
L’Assemblée nationale a adopté mercredi en première lecture une proposition de loi visant à sortir l’Alsace de la région Grand Est, relançant le débat sur l’organisation territoriale en France.
Porté par le groupe macroniste, le texte a été adopté par 131 voix contre 100, soit une majorité nette mais loin du consensus. Il constitue une « première étape » selon Gabriel Attal, qui évoque une réponse à « une aspiration forte des Alsaciens » et appelle désormais à son inscription à l’ordre du jour du Sénat.
Une réforme Hollande contestée
Depuis la réforme Hollande de 2015, appliquée au 1er janvier 2016, l'Alsace avait été dissoute dans le Grand Est avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne, malgré une opposition persistante dans le territoire. La création de la Collectivité européenne d'Alsace en 2021, par fusion du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, avait constitué un premier correctif, sans toutefois rétablir une région Alsace de plein exercice, puisque le territoire restait inclus dans le Grand Est. Le vote de mercredi ouvre donc une séquence nouvelle : dix ans après la grande fusion régionale, sans consultation aucune, l'Assemblée nationale acte pour la première fois la possibilité d'un retour institutionnel de l'Alsace comme entité distincte.
Un vote transpartisan
La proposition de loi a reçu le soutien du Rassemblement national et de l’UDR d’Éric Ciotti, tandis qu’elle était combattue par la gauche et a suscité des divisions au sein même du camp gouvernemental.
Un nouveau référendum introduit
Les députés ont également adopté un amendement écologiste prévoyant un référendum local pour valider la création de cette nouvelle collectivité alsacienne, malgré les réserves du rapporteur sur la constitutionnalité d’un tel dispositif.
Prochaine étape : le Sénat
Le texte doit désormais être examiné par le Sénat, sans garantie à ce stade sur son adoption définitive. Le gouvernement devra décider de son inscription à l’ordre du jour.
Bretagne : une question relancée
Ce vote remet indirectement sur la table la question d’une adaptation des structures territoriales à des réalités historiques et culturelles. Même si lors de l’examen du texte, aucun amendement n’a été proposé pour appliquer une logique similaire à la Bretagne, notamment en matière de réunification administrative, sur les réseaux sociaux, Loïg Chesnais-Girard a réagi en déclarant : « Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne, tant qu'à ne pas interroger les territoires ».
Commentaires (15)
Quant aux 37 députés de Bretagne, ils se font oublier.
Ce sont des élus de la république à Vannes, Rennes, Quimper et Nantes donc ils sont conforment à se que l'on attend d'eux : Neutraliser toutes demandes "régionales" pour garder leurs postes et salaires.
La Réunification des 5 départements bretons risque de nous passer sous le nez.
Une manif en 2026 ?
Et avec quel système électoral ?
À
Parti Socialiste, France Insoumise...et bien sûr les élus du "Grand-Est", de la Meuse, Meurthe-et-Moselle, Ardennes...
Il y aura bien un politicien qui comprendra la nécessité de conduire cette idée en Bretagne les autres suivront .
Propros de Loïg Chesnais-Girard très ambiguës pour ne par dire presque anti-breton.
Nous devons être réunis par décret.
La carte "Balladur" était presque la bonne.
Pour les élections futures ,les organisations bretonnes doivent s'unir.
Etre nous mêmes.
Organisation d'un marché "commun" celtique et inter peuple.Créer un label.
Organisation de nos compétitions sportives internationales,comme la Nouvelle Calédonie,les Antilles,Un tournoi inter peuple des jeunes de 16 et 18 ans pour commencer.
Il y a quelques limitations, comme l'obligation d'être représenté avec un drapeau Bleu-Blanc-Rouge alors que seuls les kanaks daignent y jouer apparemment. Ils ont disputé très récemment un barrage pour participer à la phase finale de la Coupe du Monde contre la Jamaique qui a été particulièrement boycotté, en tous les cas peu relayé médiatiquement par les médias parisiens.
Concernant les cartes régionales, il n'y a pas de vérités absolus. D'un point de vu breton, on a souvent des propositions qui reviennent un peu des sortes de "Bretagne Bis" (taille, format, côté bi-dimensionnel) un peu partout comme le Poitou-Charentes a 5 départements, une Alsace-Lorraine, Bourgogne-Franche-Comté etc
Dans l'absolu, je pense que le critère de taille ne devrait pas en être vraiment un...la Vendée pourrait très bien former sa collectivité, comme le Pays Basque, la Catalogne-Nord, les Flandres, la Franche-Comté, Nice etc
Ils veulent absolument un referendum mais qui va voter ?
Les parisiens vendéens angevins installé en 44 qui voteront forcement contre?
Puis si le oui l'emporte (ce qui n'est pas gagné) l'assemblée national devra valider le vote!
Qui dit referendum dit débats alors qu'il n'y a pas à en avoir mais qui va organiser cela?
Les médias jacobins?
Et qui va nous représenter lors des débats (forcement sélectionné pour ne pas choquer paris)?
Non, pas nécessairement, d'après mes multiples manifs B5 et stands pour "touristes" (hors Bretagne), les gens qui habitent à Nantes, de diverses origines, s’aperçoivent de la supercherie de Pays de la Loire. Ils voient bien le Château des Ducs de Bretagne à Nantes et eux aussi ne comprennent pas ce découpage. Il suffi d'un débat ou d'explications précises pour qu'ils basculent en faveur de la Réunification.
D'après mon expérience de nantais, les pires sont les B4istes de la région bretagne qui sont anti-nantais pour faire les intéressants, les "vrais bretons" en Loire-Atlantique. La plus part sont des ignorants, des "bretons" perdus pour la cause.
Ce point là aurait pu annoncer la fin des Pays de la Loire car j'aurais bien vu la Vendée voire l'Anjou dans les départements pilotes derrière pour demander la même chose que l'Alsace (idem Savoie(s), Pyréenées-orientales, Alpes-Maritimes...).
Autre remarque : la PQR en Bretagne (OF, Le Télégramme) ont bien relayé les propos de Chesnais appelant au conservatisme institutionnel et la pérennité du Grand-Est et des infâmes Régions made in Hollande, mais depuis que l'Assemblée a voté le transfert des compétences régionales en 1ere instance (rien est encore fait et le texte a été beaucoup amendé avec un risque de retoquage du CC ou Conseil d'Etat derrière) ce qui constitue tout de même une surprise, Ouest-France et le Télégramme se font extrêmement discrets pour en informer les bretons.
Ces deux organes n'existent que pour relayer la bonne parole de Paris, et le maintien de la Bretagne dans le formol.
Pas comme la Nouvelle-Calédonie, ce n'est pas possible en l'état, mais déjà à des compétitions comme Coupe du Monde CONIFA par exemple. Je remarque que la Bretagne ne participe jamais à rien, alors que d'autres territoires comme Jersey, l'île de Man, l'Abkhazie, les Cornouailles, l'Occitanie, la Provence ou la Corse y participent régulièrement. Pourquoi ?
Par contre nous avons régulièrement des projets sans lendemain, annulés, de rencontres amicales contre des sélections africaines officielles tout particulièrement. C'est systématique, ne débouche jamais sur rien et pourquoi toujours vouloir jouer des matchs contre ou des sélections officielles africaines (except une fois Cuba !) ?? Quelle est l'idée ? Si la Bretagne avait une sélection, elle ferait partie de l'UEFA, non ?
Par ailleurs, et cela impacte fortement les débats à Paris, c'est le siège des institutions européennes, c'est juste à côté de l'Allemagne...toute l'Europe a vu la manip' de Hollande. Personne ne bronche dans l'UE, mais cela a donné une image pitoyable de la France n'en doutons pas.
Et heureusement les alsaciens sont assez silencieux, mais cela inquiète quand même de voir un mouvement comme UnserLand et ce malaise alsacien.
Pour nous bretons, il faut en retenir deux leçons :
- D'une part nous n'aurons jamais la position de l'Alsace en Europe.
- En revanche, il est essentiel pour les bretons de faire connaitre leur existence, leur situation politique et linguistique dans toute l'Europe, et dans le Monde. Cela impacte la position de Paris, fortement. Il ne faut pas se contenter de petits rassemblements avec des irlandais et des écossais, surtout que ces deux peuples mangent dans la pain de Paris (justement pour ne pas être isolé avec Londres) ! L'Irlande s'est actuellement une politique d'échanges économiques également bien plus forte avec la Normandie qu'avec nous.