
''Le fait que le manoir médiéval soit situé sur le territoire du département de Loire-Atlantique ne saurait être un frein à votre action, sauf à considérer que le patrimoine breton de Loire-Atlantique serait voué par nature à la destruction ou à l’oubli du fait de sa localisation au sein de la région des Pays de la Loire''. C’est en ces termes qu’interpellent conjointement l’association Koun Breizh et l’Institut culturel de Bretagne
« Le fait que le manoir médiéval soit situé sur le territoire du département de Loire-Atlantique, ne saurait être un frein à votre action sauf à considérer que le patrimoine breton de Loire-Atlantique serait voué par nature à la destruction ou à l’oubli du fait de sa localisation au sein de la région des Pays de la Loire ».
C’est en ces termes qu’interpellent conjointement l’association Koun Breizh https://memoire-de-bretagne.bzh/ et l’Institut culturel de Bretagne ICB SUAV https://www.skoluhelarvro.bzh/ (voir courrier en pièce jointe)/
Il y a trois jours, nous relayions un communiqué de Koun Breizh sur l’imminence de la destruction d’un patrimoine historiquement, culturellement et symboliquement important de la Bretagne : le manoir de Pierre Raboceau, secrétaire des ducs de Bretagne voir ABP https://abp.bzh/affaire-de-la-destruction-du-manoir-de-pierre-raboceau-57085 .
Animées par le sentiment de l’urgence, les deux associations ont donc écrit au président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, pour lui demander d’agir.
Urgence il y a en effet, de par l’attitude méprisante du maire de la commune envers l’association Bouvron Patrimoine et surtout de ce bâtiment et l'ensemble de l'îlot Datin.
Des bennes seraient arrivées sur le site, la destruction est imminente.
Il est demandé au président Chesnais-Girard de « prendre attache avec Monsieur le Maire de Bouvron, les représentants de la région des Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique pour explorer ensemble les possibilités qui permettrait de sauver le manoir du secrétaire du duc de Bretagne ».
Comme le disait sur place le représentant de Bretagne Réunie, le jour de la manifestation, « dans une Bretagne unie, ceci ne se serait pas produit ». En effet, sans conscience de l’âme bretonne de la Loire-Atlantique, les édiles des Pays de la Loire et leurs amis détruisent tout pour aller de l’« avant ».
Mais ce qu’ils détruisent, c’est bien notre culture, notre chair, notre âme.
Halte au feu !
L’ICB et Koun Breizh restent vigilants sur ce dossier.
Documents liés
-
57110-lettreouvertechesnaisbouvronde
Source : Koun Breizh
Commentaires (3)
Si ce patrimoine était détruit, il faudrait filmer la démolition des murs du XVe siècle, pour leur faire honte. Ainsi le déni ne serait plus possible, comme quoi il n'y a jamais rien eu là, puisqu'il n'en reste rien.
Très franchement, sur ce sujet bien précis, je ne suis pas bien sûr que le même patrimoine situé en Région Bretagne connaîtrait un sort bien différent. Je me demande même si la contestation ne serait pas plus faible qu'elle ne l'est à Bouvron, compte -tenu du contexte administratif.
Réponse du cabinet de LCG : "Notre politique de soutien à la valorisation du patrimoine bâti s'applique dans les quatre départements bretons, mais pas au-delà." Cette formulation maladroite dénie à la Loire-Atlantique sa qualité de département breton. Il aurait mieux valu écrire " dans seulement quatre des cinq départements bretons". Cela augure mal de la réunification de la Bretagne.