C'est dans la bonne humeur qu'une centaine de personnes s'est retrouvée dans la gare de Guingamp samedi dernier, cadre inédit pour le premier "Fest-deiz Zovach" organisé par le collectif trégorrois de défense de la langue bretonne, Ai 'ta !. Durant plus de deux heures, les musiciens et les chanteurs ont

C'est dans la bonne humeur qu'une centaine de personnes s'est retrouvée dans la gare de Guingamp samedi dernier, cadre inédit pour le premier "Fest-deiz Zovach" organisé par le collectif trégorrois de défense de la langue bretonne, Ai 'ta !. Durant plus de deux heures, les musiciens et les chanteurs ont ainsi fait danser les participants, devant les yeux étonnés (et souvent amusés) des voyageurs traversant la gare. Ce fest-deiz, qui avait été précédé à midi par un rassemblement devant la gare de Baiona-Bayonne à l'appel du mouvement basque Demo, a aussi été l'occasion de souligner la dynamique naissante au Pays Basque et en Bretagne, afin de faire entrer nos langues dans la vie publique, et plus particulièrement dans les gares SNCF. Le message que nous adressons à la SNCF et ses responsables en Bretagne est clair : notre campagne se poursuivra tant qu'ils refuseront de nous rencontrer, et, de fait, continueront à refuser injustement toute entrée de la langue bretonne dans les gares. Brezhoneg en SNCF !

Ai'ta ! Bro Dreger

Collectif de Trégorois pour la sauvegarde du breton, Ai 'ta ! est composé pour l'instant d'une vingtaine de jeunes dont le dénominateur commun est l'envie d'agir pour la langue bretonne, dont nous constatons au quotidien le déclin. Sa composition provisoire est représentative de la société bretonne avec des lycéens, employés, professeurs, étudiants, ouvriers… hommes et femmes, bretonnants et non-bretonnants, réunis dans un groupe appelé à se développer. <br>Nous sommes un mouvement ayant vocation à rassembler le plus de personnes possible. Car pour nous le salut de la langue bretonne doit être l'affaire de tous les Bretons, notamment des plus jeunes. C'est pour cela que nous allons œuvrer à fédérer toutes les personnes sensibles au devenir de la langue.
Ai 'ta ! n'est dépendant d'aucun pa En savoir plus