Dans les rues de Morlaix, le 15 décembre : rappel à la Ministre de la décentralisation de ses engagements sur la réunification de la Bretagne

-- La réunification --

Reportage
Par Christian Rogel

Publié le 16/12/12 15:36 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

1 500 manifestants, dans les rues de Morlaix, que les averses avaient vidées, étaient là pour rappeler à Marylise Lebranchu qu'elle a, ainsi que Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, pris position pour la réunification de la Bretagne.

C'était dans la ville dont elle été élue députée et maire avant de devenir ministre de la décentralisation.

Assez peu d'élus avaient fait le déplacement (voir liste dans (voir notre article) ), mais, le Parti socialiste avait des «excuses », car, il s'agissait d'interpeller une ministre socialiste, et comme l'anti-réunificateur en chef est le premier ministre, Jean-Marc Ayrault...

Quant à l'Union pour un Mouvement populaire (UMP), s'agissant de réunification, comme le dit la sagesse populaire, mieux vaut ne pas parler de corde dans la maison d'un pendu.

Depuis une loi de janvier 2012, la question du retour de la Loire-Atlantique dans son élément politique d'origine, la Bretagne, est une possibilité plus concrète, puisque seuls les habitants du Pays nantais seraient consultés, la question étant de savoir quand.

Bretagne réunie (voir le site) et l'association44=Breizh (voir le site) ainsi que Kevre Breizh (voir le site) avaient appelé à manifester la volonté des Bretons d'obtenir la réunification dans les plus brefs délais.

Jean-François Le Bihan, président de Bretagne réunie (BR), fait état des 17 comités locaux de l'association qui couvrent toute la Bretagne + Paris.

BR fédère 48 associations, dont les importantes fédérations culturelles bretonnes, ce qui donne un poids d'environ 50 000 personnes.

Il nous a dit : «il faut rappeler aux élus leurs promesses et leurs engagements» et il faut que la prédominance d'un seul parti n'entraîne pas la disparition des points de vue des habitants qui vivent dans les lieux concernés.

Bretagne réunie avait tenu une session à Questembert, le 24 novembre dernier, pour proposer des éléments à mettre dans la future loi de décentralisation. (voir notre article)

Jean-François Le Bihan craint que «le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault (ne pèse) en faveur de la métropolisation qui signifierait l'abandon des trois-quarts des territoires», et, en Bretagne, de tout ce qui est à l'Ouest de la ligne Rennes-Nantes.

Le porte-parole de 44=Breizh, a insisté sur « le lien direct entre réunification et droit du breton à se développer », car, si la réunification n'est pas faite, il sera peut-être créé, de manière autoritaire, une région de 10 départements, dans laquelle il sera impossible d'obtenir que des Sarthois ou des Mayennais tolèrent un engagement réparateur pour le breton.

L'objectif commun des deux associations est d'obtenir que sur les 1 491 communes de Bretagne, la moitié, c'est-à-dire 762, aient voté un vœu en faveur de la réunification.

On en est arrivé à plus de 540 communes, auxquelles s'ajoutent des groupement de communes, soit plus de 630 vœux. Les plus grandes villes (Nantes, Rennes, Brest, Vannes, Lorient, Saint-Brieuc, etc.) ayant émis un vœu, la majorité de la population est représentée.

Nombre d'associations et d'organisations politiques bretonnes avaient leur place dans le cortège, mais de nombreux panneaux sur le thème de la réunification avait été distribués, ce qui concrétisait l'image d'une demande unifiée.

De nombreux habitants de Loire-Atlantique étaient présents et un petit nombre de participants affichaient visuellement et vocalement leur opposition au projet de transfert de l'aéroport de Nantes, bien que cela n'ait pas de lien avec la réunification et que cela divise les militants bretons.

Petite faiblesse de l'organisation : les organisateurs ont su, dès jeudi, que le point de départ ne serait pas à l'Hôtel de ville, mais 1 400 mètres plus loin, à l'ancienne Manufacture des tabacs.

Apparemment, publier sur leurs sites Internet et informer les associations satellites n'a pas été suffisant. De plus, il a été omis d'en donner les raisons.

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