A propos de l'interview de Jean-Marc Ayrault parue dans l'édition de Ouest France du mercredi 8 février

-- La réunification --

Communiqué de presse de Bretagne Réunie
Porte-parole: Le Bihan Jean-François

Publié le 10/02/12 15:36 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Jean-Marc Ayrault, interrogé sur la réunification de la Bretagne, développe 3 arguments pour, à nouveau, s'opposer à la majorité des Nantais et des autres habitants de la Loire Atlantique qui sont, d'après les nombreux sondages, largement en faveur de la réunification de la Bretagne.

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Pour Jean-Marc Ayrault, la réunification de la Bretagne serait une «question dépassée depuis longtemps».

Jean-Marc Ayrault peut donc « décréter » de manière unilatérale qu'une «question est dépassée depuis longtemps» et qu'elle n'a pas à être posée, refusant ainsi tout débat démocratique. Quel est son mandat électif qui lui permet d'interdire un débat démocratique à l'échelle d'un département et d'une région ?

Pour Jean-Marc Ayrault, réunifier la Bretagne serait « abandonner le Choletais, l'Anjou et la Vendée »

Dans le cadre d'une réorganisation des régions, Jean-Marc Ayrault se présente en sauveur ou en Petit Père des Peuples du Choletais, de l'Anjou et de la Vendée en déclarant : « Je n'ai pas le droit d'abandonner le Choletais, l'Anjou et la Vendée ». Quel est son mandat électif qui lui permet de prendre cette position ?

Pour Jean-Marc Ayrault, la réunification de la Bretagne serait un «repli sur soi»

La région Bretagne est-elle repliée sur elle même ? Non, c'est la région qui développe le plus de coopérations décentralisées et qui bénéficie de la diaspora bretonne organisée dans de nombreux pays pour développer ses échanges internationaux. Il oppose artificiellement à la demande de réunification de la Bretagne, qui serait un «repli sur soi», la volonté de travailler en réseaux et en coopération.

C'est bien la réunification de la Bretagne qui facilitera le travail en réseaux et les coopérations avec Brest et Rennes. Ces réseaux et coopérations sont fortement handicapés par l'amputation de la Bretagne et la volonté de créer de toutes pièces une identité « ligérienne » artificielle. Nous pouvons d'ores et déjà rassurer Jean-Marc Ayrault qui cherche à dramatiser les enjeux de la réunification de la Bretagne pour faire peur aux citoyens : les limites administratives ne sont pas des «frontières administratives» avec tous les sous-entendus que peut constituer l'utilisation de ce terme inapproprié pour qualifier le périmètre d'une région. Si la Loire-Atlantique rejoint la Bretagne, les routes, les voies de chemin de fer, les lignes téléphoniques... ne seront pas coupées avec le Choletais, la Vendée et l'Anjou. Des octrois et autres postes de douanes ne seront pas installés.

Ce n'est pas parce que des territoires ne sont pas dans la même région qu'ils n'interagissent pas entre eux au bénéfice de tous

La Loire-Atlantique entretient déjà des relations privilégiées avec ses départements limitrophes même si tous ne sont pas dans la même région administrative comme pour le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine.

La Sarthe a plus de liens avec des départements situés dans d'autres régions administratives qu'avec la Loire-Atlantique qui est pourtant le département qui accueille le siège de sa région.

Le Choletais, l'Anjou et la Vendée ne sont pas des territoires sous tutelle nantaise. Ils n'ont pas attendu le Maire de Nantes, ses visions, ses compétences et ses pouvoirs extra-municipaux pour assurer le développement de leurs territoires.

Afin d'éclairer les citoyens sur les enjeux de la réunification de la Bretagne (décentralisation et démocratie, aménagement du territoire et développement économique, respect de la diversité culturelle et des identités des populations...), nous invitons Jean-Marc Ayrault à cesser de caricaturer et verrouiller systématiquement ce débat qui, pour lui, n'est pas «une priorité»… mais qui existe pourtant depuis 40 ans avec la création en 1972 des régions actuelles. Les élections présidentielles et législatives de 2012 seront l'occasion pour les candidats de prendre position sur la réunification de la Bretagne dans le cadre de leurs propositions sur la nouvelle étape de la décentralisation et sur le respect de la démocratie.


Henry Colliot pour Jean François Le Bihan, président de Bretagne Réunie

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