


Baguenaudant, en Loire-Atlantique, département ô combien breton, dont certains esprits manipulés souvent à leur insu disent ligérien, je tombe sur ce château d’eau, à Blain. Alors, Blain est-elle bretonne ? Une piste de réponse : cherchez l’hermine et le nom bilingue.
Renseignements pris auprès de la mairie, ce château d’eau fut construit en 1972, avec volume d'eau stockée de 2000 m3, contenance exceptionnelle par la nécessité à l'époque de fournir un grand abattoir. Cette rénovation toute récente (juin 2025) a été permise grâce à Atlantic Eau en charge de la gestion de l'eau potable dans une partie du département, et qui renovait totalement ce chateau d’eau avec le partenariat du CERB, Club des entrepreneurs de la région de Blain, et la ville de Blain.
La fresque a été réalisée par l'artiste street art Heol Jeffroy , connu à Rennes pour d'autres créations monumentales, à Vannes sur le toit de l'immeuble ancien siège de la DDE 56, en Amérique du Sud.
Un élu militant comme on les aime
Le rafraichissement et la nouvelle parure peinte pour 20 ans au moins, est donc très récente, et termine provisoirement le parcours d’un élu local hors normes, car telle était sa volonté, Jacky Flippot, aujourd’hui adjoint en charge de la "commission, Culture, Relations internationales et Communication" (ouf !). Il est un élu comme on les aime, travailleur infatigable pour sa commune, mais aussi pour porter fièrement la bretonnité de sa commune, mais aussi la sienne. Eh oui, il fut aussi jusque très récemment président du très vénérable Institut culturel_de_Bretagne https://www.skoluhelarvro.bzh/ , dont le siège est à Vannes.
La Gorsedd de Bretagne honora Jacky Flippot avec sa médaille en 2024, pour l’ensemble de son action. Son Credo : « engagez-vous dans la vie municipale, c’est là où vous ferez vivre notre Bretagne ».
Mais revenons à Blain
Vous avez tous vus plus haut cette nouvelle fresque sur le château d’eau, et l’inscription bilingue du nom de sa commune, Blaen e brezhoneg, Blain en français. Mais n’oublions pas non plus que près d’environ 90 % de ses rues sont affichées en bilingue breton-français.
Sachons aussi que l’on trouve à Blain l’allée Nominoë, la rue des Namnètes, l'allée Anne de Bretagne, l’allée Olivier V de Clisson et je dois en passer. N’oublions pas non plus son école bilingue français-breton Andréee Chedid, créée grâce à l’opiniatreté de notre Jacky Flippot. Nous trouvons aussi des peintures-pochoirs entre le centre et le château de La Groulaie, à un kilomètre.
Et notre duchesse séjourna à Blain
Ah, ce château, qui vit la venue durant trois semaines de la duchesse Anne de Bretagne, alors reine de France et son royal époux Louis XII ; elle qui alors redonna à notre Bretagne son indépendance et sa force, après les années noires de Charles VIII, qui la contraint à la soumission, contraindre est un euphémisme. Et surtout avant les fourberies, (idem), de François 1er, roi de France, qui nous spolia avec son édit de 1532 et avec l’usurpation des droits de Renée de Bretagne, la privant de l’héritage des droits de notre duché au profit de son fils « François 3 de Bretagne », duc fantoche, supprimant ainsi la Bretagne au profit de la France.Avec la mort rapide de son fils, il récupéra encore plus vite notre pays.
Il est dans anti-Bretons
Remarquons aussi que Blain a mis aux entrées de la commune des panneaux bilingues, qui ont été démontés par des saligauds, à moins qu’ils ne fussent des nervis payés.
Bevet Blaen, Bevet Breizh
Commentaires (26)
Bravo à Blain !
Blain est un authentique toponyme de langue bretonne. On trouve son correspondant Blain-Banalec en Plouezoc'h.
J'avais entendu dire qu'un quart de la population de la commune avait signé la pétition de Bretagne Réunie.
Faire vivre la Bretagne en Loire-Atlantique, c'est très bien, mais ça ne nous sort pas des PDL. Cela ne nous protège pas du grand ouest non plus.
Ce qui fait que la Loire-Atlantique est bretonne, ce ne sont pas les centaines de toponymes en langue bretonne qu'on peut y trouver. Ce qui fait que la Loire-Atlantique est bretonne, c'est parce qu'il en est ainsi depuis une douzaine de siècles.
Déni de réalité !
La Loire-Atlantique / Loire-Inférieure / Pays Nantais a été gallo-romaine de -50 à +450, franque / mérovingienne / carolingienne jusqu’en 851, date de son annexion par les bretons.
Le royaume de France a récupéré son bien (le Pays Nantais) en 1488 / 1532 dans le cadre d’une province royale (jusqu’en 1789), puis en tant que l’un des 83 départements sous contrôle direct du pouvoir central en 1790.
La IIIème république a créé les régions économiques il y a une centaine d’années, lesquelles ont été progressivement transformées en entités administratives ayant compétences sur, principalement, l’économie et les mobilités.
En étant très généreux, la Loire-Atlantique / Loire-Inférieure / Pays Nantais n’a été bretonne que pendant 680 ans, soit ~ 7 siècles, pas une douzaine.
Le pays nantais ne cesse pas d'être breton en 1532, tout comme le pays rennais devenu breton aussi au 9e siècle. La province de Bretagne a été découpée en cinq en 1790 : la Charte culturelle de 1977 considère qu'il y a cinq départements bretons. La Bretagne judiciaire et notariale fonctionne à cinq départements.
Pas du tout d'accord avec concernant les toponymes et la langue bretonne. L'on voit clairement dans le 44 que le Tiers Nord-Ouest du département, qui a une toponymie bretonne importante, l'attachement à la Bretagne est vivant malgré la situation administrative. Ce n'est pas le cas ailleurs.
Vous faites à mon sens une très grosse erreur d'analyse là-dessus...ce n'est pas en appuyant sur un découpage administratif historique (ou uniquement là-dessus) que vous ferez bouger les lignes, d'autant qu'elles sont compliquées à faire bouger, il faut dissocier le 44 et Nantes qui est la capitale de la Région PdlL et la rattacher à la Région Bretagne qui a Rennes pour capitale. La position historico-historique administrative ne peut conduire, au mieux pour ceux qui sont dans cette optique, qu'à la fusion B4-PdlL.
Comment justifier la Réunification si vous estimez que seul un tiers du 44 est resté attaché à la Bretagne ? Cela justifierait plutôt une partition du département. Je constate pour ma part un fort attachement à la Bretagne dans le pays de Retz. Le grand ouest B4+PDL est anti-historique au contraire.
Si Nantes est breton, ce n'est pas parce qu'on peut trouver sur la commune une demi-douzaine de toponymes authentiquement de langue bretonne. Nantes est breton par son Histoire éminente au sein du duché de Bretagne, puis de la province de Bretagne. Je n'adhère pas à l'idée que tout le 44 est breton parce qu'on parlait breton au bourg de Batz il n'y a pas si longtemps. Cela me fait penser à l'impérialisme russe : deux ou trois villages parlent russe, allez hop, toute la région doit être russe. Les habitants de la Loire-Atlantique s'identifient à l'Histoire de la Bretagne, plus+ qu'à des traits culturels considérés comme bretons.
salut jacky . bravo pour ta persévérance .
44 = BREIZH ! ! !
demta deoc'h heol
déja rien que le titre prouve que la soumission a l'état jacobin est total et ancré dans l'inconscient collectif .
se poserait-on la question : la france française ou non ? c'est idiot la France est Française point comme la Bretagne est Bretonne . Nous n'avons pas a faire la mendicité de ce qui nous est du a peine pour nous d'avoir une mentalité d'esclave
Il fallait mettre comme titre : BLAIN / BLAEN LA BRETONNE
L'AFFICHE EN GRAND
Si nous n'affichons clairement ce que nous sommes et ce que nous voulons ,nous serons toujours relégué au rang de mendiant .
Bevet Breizh d'eus fougeres betek clisson evel-just
Le titre fait effectivement "presse régionale" du style :"le 44 est-il breton ?, Nantes est-elle bretonne ? "C'est un grand débat..."
Non il n'y a pas de débat. Les habitants du 44 l'ont encore exprimé récemment en s'affirmant bretons à 80%
Il semble qu'un courant dans le mouvement breton est prêt à sacrifier une partie de son territoire (de Châteaubriant au pays de Retz en passant par Nantes). C'est bien dommage..et honteux.
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Mersi.
Blaen se trouve aussi en gallois ( site élevé, bout,
promontoire).Que ce mot existe dans les deux langues celtiques,il serait étonnant qu'il ne s'agisse que d'une coincidence.
breton blein ; cornique bleyn ; gallois blaen ; irlandais bléin
Blaen est la plus ancienne graphie connue (en 1090 dans le cartulaire de Redon).
Gourc’hemennoù ! Brav eo al labour Kaset war-raok e Blaen 👍🏻 Trugarez vras da Jacky Flippot ha da tout ar re a genlabour gantañ ! 👏👏👏
Extraordinaire ! J'irai faire un tour à Blaen pour savourer tout cela. Grand bravo à cet élu. Comme quoi, avec du travail et de la ténacité bien des choses restent possibles.
Tout est possible en PDL, sauf d'en sortir malheureusement.
Je ne comprends pas ce point de vue. Pourquoi devrait-on prendre en compte l'hermine et pas le nom bilingue ? L'un ne va pas l'autre ici, et c'est tout à l'honneur de la mairie de Blain d'afficher les deux sans aucun complexe. Comme à Blain, les Bretons du 44 ont tout intérêt à garder leur spécificité qui apporte une richesse et une différence au pays. Qu'ils tiennent bon, et qu'ils ne se soumettent ni aux injonctions des défenseurs des Pays de la Loire, ni aux menaces des défenseurs du néo-gallo d'Ille-et-Vilaine qui voudraient leur faire abandonnner l'utilisation de la langue bretonne comme symbole de leur bretonnité. Mais abandonner le breton ce serait ni plus ni moins qu'abandonner le combat !
La Bretagne a été un Etat mais pas un Etat-nation. Parce qu'à l'époque de l'indépendance, ce concept n'existait pas pour encore, mais aussi parce que la Bretagne n'a pas d'unité culturelle. A présent, certains parlent de la Bretagne comme d'une nation sans Etat, avec une langue nationale qui serait le breton. C'est une erreur : la Bretagne est un ancien Etat, peuplé d'une communauté de gens qui se sentent Bretons, même dans des zones où il n'y a pas de toponymes de langue bretonne. Cela n'empêche pas de mettre en valeur les toponymes de langue bretonne, mais les toponymes gaulois ou romans sont tout aussi dignes d'intérêt. Comme la bretonnité de la Loire-Atlantique est contestée malheureusement, on serait tentés de trouver des arguments dans la toponymie de langue bretonne du département, mais c'est contre-productif car cela semble dévaloriser les zones où ces toponymes sont rares, des zones qu'on considèrerait "moins bretonnes". Bretonniser des toponymes romans n'est pas une bonne idée non plus. C'est comme si on écrivait Kemper / Confluent.
Libre à chacun de se sentir et de se définir breton comme il le souhaite. On peut très bien habiter Clisson, ne pas parler breton, mais considérer que la langue bretonne est un des principaux marqueurs culturels de la Bretagne. Comme on peut être associer la Bretagne à un chant traditionnel, un livre, un paysage. Un pays c'est aussi l'image que sa communauté se fait de lui, cela s'appelle des représentations populaires, et il est ridicule comme le fait madame Merrien de nier le poids de ces derniers, ou de vouloir les déraciner. L'attachement au breton ne serait pas admissible en dessous d'un certain pourcentage de toponymes de votre commune de résidence ? Je crois que les habitants du 44 ont besoin de soutien de la part des autres Bretons, et non pas qu'une police de l'identité viennent les culpabiliser et les sermonner sur leur manière de se sentir bretons.
La Bretagne était justement un Etat, qui signait des Traités (victorieux) avec la France justement quand elle avait une vocation et dynamique linguistique (et démographique). Pas pour rien que Nominoé voulait des évêques bretonnants, qu'un évêché de Guérande a émergé dans cette période là, et que des toponymes tel que Blain ont émergé (car la population est devenue bretonne).
Il ne s'agit pas de dévaloriser quoi que ce soit, mais de sortir d'une vision totalement figée et contre-productive à mon sens. Dans l'est du 44, on a vu des toponymes comme Loireauxence, Loiredivatte, Vallons d'Erdre (les pendants des "Sevremoine", Erdranjou and co), sans parler de la modification (contraire au droit "historique") de la limite du département.
Qui s'y est opposé dans ce secteur ?
On n'est pas obligés d'appliquer le concept de l'Etat-nation à la Bretagne. Et de regretter que Nominoë n'ait pas eu les moyens d'imposer la langue bretonne partout... D'ailleurs il semblerait que la langue bretonne était parlée du côté de Blain avant que la région devienne bretonne. Les rois bretons ne sont pas devenus victorieux sans cause : les Francs étaient affaiblis par les Vikings. Les Bretons s'alliaient même aux Vikings qui ont fini par envahir la Bretagne. Les frontières de la Bretagne sont celles que nous a léguées la principauté viking. En B4, deux communes en Plou- ont fusionné en Val de je ne sais plus trop quoi. Les noms idiots ne sont pas l'apanage du bord de Loire, où un toponyme de langue bretonne s'est ainsi vu relégué : Varades.
Il y avait eu des manifestations lorsque la commune du Fresne avait été mise en Maine-et-Loire. Spontanément les habitants avaient sorti des drapeaux bretons et fait venir des joueurs d'un bagad. Quand on pense que certains en Ille-et-Vilaine voudraient interdire l'utilisation de symboles comme le breton ou la cornemuse en Haute-Bretagne, sous prétexte que ce n'est pas la culture du pays gallo. Mais on n'a jamais vu ou entendu un mot de gallo dans ce type de manifestation bretonne en 44.
Il est important de trouver une définition de la Bretagne qui fédère et non qui divise. A chacun de choisir ce qu'il lui plaît en Bretagne, sans exclusive.
Oui bon... C'est gentil tout ça, mais pas besoin d'en faire une tartine folkloriste de noms de rues ou autres. C'est gavant pour tout le monde au final.
Blain est déjà par son toponyme d'origine bretonne (la hauteur) ainsi que de nombreux autres alentours qui datent du moyen âge ( Gavre, Couémeur, Curun, etc.). Zone bretonnante jusque vers le 12 ou 14eme siècle sans doute.
Mais quelque part tout le monde s'en fout. Pas besoin de preuves pour affirmer que le 44 est breton ! Au moins 1000 ans d'histoire basée sur des évidences géographiques, qui fondent les liens d'un territoire. Ou alors on revendique aussi divers lieux en Mayenne ou Normandie...
La seule définition qui me semble acceptable de l'identité bretonne est avant tout sociale dans ses pratiques : un endroit où s'opère une relation très particulière & complémentaire entre l'individuel & le collectif, tous 2 nécessaires.
Ceci dit, grand merci camarade Jacky pour ta ténacité & ta grande humanité partageuse...