Jean et son public, amis complices...
Jean et son public, amis complices...

Organisé par Cent pour un toit, introduit en trois langues (français, italien et kurde), un beau moment partagé.

Plutôt que d'autres racontent sa biographie, il s'en charge, se moquant de son âge, demandant le leur aux participants. Il est à un an de la moyenne de mortalité des hommes en France : 78.9, alors, le temps presse. Il raconte son père qui lui court après et tombe dans le tas de fumier, sa mère, une sainte, qui l'a envoyé au séminaire, la rencontre à Lyon d'une jeune fille qui lui a fait changer d'idée, un spectacle en italien qui se moquait du pape...

Jean Kergrist a plus d'un tour dans son sac et ceux qui l'écoutent le savent bien. Nombreux sont ceux qui reviennent inlassablement voir ses dernières créations, du clown atomique au clown chomdu en passant par la gavotte du cochon ou le secrétaire d'étable. L'âge ne change rien à l'affaire : Kergrist prépare, après avoir joué «les mémoires d'un âne» soixante fois, un nouveau spectacle pour 2018...

En première partie, Maryse a introduit le sujet en chantant des paroles qu'elle a composées sur les Italiens venus en Lorraine, l'histoire des hommes qui, comme son père, étaient des migrants. Puis la lecture du poème en italien et français d'Erri de Luca a permis de comprendre ce que de l'autre côté de la Méditerranée les jeunes qui partent peuvent penser. Enfin, Hazhar a interprété cinq chants kurdes en entraînant toute la salle à taper dans les mains. Un beau moment interculturel.

Plusieurs marmites de soupe ont été consommées, et les participants ont continué à discuter des futurs projets, adhésions, améliorations à apporter, et aux futurs spectacles et rassemblements pour mieux comprendre et accompagner les personnes en exil.

Prochaine réunion à Quimperlé, 20h salle Ellé de l'Espace Benoîte Groult, mardi 10 octobre à 20h

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