
Bretagne Réunie dépose à nouveau une pétition à l’Assemblée nationale pour une consultation sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne
Dans son texte, l’association rappelle notamment la pétition de 2018, qui avait recueilli plus de 105 000 signatures manuscrites d’électeurs de Loire-Atlantique, soit plus de 10 % du corps électoral du département. Le conseil départemental avait ensuite demandé, le 17 décembre 2018, l’organisation par l’État d’une consultation citoyenne.
Bretagne Réunie estime qu’un dispositif législatif fait toujours défaut pour permettre cette consultation et demande donc aux députés de prendre les initiatives nécessaires. L’association considère qu’un vote des citoyens permettrait de sortir d’un débat institutionnel qui dure depuis plus de cinquante ans et d’engager plus largement une réflexion sur l’organisation territoriale de l’Ouest de la France.
Le texte intégral de la pétition de Bretagne Réunie est joint à cette dépêche.
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Source : Bretagne Réunie
Commentaires (22)
Vous allez voir que cette demande « » ne rentre pas dans le cadre de .... « ». Democracy, did you say ?
YG
Il ne reste plus qu'à trouver une niche parlementaire.
MOLAC et son groupe pourraient y aider beaucoup.
A
Chañs vat d’an holl
Bon courage à toutes et à tous pour la justice pour la Bretagne.
Nous espérons y trouver toutes les Bretonnes et tous les Bretons qui partagent nos valeurs de liberté, d’humanisme et de justice.
Voir la pétition sur le site de l'Assemblée nationale.
Je ne pense pas qu'il y aurait un vide juridique à combler. S'il n'existe pas de loi pour que l'État organise un vote des électeurs de la Loire-Atlantique, c'est tout simplement parce que ce n'est pas possible. La carte des régions est pour lui une compétence indivisible. D'ailleurs, il y aurait rupture d'égalité entre les citoyens si l'État interrogeait les habitants de la Loire-Atlantique et pas les habitants des autres départements. Je ne croyais pas du tout à l'initiative (infructueuse) des députés Molac et Balanant que semble reprendre ici Bretagne Réunie. C'est uniquement au Conseil départemental qu'il revient de consulter ses électeurs sur sa demande officielle de changement de région. Dans le communiqué, il est fait allusion aux vœux du CR B4, mais lui aussi peut faire une demande officielle à l'État, ce qu'il se garde de faire. Les vœux de réunification, c'est pour les communes ! Il faut prendre exemple sur le département alsacien qui a consulté sa population (en ligne, il est vrai, mais il aurait pu aussi bien procéder par les urnes, puisque demander à changer de région est une compétence des départements).
A Anne Merrien : On sait très bien que le CD44 n'en a rien à faire de cette revendication, encore moins avec l'actuel président. Ce n'est pas dans leur grille de pensée, qui est : réchauffement climatique, inclusion, etc. Lisez leur dernier magazine. C'est louable, mais l'identité du département, ils bottent en touche ou ils y sont hostiles, car ils savent que c'est la boîte de Pandore. Personne n'est d'accord et c'est "facteur de division", pas inclusif, cf. nouveaux arrivants, etc.
Le CD44 est opposé à la Réunification, c'est d'ailleurs pour cette raison que la pétition des 100 000 a été organisée. Or, c'est bien au CD 44 qu'il revient de consulter sa population à ce sujet, et non à l'État comme le prétend le CD 44, idée fausse alimentée d'ailleurs par le mouvement breton (tiens donc).
Pourquoi l'unanimité serait-elle requise en cas de désaccord ? Trop facile de justifier ainsi le statu quo. Il existe un moyen pour départager les gens : organiser un vote des électeurs de la Loire-Atlantique. C'est même prévu par la loi, depuis 2005, et c'est la compétence du CD 44. Il n'y a pas à regretter l'ancien président qui portera la responsabilité devant l'Histoire de ne pas avoir inscrit la pétition dans l'ordre du jour. Lui comme l'actuel sont favorables au Grand Ouest. Le premier considère la Loire-Atlantique comme bretonne et l'autre non. Ce qui ne change rien du point de vue de la Réunification.
Vu la confusion juridique générale, il faudrait se rendre à Tréguier lors de la Saint-Yves pour solliciter les lumières des juristes présents. La justice administrative n'a pas dit que le CD 44 n'était pas compétent pour consulter ses électeurs sur sa demande de changement de région (c'est donc qu'il l'est). Cette même justice n'a pas dit non plus que l'État était compétent pour consulter une fraction de son électorat à propos d'une compétence de l'Assemblée nationale, qui est une compétence indivisible (c'est donc qu'il ne l'est pas).
Bretagne Réunie aurait dû lancer une pétition pour que l'Assemblée nationale crée une région B5.
Si quelqu'un souhaite participer à la consultation en ligne proposée par LCG à propos de l'avenir des coch... des Bretons B4, qu'il propose au CR B4 de faire une demande officielle en faveur de la B5, ça nous changerait des vœux en trompe-l'œil.
Anne Merrien, nous ne voulons pas de vos préfets chez nous. La Bretagne, c'est B0, zéro départements, zéro préfets, et ce n'est pas négociable, que cela vous plaise ou non.
Bonjour. Ce devrait être à Loig Chesnais-Girard de faire la demande du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne !
Le mouvement breton culturel, politique, etc. toutes sensibilités confondues n'est pas bien clair sur cette « revendication » qui n'en est pas une d'ailleurs.
Nous avons encore là, et il s'agit pourtant de l'association spécialement conçue pour la cause depuis XX années, d'un formidable exemple de procrastination, botage en touche, enfumage dont nous sommes observateurs coutumiers. Dans les brumes d'Armorique, la « réunification », c'est « retenez-moi où je fais un malheur ». On en parle, mais en réalité, personne n'en veut... et puis c'est important de garder cela pour les discussions entre personnes d'âge mûr autour d'un bon thé, d'un craquelin ou d'une bonne crêpe.
Cette volonté de masquer l'opposition absolue des élus bretons en réalité (c'est la réalité), toutes tendances confondues, par ces pirouettes consultatives sans lendemain, c'est pathétique. Quel est l'intérêt ? On se le demande... Quel est le but, obtenir un jour B5 ou pas ? On se le demande !
Personnellement, et j'ai pas mal changé d'opinion là-dessus, je pense que la fusion de Hollande aurait été une bonne chose. Déjà, il n'y aurait plus eu de séparation administrative régionale ; de deux, les Bretons se bougeraient le... En tous les cas, il n'y aurait pas cette espèce de confort et de médiocrité passive qui se serait renforcée/instituée.
Contrairement aux dires de certains, aucune revendication de cette nature n'a été aussi forte, connue de tous dans la France entière et perdure malgré tout ce qui est mis en œuvre pour la contrecarrer. En face, il ne faut pas oublier qu'il y a un rouleau compresseur qui utilise tous les moyens, dont l'argent public, pour imposer une entité administrative sans histoire, sans culture et sans âme. Un monstre. Il est assez incroyable que, malgré cette force de frappe, nous soyons toujours en capacité de réagir après des dizaines d'années de lutte. Il appartient à chacun de choisir, et un échange, qu'il soit autour d'un thé ou d'une bière, peut toujours être la continuité de cette juste lutte. Une lutte qui, par ailleurs, est un exemple hors des frontières bretonnes où le pouvoir parisien se permet de tout chambouler à sa guise, le dernier avatar étant la proposition d'« éco-régions » sans autre objet que la nécessaire transition écologique. Personnellement, loin des jérémiades et de la procrastination des loosers, il y a une lutte à amplifier.
Faire parler de la réunification ne suffit pas. Surtout si on n'identifie pas bien les compétences des acteurs. Au Conseil départemental, la consultation des électeurs (qu'il ne veut pas organiser). À l'Assemblée nationale, la création d'une région B5 (mais l'État consulte les élus, qui n'en veulent pas, de la réunification). Aux CD 44 et CR B4, la demande officielle (mais bien des conseillers B4 qui votent un vœu parce que ce n'est que du vent, refuseraient). Aux communes, les vœux (qui sont tolérés, bien qu'elles n'aient aucune compétence en matière de découpage régional). Constatant qu'il est difficile de faire pression sur le CD 44, Bretagne Réunie cherche à faire pression sur l'Assemblée nationale... mais pas au sujet des compétences de l'Assemblée nationale.
« Histoire, culture et âme » vs « nécessaire transition écologique »
Vous avez raison, il faut définir les priorités.
Et pour la vie quotidienne des générations actuelles et futures, quelle est selon vous la « plus prioritaire » ?
Sans oublier l’économie, qui est le seul facteur susceptible de financer la nécessaire autonomie.
Et quelle est l’organisation décentralisée du territoire qui est la mieux à même de mettre en œuvre ces priorités ?
Une pétition adressée à l'Assemblée nationale peut être signée par n'importe quel citoyen. Toute la diaspora bretonne peut signer. Ce n'est pas une mauvaise idée en soi, mais l'Assemblée nationale ne peut pas se substituer au CD 44 pour consulter ses électeurs. De plus, signer pour la B5 est plus motivant que signer pour l'organisation d'une consultation.
Même si Rennes et Nantes dominaient le grand Ouest, les Bretons ne seraient pas forcément à la tête de cette méga-région. Et la Bretagne serait noyée là-dedans. Le logo de l'Ouest remplacerait le drapeau breton sur les plaques d'immatriculation.
Les CD 44, c'est par définition des départementalistes. Ils ont tout intérêt à rester dans une région bidon - qui plus est, Nantes en est la capitale - et aucun à demander un rattachement à la Région Bretagne. Leur but dans la vie n'est pas d'être rattaché à une région, précisément.
Il faut des listes uniquement bretonnes, sans aucun autre sujet que le rattachement à la B4 aux prochaines départementales.
Les électeurs doivent comprendre que ce sont seulement leurs conseillers départementaux qui peuvent demander le changement de région (ou organiser un vote à ce sujet). Il faudrait que cela soit l'unique programme des candidats pro-réunification. Rien sur les classes bilingues ou les drapeaux bretons, compatibles avec les PDL ou l'ouest.