À New York aussi, des Bretons et des amis de la Bretagne ont soutenu la Fresque Humaine pour la réunification. Interview
Dépêche de Bernard Le Tellier

Publié le 2/03/10 12:46 -- mis à jour le 00/00/00 00:00


Sur une initiative de François Maheux, Breton de Loire-Atlantique, vivant à New York depuis 14 ans, des Bretons et leur ami sioux Lakota : Tiokasin Ghosthorse, ont soutenu la Fresque Humaine du 27 février à Nantes.

Toutes nos newsletters et tous nos agrégateurs sont gratuits ! Abonnez-vous ! (voir le site)

Il avait demandé des affiches à Bretagne Réunie pour faire écho à la fresque à Nantes.

Nous avons été sous la pluie et dans l'eau ce 27 février ici à Nantes, mais à New York c'est dans la neige qu'ils ont fait les photos que voici, les affiches aussitôt reçues et selon la disponibilité de ses amis et sympathisants de la Bretagne. Légendes de François Maheux.



Il a paru intéressant à ABP d'en savoir plus sur un Breton de New York, militant pour la réunification de la Bretagne (interview par courriels) :


ABP : Comment se passe votre vie à New York ?

François Maheux : J'habite à NYC depuis 14 ans. Ma famille est de Lusanger, canton de Derval. Je connais très bien la scène artistique mais surtout musicale New Yorkaise. Je suis l'ami des Touaregs et des militants Sioux Lakotas de NYC. Je fréquente aussi bien la communauté africaine et afro américaine de Harlem que les rockers blancs du Lower East Side ou de Williamsburg.


ABP : Vous militez donc aussi pour la Bretagne ? Votre initiative de demander des affiches pour la Fresque n'est pas votre seule action de Breton de New York ?

F. M. : En effet. Par exemple, lors de la Saint Patrick à New York en mars dernier, je brandissais le Gwen Ha Du devant le bagad de Sant-Nazer sur la Cinquième Avenue alors qu'un ami portait le drapeau historique de Saint Nazaire. Bizarrement dans le Ouest France Saint-Nazaire du jour on ne voit que le drapeau-logo de la mairie.


ABP : Votre militantisme pour la réunification est-il soutenu ? Êtes-vous nombreux dans le même sens ?

F. M. : Certaines personnes me demandent pourquoi je milite pour la réunification alors que je vis à New York City. La raison en est simple : j'ai voyagé et vécu un peu partout dans le monde. À chaque fois je me suis présenté comme Breton de Loire-Atlantique. Jusqu'à aujourd'hui je n'ai jamais toléré qu'on vienne me dire que le 44 n'était pas vraiment en Bretagne ou pire, pas du tout en Bretagne. Quelle ignorance ! D'ailleurs, ayant rencontré des milliers de Français à l'étranger, je n'ai encore jamais connu quelqu'un qui se définissait comme Ligérien !
Sommes-nous nombreux me demandez-vous ? Il en existe quelques uns qui la soutiennent ouvertement et d'autres timidement. En tant que petit-fils de résistant, je souhaite vraiment que nous soyons plus nombreux, en effet.


ABP : Croyez-vous vraiment que la réunification se fera ?

F. M. : Je suis contre un référendum qui risque d'être perdu après 70 ans de débretonisation financée par l'argent public. Si ma mémoire est bonne, les habitants de Loire-Inférieure n'ont pas été consultés en 1941 tout comme ceux de la Loire-Atlantique au moment de la régionalisation. La réunification devrait donc se faire par décret !


ABP : Merci François Maheux.

Et il ajouta, en réponse à d'autres questions de ABP, mais en toute modestie : « Un petit portrait de moi était paru dans Bretons magazine n° 35 d'août-septembre 2008 p. 34. Un article m'avait aussi été consacré dans Ouest France région Pays de la Loire (voir le site) en mars dernier au moment de la venue du bagad de Saint-Nazaire à New York ».


Maryvonne Cadiou

Voir aussi :

mailbox
imprimer
Cet article a fait l'objet de 3211 lectures.
logo
Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 3 commentaires
  Jean-Marc Rodrigue
  le Mardi 31 août 2010 23:27
I quite agree with François Maheux: I wish everybody were and thought like us. Moi aussi je fais partie de la diaspora bretonne et nantaise, mais à Vigo (Galicia). Tout comme François Maheux je revendique haut et fort mon identité exclusivement bretonne et, pour ne pas répéter ses idées, je dirai qu'au lycée où j'enseigne, je dois rectifier ce que les profs d'Histoire et de Français ignorants divulgent quand ils disent à leurs élèves qui sont aussi les miens que Nantes n'est pas bretonne. Ça crée des conflits inutiles. Il y a du boulot (!!!)
(0) 
  JOUBIN Pierre
  le Mardi 31 août 2010 23:27
Bonjour Jean Marc: heureux de vous lire via ABP. pouvez-vous nous contacter bretagne.galice [at] gmail.com ? Nous avons et projet en mai prochain et aimerions vous en parler. Pierre Joubin, président de Bretagne-Galice
(0) 
  fabienne Kerfourn-Fellah
  le Samedi 13 novembre 2010 08:16

Monsieur,
Je vous prie de bien vouloir m'excuser d'utiliser la rubrique consacrée aux commentaires de l'article que vous avez publié.
Je vous remercie par avance de m'aider à prendre contact avec mes amis bretons que je n'ai pas revus depuis 30 ans...et qui vivent désormais à New-York.
Je vous remercie très sincèrement de transmettre mes coordonnées à Mr François Maheux.
Veuillez agréer l'expression de mes salutations distinguées,
Mme Fabienne Kerfourn-Fellah
2, rue du Jeu de l'Arc
94130 Nogent-sur-Marne
FRANCE
tél dom: (+33)1 48 76 42 47
tél travail: (+33)1 44 27 81 95
06 33 63 84 59
fabienne.fellah [at] yahoo.fr
(0) 
ANTI-SPAM : Combien font 8 multiplié par 9 ?
Cet espace est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés.
MERCI DE RESPECTER LA LANGUE DE L'AUTEUR de l'article et donc des lecteurs. Les articles écrits en français doivent être commentés en français, les articles écrits en breton doivent être commentés en breton. Cacophonie ? Merci de ne pas mélanger les langues dans le même commentaire, sauf pour la traduction intégrale du commentaire.