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- Chronique -
Copé - Fillon "Les Abuseurs publics"
J'aime bien être au spectacle lorsque j'ai fait le choix de mon programme. Mais lorsque l'entrée est, en plus, « obligatoire » malgré la pauvreté des textes et le mauvais
Gérard Gautier pour Blanc c exprimé le 29/11/12 15:38

J'aime bien être au spectacle lorsque j'ai fait le choix de mon programme. Mais lorsque l'entrée est, en plus, « obligatoire » malgré la pauvreté des textes et le mauvais jeu des acteurs en présence, qu'en supplément le tarif ( ) m'est imposé alors je dis « stop !»...

( ) ...que l'on ait voté pour l'un des deux « drôles » ou pour d'autres ou même, que l'on se soit abstenu, ils sont payés par... nos impôts !

Le citoyen lambda qui n'est pas adhérent à l'U.M.P. ni à aucun autre parti, peut quand même être révolté, en ces temps de crise, de se voir imposer le spectacle de la lamentable pantalonnade qui mobilise tous les médias.

Ce n'est pas de nature à lui redonner confiance dans la classe politique en pleine déliquescence et dans les Institutions pas au mieux de leur forme.

Ceci est d'autant plus vrai lorsque, de plus, l'un des protagonistes est un professionnel du Monde de la Justice, l'un des piliers de l'Etat.

Il n'est pas en effet acceptable pour les citoyens, qui peuvent être des justiciables, d'assister aux postures et déclarations qui n'honorent pas...les « porteurs de robe. »

Ils sont en droit de s'étonner du silence surprenant du Conseil de l'ordre.

Il est intéressant, et cela pourrait être drôle, de rappeler qu'en novembre 2002 le Conseil de l'Ordre des Avocats de Bergerac avait cru devoir sanctionner l'avocate Valérie Faure, en lui infligeant 6 mois de suspension d'activité, au motif que cette dernière aurait «manqué aux principes d'honneur et de bonnes mœurs »…en jouant de l'accordéon dans la rue, en sollicitant la générosité du public» Elle accompagnait, en fait, son mari chanteur de rue...

La situation actuelle, loin de tout respect de l'éthique, n'aurait pas à être évoquée si une proposition de loi présentée à tous les partis et à tous les parlementaires avait été suivie d'effet. Elle porte sur «l'obligation pour les professionnels de Justice de faire un choix entre être « avocat ou magistrat » ou « parlementaire. » Ils votent en effet des lois qu'ils vont ensuite, éventuellement défendre ou mettre à mal dans les prétoires ?

Or « la notion de conflit d'intérêts » est inscrite toute entière dans la parole évangélique « Nul ne peut servir deux maîtres à la fois.» Elle est au cœur même de la déontologie de la plupart des professions libérales et plus particulièrement de celle d'avocat. » Source Conférences des Bâtonniers : (voir le site) 'interets/

De plus ce n'est pas la première fois que « l'avocat-député » est pris en défaut d'atteinte à la dite déontologie.

Il en a déjà été ainsi, en décembre 2010 lors de l'examen d'une proposition d'initiative parlementaire U.M.P concernant la transparence de la vie politique.

Le texte, qui reprenait des suggestions formulées de longue date par la commission pour la transparence financière de la vie politique, avait été adopté de manière consensuelle par la commission des lois le 8 décembre 2010.

S'agissant de corruption, de lourdes sanctions étaient prévues. Source : (voir le site)

Malgré cela, Christian Jacob, président du groupe des députés U.M.P, s'était opposé au vote de telles sanctions. Ce qui est plus grave encore est qu'il avait été soutenu, voire « guidé, » dans ce qui a été considéré comme scandaleux par les citoyens, comme « une entrave à une évolution positive de la Justice » en se mettant du côté des délinquants potentiels, par Jean François Copé qui était le secrétaire général de l'U.M.P.

Il faut bien admettre que « la bagarre de chiffonniers » qui se déroule publiquement jette un peu plus de discrédit sur la classe politique et la Démocratie.

Elle ne concerne pas que l'U.M.P. Elle justifie, à tout le moins, d'indispensables changements dans les comportements et des réformes.

Mais comme le dit le rapport du Service Central de la Prévention de la Corruption (SCPC) du Ministère de la Justice au sujet de la réforme, également attendue de manière urgente, du financement public des partis politiques, à savoir : « la difficulté de réformer le dispositif résulte du fait que la classe politique dans cette affaire est à la fois juge et partie »

Messieurs « LES ABUSEURS PUBLICS » vous ne nous faites plus rire du tout !

Voir Robe noire et législateur dossier Justice: (voir le site)

Voir aussi :
L’association Blanc C’Est Exprimé a fait, depuis 1989, de très nombreuses propositions pour permettre une meilleure expression de la démocratie, rénover la vie politique et redonner une crédibilité et une légitimité aux élus dans notre Pays.
Vos 1 commentaires
Caroline Le Douarin Le Jeudi 29 novembre 2012 22:14
D'où l'intérêt de ne plus regarder la télévision.
Un passage par jour sur Google actualités est bien suffisant.
(0) 

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