Carte des listes bretonnes aux départementales 2015

-- Politique --

Dépêche
Par Christian Rogel

Publié le 3/03/15 18:36 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le chercheur en sciences politiques, Tudi Kernalegenn, a réalisé une carte de Bretagne explicitant l'offre politique uniquement bretonne pour les élections départementales du 22 mars prochain.

Dans le commentaire dont il l'a accompagné, il souligne que cette offre confirme la faiblesse de l'Emsav sur le terrain politique. La carte, faite à chaud, peut comporter des imperfections mineures, mais, le tableau général reste le même qu'aux précédentes élections.

Sur 133 cantons nouvelle manière (chacun étant la fusion de deux cantons), il n'y a qu'une quarantaine (environ 30%) dans lesquels les électeurs trouveront les bulletins d'un binôme femme-homme.

Plusieurs formations ont présenté des candidats et cela reflète un spectre politique différencié, relativement habituel, si ce n'est l'apparition au niveau cantonal du label « Nous te ferons Bretagne », déjà utilisé par Christian Troadec, conseiller général sortant du Finistère, pour les européennes, les régionales et les sénatoriales.

Ce label qui regroupe son petit parti, Mouvement Bretagne Progrès, le Parti Breton et Breizh Europa sera visible dans 10 cantons, dont 6 du Finistère. A signaler sa présence à Pornic en Loire-Atlantique.

L'Union démocratique bretonne avec, au moins, 15 candidatures sous sa seule responsabilité, 4 en alliance et 1 en soutien est l'organisation politique la plus présente, comme à l'habitude.

Comme la carte le souligne, il y a concurrence avec « Nous te ferons Bretagne » dans un canton d'Ille-et-Vilaine.

Note : Le site de l'Union démocratique bretonne liste 30 binômes, soit 9 de plus que sur la carte. Cela vient du fait que cela inclut de simples soutiens sans partenariat (le seul partenariat est conclu avec EELV à Montfort-sur-Meu) (voir le site) .

A Vannes, le Parti Breton soutient le binôme « Notre chance, l'indépendance » qui est le seul à se présenter ouvertement sous la bannière de l'indépendantisme.

Au total, le nombre de candidatures issues du mouvement breton est assez bien réparti sur les cinq départements, avec une prime pour le Morbihan et une moindre présence en Ille-et-Vilaine.

Le Finistère ne se distingue pas particulièrement, d'autant que Christian Troadec n'a pu patronner autant de binômes qu'il aurait souhaité. Il n'y a même pas d'offres ouvertement bretonnes sur Quimper (1).

La prime aux sortants bénéficiera à Christian Troadec et à Christian Derrien, qui étaient respectivement conseillers de Carhaix-Plouguer et de Gourin et devraient atteindre les 12,5% nécessaires pour être admis au second tour.

Reste à savoir si le mouvement des Bonnets rouges et le mécontentement diffus contre le gouvernement seront des leviers pour que les candidatures bretonnes se hissent nettement au delà des 5% habituels.

(1) Un lecteur signale que la liste Abassene-Brélivet, à Quimper 2 est d'inspiration bretonne (et écologiste), mais, cela n'est pas apparent dans la propagande de début de campagne

Christian Rogel

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