

Langue betonne : la lutte continue
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2ème table ronde. En breton et en français. Par ordre d'intervention : Karine Daniel, Paul Molac, Erwan Balanant, François Marani, Malorie Creac'h
Où en est la langue bretonne ?
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1ère table ronde : En breton et en français. Par ordre d'intervention : Paul Molac, Anne-Sophie Brats, Rémi Toulhoat, Stéphanie Stoll, Karin Daniel.
À Quimperlé, deux tables rondes de Gouel Broadel ar brezhoneg ont réuni parlementaires, élus régionaux et responsables associatifs pour dresser le bilan de la loi Molac et débattre des moyens de renforcer l'enseignement et la transmission de la langue bretonne.
Deux table rondes organisées par Kelennomp dans le cadre de Gouel Broadel ar brezhoneg, la Fête de la langue bretonne (26, 27 et 28 juin 2026), se sont tenues samedi à Quimperlé. Le premier panel réunissait le député et conseiller régional Paul Molac, Anne-Sophie Brats, présidente des écoles Diwan, Rémi Toulhoat, président de Div Yezh Breizh, Stéphanie Stoll, ancienne présidente de Diwan et élue au Conseil régional de Bretagne, ainsi que la sénatrice Karine Daniel. Les intervenants se sont exprimés en breton ou en français. Cinq ans après l'adoption de la loi Molac, ils ont dressé un bilan globalement positif de ce texte, considéré comme un tournant juridique et symbolique pour les langues régionales, tout en soulignant que les principaux blocages concernent désormais son application concrète. Le manque d'enseignants formés est apparu comme l'obstacle majeur au développement des filières bilingues et immersives ainsi que la non-application de la loi concernant le financement par les communes (les communes qui ne proposent pas d'enseignement bilingue doivent verser un forfait scolaire aux écoles comme Diwan)
Le second panel réunissait de nouveau la sénatrice Karine Daniel, le député Paul Molac, le député Erwan Balanant (Finistère), l'avocat François Mariani, engagé dans le recours contre l'État concernant l'application de la loi Molac, ainsi que Malorie Créac'h, enseignante. Les échanges ont porté sur les moyens d'aller plus loin : stratégie nationale en faveur des langues régionales, continuité des parcours scolaires, renforcement de la formation des enseignants, développement de l'offre dans l'enseignement public et meilleure coopération entre l'État et les collectivités.
Plusieurs intervenants ont également insisté sur la nécessité d'une volonté politique plus affirmée. Paul Molac et Erwan Balanant ont estimé qu'une évolution du cadre constitutionnel serait, à terme, nécessaire pour garantir pleinement les droits des langues régionales.
Ar pezh a vank d'ar Vretoned eo ar youl bolitikel. Ce qui manque aux Bretons, c'est la volonté politique. — Paul Molac, député du Morbihan
François Mariani a, pour sa part, présenté les enjeux du recours judiciaire engagé afin que l'État respecte les engagements pris dans la convention signée avec la Région Bretagne. Tous ont rappelé que les avancées obtenues ces dernières années doivent beaucoup à la mobilisation des associations, des parents d'élèves et des élus engagés.
Retrouvez ci-dessus les deux tables rondes en intégralité. Elles permettent d'approfondir les nombreux sujets abordés lors de cette journée consacrée à l'avenir de la langue bretonne. Les interventions en breton ont été analysées grâce aux transcriptions extraites avec Anaouder
Commentaires (10)
Ni [an AFB-EKB] hon dije ,kant kalz a blijadur ,dalc'het perzh en emvod -se. Ar renerien Gouel ar Brezhoneg n’o deus ket,siwazh, pedet ac’hanomp da zerc'hel perzh en abadenn-se. Spi hon eus hag a vo sonjet diwimp a-benn wech all.
Tiern e pep Amzer.
Dedennus-tre
Tout est dit par la première intervenante :
- Comment développer la langue bretonne en Loire-Atlantique dans la région des Pays de la Loire ?
Problème avec les autres départements de la région qui ne sont pas bretons ?
Donc, le problème, c'est la région PDL et que le 44 serait mieux dans une région Bretagne.
Un argument de plus pour la réunification.
Il est connu depuis longtemps, cet argument. Ce qui a changé, c'est qu'en région Bretagne, le breton n'est plus considéré comme la langue de la région, mais comme une langue de la région, avec le gallo. Comme pourrait l'être le gallo, le poitevin, etc. dans les Pays de la Loire, ou le breton dans une région Ouest fusionnée.
Cette provocation est une façon de dire que la situation politique en Bretagne serait du fait des Bretons... ! Les partis et politiciens n'y seraient pour rien ? Pourtant, pour ne parler que d'eux, les systèmes électoraux pseudo-proportionnels mais finalement ultra-majoritaires, qui organisent l'émiettement de l'opinion publique et du corps électoral, ne sont pas neutres.
Le système électoral est le même pour les Corses.
La Corse est une île. C'est sa chance !
Les partis et mouvements bretons sont contrôlés par des agents publics d'État en activité ou en retraite. Ils ne sont pas là pour défendre les intérêts bretons mais ceux de leur employeur et sa dette, qui atteindra environ 6.000 milliards d'euros en juillet 2027.
Il en va de même pour la majorité des médias et des corps intermédiaires, c'est-à-dire des organisations ayant un fort pouvoir symbolique et édictif. Les Bretons doivent composer avec cette offre politique dominante et inappropriée, dans laquelle ils n'ont pas leur mot à dire. À moins de considérer le corps électoral breton comme figé, affirmer que les Bretons manqueraient de "volonté politique" est une provocation et une grave erreur.
Erreur ! Au rythme actuel, la dette ne devrait être que 4.000 milliards d'euros, soit environ 120 % du PIB.
Le système électoral en Corse, pour les élections de la collectivité corse, n'est pas totalement identique à celui des Régions. La dimension proportionnelle y est plus importante.