Axe Morlaix-Roscoff : une urgence économique, écologique et de sécurité publique
Communiqué de presse

Publié le 26/08/22 14:57 -- mis à jour le 26/08/22 14:57

La saison qui se termine a battu son plein. Entre Morlaix et Roscoff, une moyenne d’environ 15 000 véhicules (voitures, camions, tracteurs…) par jour, durant les mois de juillet-août. À certains moments de la journée, près d’une heure pour relier Morlaix à Roscoff, distantes de 28 km. Des embouteillages nombreux et des risques élevés d’accidents, comme celui, dramatique, survenu le 19 août, entre le pont de la corde et Saint Pol de Léon, 2 camions de 40 tonnes et un tracteur se sont télescopés, entraînant la mort d’un des chauffeurs…

À cela s’est ajoutée une reprise importante du trafic de la Brittany Ferries, au port du Bloscon et, des difficultés de plus en plus importantes pour stationner à Roscoff, pour visiter la ville ou rallier l’île de Batz.

Un prix des carburants en nette augmentation ; des offres de plus en plus onéreuses pour se loger, qui ne devraient guère diminuer durant l’année, obligeant les habitants à se déplacer de plus en plus loin…

Voilà un tableau dressé préoccupant qui devrait amener les autorités à réagir vite et à trouver des solutions pérennes, en particulier sur la rénovation en urgence et la remise en service de la ligne de train entre Morlaix et Roscoff, au niveau du fret, comme du transport passagers et pourquoi pas vélo (les trains peuvent accueillir les vélos contrairement aux bus).

Cette ligne arrêtée le 3 juin 2018, mais en fait, graduellement sabotée auparavant, par manque d’entretien ; horaires déconnectés des réalités du terrain et ce, afin de favoriser avant tout le transport routier. Le dernier train Paris/ Roscoff direct a été stoppé en 1985, comme le fret qui faisait pourtant de cette ligne la plus rentable d’Europe.

Que nous propose-t-on pour tenter le limiter les dégâts et d’améliorer les choses ? Deux nouvelles études coûteuses, dont une sur le fret justement et cerise sur le gâteau ; la transformation en voie verte qui réglerait tous les problèmes, en doublant l’itinéraire déjà existant mais jugé pas assez sécuritaire ! Les 22 traversées de route, aux passages à niveau de la ligne de train, le seraient-ils plus et surtout quelle serait la fréquentation réelle de cette voie récréative ? Peut-on mettre en balance, divertissement individuel et service public pour tous ?

L’UDB Pays de Morlaix et des Monts d’Arrée, organisatrice du rassemblement réussi du 22 janvier à Roscoff, pour la réouverture de la ligne, demande fermement que, par delà les beaux discours tenus par les politiques ce jour, de véritables actes soient posés rapidement sur l’urgence de la situation, auprès de l’État et de la Région. On ne peut d’un côté parler de transition écologique et de l’autre laisser continuer ce non sens, sur cette route.

La richesse de ce territoire qui attire de plus en plus, entreprises, centres de recherches marines et particuliers, requiert cette prise de conscience effective, objective et rapide. N’oublions pas qu’entre temps, le port de Roscoff est entré dans le réseau transeuropéen de transport, pourvoyeur de subventions ; ne négligeons pas l’occasion ; elle ne se représentera pas.

À Morlaix le 25 août 2022

Pour l’UDB Pays de Morlaix et des Monts d’Arrée

Michel Beaupré responsable de section.

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