
Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé sur le droit des peuples à l'autodétermination.
Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé, lundi 28 juillet 2025, depuis le siège de l'ONU à New York lors de l'ouverture d'une conférence internationale, et a répété l'intention par la France de reconnaître "pleinement un État palestinien" en septembre.
Nous retiendrons l'introduction de son discours qu'il a déclamé avec beaucoup de conviction : " La France reconnait comme sacré le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Parce qu'il n'y a rien de plus précieux pour l'Homme que la dignité de se tenir libre et debout sur la terre dans laquelle plongent ses racines. Parce que le privé de ce droit conduit inévitablement au ressentiment, à la violence et à la guerre. "
Bravo monsieur le ministre : " Parce qu'il n'y a rien de plus précieux pour l'Homme que la dignité de se tenir libre et debout sur la terre dans laquelle plongent ses racines ". Nous nous reconnaissons parfaitement dans ce principe. Mais pour nous, Bretons, il ne s'agit pas seulement d'un effet de style rhétorique déclamé devant un parterre de représentants d'Etats de l'ONU. Cette phrase nous la ressentons dans notre for intérieur avec émotion, car elle nous concerne directement, nous la vivons !
Les Bretons ne demandent pas un Etat indépendant monsieur le ministre, mais un minimum de respect, d'écoute, de considération et de droits spécifiques. Sachez monsieur le ministre que vos beaux principes s'appliquent également au Peuple breton, aux Bretons qui vivent à quelques heures de votre capitale.
Commentaires (20)
Comment les Bretons peuvent-ils demander un minimum de considération ? Leurs élus ne rêvent que du grand ouest ! Personne ne bronche quand la banderole de Bretagne Réunie est évincée du FIL. Personne n'a bronché non plus quand la pétition des 100 000 n'a pas été inscrite à l'ordre du jour du CD 44. On gobe la démagogie d'un référendum décisionnel. Comme si les habitants de la Loire-Atlantique pouvaient se substituer à l'Assemblée nationale...
Bravo Monsieur le Ministre
Comme je partage votre declaration humaniste en tant que Breton demeurant à Sainte Reine de Bretagne en Pays Nantais/Loire Atlantique
Celles et ceux qui considèrent notre Gwenn ha Du comme drapeau national savent qu’une des bandes représente le Pays Nantais
Un Deiz e vo sklaer an Amzer
"Les Bretons ne demandent pas un Etat indépendant..." En effet, les Bretons pourraient continuer à le demander gentiment, pas certain du tout que cette demande aboutisse.
S'organiser pacifiquement pour vivre de façon indépendante serait plus efficace.
Pour vivre de façon indépendante, il faut se passer de ce que nous impose l'État français.
- subventions argent = soumission
Que font "nos" milliardaires bretons pour constituer un "fond souverain de Bretagne" ?
- électricité nucléaire / achetons des panneaux solaire pour fabriquer notre énergie.
- faire pas nous-mêmes et réduire ses consommations.
Cela rejoint les grands principes de l'Écologie.
Moins de dépendance à défaut d'une indépendance.
"Les Bretons ne demandent pas un Etat indépendant monsieur le ministre"
Pas bien compris cette phrase en contradiction avec le principe d'auto-détermination me semble t-il. C'est justement aux gens qui veulent vivre indépendant, avec leur Etat, que le Ministre s'exprime.
Merci pour votre commentaire. La phrase la plus importante, ici, dans mon argumentaire, est : « Parce qu’il n’y a rien de plus précieux pour l’Homme que la dignité de se tenir libre et debout sur la terre dans laquelle plongent ses racines ». Cette nécessité et ce droit d’être soi-même «sur la terre dans laquelle plongent nos racines» peuvent trouver satisfaction, notamment pour les Bretons, dans le cadre d’une autonomie, à l’instar d’autres nations européennes.
Dans le Télégramme du jour, Jean-Jacques Urvoas rappelle que la France a ratifié la Charte européenne de l'Autonomie locale en 2007, Charte qui "possède une valeur supérieure à celle des lois nationales".
Pour mettre en conformité le droit français avec ladite Charte, a été notamment voté en 2010 l'article dit du droit d'option. On peut donc s'interroger : comment un article qui s'appuyait sur une telle Charte a-t-il pu être si facilement abrogé en 2019, suite à un vote de 2014 ?
Il y aurait beaucoup à dire sur ce droit d'option. Il avait cependant le mérite de donner un cadre à la consultation des citoyens de la Loire-Atlantique au sujet de la Réunification. Mais on peut penser que les lois de décentralisation de 2005 donnent aussi un cadre à ce vote consultatif : lois toujours en vigueur, à la différence du droit d'option.
Le mouvement politique breton pourrait demander le établissement du droit d'option, mais il préfère s'égarer sur la piste d'un référendum décisionnel totalement fantaisiste, inspiré par Grosvalet, notoirement connu pour être hostile à la Réunification.
Le droit d'option semble aussi illusoire que le référendum décisionnel : quand ce droit existait encore, le conseil départemental de Loire-Atlantique a voté une délibération pour exprimer son refus de l'exercer (délibération du 17 décembre 2018).
Plutôt que la Charte européenne de l'autonomie locale, on peut se demander s'il a été pleinement tiré parti du Pacte international sur les droits civils et politiques au vu de la façon dont a été géré le recours contre le découpage régional qui a été déposé en 2024 devant le Comité des Droits de l'Homme ( https://abp.bzh/bretagne-reunie-soutient-le-recours-citoyen-devant-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu.-883 ) sur une initiative de Bretagne Réunie qu'Emile Granville connaît bien : aucune information donnée par l'avocat pendant 10 ans, refus persistant de l'avocat de communiquer les courriers reçus du Comité... Ce recours invoquait, entre autres, la contradiction de la position de la France qui accepte le droit à l'autodétermination des peuples reconnu par le Pacte mais refuse l'application de l'article relatif aux droits des minorités.
Au moins le CD 44 a-t-il assumé son refus d'utiliser le droit d'option. En revanche, il n'a pas assumé son refus de consulter son électorat, la pétition n'ayant pas été inscrite dans l'ordre du jour.
Le but de la pétition des 100 000, c'était que le CD 44 se sente obligé de consulter son électorat, sous peine de passer pour des gens pas très démocrates. Ils s'en sont tirés par la fantasmagorie du référendum départemental décisionnel organisable pas l'Etat, avec la complaisance de gens prétendument favorables à la Réunification (ou alors favorables, mais pas en priorité). Depuis le désastre de cette pétition, qu'on ne me parle plus du mouvement breton.
Depuis que le CD 44 a refusé en 2018 d'exercer son droit d'option, on ne peut plus prétendre que le CD 44 serait favorable à la Réunification, en se référant à d'anciens vœux alambiqués qui ouvraient la porte toute grande au grand ouest.
Le référendum décisionnel est illusoire car contraire à l'article 3 de la Constitution. Le droit d'option est illusoire tant que les gens votent pour des politiciens pro-grand-ouest. Ce n'est pas le même type de problème.
Il y a une coquille dans mon précédent commentaire. Le recours devant le Comité des Droits de l'Homme a été déposé en 2004 et non en 2024.
rétablissement
On peut prendre ce sujet par tous les bouts.
Je ne vois pas comment mobiliser qui que ce soit sur ce sujet si une association comme Bretagne Réunie ne propose pas un chemin crédible pour parvenir à une Bretagne à 5 départements. Depuis la pétition, c'est clairement le coma.
Pitié pas de énième colloque sur la Région Poitou-Charentes avec la Vendée, ou l'espoir que l'Assemblée Nationale de Paris se saississe elle-même et sans contrainte de ce sujet et décide d'organiser un référendum à l'échelle du département...
Bretagne Réunie s'est plainte devant la justice administrative du fait que la pétition n'ait pas été inscrite à l'ordre du jour du CD 44. Résultat : l'association a dû payer 1500 euros de dommages et intérêts au CD 44 ! Sans que cela n'émeuve personne. Dernier recours possible : la Cour européenne des Droits de l'Homme ?
Anne Merrien, je ne comprends pas comme vous les conclusions de cette "justice" administrative.
BR a suivi les règles (extrêmement restrictives, pour ne pas dire sans aboutissement possible) du droit d'option.
Résultat : la pétition aboutie (sacrée prouesse de réunir plus de 10 % de véritables signatures du corps électoral d'un si gros département) n'a même pas été discutée et mise à l'ordre du jour du Conseil Départemental !!
La Justice, au passage, c'est un élément déterminant d'un statut politique, d'une autonomie. Elle est au service du puissant. Référence notamment à la Nouvelle-Calédonie, pseudo-"Etat", et pseudo "Nationalité" qui a en réalité vu tous ses droits à l'auto-détermination et même à l'autonomie remis en cause de A à Z. Pas de justice autonome, pas d'autonomie.
Personne ne soutenait BR dans son recours contre le CD 44 : la justice administrative l'avait très bien compris. Il y a eu aussi l'avocat qui a transmis son mémoire avec 6 mois de retard.
Les municipales approchent. C'est le moment de demander aux maires sortants et aux autres candidats de se positionner contre le grand ouest.
Et surtout pas pour la Réunification. La main sur le cœur, ils prétendront être pour, tout en estimant qu'il n'y a qu'une solution pour cela : la fusion des deux régions !
Attendre des réformes administratives de la part de la république française est illusoire , tout le démontre depuis 1789 , le régime actuel poursuit la politique menée de centralisation , de concentration des pouvoirs parisiens depuis la 2 seconde guerre mondiale .
Je ne crois plus au régionalisme qui conduit à la Bretagne administrative actuelle croupion , pas plus qu'à l'autonomie pour résoudre les problèmes spécifiques à la Bretagne .
L'Etat Nation fait partie du modèle français pour le moment et perdura encore .
Les Breton(ne)s le plus souvent ne connaissent pas leur histoire , leurs langues : le breton , la langue gallo est aussi ignorée .
Le droit des minorités c'est "chez les autres " vu de Paris .
Etre soi-mm est la première condition , c'est certain !