Christian Troadec, maire de Carhaix, candidat régionaliste à l’élection présidentielle

-- Christian Troadec --

Communique de presse de Christian Troadec
Porte-parole: Christian Troadec

Publié le 8/04/16 15:34 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Il y a quelques mois déjà, j’avais émis l’idée d’une candidature régionaliste à la prochaine élection présidentielle. Depuis, j’ai multiplié les contacts et j’ai reçu le soutien et les encouragements de différentes personnalités et d’organisations politiques dans plusieurs régions de France. Aujourd’hui, je suis en mesure d’annoncer que cette démarche collective se met en place dans l’hexagone et dans les territoires d’outre-mer. Notre premier objectif étant de récolter rapidement les 500 signatures d’élus permettant d’officialiser la présence d’un défenseur des régions à cette élection majeure.

Ma candidature à la présidentielle de 2017 prend son sens politique après deux quinquennats préoccupants pour nos régions et leurs populations. Le bilan politique de cette période est vide de toute initiative valable pour réformer l’Etat jacobin, centralisé depuis Paris, qui enferme le pays dans les schémas du siècle dernier et ne permet, en rien, de trouver des solutions pour lutter contre le chômage.

En France, on fait comme si l'élection présidentielle nous permettait de désigner la femme providentielle ou l'homme providentiel. Mais nous savons ce qu'il en est. Pendant ce temps les territoires où nous vivons sont maltraités. Nos propositions pour une vraie démocratie partant des territoires doivent retrouver enfin droit de cité.

La réforme territoriale qui vient d'être mise en place est complètement déconnectée des réalités. Il devient essentiel de faire entendre une autre voix.

Il est temps d'emprunter une voie, plus juste et plus respectueuse des populations. Celle du centralisme prévaut depuis la monarchie. Elle a infligé des blessures profondes aux peuples de métropole et d’outre-mer : affaiblissement puis disparition à terme de leurs langues et cultures ancestrales, marginalisation territoriale. Il faut une politique nouvelle, adaptée à notre temps, pour rompre avec ce passé.

Or la nouvelle carte des régions a été bâclée sur un coin de table, sans respect des territoires et de leurs identités, sans consultation des populations ni de leurs élus locaux. Une démocratie moderne, confrontée comme la nôtre à des problèmes économiques, écologiques, sociaux et culturels sans précédent, ne peut être gouvernée de cette façon. Il nous faut réagir et nous faire entendre.

Le centralisme nous étouffe, il empêche l'imagination et les initiatives novatrices de s'exprimer ; il uniformise, il paralyse, il décourage aussi par ses pesanteurs. Le modèle jacobin, ce centralisme poussé à l’excès, nie ce qui fait les particularités de nos régions, tout ce qui constitue leur identité, comme leurs cultures, leurs langues, leurs façons de concevoir la vie en société, leur histoire, leurs traditions et leurs façons d'innover, de s'insérer dans l'Europe et de regarder le monde... Il faut libérer enfin le dynamisme dont nos peuples et nos régions sont capables.

L'Alsace doit vivre et les Alsaciens être respectés.  La Bretagne doit pouvoir décider démocratiquement de retrouver son unité territoriale. La Corse doit pouvoir bâtir son autonomie selon les intérêts de sa population. Le Pays Basque, la Catalogne et la Savoie ont besoin de disposer d'une collectivité propre. L'Occitanie avec son territoire et ses régions doit pouvoir fédérer ses potentialités et revitaliser son identité, notamment sur le plan culturel et linguistique. Les régions historiques comme la Normandie, la Franche Comté ou la Lorraine doivent pouvoir mieux s’affirmer. La liste est longue…

Même pour la région parisienne et ceux qui y vivent, plus d’autonomie régionale irait dans le sens de plus de démocratie : L’État central n'a-t-il pas imposé son projet de «Grand Paris» contre l’avis des élus franciliens ?

Le fédéralisme que nous proposons est une réponse efficace à la crise sociale, écologique, économique et politique. L’exemple d’autres Etats et régions en Europe le démontre. 

Le centralisme a échoué et échouera encore dans la lutte contre les inégalités territoriales. Et celles-ci se transforment en inégalités sociales. Jamais aucune réforme n'a eu le courage d'aller jusqu'au bout d'une véritable décentralisation. Il y a toujours eu des prétextes pour faire machine arrière. L'Etat centralisé est un Etat paralysé, replié, recroquevillé sur lui-même.

La dernière réforme, avec la création de métropoles n’a fait qu'aggraver la coupure grandissante entre des territoires privilégiés et le reste du pays. La nouvelle carte des intercommunalités, parfois décidée seule par les Préfets, ne répond pas toujours aux vrais bassins de vie et à la confiance que nous devrions accorder à l’énergie des territoires, à leur capacité d’innovation et de création.

Il y a urgence à faire émerger une force politique qui remette en cause le centralisme et propose une véritable régionalisation.

C'est le sens de ma candidature.

Il y a  urgence à ce qu'un projet politique, qui donne de vrais pouvoirs et de vrais moyens aux régions, s'affirme sur la scène électorale, partout en France, pour redonner un espoir à ceux qui refusent « l’apartheid territorial » .

Je crois aux forces et aux capacités d'engagement qui existent dans nos communes, dans nos régions et je suis convaincu que nous pouvons peser sur la prochaine présidentielle. Ensemble, nous pourrons proposer ce qui n'a jamais été fait, jamais été osé en France, à savoir une démocratie enracinée et renouvelée, donnant partout les moyens à chacun de se réapproprier son avenir, de proposer des solutions adaptées au territoire où il vit.

Ce que je propose est le fruit d'une expérience. Maire de Carhaix, une commune de 8 000 habitants, co-fondateur du festival des Vieilles Charrues, un des plus importants festivals de musique actuelle d’Europe, créateur et chef d’entreprises, je connais bien la réalité du terrain. J'y suis confronté chaque jour.

Comme beaucoup d’élus de base j’ai eu à me battre – avec succès – contre l’abandon des services publics en zone rurale et par exemple, après un combat acharné avec la population locale, sauver la maternité et la chirurgie de l’hôpital de Carhaix condamnées par la tutelle au nom de la rentabilité.

Je suis arrivé à la conclusion qu'il faut ouvrir grandes les portes et les fenêtres pour aérer et vivifier les territoires et libérer les énergies.

C’est le seul chemin pour sortir de la crise qui frappe nos territoires régionaux de plein fouet : qu’ils retrouvent leur dynamisme dans le respect de leur identité.

Christian TROADEC

Maire de Carhaix

Conseiller départemental du Finistère

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Vos commentaires :

spered dieub
Vendredi 8 avril 2016

Kalon deoc'h

Il en faut du courage pour renverser des montagnes ....

Yann Menez Are
Vendredi 8 avril 2016

Vas-y Kristian, fonce!

Jacques
Vendredi 8 avril 2016

Les autres peuples d'Europe et même au delà (je pense aux Kurdes) parviennent à déplacer des montagnes et obtiennent des résultats.

Reste la question qui fâche :

Est-ce que ce projet est un projet uniquement de gauche, un projet de gauche mais accueillant les voies non de gauche ou est-ce un projet qui va au delà....?

On se souvient tous du résultat de la Bretagne (administrative) à 7% quand les Corses dépassaient les 50%!

Avec pour conséquence: pas de Bretons au Conseil Régional mais des Socialistes jacobins et des FN...!

On nous vend en permanence une Bretagne "ouverte sur le monde" qui dans les faits est surtout fermée à la diversité politique du peuple breton (diversité pourtant traditionnellement modérée)!

L'objectif est-il de faire gagner la "gauche" ou faire gagner la "Démocratie" (c'est à dire le peuple)...?

Rappelons nous les écologistes qui n'ont pas voté breton préférant voter socialiste malgré que ceux-ci les envoyait balader.... La Bretagne 1er territoire écologiste de l'hexagone, sans écologiste... alors qu'en votant breton ils auraient pu entrer au CR...

Beaucoup espère le choix de la Démocratie et sont prêt à voter pour M.Troadec...

Mais les gens ne veulent plus d'une nouvelle déception et faute de résultat, le FN ouvre ses bras et les électeurs semblent bel et bien décidés à lui fournir les 50% pour faire exploser le système (comme l'analysait pour une fois avec justesse Mélanchon).

Car pour l'instant le milieu politique breton ne propose rien, alors que le FN propose au moins cela (du moins, est-ce ainsi que le peuple semble le comprendre...)

andré bronnec
Vendredi 8 avril 2016

Une initiative de bon sens Je ne me reconnais plus dans cette nation française

Il est grand temps de revenir aux valeurs fondamentales

Allez ChristianTroadec et on sera derrière toi …

spered dieub
Vendredi 8 avril 2016

L'électorat est de plus en plus versatile .Il est dégouté en général de l'ensemble de la classe politique parisienne ,opportuniste ,souvent corrompue , son amateurisme met en danger l'ensemble de l'hexagone .Ce qui fait que depuis quelques année le vote FN progresse souvent plus par défaut que par conviction ,hormis ce qui tient des problèmes liés à l'immigration Une partie non négligeable de ses électeurs est issue de la gauche radicale ,et du PCf .Cependant le crépuscule approche pour ce parti ,pris presque davantage que les autres dans la tourmente des affaires.Comme je l'ai déjà expliqué dans d'autres commentaires ,je pense qu'il va imploser avant la présidentielle française ,une tendance (Phlippot) va rallier Mélenchon .Quand on observe ce qui se passe en Europe et même au USA avec Sanders ,les mouvements indignés sont dans le nouvel air du temps ,ils prennent de l'ampleur y compris en Grande Bretagne avec Corbyn (aile gauche du parti travailliste ) Le FN ou ce qui va en rester, a atteint son apogée C'est un parti ultra jacobin de plus en plus ringard .Au niveau du conseil régional B4 ses élus se sont opposés aux crédits en faveur de la langue bretonne ,bien qu'ils ont reculé au dernier moment ,par contre sur l'opposition à la réunification ils ont maintenu leur position .Peut être espèrent t-ils récupérer un électorat allergique à la cause bretonne ?,hélas çà existe ,comme fut un temps et toujours un peu les protestants en Irlande du nord ,bien que paradoxalement ce sont souvent eux qui ont été à l'origine du nationalisme irlandais .Compte tenu de ce qui est à venir et non du passé et du présent ,Troadec va dans le bon sens

Yann ar Born
Vendredi 8 avril 2016

Il faudra que vous parliez vrai et juste.

Il y en a assez de cette clique parisienne qui prétend diriger notre pays.

Bon courage.

Kristof
Samedi 9 avril 2016

Une fois de plus tu vois juste, Christian, ton combat est juste, ton courage intact, tes amis de plus en plus nombreux!

Le FN va prendre une vieille claque après l'affaire des panama papers : il voulait faire exploser les voies de circulation de l'argent , "direction nos poches à nous" pour le Panama ! Joli programme ! ...Les masques sont tombés et le visage hideux de ce parti apparaît en plein jour.

Ton programme est démocratique, honnête, respectueux des gens et des régions , des peuples de l'hexagone, des cultures, des laborieux et des besogneux qui travaillent dur tous les jours pour construire ce pays.

Tu auras beaucoup plus de voix que certains pensent, car en bon breton tu sauras toucher le cœur des gens , comme tu as su le faire dans le Centre-Bretagne qui avant toi était en perdition.

Tout mon entourage et toutes mes connaissances sont avec toi.

Un grand coup sera frappé et plus rien ne sera comme avant!...

Kalon vat dit ha d'az skipailh!

An Floc'h
Samedi 9 avril 2016

Bon timing. Maintenant (si 500 signatures, Troadec est confiant mais ça n'est pas assuré), reste la tribune.

Témoignage à la Nihous/Laguiller ? Ou envie de faire trembler le premier domino ? Le jacobinisme. Mais même s'il se déséquilibre, sa lourdeur l'empêche encore de tomber. Ce ne sera pas cette candidature qui y suffira mais cela reste sa raison d'être.

Alors déjà le terme "régionaliste" est voué à l'échec. C'est une pichenette.

République Fédéraliste Française. Il faut y aller à fond !

Là-dedans, on évite le spectre de la balkanisation qui sera agité sans arrêt. Ca, c'était avant et déjà pas facile.

Depuis, et tous les militants "régio" doivent en être conscient: le terrorisme. Il a sans doute coûté aux bas mots 2% aux Régionales.

Cette candidature ne pourra pas laisser planer l'intention d'indépendantisme. Mais elle doit aller plus loin que le régionalisme pour être audible.

Donc se concentrer sur la réforme institutionnelle. Mais bien plus ambitieuse que toutes les autres qui seront proposées. En surfant sur la démocratie liquide pour ne pas vouloir donner l'air d'ambitionner à des baronnies. Montrer patte blanche à la Grande Nation en se revendiquant d'une Révolution qui a d'abord célébrer la Fête de la Fédération. Sacrifice, certes, mais surtout patience.

Quid du discours économico-social ? Ca tombe bien Bayrou ne sera pas là. Grand écart altermondialo-capitaliste à la Troadec ?

Il faut attendre la formation de son cabinet. Si R&PS est indispensable, l'entre-soi sera un autre signe d'un manque d'ambition flagrant.

Mais matraquer avant tout sur la fiscalité et son circuit kafkaien. Matraquer, matraquer, matraquer !

Cette idée d'indépendance, là ? Alors oui, ça sera bien mieux entendu ! Un Tourangeau, un Parisien y seront sensible !

Poujado-bobo. Voilà ce que peut être Troadec. Ce qu'il est déjà d'ailleurs. Et ça peut suffire à approcher 5%. Avec une bonne campagne et des alliés variés qui comprennent bien qu'avant tout cette campagne sert à planter une graine.

Faire connaître, comprendre et crédibiliser l'idée d'un décentralisme total et complet, pas l'ersatz servi depuis des décennies.

Annoncer n'avoir qu'une chose à négocier: une République Fédérale.

Et peut-être qu'une miette sera un référendum sur la réunification de la Bretagne (avec la Vendée perdue dans le mastodonte Aquitain et les autres PdL dans le Val de Loire) lâchée par Juppé ? Ca serait toujours ça de pris. En attendant mieux.

Mais on peut aussi imaginer la naissance d'un courant politique dans la durée. Alors il ne faut pas en attendre mieux qu'un groupe parlementaires aux législatives qui suivront mais ça serait déjà énorme dans l'Histoire des mouvements "régios". En reprenant le discours identitaire après une Présidentielle plus consensuelle mais qui aura permis une nouvelle vitalité.

La route est longue. Mais dans ce marasme actuelle, une idée crédibilisée en 2017, même aux marges mais néanmoins aux racines fortes, peut faire figure d'alternative en moins d'une décennie.

M.Prigent
Dimanche 10 avril 2016

C.Troadec, perspicace, sans bla bla ni effet de com., a discrétement fait son tour de table des personnalités et des soutiens prèts à adhérer à son projet d'une candidature régionaliste, voire fédéraliste aux Présidentielles de 2017...Et il a bien raison.

En effet, son projet ressuscite un courant politique TOTALEMENT abandonné par TOUS les partis nationaux, y compris ceux qui historiquement étaient censés porter cette idée d'une France girondine et décentralisatrice incarnée par Lecanuet.

Choyés par le pouvoir central parisien, nourris de la bonne soupe des privilèges et autres statuts spéciaux (chômage et retraite hors norme, cumul des mandats...) qu'offrent aux élus la Constitution de 1958 ("Coup d'Etat permanent" disait Mitterrand, avant qu'il n'en savoure tous les avantages) , ce régime d'exception qui devait être provisoire et qu'ils ont dévoyé à leur profit, AUCUN parti n'envisage de le remettre en cause.

De droite ou de gauche, ce sont tous des conservateurs.

Il faut dire que "nous" jouissons d'une Constitution en béton:

-Un seul peuple, une seule langue, un seul territoire "un et indivisible" et même un seul chef grâce à ce régime "présidentialo-parlementariste" (exception française) qui confère à son Président les pouvoirs de Louis XIV et de sa Monarchie Absolue: différer les élections, choisir les ministres, nommer les hauts fonctionnaires, charcuter les territoires sans consultation, déclarer la guerre, instituer l'Etat d'urgence...

Sympa cette République dite de "démocratie représentative" représentant si mal sociologiquement et politiquement les citoyens "grâce" à un code électoral trafiqué notamment par ce fameux scrutin de liste majoritaire à 2 tours.

Et évidemment, surtout pas de reconnaissance du référendum d'initiative populaire, "nos" élites pensent pour nous, le peuple doit rester sous tutelle, tout comme ses représentants des collectivités réduits au role de supplétifs de préfecture, ce dont ils s'en arrangent bien d'ailleurs: peu de pouvoir, donc peu de responsabilités du moment que la rétribution est assurée.

C'est vrai que le sujet des institutions intéresse peu les citoyens (14% d'après un sondage), ils s'en tiennent aux préoccupations "vitales": chômage, paupérisation, conditions de travail...et comptent sur l'Etat-Providence pour résoudre ces problèmes.

Las ! L'Etat-Providence confronté aux conséquences de son laxisme de 40 ans (endettement, chômage, désindustrialisation, immigration incontrolée) n'est plus en mesure de répondre aux défis actuels.

Certes, il "décentralise" volontiers les charges (RSA, personnes âgées, mineurs étrangers...), mais le carcan tentaculaire de sa réglementation

nationale paralyse, voire interdit les initiatives locales, fussent-elles expérimentales.

Résultat: La France s'endort, les citoyens sont résignés, voire fatalistes, les plus actifs s'exilent à Londres, New-York, Melbourne...

Le Grand Paris à 35 Mds€ desservis par le port du Hâvre en expansion continue, on veut bien, mais quid du reste de la France ?

Seule une candidature à minima régionaliste peut redynamiser le pays, et cette candidature convient tout à fait à C.Troadec, entrepreneur, homme de terrain rompu à l'obligation de résultats, bref l'inverse des éternels candidats hors sol qui alimentent les potins de Versailles ou les ragots de l'Elysée.

spered dieub
Dimanche 10 avril 2016

Deux petits détails pour Monsieur Prigent

Girondin par rapport à jacobin ,pas du tout évident ,d'ailleurs des girondins ont fait parti du club des jacobins ,d'autre part ils étaient plus va t-en guerre ,contre les autres pays d'Europe (bon peut être par stratégie aussi ?) Mieux vaudrait utiliser le terme fédéraliste ,antagoniste du centralisme francilien ,le jacobinisme égalitariste dans l'esprit au niveau territorial (hypocrisie ) lui à d'ailleurs servi de prétexte pour justifier son hégémonie

Un peuple une langue ,hélas oui mais çà a servi de référence y compris aux codificateurs de langue bretonne ,Si l'unification était incontournable ,je ne remets même pas en cause, dans le principe, le perunvan cependant au lieu de mépriser le Breton des natifs ,les acteurs de cette codification auraient du garder le le lien populaire des natifs ,voir les faire participer à l'unification,cela aurait contribué à atténuer des siècles d'humiliation et de culpabilisation Ce problème est une des causes de l'état dont se trouve la langue bretonne aujourd'hui

Luigi Barsagli
Dimanche 10 avril 2016

Personnellement je n'ai aucun envie que plus de pouvoir soit donné à des structures type "Grand-Est" ou "Hauts-de-France" pendant qu'on maintiendrait départements, intercommunalités et communes.

L'éclatement des lieux de pouvoir avec des structures vides de sens, c'est un moyen de faire disparaitre la souveraineté du Peuple, donc la Démocratie.

hebken
Dimanche 10 avril 2016

Beaucoup de Bonnets Rouges n 'ont pas voté pour lui au régionale.Au premier tour de la présidentiel et par tactique ils voteront pour Troadec mais surtout pour faire la "nique" au système français .La seule et vrai question politique c'est: quelle consigne de vote va donner Troadec au second tour ? Jai bien peur qu' il rejoigne le front républicain "tous unie contre le FN" incapable d'instrumentaliser ce parti pour servir la cause bretonne sur fond de culpabilité atavique !!

Jacques
Dimanche 10 avril 2016

@ Kristoff!

Le FN est particulièrement peu développé en Corse et cela pour une seule raison : les partis politiques corses ont un VRAI programme pour les Corses!

Le FN touché par Panama Papers, vous n'y pensez pas... 350 000€, le prix d'une simple maison sur la côte bretonne, c'est sûr la finance mondiale va être mise en déroute...!

A coté de celà un DSK a oublié que sa société d'investissement avait des comptes off-shores, idem pour la Société Générale....

Vous même semblez avoir oublier que le Directeur de Campagne de F.Hollande est un spécialiste renommé des comptes Off-Shore (mon ennemi la finance...!) un gars du genre à ne pas se lever le matin pour 350000€!

Les journalistes sont à 80% de gauches, voir d’extrêmes gauches (même au Figaro), et c'est tout ce qu'ils ont trouvé...!

Vous pensez que les électeurs sont dupes à ce point!

Si TROADEC nous refait le coup des Régionales (c'est à dire un apartheid breton entre d'un côté la gauche et de l'autre les intouchables...!), le résultat sera le même : Breton nul, FN et Socialiste au pouvoir!

Alors autant voter directement pour les Socialistes ou le FN sans passer par les intermédiaires...!

Tout le monde sait que derrière TROADEC, il n'y a aucune organisation à part l'UDB!

Les Bretons ne voulant pas de l'UDB, vous croyez que les Corses (qui ont 50% aux élections), les Occitants, les Alsaciens voudront de l'UDB?

Vous croyez que tous ces gens voudront d'une personne qui déjà n'arrive pas à rassembler l'ensemble de la population bretonne, même pas les écolos de gauche...?!

Je pense que TROADEC pourrait jouer le jeu (peut-être même le souhaite t-il), mais il dépend totalement des autres (ceux qui ont une organisation) pour faire les élections!

Donc personnellement, je ne souhaite ni voter Socialiste, ni voter FN, alors pourquoi voterais-je pour TROADEC si par son refus d'unir les Bretons il travaille indirectement pour ces 2 partis...?

D'ailleurs, les Bretons n'ont pas voté pour TROADEC, ils ont voté pour le FN!

Et tant que TROADEC refusera un rassemblement démocratique breton, le FN a une autoroute devant lui en Bretagne!

Alors, cela ne sert à rien de critiquer le FN quand par ailleurs on lui ouvre une autoroute!

PIERRE CAMARET
Lundi 11 avril 2016

Donc , si j' ai bien compris C.TROADEC apres avoir sauve un Hopital , d' avoir attire des investissements etrangers dans son coin ..... va sauver la Bretagne ( et peut etre la France ) .Merci de m' avoir informe .

J' ai installe une chaise longue sur mon balcon , et je regarde .

kris braz
Lundi 11 avril 2016

Bizarre… A-t-on entendu parler d'une concertation avec Corses, Basques, Alsaciens, Occitans ?…

Brocèlbreizh
Lundi 11 avril 2016

Une véritable candidature autonomiste/fédéraliste devrait être portée par les Alsaciens ou par les Corses.

C'est étonnant mais ils dépassent les 6%...

Je pense pour ma part que ceux-là proposeront également une candidature non alignée sur l'heRPèS.

La Bretagne n'est pas une Région c'est un Pays.

Le Fédéralisme est pragmatique, c'est-à-dire sans idéologie de gauche ou de droite.

Un animal (politique) apprend de ses échecs. Prouvez le....

Un programme politique cohérent qui unit l'ensemble des mouvements Bretons est plus porteur qu'une candidature sans fondation véritable.

Il est en outre préférable de négocier avant de communiquer...

spered dieub
Lundi 11 avril 2016

Oui mais la taille de la Bretagne est bien plus importante que celle de la Corse ou l'Alsace .D'autre part ,tout au long de l'histoire des Bretons ont pesés et influencés la vie politique et économique française ,parfois certaines de leurs maladresses au moment de la révolution(1789 1790) ont contribué à sa disparition politique !! .Historiquement nous sommes les dépositaires de la culture celtique qui a concernée une bonne partie de l'hexagone .Dans ce sens nous symbolisons la résistance face aux envahisseurs latins et germains .Si Nominoe (quelque par tyran ) n'avait pas disparu ,qui dit que les armées bretonne n'auraient pas envahis la majeure partie de la Gaule ,et de fait pris le pouvoir ??? l'histoire est hasardeuse ,bien que géographiquement la Bretagne est bien déterminée ,hormis les limites orientales qui ont été disputées

yanneutch
Lundi 11 avril 2016

Salud deoc'h,

le pourquoi du comment des élections de 2015 apparait enfin : Christian Troadec a géré 2015 en pensant 2017 (bien ou mal...), en repoussant ses anciens alliés pour s'aliéner l'UDB, il fallait comprendre par là s'aliéner R&PS (c'était pas clair ? mais si bien sûr !).

Le petit hic, c'est que R&PS est polymorphe : au Pays Basque Nord, R&PS regroupe à la fois le PNB, EA et AB qui ne participent pas forcément aux mêmes coalition électorales localement (sans compter les avatars de Batasuna). En Corse, R&PS c'est le PNC mais pas Corsica Libara. C'est aussi, en Alsace, Unser Land qui remplace l'antique UPA. Il faudra donc casser les murs du sectarisme et mettre les compteurs à zéro. Chiche ?

Léon-Paul Creton
Mardi 12 avril 2016

"D'autre part ,tout au long de l'histoire des Bretons ont pesés et influencés la vie politique et économique française ,parfois certaines de leurs maladresses au moment de la révolution(1789 1790) ont contribué à sa disparition politique !! "

Spered dieub, pesé peut-être, mais pesé sûrement sur la bascule et le bénéfice du voisin qui a laissé "...les épluchures aux Bretons"!

Rodomontades intéressées, Velleités et Com illusion

Sont toujours les trois mamelles du combat breton.

Lheritier Jakez
Mardi 12 avril 2016

Présidentielle 2017 :Faut il y aller ,et avec qui?

500 Signatures,financements...?

Des autres peuples de l'Hexagone, quelle candidate ou candidat sera le plus "médiatique"?

Législatives 2017 dans la foulée?Faut il y aller ?Union Bretonne indispensable.Financement,Montage Hexagonal.

Second tour:Pas de désistements ?Parole d'honneur!

Dommage qu'il n'y a pas qu'un tour!

Oui mais :très vite un programme minimum pour unir tous les bretons et autres organisations hexagonales.

Ensuite tenir compte des développements des mouvements sociaux politiques actuels ,

qui intéressent nos jeunes et anciens et qui vont bouleverser la donne.

PIERRE CAMARET
Samedi 16 avril 2016

Ne pas regarder seulement son nombril Breton .Tenir compte du monde dans son ensemble ( nous en faisons parti )Geopolitique et RIEN NE PEUT ETRE FAIT , JE REDIS RIEN , sans en tenir compte Ce n' etait que peu le cas il y a 150 ans / 100 ans .... maintenant c' est plus que le cas .... c' est la condition .

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