Écotaxe : le gouvernement a cédé à l'ultimatum

-- Economie --

Communiqué de presse de Christian Troadec
Porte-parole: Christian Troadec

Publié le 9/10/14 18:59 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

La ministre de l'Écologie vient de reporter sine die le nouveau dispositif de l'écotaxe. Le gouvernement après avoir refusé de céder au premier ultimatum que lui avaient fixé les Bonnets rouges en 2013 vient donc de céder à celui des transporteurs. Et c'est une bonne chose. Mais entre temps que de temps de perdu, que d'énergie de gaspillée. Je pense en particulier à toutes celles et tous ceux, aujourd'hui, poursuivis par la Justice qui n'ont eu pour seul tort, que d'avoir raison trop tôt.

Tout ce temps perdu aurait dû être mis à profit pour mettre en oeuvre de nouvelles véritables politiques de transports en Bretagne, alliant les transports traditionnels qui font vivre des milliers d'emplois, au transport ferroviaire, au cabotage, totalement ignoré par l'État et pourtant créateur de richesses et d'emplois en Bretagne.

Mais Paris, comme d'habitude, n'en a fait qu'à sa tête, ignorant les réalités locales. Pour finalement, se contredire.

J'ai envie de dire : tout ça pour ça. L'heure est plus que venue à une vraie régionalisation.

Christian Troadec, maire de Carhaix, conseiller général du Finistère

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Vos commentaires :

Loïc GUILLAUME
Jeudi 9 octobre 2014

Bravo Christian

SPERED DIEUB
Vendredi 10 octobre 2014

Diwall restez vigilants

Il n'est pas impossible que ce soit une manoeuvre tordue du pouvoir parisien, il n'est plus à une tergiversation près . Il peut brandir pour l'occasion l'éventualité d'une taxe impopulaire sur le carburant D'une autre part provoquer un mouvement d'opinion en s'appuyant sur les écologistes pour cette besogne ,la fin justifiant les moyens ,ceux ci trop content de leur revanche , se rallieront à nouveau au gouvernement ,au prix aussi d'un silence sur le problème des centrales nucléaires, pour certaines de plus en plus obsolètes ,au point qu'une catastrophe majeure n'est pas à exclure

PIERRE CAMARET
Samedi 11 octobre 2014

Mon opinion :

Une " sucette " a ete donnee aux Bretons . Heureux !! alors maintenant foutez nous la paix , avec la reunification , l' Assemblee Regionale ,Decider au pays .. ???

Desole , je m' eloigne de plus en plus .

@Spered Dieub . Desole egalement , pour moi le Nucleaire , c' rest l' avenir , avec des technologies nouvelles,eliminant les residus.

Marcel Texier
Samedi 11 octobre 2014

"Décider" en Bretagne, c'est le mot le plus important du slogan des Bonnets Rouges. Nous en sommes très loin: tout se décide à Paris et si les Bretons ne sont pas contents, c'est la même chose ! Et on appelle ça une "démocratie" ? Mais de qui se moque-t-on ?

Il faut regarder les choses bien en face: la Bretagne est une nation, indépendante jusqu'aux invasions françaises de 1487 et 1491. C'est un pays conquis, puis annexé et enfin rayé de la carte lorsque la Bretagne aura été engloutie dans le "Grand Ouest" lorsque ce dernier, décidé à Paris, comme tout le reste, verra le jour. Mais enfin, quand est-ce que les Bretons vont enfin ouvrir les yeux ?

Quelle est la différence entre la main-mise des Tsars sur l'Ukraine ou la Pologne, ou les pays baltes et la main-mise des Français sur la Bretagne ? Aucune !

Alors, on va continuer à se laisser "bouffer" ?

Christian Troadec, j'ai beaucoup d'admiration pour votre courage, mais que vous ayez la moindre illusion sur l'éventualité d'une "vraie régionalisation" de la part de ceux qui tiennent notre pays entre leurs griffes me paraît d'une déconcertante naïveté.

Que faire ? Réclamer l'indépendance, ce qui est notre droit le plus strict ? Seulement, l'indépendance de la Bretagne, ce promontoire de l'Europe, situé à l'entrée d'une des mers les plus fréquentées du monde, serait un tel séisme géopolitique, affaiblirait tellement la France s'y opposerait par tous les moyens, y compris les plus brutaux et les plus vils.

En revanche, nous pouvons exciper de notre passé de puissance autrefois souveraine et capable de le redevenir pour exiger, en échange d'une renonciation conditionnelle à notre droit inaliénable à la restitution de cette souveraineté, les pouvoirs de décisions indispensables à la prospérité de notre économie et à la renaissance de notre culture. Nul doute que, étant donné l'agacement que provoquent, au niveau européen, l'arrogance et les prétentions françaises ajoutées à un centralisme suranné et ridicule, que nous bénéficierions de ce côté d'un énorme mouvement de sympathie.

Une telle attitude, que justifie largement notre Histoire, nécessite du courage. Or, c'est une qualité que personne ne vous dénie, Christian Troadec. C'est même une qualité qu'on accorde généralement aux Bretons. Il se trouve que c'est une qualité précieuse dans le combat politique. Julien Freund écrit, dans son livre "Qu'est-ce que la politique ?": "Le simple fait de manifester une attitude impavide constitue pour une décision un atout extraordinaire, parce qu'elle provoque l'indécision et la perplexité chez l'adversaire. Aussi, pour bien comprendre le courage, ne suffit-il pas d'analyser le comportement de celui qui en donne l'exemple ; il faut aussi considérer ses effets: il jette le trouble, parfois la déroute et la panique chez le rival. L'hésitation, l'incertitude et l'embarras qu'il crée contribue à le raffermir. L'homme courageux surmonte la peur en la provoquant chez les autres."

A coup sûr, le courage paie ! Vous le savez bien, Christian Troadec.

An Floc'h
Samedi 11 octobre 2014

Encore un signe de l'amateurisme, au mieux, de ceux qui nous dirigent. De l'autisme, au pire. Du machiavélisme, sûrement.

Sous le délire de l'égalitarisme, soit les Bretons se retrouvaient exsangues. Soit, ce qui va se passer, ce sont les Basques et les Alsaciens qui vont continuer à vivre avec le trafic routier.

Qu'est-ce qui empêchait d'appliquer ce système dans certaines régions et pas, ou moins, dans d'autres ?

Question de bon sens donc forcément stupide en Jacobinie.

La RF a marqué des points. Quand on peut faire payer le contribuable, c'est plus facile.

Le PS aussi. Il a senti que la Bretagne, trop importante pour son électorat, lui échappait. Il cède très facilement.

Si cela ne suffit pas à conserver les votes, il s'assure derrière de désigner le Breton comme bouc émissaire chez les potentiels alliés basques et alsaciens. En tout cas à Metz, quelques centaines de personnes doivent avoir une certaine rancoeur.

Et chez les franchouillards qui roulent au gazole et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Facile à dire maintenant et le discours n'aurait pas été audible de toute façon, mais plutôt qu'exiger le retrait de l'écotaxe et invoquer Anne, il aurait fallu exiger que ce soit les régions qui la contrôlent, non pas l'Etat et une multinationale.

Enfin, il ne faut rien regretter, un atavisme breton aurait été pire.

Il faut que Troadec rebondisse vite sur un fait fédérateur et porteur auprès du public. Ou dépêche des alliances politiques claires pour les régionales.

Sinon, le portique aura fait long feu.

@PIERRE CAMARET

"pour moi le Nucleaire , c' rest l' avenir , avec des technologies nouvelles,eliminant les residus."

Le problème est que les déchets (pas de simples résidus) existent.

Pas les technologies nouvelles pour les éliminer.

Pas encore ? Pour demain ou jamais ? Personne ne le sait. On entre dans le domaine de la foi.

Que la France commence déjà par assumer de garder les déchets nucléaires sur son territoire. Comme elle aurait dû assumer de mener des essais militaires en métropole.

Si elle ne le fait pas, c'est qu'il y a tout de même un risque. Personne n'est dupe.

La France se repose tout simplement beaucoup trop sur le nucléaire.

C'est une énergie parmi d'autres. La présenter comme la meilleure des alternatives est très dangereux. A l'heure actuelle.

Si un jour, on sait s'occuper des déchets, alors oui.

Mais on est encore dans le domaine du "si".

Et je passe sur l'approvisionnement en matière première.

Si c'est pour passer des guerres du pétrole au Moyen-Orient aux guerres d'uranium en Afrique...

L'Australie, c'est loin de la France. Plus loin que l'Inde ou la Chine. La France n'aura pas droit à des prix avantageux.

La guerre du vent, du soleil, de la marée, de l'algue ou du bois, c'est moins probable.

La transition énergétique ne signifie pas changer de sources d'énergies mais de les diversifier et de trouver un équilibre selon les ressources.

Il y a un savoir-faire français sur le nucléaire qu'il serait stupide de balayer d'un revers de la main. Le 0 nucléaire n'est pas forcément plus intelligent.

Mais il ne faut pas croire en la poule aux oeufs d'or. Plutôt multiplier les oeufs et les paniers.

Yann Gwern
Dimanche 12 octobre 2014

L'écologie n'est pas la préoccupation majeure de M. Troadec: Le fonctionnement de l'usine de lait chinoise en construction à Karaez fera circuler des centaines de camions; sans parler des usines de production de 1000 vaches ou plus, avec la pollution consécutive. Tout accepter au nom de l'emploi, de sa carrière et de ses préférences de gauche.

Penn Kalet
Dimanche 12 octobre 2014

C'est beau et romantique. Probablement que des inégalités territoriales existent, mais quelle bretagne veut-on construire ? La veut-on sociale, écologique, terreau d'entreprises originales ? Ici, on ne défend pas forcément des produits d'avenir. La Bretagne a d'autres richesses que les champs de maïs et l'agriculture industrielle.

PIERRE CAMARET
Mardi 14 octobre 2014

@An FloC'h. Le premier KW nucleaire commercial doit sortir en 2040 .

Les residus sont elimines .

Procede a tres haute temperature .

Je suis ( a titre personnel ) le developpement .

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