisation vers l'Europe rhénane.

Est-ce surprenant ??

Pour ma part outre la question de la mainmise nocive de la France sur l'économie bretonne, il me parait également évident que l'Europe continentale qui se dessine n'est pas notre intérêt...ni celui de l'Irlande d'ailleurs.

Erwann Kermanac'h
Mardi 19 fevrier 2019

Pour me faire l'avocat du diable, ne faut-il pas regretter l'absence d'un nouveau Gourvennec qui n'attendrait pas une politique de développement maritime ou industriel pondue à Paris pour la Bretagne, mais qui l'élaborerait et l'imposerait ?

Luigi Barsagli
Mardi 19 fevrier 2019

Encore faut-il que la Loire-Atlantique d'ici fin mars vote son Brexit des PdlL (et aux 3/5èmes !)...on en est loin, avec les mêmes élus, 70 % d'entre eux ont voté contre la réunification il y a deux mois.

Philippe Lamour
Mardi 19 fevrier 2019

Oui, et alors, que faut-il faire messieurs les théoriciens ?

kris braz
Mercredi 20 fevrier 2019

Comme P Lamour, je demande : que faire ?

Frank Darcel
Mercredi 20 fevrier 2019

@Luigi Barsagli. Il est clair que dans ces dossiers l'Europe ne nous aide pas beaucoup non plus... Comme elle n'aide pas les Catalans, dans un dossier encore plus lourd de conséquences. Il apparaît que l'Europe du nord tire souvent mieux son épingle du jeu depuis au moins une dizaine d'années dans les décisions de la commission. C'est en partie du au fait que certains pays, dont la France, envoient au parlement des députés seconds couteaux, pour être poli. Un poste au parlement est souvent ici une manière d'attendre au chaud des élections nationales (Le Pen, Mélenchon, Dati), ou une récompense dont la portée est difficile à analyser vu d'ici (Desir, Peillon) ou une sorte de pré retraite. Il ne faut pas s'étonner alors que certains dossiers "nationaux" soient aussi mal défendus.

@Erwan Kermanc'h, bien sûr que c'est quand les Bretons prennent les choses en main que cela peut bouger. Et la Brittany Ferries en est le parfait exemple. L'abandon de l'écotaxe ou du nucléaire civil par chez nous montre aussi qu'on ne peut pas nous imposer n'importe quoi. Mais il devient difficile de lutter contre le courant, pour exemple la faillite de la société Combi West, qui était une excellente alternative à la route, mais avec laquelle la SNCF n'a pas joué le jeu. Comme EDF ne joue pas le jeu des énergies renouvelables en Bretagne.

@Philippe Lamour : La révolution ?

yann D
Mercredi 20 fevrier 2019

A relire Bretagne Réunie a écrit

" Le droit d'option se terminant le 1er Mars, et monsieur le président Philippe Grosvalet n'ayant toujours pas répondu favorablement à la demande de BRETAGNE RÉUNIE du 19 Décembre dernier concernant la consultation des habitants de Loire Atlantique sur leur avenir régional, BRETAGNE RÉUNIE organise le lendemain

Samedi 2 Mars 2019 aux Nefs de l’Éléphant de Nantes à 15 heure,

un grand rassemblement et un grand débat sur la réunification.

De nombreux intervenants prendront la parole, pour interpeller encore une fois l'état, les politiques, les médias et l'ensemble des habitants de Bretagne.

Ce grand débat, sera accompagné d'actions militantes !

Merci de propager l'information.

Comptant sur votre présence"

Yves Koziel
Mercredi 20 fevrier 2019

Dans cette affaire, on a le premier problème explicité par Frank Darcel. Mais on en a aussi un autre: une coalition d'intérêts au sein de l'UE des pays rhénans et de l'Europe du nord au détriment de la France, au motif que celle-ci n'est de toutes façons pas/plus un partenaire sérieux.

Notre mise à l'écart est le fait de Paris, doublé du peu de crédit qu'ont encore les Français dans les instances.

Nous avons 2 défis à relever par une stratégie politique à définir collectivement.

Jacques
Mercredi 20 fevrier 2019

La Bretagne est une colonie... et souffre du même problème que l'Afrique avec le post colonialisme...

Il y a d'un coté ceux qui accusent le colonisateur et de l'autre une majorité qui s'en accommode...

Et il y a ceux qui n'accusent personnes et considèrent que la solution passe par une reprise par les locaux de l'initiative dans leur pays...

Les militants bretons sont souvent dans la dynamique accusatoire...

Ceux qui s'accommodent, s’accommoderont toujours... comme des girouettes ils tournent avec le vent...

Ceux qui prennent l'initiative sont rares... et surtout combattu (par leurs compatriotes...)...

Ce n'est ni à l'Europe, ni à la France de faire passer ou pas les routes maritimes par la Bretagne...

C'est aux Bretons de le faire...

La BAI (Brittany Ferries) était déjà une première réponse déjà ancienne.... d'autres réponses sont certainement possibles (à la période ducale citée en exemple ce n'était pas des bateaux étrangers qui venaient en Bretagne mais les bateaux bretons qui naviguaient à l'étranger, surtout des caboteurs d'ailleurs...)

En Afrique, les panafricanistes veulent ré-africaniser les décisions prisent en et pour l'Afrique... un chemin long mais qui payera...

Le chemin va être long en Bretagne pour rebretonniser les décisions prisent en et pour la Bretagne... mais que de temps perdu depuis 50 ans...

Dans un pays où enseigner aux scolaires notre histoire et notre économie sans autorisations extérieures bloque tant de militants engagés (en lutte contre le communautarisme...)

Sans même évoquer le silence du mouvement breton face à la facilité avec laquelle depuis des années une majorité de municipalités s'approprient les forfaits municipaux des enfants obligés d'être scolarisés hors de leur commune pour disposer d'un enseignement en langue bretonne (souvent d'ailleurs avec des militants bretons au sein du conseil municipal).

Pour mémoire, seul 1 député breton sur 40 s'est fortement mobilisé pour faire évoluer cette question. Bel exemple de représentativité... unique en Europe et qui devrait nous faire réagir!

Nous sommes au début d'un long chemin...

Au vu de notre situation actuelle, il serait plus intéressant de réfléchir sur ce que nous aurions pu/du faire pour obtenir un résultat plus utile que celui reçu!

Peut être en commençant par le début, à la manière du proverbe africain : Comment fait-on pour parvenir à manger un éléphant?... Réponse : En mangeant une bouchée après l'autre...!

(PS : J'ai du mal à comprendre la manière dont vous évoquez la destruction du Cuirassé Bretagne par nos cousins d'outre Mer de Bretagne...).

Paul Chérel
Mercredi 20 fevrier 2019

@Erwann Kermanac'h. Tout est là ! Une Bretagne qui accepte un nom de région ! Une "Région" qui se borne à n'être qu'un outil d'exécution d'ordres venant de Paris ! Des électeurs qui élisent n'importe qui pour les représenter ! Pour une France qui se soucie de sa vie maritime comme d'une guigne, c'est du gâteau. Paul Chérel

Didier Lebars
Jeudi 21 fevrier 2019

Il faudrait rappeler que l'EU est organisée selon :

- Une commission dont les commissaires sont nommés par les états et qui ont le monopole des propositions de loi. Les commissaires sont toujours des personnes dociles. Sous Sarkozy, lors d'une crise agricole, je me souviens d'un Barnier qui était capable de sortir 2 discours opposées en France et à Bruxelles. Moscovi n'est certainement pas pret à risquer son poste.

- Un parlement EU qui n'a le choix que de voter ce qu'on lui propose.

Concernant le Brexit, je trouve que la France se positionne en 1ère ligne contre UK. Une posture bien idéologique. Les autres membres attendent. Pourtant c'est la France qui devrait être la plus flexible avec son voisin du nord (Bretagne, Normandie, Flandre). France et UK sont 2 gros contributeurs du budget EU.

Concernant le maritime. Je trouve cet article irréaliste. La réalité est que les ports internationaux sont devenus des hubs. Antwerpen/Rotterdam (Et Hamburg) sont au centre d'EU. Ce sont des sommes colossales qui ont été investis. L'administration française fait fuir. Les petits pays mutilingues sont préférés pour les hubs. (1er port français - 62ieme - (voir le site)

Au 21ième siècle, que ferait un hub en Bretagne ? Les camions partiraient de Brest pour traverser l'europe. Les trains pour approvisionner l'industrie lourde inexistante en Bretagne.

Ce qui a vraiment été perdu en Bretagne ce sont les armateurs (ex > 100 malouinières). Maersk est Danois et ses bateaux ne vont pas au Danemark. Les grecs ont la 1ere flotte commerciale.

Breizh Team
Vendredi 22 fevrier 2019

Rien de nouveau sous le soleil.

Nous avons un choix à faire : nous réunir et faire l'union.

Alain E. VALLÉE
Mercredi 27 fevrier 2019

@ Didier LEBARS

Sur le maritime : la Bretagne restera géographiquement pénalisée pour la simple raison qu'il est évidemment moins coûteux de transporter avec un bateau qu'avec un camion, une tonne de n'importe quoi depuis l'Irlande vers les grands centres européens de consommation ;

Sur l'EU : Certes, les Commissaires sont désignés par les Etats puisque l'UE est une union d'Etats.

Rappel, en France, il n'est pas nécessaire d'avoir été élu parlementaire pour être ministre ou même Premier ministre.

Mais ces désignations doivent être impérativement validées par le Parlement de l'UE. C'est si peu une simple formalité que de retentissants refus eurent lieu !

L'actuel Pt de la Commission a d'abord été élu Député européen puis candidat du parti majoritaire à la présidence de la Commission après les élections européennes de 2014.

A tout moment, le Parlement de l'UE peut démettre tant un Commissaire que la Commission en son entier. C'est déjà arrivé.

Ce n'est pas parce que les médias (français) en parlent peu ou mal que la vie parlementaire européenne serait morne, triste, lointaine ou même non démocratique !

Certes, le Parlement de l'UE n'a pas l'initiative des Lois.

Mais tant avec ses pouvoirs (vote du budget) qu'avec le système de la co-décision avec le Conseil Européen (dans les faits le Sénat de l'UE), le Parlement de l'UE n'est pas précisément une chambre d'enregistrement !

Au total, laisser entendre que les Européens en général et très particulièrement nos concitoyens Européens (Baltes, Polonais, ...) qui durant parfois des dizaines d'années subirent le féroce totalitarisme (fascisme, nazisme, communisme), puissent, aujourd'hui, accepter d'appartenir à une quelconque organisation non démocratique est soit une mauvaise blague, soit une terrible action contre la raison et la Constitution européenne.

AV

Pierre Robes
Mardi 19 mars 2019

la Constitution européenne a été écrite par qui ? encore par les élites, pas par les peuples d'Europe qui n'ont toujours pas leur mot à dire, c'est pourquoi les anglais prèfèrent là quitter par référendum du peuple contrairement aux français et Bretons qui se sont fait avoir par leur sénat bourgeois, les "élites" protègent leurs intérêts.

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