Victoire des nationalistes et déroute des partis jacobins au premier tour des élections territoriales en Corse

Jean-Guy Talamoni, le leader indépendantiste corse était présent au Festival du livre de Carhaix fin octobre dernier.
Jean-Guy Talamoni, le leader indépendantiste corse était présent au Festival du livre de Carhaix fin octobre dernier.

La liste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, est arrivée largement en tête du premier tour des élections territoriales en Corse, dimanche 3 décembre, avec 45,36 % des voix. Loin derrière, on trouve la liste A strada di l’avvene (La voie de l’avenir) de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni avec 14,97 %.

Les partis jacobins arrivent en queue, 12,77 % pour les Républicains et 11,26 % pour En Marche, et, on notera la déroute du Front National avec seulement 3,28 %. Le PS ? Il n'existe plus en Corse. En fait il n'y a plus de gauche en Corse puisque les Insoumis de Mélenchon, seul parti de gauche en lice, n'a fait que 5,68 %.

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

Vos commentaires :

Alain Muzellec
Lundi 4 decembre 2017

Ce qu'il faut faire, ce qu'il faut éviter.

Éviter de susciter l'opposition ou la crainte de la population par des actions ou paroles déclamatoires, symboliques et les dilemmes bloquants. C'étaient les attentats corses, les référendums écossais et catalans.

Après avoir défini l'objectif de long terme de construire une société civile, culturelle, sociale, dans un espace proche et démocratiquement géré, y travailler patiemment en le fondant sur des mesures matérielles favorables à la possibilité économique de vivre. C'étaient l'Ecosse et la Catalogne

En bref, mettre l'idéalisme avec les chaussettes sales et travailler matériellement.

laou ar spazher
Lundi 4 decembre 2017

Où il y a une réflexion il y a un espoir et l 'espoir indique la voie. Mais auparavant il faudrait peut-etre commencer à envisager l'éventuelle possibilité d'etre capable de réfléchir par soi-meme hors du pré-maché de la droite et de la gauche française qui elle sait bien ce qu'elle veut : notre disparition.Ni Breizhiz a galon h.a .

Paul Chérel
Lundi 4 decembre 2017

Bonne philosophie d'Alain Muzellec. L'exemple Corse peut-il être suivi par d'autres ? Il faudrait y travailler comme le dit "Laou ar spazher" ( drôle de pseudo : j'ai regardé sur le dictionnaire). Aux "mouvements" bretons d'y réfléchir. A noter la composition de l'alliance gagnante et l'arrivée, seulement en troisième position du "régionalisme", devançant quand même les partis "constitués" à l'écoute de Paris. Paul Chérel.

Léon-Paul Creton
Lundi 4 decembre 2017

Patience et long terme.

Le long terme est vieux de siècles en Bretagne! Je ne vous dis pas alors depuis la Genèse…Noé et sa cuite, Nabuchodonosor, Ramsés, Salomon, Hammourabi, Platon, Néron, César, Notre Jésus, les rois fait néant, Charlemagne, Louis XI, Borgia & C°, Savonarole, Torquemada, De Guise, Richelieu et Mazarini, Saint Barth, Drancy, Staline, Franco, Mussolini, et ? Et ? Hitler ! Pour les mous il y a Daladier et Tchamberlaine… J’ai juste oublié quelques uns.

Rien pour la Bretagne ???

Ils nous disent les uns que nous avons, nous avions, en Bretagne un certain Nominoé, une petite Anna… les autres ne connaissent que les quelques dizaines de la Bezenn Perrot… Ce sont des balèzes ceux-là car derrières eux l'on ne voit mêmes pas la masse des collabos français que même De Gaulle, surtout lui, a renoncé à poursuivre! C’est tout ? Je ne vois rien d'autre. Ah si, j’oubliais…les grognements qui nous servent de langage.Noon pas le français...L'autre!

Le long terme, n’est qu’une multitude de courts et moyens termes élaborés et mis bouts à bouts. Ces fractions de temps, s'ils sont improductifs, stériles pour une cause, une raison ou une autre, pour un choix de développement ou un autre sous développement par exemple, enferment les peuples, les hommes, les femmes et aussi les enfants, et aussi tout ce qui vit ou pas dans le BIG TGV du Temps qui passe, dans lequel la masse la plus importante reste assise en attendant d’arriver quelque part, un petit nombre a des couvertures et beaucoup de provisions, la plupart des autres, moins, beaucoup moins !

Dans ce TGV l’arrivée se fait généralement pas là où on le pensait, le voulait. Mais tout le monde descend , sur une voie de garage généralement ! C’est le plus souvent que c’est là que ça arrive. L’on saute du train prudemment, c’est désert, moche caillouteux, y a un butoir, des grillages avec des trous évidemment. Parfois la ligne se continue au-delà... Ça pourrait peut-être offrir autre chose, une porte de sortie, mais l’inconnu ne dévore pas tout le monde et en plus… NO TREPASSING qu’ils ont mis…Alors on obéit à l’injonction toujours justifiée, d'une manière ou d'une autre, par le poseur de pancarte.

Alors, c’est peut-être par là qu’il faut aller pour s’en sortir ? Y en a qui veulent et d’autres qui veulent pas…Des humains tout ce qui y a d’ordinaire ceux-là ? Peuvent pas changer, un peu seulement ?

Ces portions de court terme, au temps chichement compté devraient aller toujours à l’essentiel dans "la réalisation" d’un projet défini, partagé et bien pensé. Les courts termes vides, "en déshérence" font du long terme un…mensonge, sans sens ! Quelque part au bout s’il existe, la Promesse serait accomplie ? Sans blague ? Pas de Butoir ? Pas de NO TREPASSING ?

La Corse avant ou après la Catalogne, l’Écosse, l’Irlande, La Flandre…voilà des courts termes bien remplis qui ont, ou pourront mettre au Monde de beaux longs termes. Sans butoir ? ( ça c’est une blague, mais l’on peut y veiller)…Peut-être ! Mais au moins et pour l’instant, les peuples peuvent s’impliquer dans leurs futurs avec des rêves, mais à réaliser. Ils se pensent un Avenir autre et toujours meilleur que le présent immobile et délétère, quand il n’en est pas maître ou pour le moins acteur décidant et pris en compte !… Élections pièges à cons ! Disaient-ils.

Alain Muzellec vous appelez à la patience, mais pour celui qui vie et a vécu en Breton, qui en Bretagne se renseigne un peu sur son Histoire, qui aiguillonne sa mémoire lointaine sur les transformations, et l’oblige au bilan politique sur lui-même …et les autres, le long terme devient facilement insupportable. Il n’est plus qu’une rêverie pour des enfants qui viennent de naître, pour les nonchalants et une promesse stratégique pour les… "Il faut donner de l’espoir au peuple !". Il paraît que ce « truc » fait vivre, mais le long terme tue beaucoup, presque sans s'en rendre compte !

Tiens ! On oublie la Nouvelle-Calédonie ? Immigration ? Politique de repeuplement ancienne, bagnards, prostituées? Retraités fonctionnaires français bien retraités pour aller y vivre ? Élections ?...NICKEL ? Pourtant tous ces nations combattantes de et pour la liberté, l’autonomie ont bien des points communs après tout. Beaucoup !

M---- ! J’ai oublié la Bretagne. R.A.S ici ! Tellement occupé ailleurs !...L’idéalisme, les chaussette noires. Heuh !... sales. Ce sera pour une autre fois… ;0)

Jacques
Lundi 4 decembre 2017

La semaine dernière à la TV française TALAMONI a soutenu l'idée de libérer les prisonniers politiques et a refusé de condamner les nationalistes qui évoquaient la possibilité de monter une opération militaire si la France ne les libéraient pas...

Honnêteté et loyauté...!

Le résultat : Les Corses votent pour eux....

En Bretagne... on aurait appelé la République pour condamner les extrémistes qui veulent libérer les méchants prisonniers et pour enfermer les malades mentaux qui parlent d'opération militaire...

Hypocrisie et déloyauté...!

Le résultat : Les Bretons ne votent pas pour eux... et honnêtement, ça se comprend!

En Corse (comme ailleurs en Europe) il y a un langage du cœur, en Bretagne il y a le langage de la bienpensance...!

Là est la différence!

laou ar spazher
Lundi 4 decembre 2017

Devons-nous rappeler les noms des responsables culturels bretons qui ont tout fait pour que les prisonniers du FLB ( on pouvait être d'accord ou pas et avec la philosophie et la méthode ) ne reçoivent pas le matériel pédagogique permettant les cours de breton, l'administration pénitentiaire était d'accord ainsi que l'Etat français mais un excès de trouillardise et de peur des amalgames les poussaient à se montrer plus royalistes que le roi, pardon plus républicain que Debré et consorts, nous avons touché le fond où le ridicule se conjugue à l'incohérence. Ra vezo brudet an Arvor.

Jacques
Mardi 5 decembre 2017

@ Laou ar spazher,

A mon avis, oui....

On est un bien piètre jardinier quand on accorde plus d'attention aux mauvaises herbes et aux feuilles pourries qu'à l'arbre qu'on prétend faire grandir...!

Or en Bretagne l'arbre dépéri, alors que partout ailleurs en Europe (Écosses, Catalogne, Corse...) l'arbre est resplendissant!

Il n'y a pas de mystère... Il y a dans l'équipe un bien mauvais jardinier!

Léon-Paul Creton
Mardi 5 decembre 2017

"Mon Dieu, préservez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge!"

Oui, chiche! Laou ar spaher, parlez-nous et faites nous connaître "nos amis"... Remplissez votre office ;0))

spered dieub
Mercredi 6 decembre 2017

Dans les années trente il y a eu un front Breton regroupant diverses tendances ,dont Tanguy Prigent , qui fut un chef de la résistance par la suite ,voici ce que je viens de trouver .C'était déjà un peu l'esprit du CELIB

(voir le site)

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