A Nantes, nouvelle mobilisation contre les traîtres à la cause bretonne : les députés socialistes

-- La réunification --

Reportage
Par Didier Lefebvre

Publié le 13/12/14 22:32 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Cette pluie glaciale était désagréable, non, ce n'était pas du crachin. Mais Les militants bretons (plus de 50 au plus fort) étaient quand même là, étaient encore là, devant le siège nantais du PS, toujours désespérément clos.

Plus d'une cinquantaine de militants étaient de nouveau là, l'adresse commence à être connue (voir notre article), devant le siège du PS, toujours méconnaissable (aucune indication de ce qui se passe derrière le rideau de fer). Des militants de Bretagne réunie, des bonnets rouges. Cette action proposée par Bretagne réunie concernait tous les sièges du PS de la Bretagne (voir notre article). Pour le département de la Loire-Atlantique, un rassemblement se déroula à Saint-Nazaire (voir notre article), et à Nantes, après celui du 2 décembre, pour la visite du Premier ministre (voir notre article).

Un mouvement apolitique pour la Bretagne, mais les traîtres sont socialistes

D'entrée, jean-François le Bihan (JflB dans la suite) rappelle que le mouvement Bretagne réunie est apolitique. Son objet unique est la réunification de la Bretagne. Mais aujourd'hui, les traîtres ont un nom : les députés socialistes (ou apparentés) bretons. Enfin, pas tous, insiste-t-il (voir notre article) :

« Madame le Houérou et Messieurs Bleunven et le Roch , respectivement députée des Côtes d'Armor, du Finistère et du Morbihan n'ont pas suivi les consignes de Manuel Valls. Ce sont les seuls à ne pas avoir voté cette loi, nous les soutiendrons. En revanche, tous les autres, ce sont des traîtres. Nous appellerons à les faire battre ».

Du goudron et des plumes, un cercueil, hélas absents

Bretagne réunie avait invité tous ses comités à se rassembler avec un mannequin goudronné et plumé et un cercueil en carton. Las, la voiture de ceux qui avait conçu le mannequin est tombée en panne. Pas de symboles visibles, mais un c½ur gros comme ça dans le mouvement.

Un point d'actualité de l'action

Dans son discours relatant l'évolution législative du texte : bientôt en 4e et dernière lecture au Sénat puis à l'Assemblée nationale, le président remarque qu'un sursaut peut encore être possible, que les choses bougent. Un militant fait remarquer que le président de la République s'honorerait à ne pas promulguer la loi. JflB annonce qu'un recours devant le Conseil constitutionnel est en cours de rédaction, conjointement avec les Alsaciens. Ce recours se baserait sur la non-application par la France des textes européens relatifs au respect des minorités régionales.

Angela Merkel : notre nouvelle alliée

La question d'un travail en commun avec les Alsaciens est également posée. Outre le recours (voir plus haut), JflB précise qu'un courrier en commun a été rédigé à l'endroit de tous les parlementaires européens, et de la chancelière Angela Merkel.

Une journée nationale pour les minorités régionales

Une annonce d'importance a également été faite. Celle d'une journée nationale annuelle de défense de toutes les minorités régionales. Ce sera chaque dernier week-end de septembre. Cette journée de 2015 sera préparée durant un an. Ce sera une vraie réussite. Les médias français ne pourront plus l'occulter. De l'Alsace à la Bretagne, du Pays basque aux Flandres, les cortèges fleuriront !!!

Un Gwenn ha du pavoisant l'hôtel de Ville de Nantes

Continuant d'égrainer le programme de travail de Bretagne réunie, YflB rappelle qu'il sera très vigilant sur la tenue de la promesse de la nouvelle municipalité de pavoiser un Gwenn ha du d'une façon pérenne devant l'entrée officielle de l'hôtel de ville. Cette promesse a été réitérée récemment devant les associations culturelles bretonne de l'agglomération et devant l'ACB44, l'Agence culturelle bretonne, mais aussi devant Bretagne réunie dans la semaine.

Le rassemblement s'est achevé par le Bro gozh ma zadoù, chanté comme bien souvent, très bien chanté, par Anne Cadorel.

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