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N’attendez pas tout des autres, même s’ils sont très qualifiés. Fixez votre apprentissage en fonction du but que vous voulez atteindre, et avancez par étapes.

Deux remarques, d’abord.

  • Suite aux conseils d’un ami, j’écris des textes bilingues en commençant toujours par le breton, plus difficile, il faut l’avouer.
  • Mon texte sera sensiblement le même… sans l’être vraiment. Dans un cas, il sera lu par des personnes qui ont déjà franchi la barrière du breton écrit ; dans l’autre, par des lecteurs qui ne l’ont pas encore franchie.

Une règle simple

N’attendez pas tout des autres, même s’ils sont très qualifiés. Fixez votre apprentissage en fonction du but que vous voulez atteindre, et avancez par étapes.

Quelques conseils concrets

1) **Choisissez un objectif atteignable.**

Il est important de garder une bonne image de soi — et de constater que l’on progresse réellement.

2) **Ne restez pas seul.**

On se décourage vite quand on apprend une langue. Trouvez un(e) “aidant(e)” (un proche, un ami, un membre d’un groupe) à qui vous déciderez, volontairement, de parler *uniquement* en breton.

Il existe beaucoup de personnes capables de “passer” au-dessus des fautes, mais cela suppose un engagement des deux côtés : rien de pire que de se lancer… puis de devoir faire marche arrière faute de cadre clair.

3) **Mieux vaut peu mais régulièrement.**

Dix minutes chaque jour valent souvent mieux qu’une longue session rare.

Une méthode qui marche bien : commencer par des chansons

Les chansons ont plusieurs avantages :

  • le texte est généralement court ;
  • la mélodie aide (rythme, accent, intonation, mémorisation).

Choisissez une chanson, puis listez précisément tout ce que vous ne comprenez pas. Un bon réflexe : **posez-vous des questions à vous-même**. Est-ce que vous trouvez la réponse ?

Avec cette liste en main, interrogez ensuite votre “coach” : vous gagnerez du temps, et la discussion sera plus efficace.

Pour mesurer vos progrès

De temps en temps, replongez-vous dans vos premiers essais. C’est souvent le meilleur moyen de constater le chemin parcouru — et de garder la motivation.

Yann-Fañch a fait partie de Kan ar Mor puis comme directeur d’an Oaled à Tréglonou. Il a été professeur de breton à Diwan. En 1984 il lance la maison d’édition Keit vimp bev, spécialisée dans les ouvrages en langue bretonne pour la jeunesse. En 2005, il lance Ya !, le seul hebdomadaire monolingue breton qui paraît, sans faille, depuis cette date. Il a aujourd'hui passé la maim mais a lancé Lennomp une maison d'édition de lives en breton par souscription.