Interview du président de l'université de Putra en Malaisie sur les perspectives bretonnes du Halal

Halal is a business : \"We have the halal expertise and Brittany has the food supply\"

Une douzaine de représentants de l'agro-business malaisien étaient à l'institut de Locarn, vendredi dernier, lors de l'Université d'été du fameux think tank. Les pays musulmans, ou à forte population musulmane, ne produisent pas suffisamment pour nourrir leur population. Les États du Golfe persique importent presque tout ce qu'ils mangent. Idem pour l'Égype,...

Une douzaine de représentants de l'agro-business malaisien étaient à l'institut de Locarn, vendredi dernier, lors de l'Université d'été du fameux think tank. Il se trouve que les pays musulmans, ou à forte population musulmane, ne produisent pas assez pour nourrir leur population. Les États du Golfe persique importent presque tout ce qu'ils mangent. D'autre États comme l'Égype, l'Indonésie et la Malaisie doivent aussi importer.

En effet, les Musulmans mangent uniquement des produits "Halal", c'est a dire préparés selon la procédure dite halal," حلال " en arabic. La traçabilité est essentielle. La Bretagne, première région agricole d'Europe, est pionnière dans ce domaine. Hénaff ne va t-il pas jusqu'à mettre le nom du producteur de porcs sur ses fameuses boîtes de pâté ?

Le halal, mine d'or pour la Bretagne

Certes, "halal" interdit le porc mais la Bretagne est exportatrice de bien d'autres produits alimentaires. De nombreux sites bretons suivent la procédure "halal" pour l' exportation. ABP a interviewé Professor Nik Mustapha Abdullah, le président de l'université Putra en Malaisie, sur les perspectives d'exportations pour la Bretagne : "We have the expertise, Brittany has the food supply", a déclaré le président, très intéressé par les perspectives bretonnes. Sa délégation qui comprenait de nombreux représentant de la Halal Industry Development Corporation, vient de visiter huit sites halal en Bretagne.

Comme l'a fait remarquer en introduction le président de Locarn, Alain Glon, vu que les porte-conteneurs qui apportent d'Asie les produits manufacturés repassent le plus souvent les cales vides au large d'Ouesant, exporter nos produits agricoles en Asie coûte moins cher que de les envoyer à Paris ou au coeur de l'Europe.

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch

Ancien webmaster de la Wells Fargo Bank aux États-Unis puis de l’International Herald Tribune à Paris, je suis revenu en Bretagne en 2005 pour gérer et développer ABP.bzh, le média que j’avais créé en octobre 2003. Auteur de plus de 2700 articles signés et contributeur à de nombreux autres, que ce soit au sein de la rédaction ou avec l’IA.