
Dans la situation dramatique dans laquelle se trouve l'enseignement de la langue bretonne, la fermeture de l'école Diwan de Bourbriac n'est pas admissible. Il y toujours des solutions lorsqu'il y existe une volonté politique. Koun Breizh demande au Président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard de faire son boulot et de s'investir dans ce dossier en urgence.
La nouvelle de la fermeture annoncée de l’école Diwan à Bourbriac vient couronner une situation dramatique de l’enseignement bilingue pour des raisons que personne ne peut plus ignorer : des difficultés financières liées au manque d’implication de certaines municipalités, une politique linguistique mal conçue et peu adaptée à la volonté des parents, mais encore, un manque de volonté politique évident.
Il y a de cela quelques années, l’école Diwan de Louannec s’était trouvée dans la même situation, en butte à une municipalité défavorable. La Région s’était impliquée et une solution avait été trouvée in extremis.
Coup dur pour skol Diwan Louaneg
Comment se fait-il que la région Bretagne ne se soit pas mobilisée pour apporter une solution provisoire sinon pérenne dans ce dossier ?
Dans la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons, la moindre reculade n’est plus admissible. Il est déjà difficile d’ouvrir une filière ! Il faudrait donc accepter, alors que le nombre d’enfant scolarisés en filière bilingue accuse une baisse historique, la fermeture d’une école Diwan ?
Koun Breizh veut croire que les Bretons sont encore capables de réagir et que la collectivité territoriale compétente en matière linguistique prenne les décisions adaptées pour maintenir cette école. Que l’on ne nous dise pas que l’école relève de la compétence communale ! Lorsque la maison brûle, un président de Région n’a qu’un seul devoir, celui d’agir sans se défausser. On trouve toujours un montage juridique.
Il revient à son Président Loïg Chesnais-Girard, qui nous assure de son engagement en la matière et qui vient de diminuer le budget prévu pour la langue bretonne, de prendre les choses en main et d’en faire une affaire personnelle !
Il reste encore du temps lorsque la volonté politique est là.
Pour Koun Breizh
Yvon Ollivier, rener
Commentaires (8)
Les 600 000 euro vont manquer au niveau régional pour soutenir la filière , les promesses ne sont pas tenues pour Diwan cette année et l'apprentissage du breton pour les enfants qui ne sont que : 19 000 en Bretagne à 5 c'est trop peu .
Mais qui aurait-il eu sans Diwan si en 1977 personne n'avait mené cette action d'ouvrir des écoles .
Rien !
Pour notre culture quelle indifférence de la part des élu(e)s , c'est pas crédible !
Des annonces et un confort intellectuel , c'est devenu un métier que d'être politicien hélas .
Les 600 000 euro vont manquer au niveau régional pour soutenir la filière , les promesses ne sont pas tenues pour Diwan cette année et l'apprentissage du breton pour les enfants qui ne sont que : 19 000 en Bretagne à 5 c'est trop peu .
Mais qui aurait-il eu sans Diwan si en 1977 personne n'avait mené cette action d'ouvrir des écoles .
Rien !
Pour notre culture quelle indifférence de la part des élu(e)s , c'est pas crédible !
Des annonces et un confort intellectuel , c'est devenu un métier que d'être politicien hélas .
- du nombre d'enfants ou
- une affaire d'argent public ?
Si c'est une question d'argent cela peut ce régler si les parents se mobilisent et payent collectivement de quoi sauver cette école.
C'est un devoir patriotique mais en région bretagne (votes PS) combien de descendants de bretons sont-ils vraiment bretons ?
La phrase que j'entends le plus de la part des français depuis des années, c'est :
" la langue bretonne est sauvée, maintenant avec les écoles "Di-one" " pourquoi continuer à se plaindre ? ".
Justement parce qu'en République française les langues dites régionales sont vouées à l'extinction par asphyxie programmée.
A