Charte européenne des langues régionales: Les parlementaires bretons toujours mobilisés
Communiqué de presse de Conseil Régional de Bretagne

Publié le 15/12/06 18:04 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Charte européenne des langues régionales Les parlementaires bretons toujours mobilisés

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Les élus de la Région Bretagne, unanimes, ont rappelé à maintes reprises leur attachement et leur détermination pour que vivent la langue bretonne et l'expression Gallèse. Le plan langue bretonne voté en décembre 2004 -dont la première évaluation a été présentée récemment- rappelle notamment l'importance que les élus accordent à la ratification par la France de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires. Signée en 1999, elle est toujours en attente de ratification du fait de l'opposition du Conseil constitutionnel et du Président de la République.

Depuis, les députés bretons, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional, Marylise Lebranchu, 1ère vice-présidente du Conseil régional, la Sénatrice Odette Herviaux, vice-présidente du Conseil régional et l'ensemble des parlementaires socialistes bretons ont sollicité le Président de la République et proposé des amendements lors de toutes les discussions de projets de loi constitutionnelle. Sans succès. L'opposition parfois caricaturale du Gouvernement et de la majorité des députés UMP n'a pas permis la moindre avancée.

Le 13 décembre dernier, nous avons choisi de voter l'amendement du député Marc Le Fur au cours de la discussion du Projet de loi relatif à la composition du corps électoral de la Nouvelle Calédonie, afin de proposer une modification de l'article 2 de la constitution. Cet amendement, s'il ne permet pas, à coup sûr, la ratification de la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires, permet d'inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.

Aujourd'hui force est de constater que le combat, dans les conditions actuelles, est difficilement gagnable. Il faut maintenant passer à autre chose qu'un bricolage constitutionnel par amendement. Au vu des réticences et opposition du gouvernement actuel comme de sa majorité - à l'exception de quelques rares parlementaires - les solutions, urgentes, pour la survie des langues régionales devront être mises au cour des prochaines échéances électorales. Le projet socialiste en fait mention et la candidate du parti socialiste a précisé lors d'interventions à Quimperlé ou à Guingamp sa volonté de voir la Charte ratifiée.

Il ne s'agit donc plus seulement de se satisfaire d'une " cause qui progresse " mais bien de prendre date pour l'avenir et de trouver enfin des solutions pérennes.

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