De Kevre Breizh à Alan Stivell, de Jean-Yves Le Drian à Jean-Marie Colombani. impressions, dépressions, espoirs.... Notes très personnelles

-- Politique --

Chronique de JYLT
Porte-parole: Jacques-Yves Le Touze

Publié le 21/10/13 9:04 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Ce que j'écris ici n'est pas très construit ; ce ne sont que des notes prises depuis une dizaine de jours à propos de l'actualité bretonne. Il y a sans doute des conclusions à en tirer...à chacun de le faire et à moi au premier chef :=)) .

Revendications à long terme et à la vitesse d'un escargot....

Il y a quelques mois, on a vu (et j'y ai participé) quelques manifestations à Brest, Nantes ou Rennes pour une télévision bretonne. Bien, d'autant que le Conseil régional de la Bretagne administrative cogite sur le sujet. Donc une manif et puis..plus rien .... Au lieu de maintenir la pression, Kevre Breizh qui théoriquement représente le monde culturel breton ne répond plus, ne dit plus rien, est aux abonnés absents....On me dira «qu'il ne faut pas brusquer les choses», «qu'on 'négocie»....Foutaises , c'est comme ça qu'on en est où on en est, ie dans une situation médiocre et inquiétante. Et voilà qu'on apprend que Kevre Breizh prévoit une manifestation à l'automne 2014.... Vous avez bien lu automne 2014 ! .... Et qu'on arrête de revenir sur la vieille rengaine de la charte européenne que tout un chacun sait que les institutions françaises ne ratifieront jamais. Au lieu de se focaliser et de mobiliser sur un point précis atteignable et obtenable, la télévision, on repart sur un truc global et en plus après les élections.... C'est à croire qu'ils le font exprès..... Ça devient la manif rituelle, genre de Grande Troménie de la militance bretonne...20 000 à Rennes, 10 000 à Quimper et après ?

La Bretagne en passe de s'évaporer ?

Interview intéressante d'Alan Stivell dans Dimanche Ouest-France la semaine dernière. L'une des rares personnes à avoir révolutionné la culture bretonne dans les 50 dernières années. Que dit donc Alan ? Des choses sensées et posées que je traduirais par : faute d'institutions autonomes, faute d'un statut pour la langue, faute de réunification, la Bretagne va s'évaporer. Et oui, Alan Stivell a raison, le danger est là d'une véritable évaporation de la Bretagne au risque de se résumer, en reprenant la désormais célèbre phrase du vice-président du Conseil régional, Jean-Michel Le Boulanger, au risque donc de se résumer à une bigoudène sur l'arrière des voitures... Croire que l'existence de la Bretagne est garantie pour les siècles des siècles est une grossière erreur. Les 150 ans passés ont déjà vu quasi-disparaître la langue bretonne, pourtant la langue celtique la plus parlée avant la première guerre mondiale, grâce à la politique délibérée et bienveillante (mais si , mais si, c'était pour le bien et le progrès des Bretons) de nos gouvernants des bords de Seine. Et maintenant on assiste à la débretonnisation accélérée de Nantes, l'ancienne capitale de la Bretagne indépendante, et ceci dans un quasi-silence .... Alors oui, le risque d'évaporation est là sans institutions autonomes, sans audiovisuel, sans enseignement, sans réunification.....

Où sont les élus bretons ?

Alors que les plans sociaux touchent le c½ur de l'économie bretonne, l'agro-alimentaire, notre industrie lourde, que l'Etat met en place de nouveaux octrois soit-disant pour des raisons écologiques, où sont passés les élus bretons ? A part quelques exceptions comme Christian Troadec ou Christian Guyonvarc'h, Paul Molac ou Yves Pelle, les élus sont aux abonnés absents se planquant en attendant que ces messieurs de Matignon disent ce qu'il faut faire. Aucun mot sur la crise de la part des maires des grandes villes bretonnes, aucun mot des sénateurs, aucun mot ou si peu des députés....Se sentent-ils tellement déconnectés de la Bretagne ? Sont-ils uniquement obnubilés par leurs partis et les querelles entre courtisans à Paris ? C'est sidérant...Lorient dont le port de commerce est en lien direct avec l'industrie agro-alimentaire : rien de la part du maire, rien de la part du député, rien de la part du sénateur (au fait, c'est qui ?), rien de la part du président de la chambre de commerce.... On continue comme avant et on se fiche de ce qu'il se passe à 50 kms...En revanche, on est en lien permanent avec les affaires parisiennes.... A l'époque du CELIB au moins ce genre d'élus se remuait un peu l'arrière-train pour l'avenir global de la Bretagne...

Vu que que ça commence à chauffer, voici en fin de semaine quelques v½ux adoptés au Conseil général du Finistère et à la Région. C'est ce qu'on appelle le service minimum.

Romain Pasquier, professeur de sciences politiques à Rennes, le notait cette semaine dans Ouest-France. C'est le gouvernement où l'on trouve le plus de Bretons et qui ne fait quasiment rien pour faire avancer les dossiers bretons comme la réunification, le droit d'expérimentation, etc etc. Pire ce sera le gouvernement qui va pondre une loi sur la décentralisation complètement anachronique qui rajoute de nouvelles strates administratives.... Le même Romain Pasquier de souligner l'urgence de renforcer le niveau régional breton en termes de pouvoirs, bref d'autonomie... Vous avez entendu nos élus parler d'avenir pour la Bretagne ?

Jean-Marc Ayrault vient de dire «que la France a besoin de la Bretagne» . Vu les décennies passées et la situation actuelle, je dirai plutôt que la Bretagne n'a pas besoin de la France. Aucune revendication n'est acceptée, aucune réforme ne passe, aucune demande n'est réellement étudiée...Ça va durer combien de temps comme ça ? Ils attendent qu'on s'évapore ? La comparaison avec ce qu'il se passe ailleurs en Europe, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, montre bien où est la solution : ça s'appelle dévolution, autonomie ou autre mais nous avons besoin de cette évolution pour traiter nos problèmes et nos dossiers sans s'entendre dire que c'est «anti-constitutionnel» ou autre plaisanterie. Et nos élus ? Rien .... La tête à Paris, le «siège» comme on disait auparavant, en Bretagne. En faisant cela, ils participent à l'évaporation de notre pays.

Jean-Yves Le Drian, dernier espoir de voir les choses bouger avec ce gouvernement ?

Jean-Yves Le Drian a obtenu qu'un de ses conseillers soit nommé à Matigon pour préparer un «pacte d'avenir pour la Bretagne». Je ne sais ce qu'il y aura dans ce paquet-cadeau mais il est à craindre que ça ne reste que cosmétique. Or J.Y. Le Drian connaît la plupart des dossiers évoqués ici en plus de la dimension économique qui est fondamentale . S'il s'agit vraiment de faire bouger les choses, JY Le Drian a l'occasion là d'y intégrer de véritables avancées pour la Bretagne que ce soit en termes d'institutions, d'audiovisuel, d'enseignement et de réunification (quoique sur ce dernier point , le psycho-rigide Ayrault risque de saboter la moindre initiative, son opposition à Nantes en Bretagne étant quasi-maladive). Bref, je pense que JY Le Drian détient la clé pour ouvrir enfin quelques portes malgré les résistances des communautaristes franco-parisiens. C'est à mon avis la dernière chance pour que quelque chose de positif sorte pour la Bretagne avec ce gouvernement. Il reste deux mois pour JY Le Drian pour influer sur ce «pacte d'avenir» pour qu'il intègre de véritables nouveautés pour la Bretagne. Sinon , on pourra dire que le PS breton aura fait pschitt ........

Ils continuent à nous prendre pour des ploucs....

Les débats le matin sur Radio Classique menés par Guillaume Durand sont souvent intéressants par leur représentativité de la pensée dominante de «nos élites» . L'autre jour, y intervenait Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde et actuel directeur Slate.fr : un homme que j'apprécie, modéré, ouvert, bref..Et voilà que sur le sujet de l'effondrement de l'agro-alimentaire breton, M. Colombani passe ça par pertes et profits en mettant en avant les contrats ramenés par François Hollande d'Afrique du Sud. J'ai trouvé ça très choquant. En fait, pour ce genre de gens, il s'agit simplement d'une sorte de compte avec débit et crédit. Sans s'intéresser à l'impact destructeur sur le «territoire» concerné. Vu de Paris, il semble donc qu'on s'en fiche si c'est contre-balancé ailleurs par des «plus» . Bref, la Bretagne, on s'en fiche, ce n'est qu'un «territoire» parmi d'autres.

Et dans le même genre, hier, le secrétaire général de la préfecture de Quimper vient voir les manifestants contre les octrois «éco-taxes» et sous le feu des reproches, ne sait que répondre «mais c'est de l'économie privée, c'est du privé»... Là aussi , sidérant ! Et les portiques octrois, c'est du privé ?? Ça m'a donné l'impression que ce genre de techniciens-technocrates se verraient bien vivre dans le magnifique monde des hauts fonctionnaires vivant entre eux, se reproduisant entre eux, ne fréquentant qu'eux-mêmes, loin de ces ploucs râleurs qui ne comprennent rien à rien aux véritables lumières intellectuelles portées par l'ENA et autres écoles communautaristes.

Conclusion: remuons-nous !

Tout cela n'est guère réjouissant et il serait facile de tomber en déprime et de lâcher le bout en se disant que l'affaire «Bretagne» est terminée. Mais je pense au contraire que nous avons énormément d'atouts pour rebondir et pour construire une Bretagne dynamique, ouverte mais cela passe aussi par son émancipation institutionnelle. L'état de dépendance dans laquelle se trouve notre pays par rapport à Paris entraîne tous les blocages que l'on constate: cet état de dépendance est mortifère . Il est grand temps que les habitants de cette Bretagne prennent en main leur avenir dans tous les domaines, c'est une nécessité démocratique. C'est à chacun d'entre nous de faire comprendre à ses élus qu'on ne peut plus rester dans l'état où nous sommes, c'est à chacun d'entre nous de s'engager pour faire bouger le système, bref remuons-nous ! C'est aussi l'avenir de nos enfants qui en dépend.

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Démocrate, Lorientais, Breton, Européen, curieux du monde, de ses cultures, engagé pour la démocratie , la construction d'une Europe fédérale, l'émancipation de la Bretagne pour lui redonner toute sa place au sein des nations européennes..... Voilà, n'hésitez pas à commenter, à critiquer, à applaudir, à suggérer ! Voir aussi mon blog (voir le site)

Vos commentaires :

Marcel Texier
Lundi 21 octobre 2013

"L'état de dépendance dans lequel se trouve notre pays...est mortifère", dis-tu, Jacques-Yves. Le diagnostic est correct. Le remède est clair: contre l'état de dépendance, il n'y en a qu'un seul, c'est l'indépendance. Il n'est plus temps de "mégoter", nous devons travailler à reconquérir, avec détermination, l'indépendance dont on nous a spoliés et qui est notre droit. L'ancien rédacteur de "Dalc'homp Sonj" que tu es est bien placé pour le savoir. Multiplions les contacts au niveau international, tissons notre toile, en particulier au niveau européen. Notre cause éveille partout la sympathie. Laissons tomber Paris et les soit-disant Bretons qui y grenouillent: il n'y a rien à attendre de ce côté ! De toutes façons, ils sont ridicules et ils sont foutus !

eugène le tollec
Lundi 21 octobre 2013

Ah...tiens,un vent de fronde secoue la lande bretonne.

Cela commencerait-il à ronchonner dans les chaumières...mais ils voteront encore socialiste ou à droite.

PIERRE CAMARET
Lundi 21 octobre 2013

@Eugene . Dans les annees 70 . Nous avons connu la "Blanche Hermine".Pour moi , c'etait gagne ... OUAI ???

Ar Vran
Lundi 21 octobre 2013

Tout à fait d'accord avec ce diagnostic

Maintenant si on parlait Realpolitik, pour que cela avance (enfin!) en Bretagne ne vaudrait-il pas mieux mettre la pression sur nos chers élus de façon à ce que ces derniers aillent négocier avec Paris un status expérimental de décentralisation poussée sinon appel à la sanction dans les urnes pour les prochaines élections.

Si le fait de parler d'indépendance ou d'autonomie peut être mal vu dans la majorité des cerveaux bretons drogués à l'état français, alors que ces élus se remuent et obtiennent quelque chose avant les prochaines élections s'ils veulent croire encore à une Bretagne française. Sinon publication de liste noire des élus bretons qui n'auront rien fait.

Il n'y a pas d'autre alternative et je pense sicnerement que la periode actuelle est la mieux propice pour faire plier

Paris. Si ces élus ne le comprennent pas, faute de leur courage, la prochaine étape sera l'indépendance de la Bretagne avec des personnes moins disposées à avaler les couleuvres parisiennes

Emilie Le Berre
Lundi 21 octobre 2013

On sait tous qu'en Bretagne, la majeure partie de la culture et de la politique est gangrènée par le PS. Le logicielle (proptiétaire) sous lequelle elle tourne est celui de quémander, recherche de subvention, assistanat, perfusion, ne pas faire de vague, toujours glisser une phrase avec "nous sommes ouverts sur le monde" en gage de docilité. Kevre Breizh même combat.

Evaporation ou sublimation ?

L'évaporation est le passage d'un élément liquide à l'état gazeux, ne devrait-on pas parler de sublimation pour la Bretagne ? Passage d'un état solide directement à l'état gazeux. Vous rappelez-vous a qui est allé le soutien d'Alan Stivell au dernière municipales à Rennes ? Non ? Voir paragraphe précédent .

Des élus bretons ?

Il n'y en a pas. Des élus en Bretagne, serait mieux approprié, en bon vassaux chargés d'appliquer les instructions des bureaux du bord de seine aux murs plien de certitude (clin d'oeil à un autre artiste).

Jean-Marc Ayrault ? Petit prof monté trop haut.

Des ploucs ?

On ne bat que les chiens qui se couchent.

Conclusion

Je serai productrice de vaseline, j'étudierai le fort potentiel du marché breton.

Conclusion II:

Une table ronde avec Bretagne Réunie, KAD, Breizh Impact, le Parti Breton, L'AFB-EKB, Bodadeg evit ar Vro, Kevre Breizh, Adsav, les identitaires, Breizh Europa, Locarn, pardon pour ceux que j'oublie.

Je serai autour de cette table.

PS: non UDB n'est pas un oubli :-)

Daniel B
Lundi 21 octobre 2013

dans une vision de la Bretagne déjà ancienne, le péage routier ne devait pas exister. l'eco taxe est un péage institutionnalisé. Il faudra voir la réaction des différents partis politiques de Bretagne à ce sujet.

Kerzu
Lundi 21 octobre 2013

A JYLT

Article peut être non travaillé mais,penser à voix haute cela nous arrive tous les jours.

Donc nous sommes d'accord:le principal obstacle à une évolution salvatrice en Bretagne est constitué de bretons avant les politiques français et avant les hauts fonctionnaires français.

Le signal fort nous sera donné dans les prochaines élections où nous trouverons des bretons pour voter

UMPS ou pire Le Pen ou Melenchon ( les 4 cavaliers de l'Apocalypse)

Alors la question devient comme disait Saint John Perse

"par où faire entrée dans leurs coeurs?"

SPERED DIEUB
Lundi 21 octobre 2013

rappelez vous du passage la célèbre gavotte chantée par Alan et Yann Jakez Hassold

Il n' y aura pas de printemps en Bretagne ni ailleurs tant que les socialistes ne seront pas au pouvoir

Et je peux vous dire que l'ambiance délirante de l'époque malheur à celui qui déviait de la ligne politique il y avait un parfum d'urss aujourd'hui renvoi de balancier l'heure est plutôt à l'exaltation de l'ultra libéralisme

enezsul
Lundi 21 octobre 2013

Vous surestimez les intentions de Mr Le Drian qui restera dans l'histoire comme le premier voyeur de la débacle de la culture bretonne.

Amicalement

eugène le tollec
Lundi 21 octobre 2013

Je maintiens que le peuple breton doit s'affranchir des socialistes et de la droite françaises,par le vote.

Arrêtons d'avoir peur,que nous a apporté ces gens là?

Voulez-vous vraiment disparaître?

Rappelez-vous cette disparition est programmée.

daniel valy
Lundi 21 octobre 2013

a Quimper tout le monde croit que Nantes n'est pas bretonne ou n'a jamais été en Bretagne .

a partir de ce constat ;le jacobinisme a de très bon jours devant lui . les jacobins peuvent décider ce qu'ils

veulent pour ou contre la Bretagne .

Paul Chérel
Lundi 21 octobre 2013

Cette galerie de tableaux est plutôt navrante. Je m'attendais à mieux de la part de Jacques-Yves. Vive le commentaire d'Emilie. JYLD ? mieux vaut ne pas en parler. C'est un trompe l'½il. Que vient faire Colombani dans cette série ? Sur Radio classique, il est toujours flanqué d'un autre personnage invité dont les propos sont 100 fois plus intéressants. Qu'appelle-t-on élus bretons ? Des gens dont le nom sonne breton ? C'est bien maigre; Eugène a raison. Il faut virer tout ce monde et voter pour d'autres. Les Bretons (électeurs) modifieront leur vote si ces "autres" deviennent plus crédibles que ces marionnettes affiliées à des partis français. Parlons-leur d'économie et de futur radieux ! Paul Chérel

marc iliou
Lundi 21 octobre 2013

Commençons par les municipales et par virer le maximum d'élus des partis français qui se réclament des partis parisiens qui veulent uniquement nous faire crever ! la France a besoin de la Bretagne mais la Bretagne réunifiée n'aurait pas besoin de la France mortifère !

Yann LeBleiz
Lundi 21 octobre 2013

Oui, ils attendent qu'on s'évapore!

Cela permet d'avoir les mains propres, de dire que ce sont les bretons qui ont fait le "noble choix" de disparaître de l'humanité pour rejoindre "l'idée de la République"!

Ce que je retiens de cette semaine, ce sont surtout des "défenseurs de la Bretagne" à effet "marketing" (grande distribution) militant B4 en tête pour jouer les "révolutionnaires" pas méchants et communiquant (si cela attire les clients!).

Le silence des médias sur les patrons bretons qui se réunissent!

Nos salariés perdant leur emploi et implorant l' "Etat" au secours car ils en sont convaincus : "c'est à l'Etat d'aider!!!"

Occultant au passage, qu'ils perdent en grande partie leur emploi du fait du système imposé par ce fameux Etat Salvateur!

On est en Bretagne certes, mais plus religieux, on meut!... C'est d'ailleurs, ce qui arrive!!!

Oui, nos manifs ne sont que des Troménies modernes : Bretons pas méchant, défilant avec des bannières en chantant, pour espérer le salut!

L' "Etat parisien" à juste remplacé le "Petit Jésus"!

Vincent Le Floc'h
Lundi 21 octobre 2013

Article du tonnerre ! AnAmzer.com, 7seizh.info et ABP restent les SEULS MEDIAS LIBRES DE BRETAGNE où ce genre pensées bretonnes peuvent encore s'exprimer. L'Avenir est à nous.

Jo Pévédic
Lundi 21 octobre 2013

Qui peut remettre en cause le constat ?

Mais il faut se rendre à l'évidence, nous ne soulèverons pas une armée en Bretagne, et d'ailleurs plus personne aujourd'hui n'en voudrait… En même temps nous n'avons pas su créer les conditions de l'hégémonie culturelle, celle qui, par exemple, conduirait à penser qu'il est intolérable de ne pas pouvoir s'adresser en breton à l'administration dans laquelle nous nous rendons. Nous glosons et nous lamentons à longueur de commentaires… j'en fais évidemment partie… nous clamons notre indignation, notre incapacité à trouver les leviers d'une action à repenser intégralement, parce que "C'est aussi l'avenir de nos enfants qui en dépend."

Regardons un peu en arrière, ces manifestations du 31 mars 2012, et le haut le coeur dont elles nous affectent en nous les remémorant. Où sont-ils ceux qui, écharpes tricolores en bandoulières, criaient au scandale d'une République intolérante à ses minorités ? Il fallait réagir dès les premiers renoncements, à nouveau soulever les ferveurs au moment de l'annonce des premières mensonges, des trahisons offensentes (langue, décentralisation, etc.) Faire monter les provinciaux, les ploucs, les crétins des patois, renverser les horribles colonnes de Buren, traits d'union entre Conseil d'Etat et Conseil constitutionnel. Il est aujourd'hui bien tard.

Yan-Bêr
Mardi 22 octobre 2013

Il n'est jamais trop tard, surtout quand une telle opportunité se présente.

Ce qui est le plus intéressant dans les derniers évènements, c'est que l'on sent que le mouvement vient de la base (rien de péjoratif, j'en suis) et que ces Bretons qui se battent en ce moment pour leur emploi, contre l'écotaxe... se battent pour vivre et travailler chez eux (tiens, ça rappelle des choses). Les acteurs économiques se bougent eux aussi, auraient-ils des envies de reprendre les rênes de leurs entreprises en envoyant valser les investisseurs "pompe à fric" et de revenir vers des circuits courts et de qualité ? Utopie ? Pas si sûr.

Bref, tous, ils n'ont pas grand chose à faire de l'intervention de tel ou tel parti politique, français ou breton, désolé, plus aucun n'a de crédibilité. Les français se sont sabordés par leur incompétence et leurs multiples trahisons, les bretons par leur dispersion et leur incapacité à mettre en place une vraie plate-forme commune (Elle est où celle annoncée au printemps dernier ? Passée aux oubliettes des egos de clocher encore une fois !) Et puis quand on voit le nombre des adhérents ...

Donc, il y a "un vent de fronde dans la lande bretonne" et ce vent pourrait bien forcir. Comment va-t-il tourner ? Je ne sais pas mais j'espère qu'il pourra rassembler derrière lui une majorité de Bretons qui souhaitent vivre leur Pays (B5 evel just).

Toujours dans l'utopie, mais c'est quand même ce qui permet de tenir le coup dans notre triste monde, on a encore le droit de rêver et d'espérer que ces rêves se réaliseront un jour ou l'autre : un mouvement solidaire qui obligera l'Etat français à plier et à plus que lâcher du lest.

On attend que le monde culturel s'y mette et rentre dans le lard aussi : on a assez soufflé dans les binious et fermé nos gueules !

C'est quelque part très décousu tout cela, mais ce sont, comme l'exprime J-Yves Le Touze, des réactions spontanées à l'actualité.

Son article m'a fait l'effet de "enfin quelqu'un qui dit tout haut ce tout le monde pense tout bas".

Affaire à suivre.

Christine Viard
Mardi 22 octobre 2013

Alors, on la fait quand cette manif ? Sommes-nous encore représentés par Kevre Breizh ? Je ne pense pas. Il faut une manif AVANT les municipales. Les motifs d'insatisfactions sont suffisamment nombreux. Et pour des revendications bretonnes comme savent le faire les autres, rien à foutre d'une manif à Paris. Il nous faut un statut particulier comme la Corse, comme la métropole de Lyon, comme l'Ile-de-France...

Ah, Jacques-Yves, si le projet de télé bilingue n'avance pas, cherchez du côté de la région aussi ou certains élus ne voient que par le renforcement des télés départementales... alors qu'ils font copain-copains avec l'Emsav

PIERRE CAMARET
Mardi 22 octobre 2013

@Christine VIARD .Je me fais l'avocat du Diable . Ne croyez vous pas que les manifestations a repetition , tuent l'impact de la manifestation et lui fait perdre sa signification . C'est ce que moi , je ressentirai .

Par Contre une Greve Generale de 24 heures , aurait a mon avis plus de consequence , car toute la population serait concernee . Mais cela est il possible a monter ??

Yannig BARON
Mardi 22 octobre 2013

Je partage tout à fait et l'article de J Y An Touz et le commentaire de Yann-Ber. C'est le peuple qui bouge et si cela ne doit rien aux diverses tendances du mouvement politique breton officiel, cela doit beaucoup à d'autres militants non encartés dans le mouvement "officiel" mais qui ont mis les problèmes en lumière depuis quelques mois en sachant taper aux bonnes portes... Ils ont beaucoup bosser pour cela et Bravo à eux.

Quand au mouvement culturel et linguistique, mis sous la tutelle de L'Ofis et autres officines régionales, avec les conséquences que l'on ne peut que constater à la rentrée scolaire, il est dans une bulle, incapable de sortir de son fixisme qui mène tout droit à la mort des langues de Bretagne et de la culture de ce Pays à bref délais.

Un appel a été lancé pour une manif à Quimper le 2 novembre, alors allons-y tous, mais pas pour réciter les anciennes incantations improductives, mais pour redonner la parole au peuple et aux associations et faire le lien entre l'économie et la culture et affirmer une vitalité à reconstruire, tous ensemble..

Yannig BARON

Yann-Bêr
Mardi 22 octobre 2013

Merci Mr Baron, je ne pensais pas qu'un petit commentaire d'un petit breton pourrait un jour interpeler une personne comme vous.

Vous précisez fort bien ce que je pense du mouvement culturel, c'est à chaque acteur de se manifester en son propre nom maintenant, de se rendre compte que dans ce secteur-là aussi, tout le monde s'est fait gruger. Et surtout enfermer dans un système préparant la disparition de la culture entière.

Pour ce qui est de la manifestation de Quimper, je ne sais pas si c'est une bonne solution : à moins d'une participation énorme, qu'est-ce qui en restera ?

Pierre Camaret suggère une grève générale de 24 heures, le problème c'est qu'elle toucherait directement le budget des plus atteints par la situation économique.

Je pensais aussi à un boycott des prochaines élections mais même si ça marchait, les résultats seraient validés quelque soit le nombre de votes exprimés (60% d'abstention ou de vote nul : pas un problème pour le Constitution française. Bel exemple de fausse démocratie).

Que faire alors ? Il y a peut-être des idées à prendre chez nos cousins gallois et écossais, voire en Catalogne et Euskadi. Comment trouver un moyen de bloquer l'Etat français sans nous pénaliser nous-mêmes ?

Pour en revenir à l'actualité, je sens la récupération en train de se mettre en place : on entend beaucoup trop parler des syndicats agricoles (F...SEA pour ne pas les nommer) dans les manifs anti écotaxe. Les agriculteurs semblent oublier que s'ils sont dans la situation actuelle, c'est ce syndicat qui en est en grande partie responsable.

C'est ce que je ressens aussi pour Quimper, beau coup de pub pour le maire de Carhaix qui vient se replacer dans le coup ; après ses errements passés.

Bref, les politicards sont aux abois. Les Bretons seront-ils assez forts pour éviter cet écueil ?

Enfin, le coup de la honte : Gad qui réussit le tour de force de faire se bagarrer entre eux des employés licenciés et des toujours actifs !!! Sans commentaire ce soir, mais j'en ai gros sur le coeur.

PIERRE CAMARET
Mercredi 23 octobre 2013

@Yann-Ber . Vous croyez que les "Manifs"apportent qq chose . Toujours les memes slogans depuis 60 ans , rien ne change ,meme pas une virgule et les commentaires: 20 000 Manifestants selon les organisateurs , 5 000 selon la Police .C'est un coup de Pub. et cela occupe : Nous avons fait qq chose : QUOI??

Un esprit logique voudrait qu'avant de faire qq chose , on estime les resultats , ici NON , c'est l'emotion a l'etat pur. On ne va pas loin avec cela .

Greve generale : c'etait un voeux pieux . Difficile a organiser , sans les syndicats , qui pourtant ne representent comme effectifs que 7 % , mais comme nuisance 90 %. C'est l'hexagone francais = absurdite .

Et puis la cerise sur le gateau , bagarres entre employes :Ceux qui ont encore la chance de travailler et ceux qui viennent de perdre leur travail .

Le Gouvernement francais va reprendre ou faire reprendre l'Usine de LAMPAUL et confier la gestion au Pere de Leoandra, comme cela tout est regle . Le Genie Francais .(Canular amere ). Qui vous dit que c'est GAD qui a organise cela ????il y a peut etre autre chose ??

SPERED DIEUB
Mercredi 23 octobre 2013

En ce qui concerne la récupération de ce mouvement globalement il s'agit beaucoup plus de l'ump que de la fnsea de toute façon au niveau français ces deux organisations sont plus ou moins liées ,alors que c'est tout de même le gouvernement précédent qui a initié l'écotaxe ,lors de la rencontre entre Sarkozy et des chefs d'entreprises breton le sujet n'avait même pas été évoqué !!! un peu louche non ???

Je crains que le mouvement breton qui se réveille malgré tout un peu, serve de kamikaze à la fois idéologique et pratique malgré lui à la droite française prête à récupérer cette crise dramatique ,tout comme naguère l'udb et les nationalistes de gauche ont servi de kamikazes à la gauche française dans sa conquête de la Bretagne réussie avec efficacité remarquable !!! je crois que l'apogée de l'imposture est atteinte aujourd'hui au minimum les ministres bretons devraient démissionner

Si Troadec n'est peut être pas irréprochable ??? il a le mérite de se démener corps et âme pour la défense des intérêts bretons et en particulier ceux du kreiz Breizh

Une manifestation oui mais c'est à Rennes qu'elle aurait due avoir lieu pour contraindre le conseil régional à prendre ses responsabilités quitte à dépasser ses compétences en s'opposant au pouvoir parisien là est la clef de l'émancipation progressive de la Bretagne

Le pouvoir ne se donne pas il se prend c'est notre bastille

d
Mercredi 23 octobre 2013

Ah encore des jérémiades et des doutes.Pensez d'abord intèrèts de la Bretagne et si Mr Troadec a été par le passé hors de vos pensées,aujourd'hui il est dans le mouvement pour la nation Bretonne et il faut le suivre sans états d'ames .

Croyez vous que les autres peuples se posent ce genre de questions non ils vont toujours vers les intèrèts de leurs nations.

Mais n'est-il pas plus juste de se poser cette légitime question dans la lignée de la pensée Americaine:Ne demande pas à ton pays ce qu'il peu faire pour toi,mais demande-toi ce que tu doit faire pour lui .

Et qu'avez vous fait.Avez-vous crées un bagad,une kevrenn,des cours de bretons,écrit aux différents acteurs de la scène mondiale pour leur signaler l'état de soumission coloniale dans lequel se trouve la Bretagne,fait des déplacements au parlement pour rencontrer des élus et leurs expliquer la situation,déposer des dossiers etc non je ne pense pas .Vous attendez sur le bord du fleuve que le cadavre de votre ennemi passe ,et vous pouvez attendre.

Seulement les peuples qui luttent accèdent a la liberté,et le moment est venu de ne plus se poser de questions mais d'agir pour la Bretagne.

Beaucoup de personnes agissent dans le silence et dans l'anonymat pour défendre la culture de la Bretagne,et ils ne se posent pas la question de savoir de quel bord sont les personnes avec qui ils travaillent puisqu'ils savent que ces personnes sont du coté de la Bretagne .

Une chance historique est donnée au peuple Breton de reconquérir ses libertés et d'apporter sa vision différente de la société.

Battez-vous et ne regarder pas l'autre comme un ennemi politique mais comme un allié dans cette lutte de reconquète

un animal debout et grognant inspire le respect,un animal couché reçoit des coups de batons. Relevez-vous et regardez les jacobins d'égal a égal et vous verrez qu'ils sont beaucoup faible que vous vous l'imaginez

YannKez
Mercredi 23 octobre 2013

C'est en effet aussi ma position.

Mais...

A une époque qui n'est pas si lointaine il existait la solidarité et la ténacité bretonne. Les bretons ne lâchaient rien. Il se donnaient les moyens de la lutte ou allaient les chercher quand ils en manquaient. Les bretons étaient forts. Beaucoup s'en souviennent. On dit toujours "têtu comme un breton", non ?

Mais ils sont où ces bretons ?

Consulter ABP (par exemple) est un geste volontaire que nous faisons tous sans contrainte, enfin j'espère ! Mais combien de Bretons lisent ces lignes ? A part, vous, moi, nous, qui nous intéressons à l'avenir de notre nation et allons chercher l'info sur ce qui bouge, ce qui se fait et ce qui doit être fait, où sont les autres ??? Que font ces Bretons qui ne se soucient de rien, qui se laissent encore berner par les promesses politiques en criant au fatalisme ???

Il est largement temps de se battre, ensemble, pour la même et seule cause, la Bretagne. Mais il est avant tout plus que temps de remplir les rangs, de sensibiliser son entourage, ses voisins.

Les moyens sont multiples et chacun peut apporter son soutien. Mettre en avant encore et encore notre culture. Expliquer la vraie histoire de la Bretagne. Et je dis bien la vraie histoire, pas celle dispensée ici et là par les jacobins notoires. Hisser partout notre Gwen-ha-du...

Être fiers de sa Bretagne et savoir pourquoi !

Pour beaucoup, la Bretagne se résume à la bigoudenne à l'arrière de l'auto. Il nous faut apporter le relicat de culture et sensibiliser encore et encore.

Les petites guéguères de qui a fait quoi ces dernières années ne font pas avancer les choses. Nous savons tous que 95 % des politiques sont des menteurs qui pensent d'abord à leur fauteuil et les indemnités et avantages qui vont bien. Nous savons tous que la démocratie est bafouée jour après jour par ces mêmes personnages. Mais ce n'est pas en restant peu nombreux à crier haut et fort que les choses changeront.

Sensibilisons autour de nous, effaçons les petites différences en se concentrant simplement sur l'avenir de la Bretagne et de nous, Bretons.

Les éléctions se gagnent dans les urnes. Et puisque le vote blanc n'est toujours pas reconnu, la tâche est rude ! Unissons nous !

Gra da oan hag e vi touzet. Fais l'agneau et tu seras tondu.

Je reprends la phrase de Yannig car je la partage :

" Un appel a été lancé pour une manif à Quimper le 2 novembre, alors allons-y tous, mais pas pour réciter les anciennes incantations improductives, mais pour redonner la parole au peuple et aux associations et faire le lien entre l'économie et la culture et affirmer une vitalité à reconstruire, tous ensemble... "

TOUS ENSEMBLE !

Yann Fraslin
Dimanche 27 octobre 2013

Ur boned ruz evit ar justis / Un bonnet rouge pour la justice

Ur boned ruz evit ar berzh / Un bonnet rouge pour la prospérité

Ur boned ruz evit ar unaniezh / Un bonnet rouge pour la solidarité

Ur boned ruz evit ar peoc'h / Un bonnet rouge pour la paix

Ur boned ruz, ar kalonad / Un bonnet rouge le c½ur gros

Ur boned ruz evit ar goanag / Un bonnet rouge pour l'espérance

Ur boned ruz evit ar Breizh / Un bonnet rouge pour la Bretagne

Iffig Cochevelou
Samedi 2 novembre 2013

salut Jacques-Yves

Nous voulons une EUROPE démocratique, ou la Bretagne sera présente : mais pour atteindre cet objectif, dans un système démocratique seul le vote peut faire changer les choses (tu le sais mieux que moi avec les exemples catalans et écossais),manifester c'est le bonus, alors ?

ANTI-SPAM : Combien font 9 multiplié par 7 ?
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