Peuple breton ou « région Bretagne », il faut choisir !
Chronique de Yvon Ollivier

Publié le 26/11/22 19:33 -- mis à jour le 26/11/22 20:58
Les Bretons sont un peuple :
Réalisation : Olivier Caillebot
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Il me semble crucial de répondre aujourd’hui à la question centrale qui se pose à nous. Sommes-nous encore un peuple ou une simple « région » en Bretagne ?

Si la régionalisation a pu amorcer une forme de reconnaissance, avec des compétences assez dérisoires et au mépris de notre territoire historique, ce phénomène entretient notre incorporation au sein de l’ordre jacobin ainsi que notre secondarisation par rapport à Paris.

De la réponse que nous apportons à cette question dépend tellement de choses. La « région », en tant que partie du tout, est toujours secondaire, soumise à la centralité et la question de l’émancipation de la Bretagne ne se pose donc pas. La « région » est la marque et la caution de notre asservissement comme de notre spoliation quotidienne.

Comment et pourquoi sauver des « langues régionales » forcément secondaires par rapport à la langue officielle ? La partie d’un tout voit son altérité lui échapper progressivement et sa culture sombrer dans une folklorisation pour touristes en mal d’exotisme. C’est le processus auquel nous sommes soumis aujourd’hui. Sur cette pente, nous ne sauverons pas nos langues et tout ce qui nous différencie en tant que breton.

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Depuis le temps que je milite, je suis toujours surpris par la perte de l’esprit d’émancipation qui sévit chez nombre de nos militants bretons, sans doute devenus trop dépendants de la « Région » pour esquisser la moindre velléité émancipatrice. Surtout, il importe de ne pas fâcher ceux qui à la Région sont en charge de délivrer de maigres subventions.

La logique « régionale » et institutionnelle l’emporte sur tout ce qui pourrait rappeler de près ou de loin que le peuple breton existe. Je prends pour exemple la mobilisation populaire lancée à Carhaix sur l’autonomie qui a vu les élus régionaux s’en désolidariser au plus vite, comme d’une menace existentielle, hormis certains courageux comme Paul Molac.

Cette mobilisation désormais lancée n’a d’autre objet que de rappeler que le peuple breton existe bien, qu’il aspire naturellement à l’autonomie et que les élus à la région ont une responsabilité historique pour y parvenir, loin de la demi-mesure que semble devoir indiquer la reculade de Chesnais-Girard sur l’autonomie législative et le statut constitutionnel .

La logique « régionale » nous conduira à la demi-mesure et au statu quo qui est celui de la spoliation institutionnelle et financière du peuple breton, éternelle variable d’ajustement au profit de la centralité parisienne.

Nous savons la puissance du dogme de l’indivisibilité de la souveraineté nationale et le carcan des principes constitutionnels -égalité, unicité, propriété-. Si le droit peut concevoir certaines formes d’habilitation législative et règlementaires, les conditions posées en sont tellement restrictives que ces dispositifs sont voués à l’échec. La technocratie française n’en veut pas et rejette toute véritable différenciation. Les Corses, qui n’ont eu aucune réponse à leurs demandes d’adaptation législative, le savent mieux que personne.

Ces demi-mesures telles l’expérimentation figurant dans la constitution, ou la répartition de compétences issus de la loi 3DS- sont vouées à l’échec ou de peu d’intérêt. C’est ce que j’ai voulu expliquer lors de mon intervention au colloque de Carhaix (voir vidéo ci-jointe)

La ligne de partage « région » ou peuple traverse le groupe de travail chargé de réfléchir à la question au sein de la collectivité régionale. Je crains fort que l’arbitrage régional ne se fasse en faveur de la demi-mesure, ce qui n’aura d’autre effet que de proposer à l’Etat un artifice de plus pour légitimer le système jacobin. Une proposition d’habilitation règlementaire ? Quelques compétences supplémentaires mais avec quel budget si nous ne disposons pas de véritable autonomie financière ?

La logique de « peuple » nous invite à concevoir l’autonomie pleine et entière, à savoir la délégation de compétences législatives et un statut constitutionnel adapté à la Bretagne permettant de déroger au carcan constitutionnel. Le droit français l’autorise pour certains peuples ultra-marins.

Vous me répondrez que je peux me tromper. Alors je vous donne rendez-vous pour le moment où nous pourrons vérifier si la création du groupe de travail aura pu déboucher sur une quelconque forme d’émancipation pour la Bretagne et l’octroi de moyens budgétaires adaptés.

Je ne crois pas qu’il soit possible d’émanciper la Bretagne au sein du système jacobin avec ceux-là mêmes qui en vivent depuis si longtemps et en suivent toutes les règles, à commencer par le postulat de l’inexistence du peuple breton.

Si un changement vers l’ouverture devait se produire, ce sera le produit de la faillite du système jacobin, bien sûr, mais encore de l’union des Bretons désireux de s’en défaire. C’est pourquoi lorsque le peuple bouge, il faut le suivre.

La mobilisation lancée ce 19 novembre 2023 à Carhaix a ses qualités et ses défauts. Mais c’est une promesse pour l’avenir. Nos élus à la Région gagneraient à s’appuyer sur elle pour faire bouger les lignes plutôt que de lui fermer la porte au nez.

Yvon Ollivier

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Yvon OLLIVIER est juriste, auteur de l'ouvrage "la désunion française essai sur l'altérité au sein de la République" ed l'harmattan 2012 et membre de la coordination des juristes de Bretagne blog associé desunion-francaise.over-blog.com
Vos 30 commentaires
  Naon-e-dad
  le Samedi 26 novembre 2022 22:50
"le dogme de l’indivisibilité de la souveraineté nationale" peut-il voisiner avec la notion d'autonomie ? Voilà le véritable enjeu qui reste à travailler et à affiner.
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Il est clair que l’autonomie, dont il a été question chez les différents orateurs à Karaez (à l’exception de M. Talamoni qui s’est présenté non pas comme autonomiste mais comme nationaliste) est pensée comme compatible avec un système supérieur doté d’attributs régaliens.
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Il en résulte que l‘« autonomie » envisagée et proposée à la réflexion est compatible avec la « souveraineté nationale » actuelle et républicaine. Mieux même, il a été dit que l’autonomie pouvait contribuer à sauver ou restituer une authentique république en perdition. La question reste cependant à approfondir, à mon sens. Et il y a là un champ d’exploration pour tous nos politiques, pouvant conduire à une mise en œuvre, un jour.
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Quant à la notion de « peuple breton », qui croise avec celle d « ’identité », dont on a vu tous les échecs de définition depuis de nombreuses années .il n’est que de se souvenir du fiasco d’un président Sarkozy et d’autres qui se sont essayé à préciser les contours de l’identité française. Aujourd’hui personne – parmi les politiques ou les intellectuels qui ont pignon sur rue - n’est capable de donner une définition même minimaliste de ce qu’est une identité (française ou autre). Le mot existe mais sa signification est toujours en attente d’une explicitation concrète et même théorique. Ce qui signifie que le mot « identité » traduit un vague sentiment, un peu flou et indéfinissable, et peut-être (sans doute même) à géométrie variable.
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Voilà pourquoi, restant pragmatique, je ne me risquerai pas trop à mettre en avant la notion de « peuple breton» . Cette notion était sans doute valable lorsque la langue comme la société réelle dans laquelle elle baignait était l’une et l’autre très vivantes. Cette notion de peuple breton, je l’ai entendue évoquer dans un propos parfaitement populaire (hors de tout contexte politique ou de type « emsav », donc) à l’occasion d’un enterrement ordinaire, pas plus tard qu’en début du XXI° siècle. Serait-ce encore possible aujourd’hui ? J’en doute.
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Par ailleurs, La dernière fois que la notion de peuple français a été utilisée, c’était avec De Gaulle, dans le cadre d’une guerre avec l’Allemagne voisine. Dans un contexte clivant, donc. La Bretagne, autonome ou pas, n’est en guerre avec personne. Elle ne peut s’appuyer – et c’est tant mieux - sur aucun contexte clivant basique pour amener l’individu à se positionner comme se référant à elle ou pas. La France d’un point de vue administratif dispose du concept de « citoyenneté » qui est sans doute moins romantique mais plus opérationnel que celui e « peuple » . Est citoyen celui qui dispose de la « nationalité », très concrètement de la carte « nationale » d’identité (sous réserve d’en faire la demande, car elle n’est pas obligatoire, bien que très utile en pratique). On voit ici combien il est difficile, au niveau du simple vocabulaire, même administratif, de distinguer entre les notions de « nationalité » (peuple ?) et « citoyenneté » (population ?).
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Bref, je suggère de réfléchir à l’autonomie s’en pour autant s’enliser dans la notion de « peuple ». Pour prendre un exemple connu, le « Pays de Galles » possède des attributs enviables (langue reconnue, géographie stable et historique, une certaine latitude dans la gouvernance locale). Pour autant, je n’irais pas me demander si tout habitant croisé dans la rue est ou non « gallois » au seul motif qu’il habite au « pays de Galles ».
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Essayons donc d’être efficace. Je crains que mettre le focus sur la notion de « peuple breton » n’aie pour conséquence de stériliser le débat ou de provoquer des déchirements, au détriment de l’objectif visé : la recherche d’une autonomie concrète. Dit autrement, il n’est pas nécessaire d’être breton ou de se sentir breton pour être concerné par la recherche d’une autonomie (qui n’est pas fondée, faut-il le rappeler, sur un hypothétique et discutable critère ethnique) et pour participer au débat.
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Re sirius eo an Emren, pe ar c’hlask war an Emren, evit koll amzer ha startijenn e traoù-hag a gaso sach-blev didalvoudus nemetken, d’am soñj.
A galon deoc'h holl.
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De Pcosquer à Naon-e-dad
 le Lundi 28 novembre 2022 22:51
La notion de peuple fait aussi appel à deux évolutions historiques malheureuses et majeures: les peuples qui dominent les autres et par conséquent les peuples qui sont dominés. Mais si l'on parle d'origines, je lierais les peuples à un environnement géographique à laquelle une communauté humaine précise s'est adaptées et s'adapte pour sa vie ou sa survie; il en résulte une culture référente singulière qui rassure. Cette culture devient un élément de l'espace géographique telle une montagne , un fleuve, une mer etc... Un élément majeur que le nouveau venu découvre et ne peut ignorer. Ces cultures ont été et sont encore combattues par la pratique de la domination d'un peuple sur un autre peuple pour accoucher aujourd'hui de la domination d'une "façon de vivre" sur la masse humaine. La notion de peuple fait référence à la nation poétique dont il a été question à Carhaix mais elle est aussi un rempart contre l'uniformisation... On lui prête des mauvaises caractéristiques parce que justement un peuple est normalement lié à un territoire. L'exploitation de ce territoire est donc plus difficile quand une culture est présente; l'attachement à une terre s'est substitué aux croyances et rites d'autrefois. Je ne crois pas que l'on puisse détacher un peuple de sa culture... c'est pourtant bien ce que les Français vivent depuis des décennies et le bilan est assez catastrophique pour eux. Le paradoxe est que les Bretons vivent cela depuis bien plus longtemps et sont encore là, malgré tout, probablement mieux armés que ne le sont les Français... Je crois que cela vient de notre culture et donc du peuple breton.C'est un dialogue constant entre ce que l'on sait être et ce que à quoi on doit s'adapter. Pour cela les artistes ont un rôle majeur et nombres d'entre-eux en Bretagne le font plutôt bien. Pêr HELIAS donnait la langue bretonne pour morte vers les années 90 si je ne m'abuse. La résilience existe bien en Bretagne et elle est fait humain.
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  Yann Menez Are
  le Samedi 26 novembre 2022 22:55
Avec tout le respect que j’ai pour ton engagement et ta réflexion, il va falloir être plus fédérateur pour réussir l’autonomie, or tes propos sont méprisants pour des élus qui portent le projet d’autonomie depuis de longues années, j’avoue que je ne comprends pas cette attitude, et que cela me donne envie de me détourner de ces débats, une fois de Plus l’emsav se divise.
Ça en devient usant. Prenez de la hauteur , rassemblez !
Ne prenez pas la grosse tête parce qu’il y avait 200 personnes dans la salle, avec une moyenne d’age très élevée...
Il y a encore du boulot...!!!
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  Franck D
  le Dimanche 27 novembre 2022 10:49
@ Naonedad, je n'ai absolument rien compris à votre message, ni à vos objectifs. Iriez-vous jusqu'à reprocher la notion de peuple et d'autonomie aux gallois ? Qui vous a demandé de demander à chaque habitant croisé au coin de la rue si il est ou non "gallois" au seul motif qu'il habite au pays de Galles ? Où voulez-vous en venir ?
La notion d'autonomie et de peuple breton sont intimement liés comme le rappelle très bien Yvon Ollivier. Il y a 150 000 locuteurs de breton, et des centaines de milliers de gens qui se considèrent bretonnes avant toute chose. Il existe donc bien un peuple breton, une conscience bretonne, et une langue bretonne toujours mise de côté par les pouvoirs publics. Dans tous les autres pays d'Europe hormis peut-être certains pays des balkans, les bretons auraient une protection juridique en tant que peuple.
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De Naon-e-dad à Franck D
 le Dimanche 27 novembre 2022 19:06
Cher Franck D. . Mon message peut paraitre difficilement lisible ou audible, soit. . Tout d’abord, sachez que je suis d’origine bretonne des deux côtés (avec, si je me réfère à ce que j’ai entendu étant petit, un apport extérieur au milieu du XIX° siècle).Tant qu’à préciser les choses, on peut aussi penser que des événements historiques significatifs ont laissé une trace dans l’Histoire de Bretagne (par exemple le naufrage de l‘lnvincible Armada, en provenance d’Espagne) : des survivants ont pu faire souche et se sont mêlés à la population d’alors. Plusieurs siècles après, on en trouve des traces parfois (je dois cette observation, à laquelle je n’aurais pas pensé, à ma défunte mère). Sans parler des Vikings qui se sont fondus dans la population autochtone. Tout cela pour dire que les recherches scientifiques et résultats obtenus sur les codes génétiques (ADN, etc.) sont très intéressants et parfaitement recevables (aucun problème là-dessus) mais aussi pour penser (j’en suis tout autant convaincu) qu’une définition ethnique de la population bretonne n’a pas lieu d’être. Mais peut-être, sûrement même, ceux qui convoquent le « peuple breton » pensent-ils à bien d’autres paramètres… . Qu’est-ce qui fait Bretagne alors ? Voilà la bonne question que j’aimerais voir poser, sans passion et avec sérieux. Pour qui a connu (et c’est mon cas) les derniers feux de la société ou civilisation paysanne bretonne, il ne fait aucun doute que le caractère breton existe. Jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, et c’est là l’objet du débat, il tend à s’atténuer doucement (l’affaiblissement de la langue, ou sa perte. D’où l’exigence de sa défense et de sa promotion). Cette sensation est ressentie par un certain nombre. Par vous aussi peut-être ? . Si l’on décide que quiconque habite en Bretagne fait partie du « peuple breton », je vous répondrais que c’est partiellement inexact – peu importe où l’on place le curseur - , que c’est donc une vue de l’esprit, intéressante ou pas (question de point de vue). Il en est parmi ceux ou celles qui vivent en Bretagne qui refusent de se considérer comme Bretons ou Bretonnes. A-contrario, ils sont nombreux aussi ces Bretons émigrés, ailleurs en France ou dans le vaste monde, parfois pour la majeure partie de leur vie. Personnellement, je sais ce que c’est que d’être « émigré ». Cette expérience ne s’invente pas. Ceux qui l’ont me comprendront. . Je poursuis. Cette vue de l’esprit, il me parait mal venu ou en tout cas inutile de l’inviter dans une discussion sur l’autonomie. Comparons. J’ai bien compris que les Corses étaient très attachés à la reconnaissance d’un « peuple corse ». M. Simeoni, très intelligemment, a pris soin d’indiquer, en substance, que chaque territoire avait ses spécificités, son histoire, son cheminement ; ses objectifs, etc… La Bretagne n’est pas la Corse. . Je pense que l’on peut parler d’autonomie sans surajouter la question du peuple breton. Encore une fois, cette notion parle (parlait) à mon expérience de paotrig (petit garçon) immergé en milieu rural pendant les temps de vacances scolaires, en pays bretonnant. Etes-vous bien sûr que cette notion de peuple breton soit pertinente dans certains quartiers de Nantes (ville que j’ai vu de près pendant quelques années) ou d’autres villes en Bretagne ? . Bref, sur cette question et dans le contexte actuel, je ne trouve pas que mêler les genres soit une bonne idée. Je pense même que tactiquement c’est une erreur. Il est normal que tout le monde ne soit pas d’accord sur cet aspect tactique. Je propose simplement d’avancer sur l’autonomie, chacun après décidera, en son for intérieur, s’il s’estime être breton ou pas. Et éventuellement, jusqu’à quel point. . N’oubliez pas, la langue bretonne dispose de deux mots quand le français ne dispose que d’un seul : . Breizhad (pluriel, Breizhiz) . Breton (Brezhon) (pluriel, Bretoned ou Brezhoned) . C’est à peu près le sens de mon propos. Il serait bon de réfléchir à ce distingo. . Ha c’hwi, lennerien, piv oc’h c’hwi ? Breizhad nemetken ? Breton ? Pe an daou ? Pe tra ebet war ar poent-se ?
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  BURBAN XAVIER
  le Dimanche 27 novembre 2022 12:53
Oui , il nous faut faire un choix , pour ma part le peuple breton , le terme la région a une connotation méprisante pour les Breton(ne)s car ce n'est pas le territoire du peuple breton en tant que tel mais il s'agit de la Bretagne administrative , une portion de territoire qui lui est accordé par le pouvoir parisien .
C'est à dire une Bretagne tronquée sans la Loire-Atlantique .
De plus , le budget accordé à la région administrative 1, 7 milliard d'euro est si faible et les compétences dont le périmètre est si réduit que l'on peut dire que c'est de la condescendance à l'égard de la Bretagne .
Quant à la citoyenneté elle n'invite pas les individus à s'émanciper en France car la confusion avec la notion de nation et encore plus de nationalité est évidente en France , nation signifie : communauté humaine qui est installée sur un territoire qui possède une unité linguistique , historique , culturelle et économique plus ou moins élevée .
Le mot nationalité nous ramène à une appartenance juridique à un Etat , peuple constitué en corps de nation et qui se donne un droit juridique .
Citoyenneté, c'est la qualité de citoyen qui accorde un statut (des papiers ) qui donnent au citoyen la pleine reconnaissance juridique par la cité , le vote en est un exemple de droit qui lui fait exercer son droit politique et civil et également son devoir
Le citoyen est membre d'un Etat en somme . Mais une nation c'est différent de ce fait , une nation peut n'avoir aucun Etat , exemple le Tibet , les Ouïghours au Turkestan ou encore les Tatars en Russie , les Mapuches au Chili ou Argentine ...
Quant à la culture , elle nous est propre , ce sont aux Breton(ne)s de prendre conscience de sa valeur , ils le font au travers des fêtes , festivals , musiques , danses mais la question qui demeure . Pourquoi n'apprennent-ils pas leurs langues ?
200 000 locuteurs en langue bretonne à présent sur 4, 8 millions de Breton(ne)s désormais . Des efforts sont faits , mais les moyens sont ridiculement bas au regard du sauvetage à réussir . La région Bretagne administrative n'est pas la seule coupable sur le sujet , les départements font si peu en terme de dotations , les communautés de communes , les agglos ....sont souvent absents du débat et des moyens pour accompagner les associations , les écoles ...
Un peuple n'existe que par sa langue à minima sur un territoire en tant que communauté culturelle et sociale .
C'est pourquoi , la réponse possible est l'autonomie , la dévolution au sens large des droits mais il faut une reconnaissance de L'Etat en France pour ce faire , les acteurs politiques ont une responsabilité en Bretagne c'est de le demander au pouvoir central ...Le feront-ils ?
L'Europe n'est pas claire sur le sujets des minorités non reconnues , certes elle met des organismes de conseils mais se garde d'affronter les Etats par des textes de droits contraignants ne serait-ce que dans le domaine linguistique .
Nous nous devons d'espérer mieux pour l'avenir pour la Bretagne comme l'ont fait nos cousins écossais ou gallois , sachant que les situations acquises ne sont pas comparables de nos jours avec eux .
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De Pcosquer à BURBAN XAVIER
 le Lundi 28 novembre 2022 22:18
"Quant à la culture , elle nous est propre , ce sont aux Breton(ne)s de prendre conscience de sa valeur , ils le font au travers des fêtes , festivals , musiques , danses mais la question qui demeure . Pourquoi n'apprennent-ils pas leurs langues ?" Savet ar goulenn mat ganeoc'h... Selon moi , il y a 4 terrains pour aider la langue Bretonne: voici des notes arbitraires. Le terrain technique patrimonial qui s'appuie sur le peurunvan: J'y mettrais la note de 7/10... ar peurunvan a zo da vezañ peurlipet avat a-benn bezañ degemeret da vat gant lod desket ganto brezhoneg o mamm... Le terrain Diplomatique: La lutte politique, j'y mettrais la note de 5/10... un emdroadur sokioyezhoniel a zo anezhañ hiziv c'hoazh rak ac'hadurioù tud an emsav a vez savet kerkent ma vez tro d'en ober a-benn kaout un dazont gwirion evit ar yezh... hag, evel just, e c'haller menegiñ niverenn ar skolioù o vont war gresk.. Daoust da se ez eus un emzalc'h morgousket gant ar Vretoned, siwazh! Mall zo war an dud desket mat prezeg pouez ar yezh a verk identelezh Vreizh.. Dreist-holl hiziv m'en em gav kollet un darn eus an dud. J.M. Le CLEZIO l'a fait à sa manière. Le terrain Psychologique: j'y mettrais la note de 0/10 car non traité aujourd'hui...tabou, omerta, tud davedek pe vouzar... Poent e vefe deomp mont war an tu-mañ ha buan... Tizhout ar c'halonoù a-benn lakaat ar mouezhioù da zasseniñ en dro e lec'hioù boutin zo ( ha n'eo ket komz gwarezet kaer er ger hepken)... Rozenn MILIN et sa thèse est un élément important. Enfin le terrain affectif qui suit l'aspect psychologique... La note n'est pas bonne, voir désastreuse mais chacun peut se mettre un 10/10: il s'agit alors, selon moi, d'une crise d'ado à mener... et de s'atteler à apprendre et diffuser la langue bretonne ( comme il le faudrait pour toutes les langues) ou encore de prendre position en sa faveur ( il n'y a pas besoin de la parler pour cela). Anzav e voe ur fazi bras mont da heul kred buhezel Bro C'Hall ha gant se izelaat yezh kozh ar Vretoned... Liammet gant un dibab politikel bet graet gant lod eus hon hentadoù gwechall ha lakaet e pleustr betek hiziv! Petra'vo warc'hoazh? N'eo, ket echu ar c'hrogad!
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  Al Coin
  le Lundi 28 novembre 2022 07:15
Monsieur Yvon Ollivier, objectivement, avec actuellement à l’instant ou j’écris 204 lecteurs bretons (?) touchés par votre article sur ABP, sur plus de 4 millions de d’habitants en BRETAGNE, pensez-vous que l’on puisse considérer informer, éveiller, réveiller le Peuple Breton sur cette base concernée?
Á partir de quels médias existants peut-on évaluer les lecteurs concernés ou/s’exprimant par et sur un nouveau projet pour la BRETAGNE qui, potentiellement sont et seraient interpellés d’une façon ou d’une autre par les arguments de votre article ? De ceux en premier qui ne le sont pas déjà et depuis longtemps ?
Quels sont donc les moyens de masse « à disposition », surtout à conquérir d(urgence, pour diffuser à ce Peuple Breton mais avec d’autres motivations, avec la même vigueur que ceux qui sont en activité permanente, 24 heures sur 24 pour l’asservissement de nos esprits et de nos corps ?
Des moyens d’information plus qu’efficaces, avec surtout d’abord des contenus bien pensés, un Projet d’avenir courageux et détaillé concernant notre pays, par des « hommes et des femmes » nouveaux ou effectivement « rénovés », si certains pensent encore que cela soit possible !.
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  Burban xavier
  le Lundi 28 novembre 2022 12:00
Hier un reportage dans le magazine de France 2 retraçait le chemin suivit par le peuple corse depuis 1974 pour acquérir un statut de collectivité de Corse qui a présent se dirige vers l'autonomie de la Corse vraisemblablement . C'est une exigence de Gilles Siméoni président de la collectivité de Corse , le peuple corse est conscient de son identité , de son histoire , de sa langue et coutumes à conserver et transmettre . Ce processus est long , tout n'est pas gagné face aux réticences du pouvoir central parisien . Mais le dialogue s'instaure dans un meilleur climat .
La Bretagne suit son parcours , son histoire qui lui est propre , ce lent travail avance , chacun d'entre-nous peut faire quelque chose chaque jour pour la Bretagne en informant patiemment et courage sa famille , ses voisins , ses copains de travail ses relations associatives ... sur le sujet et la question bretonne est politique , c'est une bataille culturelle de longue haleine , parfois difficile ....
L'autonomie est une réponse à nos problèmes pour une société plus juste et apaisée . La Bretagne le fera , les élu(e)s Bretons ont un travail transverse à réaliser pour ce objectif , la nouveauté fait parfois peur ; l'autonomie doit implicitement produire un débat dans la société bretonne et une construction sérieuse avec les pouvoirs publics .
Par contre , ils doivent renforcer les moyens culturelles à chaque budget annuel pour apporter des solutions face à la demande populaire culturelle sans plus attendre , moyens financiers augmentés pour que l'audience parmi la population croisse sur toutes les actions culturelles et initiatives locales pour créer le tissus nécessaire au développement linguistique !
C'est à dire mettre en oeuvre les conditions du succès !
C'est le meilleur vecteur pour que les Breton(ne)s s'emparent du sujet !
Ret eo da ober an traoù hepdale !
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  Anne Merrien
  le Lundi 28 novembre 2022 16:28
Entre "peuple breton" et "région B4", il y a une troisième voie : la Bretagne tout simplement. Ses fondements juridiques historiques justifient un statut d'autonomie et un territoire complet. Pour s'extirper d'un statut de région lambda mal découpée, il faut s'appuyer sur le fait que la Bretagne a été un Etat souverain aux frontières d'une grande stabilité. On désigne comme Bretons les habitants du territoire de cet ancien duché, c'est une définition simple, une sorte de droit du sol.
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  KLG
  le Lundi 28 novembre 2022 17:56
@ Anne Merrien, vous parlez de droit, de la Bretagne stable.
Sauf que tout cela n'existe plus. Outre un réel isolement et éloignement géographique de Londres, l'Ecosse a cette continuité juridique, pas nous.
Il faut s'appuyer sur la notion de peuple breton, car c'est un peuple qui a donné un nom à ce territoire et pas l'inverse. Géographiquement, au sud, il n'y a pas d'évidence. Nous ne sommes pas une île, l'estuaire de la Vilaine, de la Loire comme limites tout peut se défendre géographiquement. Nous ne sommes pas une péninsule isolée par un long corridor non plus comme le Danemark, notre péninsule est grande ouverte à l'Est.
C'est la conscience de former un peuple, un héritage qui peut faire la différence.
(1) 
  Penn Kaled
  le Lundi 28 novembre 2022 19:12
Pour KLG il y a des petits pays en Europe qui ont des frontières bien moins définies que la Bretagne historique à commencer par la Belgique ,les Pays bas ,et j'en passe .Par contre le problème c'est que , les responsables ou irresponsables Bretons ne prennent pas en compte la vocation maritime de la Bretagne et je me demande si cela ne devient pas contagieux car je trouve que la mouvance bretonne est assez silencieuse sur ce sujet .Pourtant le très critiqué à tort et à raison ;Alain Croix dans la conclusion de son histoire des bonnets rouges avait mis en évidence le fait que les intérêts de la Bretagne divergeaient des intérêts de la France par rapport à cette vocation maritime .La véritable rupture à eu lieu à cette époque de la révolte du papier timbré ,la perte d'autonomie de la Bretagne en 1789 en ait en fait une conséquence ,car les descendants de cette révolte ont pris le parti de ce qui est devenu le club Breton s'opposant à une noblesse qui a mélangée les genres à savoir le maintien de privilèges qui n'avaient pu lieu d'être avec les libertés bretonnes .Le fait que la Bretagne s'obstine à se tourner excessivement vers l'est la réunification ne sera pas facilitée ,pire les quelques digues qui barrent le processus d'évolution vers le grand ouest finiront par céder .
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  Anne Merrien
  le Lundi 28 novembre 2022 21:32
Je ne pense pas qu'il y ait une absence totale de continuité juridique. La discontinuité n'empêcherait pas non plus de restaurer ce qui a pu exister si longtemps. Inventorier des textes juridiques même obsolètes me semble moins hasardeux que de chercher une définition du peuple breton.
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De kry44 à Anne Merrien
 le Mardi 29 novembre 2022 10:03
Je ne pense pas qu'il soit bon de continuer à l'envi ce discours pseudo-historique , quand un état veut tuer l'idée de nation d'un chez un peuple , il commence par tuer la langue . C'est ce qu'expliquait l'avocat gallois Gwynfor Evans , président de Plaid Cymru pendant de très nombreuses années , dans "Fighting for Wales". Ce combat se faisait très près du peuple , dans les fêtes champêtres ...
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  Alain E. VALLÉE
  le Lundi 28 novembre 2022 22:26
@ Anne MERRIEN
Oui, bien évidemment. Les Bretons sont les habitants de la Bretagne entendue dans les limites de l'ancien duché.
Les fédérations fonctionnent selon ce simple modèle : les Californiens sont ceux qui habitent la Californie. Et s'ils déménagent au Texas, ils seront Texans de plein droit parce que citoyens des USA. Idem en Allemagne où les Hambourgeois qui vont vivre en Bavière deviennent ipso facto Bavarois.
En France, l'autonomie des régions ne peut résulter que d'une réforme institutionnelle globale. Et l'enjeu est si important, si énorme, si urgent que pour être efficaces, il faut avoir l'humilité de s'inspirer des meilleures pratiques. La souveraineté du peuple sur son territoire se manifeste par le Sénat représentant le territoire, soit la haute assemblée des provinces, land, régions... L'assemblée représentant le peuple est l'Assemblée nationale ou Chambre des Représentants où une Majorité soutient le gouvernement du pays. La loi nationale est votée par les deux assemblées et il est parfois prévu que selon des limites prédéfinies, elle soit adaptable localement. Voici qui n'est ni compliqué, ni coûteux et qui pourrait même être efficace et d'application quasi immédiate par un vote au 3/5 à Versailles. Le domaine des compétences impératives et exclusives, et des moyens fiscaux des entités autonomes serait à constitutionnaliser.
Voici qui aurait en outre d'autres conséquences normalement positives mais ici hors sujet.
Si l'on veut mettre le feu au lac et rendre tout changement impossible pour des lustres, il faut, dans la France telle qu'elle est et va si mal, parler de Peuple opposé ou concurrent du Peuple Français, alors que la Constitution, à réformer d'urgence, n'admet que ce dernier.
Endetté tel qu'il est, l'État, parfois audacieux, ne pourrait-il pas songer à troquer un peu d'autonomie régionale gage d'une bien meilleure économie, pour financer un peu de Dette publique qui tétanise toute éventualité de réforme ? Qui saisira l'opportunité ?
AV
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  KLG
  le Lundi 28 novembre 2022 23:11
" Pour KLG il y a des petits pays en Europe qui ont des frontières bien moins définies que la Bretagne historique à commencer par la Belgique ,les Pays bas ,et j'en passe "
Les Pays-Bas ont pour eux une continuité historique, la puissance économique et une homogéneité linguistique (même si petite minorité frisonne (mais germanique) au Nord). Mais effectivement, vous mettez les Pays-Bas pendant 2 siècles sous la tutelle allemande, il n'en resterait probablement pas grand chose.
Mais cela n'est pas arrivé. Les Pays-Bas sous diverses appellations ont une forte antériorité.
La Belgique est globalement une création de grandes puissances recherchant un équilibre, la France et le RU principalement, par démembrement des Pays-Bas, sur une base à la fois linguistique (francophones des Pays-Bas regroupés dans ce nouvel Etat) et religieuse (catholiques, héritage de l'Inquisition espagnole) . C'est un pays récent et par défaut.
Nous ne sommes pas un carrefour de grandes puissances, une zone tampon. Il n'y a pas de spécificité religieuse en Bretagne, seule la langue fai(sait) une différence.
Pour faire bouger les lignes on ne peut pas se contenter d'être attentiste et attendre un hasard de l'Histoire. Nous avons avant tout une position géographique singulière, mais c'est surtout valable pour la pointe (comme la langue).
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  Yannig Coraud
  le Mardi 29 novembre 2022 10:48
Essayant d'être pragmatique et refusant toute forme de racisme, Breton et acceptant toute personne se revendiquant bretonne, je suis convaincu que l'on doit choisir ETRE BRETON OU ETRE FRANCAIS !
Merci encore à Yvon Ollivier qui par ses analyses nous ouvre la réflexion et l'esprit .
Lorsque j'étais élu à Saint Nazaire une administrative de la Mairie m'avait dit lors d'une demande de Passeport "Vous n'avez pas de carte d'identité, seulement un passeport qui ne peut pas être considéré comme prouvant votre nationalité française ... Celà vous fait certainement plaisir " Neketa !
Je viens de lire cette superbe enquête faite par deux honnêtes journalistes "La Frontière bretonne" achetée au Festival du Livre de Guérande . Presque tous les politiciens bretons "montés à Paris" ont préféré servir la France et occultés leur Pays la Bretagne... Depuis les nobles bretons du 15eme siècle qui se sont alliés aux français nous pouvons écrire comme Robert Burns en Ecosse "Such a parcel of rogues in a Nation" ....
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  Yannig Coraud
  le Mardi 29 novembre 2022 10:48
Essayant d'être pragmatique et refusant toute forme de racisme, Breton et acceptant toute personne se revendiquant bretonne, je suis convaincu que l'on doit choisir ETRE BRETON OU ETRE FRANCAIS !
Merci encore à Yvon Ollivier qui par ses analyses nous ouvre la réflexion et l'esprit .
Lorsque j'étais élu à Saint Nazaire une administrative de la Mairie m'avait dit lors d'une demande de Passeport "Vous n'avez pas de carte d'identité, seulement un passeport qui ne peut pas être considéré comme prouvant votre nationalité française ... Celà vous fait certainement plaisir " Neketa !
Je viens de lire cette superbe enquête faite par deux honnêtes journalistes "La Frontière bretonne" achetée au Festival du Livre de Guérande . Presque tous les politiciens bretons "montés à Paris" ont préféré servir la France et occultés leur Pays la Bretagne... Depuis les nobles bretons du 15eme siècle qui se sont alliés aux français nous pouvons écrire comme Robert Burns en Ecosse "Such a parcel of rogues in a Nation" ....
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  Yann L
  le Mercredi 30 novembre 2022 15:17
A mon avis, le mouvement breton est trop faible pour se permettre d'exclure les bretons "qui ne pensent pas bien". Chaque militant obéit à des motivations propres et c'est inévitable. Peu importe que certains soit des tenants du "peuple breton" et d'autres "de la région Bretagne". L'important est que ces différences idéologiques n'amènent pas les militants à se tromper d'adversaire et à se combattre les uns les autres. Je reste persuadé qu'une coordination est possible et nécessaire entre porteurs de point de vue différents. C'est d'ailleurs ce qui a permis au mouvement corse d'arriver au pouvoir.
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  Dan
  le Jeudi 1 décembre 2022 01:29
Le Peuple de Bretagne- Les migrations celtes ont eu lieu aux alentours du Vème siècle. Vraisemblablement ces populations se sont fondues avec celles déjà en place. Ensemble elles ont donné des limites à leur territoire. Elles l'ont exploité, défendu pendant des siècles.
C'est évidemment surtout à leurs descendants actuels, de se lever pour le sortir du joug de l'Etat français. De faire en sorte que la Bretagne retrouve une dignité.
Cependant si on veut à nouveau une Bretagne à cinq il faut tenir compte des migrations plus récentes. en particulier dans le secteur nantais. Je rejoins donc le commentaire de Naon-e-dad. Attirés d'abord par le développement du port, de nouveaux migrants sont venus d'autres régions françaises mais aussi d'Irlande, de Hollande. Puis sollicités, de nombreux Polonais après 1918. Des Espagnols fuyant Franco. Des Italiens, des Portugais, de nombreux Vendéens pour chercher un travail …. Des gens du voyage qui se stabilisent. Récemment des Africains. Avec pas forcément la sensation d'être bretons.
Environ 100 000 nouveaux habitants en six ans en Loire-Atlantique
Pas toujours facile -voir impossible- pour les nouveaux venus de dire, de penser « je suis breton »  Difficile en effet de faire fi de son enfance, de ses origines.
Ne pourrait-on pas se présenter comme « Le Peuple de Bretagne » Ce qui sous-entend, d'évoquer en premier, un territoire, sa géographie, sa géologie, la mer- l'économie qui en découle -l'histoire. .
C'est sans doute unificateur. Une péninsule formant évidemment un espace cohérent. Un socle acceptable pour tous si on veut évoquer l'autonomie et la réunification auprès de tous les habitants. La culture et les langues seront comprises comme en lien avec l'originalité exceptionnelle du territoire.
Sachant aussi que les populations des villes sont actuellement devenues plus sensibles à la nature et comprennent que tous nos besoins fondamentaux dépendent de leur lieu de vie.
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  BURBAN XAVIER
  le Jeudi 1 décembre 2022 11:53
@DAN Oui, il faut penser ainsi "peuple de Bretagne" ou "peuple breton , on a des racines venues de cette terre ou on s'enracine ici avec aussi une culture provenue d'une histoire personnelle !
La formule est bonne "
peuple de Bretagne" , c'est positif !
Nature et culture vont ensemble sur un territoire reconnu comme tel Bretagne à 5 départements , la possibilité concrète d'étudier la langue bretonne ou le galo grâce à des moyens réels dans l'éducation aux enfants , collégiens et lycéens fournis par un territoire autonome et découvrir la culture, la nature , l'histoire de la Bretagne . En somme vivre heureux , y travailler , se sentir bien simplement .
La langue bretonne ou le galo c'est du lien pour faire société en Bretagne qui doit être apaisée . La Bretagne a toujours accueilli et des Breton(ne)s ont été migrants et le sont encore ailleurs ....
Ce qui est profitable à la Bretagne , l'est aussi à la France . Mais nous avons besoin d'altérité c'est à dire d'une reconnaissance officielle de ce territoire en tant que tel : l'autonomie est la solution !
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  Borges
  le Jeudi 1 décembre 2022 13:31
Il y a beaucoup de nouveaux habitants en Loire-Atlantique mais également au pourtour.
J'ai un neveu breton diplômé qui commence sa vie pro sur Nantes. Il a emménagé récemment avec sa compagne qui attend des jumeaux, a Orée d'Anjou.
Il y a une énorme pression foncière dans le secteur, les familles n'hésitent pas à s'installer plus loin, sans tenir compte de limites administratives des plus abstraites.
Il n'y a rien de technocratique la dedans, il s'agit au contraire d'observer la vie des gens au quotidien.
Pourquoi ne pas vouloir simplifier les choses et mêler le réel a ces préoccupations territoriales, traditionnelles, avec un véritable pragmatisme
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  Anne Merrien
  le Jeudi 1 décembre 2022 15:48
On ne peut pas dessiner les contours des régions en fonction des déplacements pour aller travailler, ce qui nous donnerait une immense région parisienne. L'économie, ça va, ça vient. Gardons-nous des effets de loupe de notre époque.
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  Borges
  le Jeudi 1 décembre 2022 19:41
Avouez que créer une nouvelle frontière entre les yvelines et les hauts de seine créeraient d'importants problèmes notamment en matière de transports et bien là c'est un peu la même chose. ce n'est pas moi qui veut dessiner de nouveaux contours. pourquoi pas la fusion avec la bretagne, oui, un équilibre entre rennes et nantes, des nouveaux trains etc, oui.
Mais qui veut juste s'approprier la métropole nantaise en exclusivité, comme Don Salluste qui enserre les pièces d'or avec ses petits bras ?
Des gens s'installent dans la même région tout prés (on parle là de quelques kilomètres de la zone très urbanisée) de la grande ville centre de cette région, ils se disent qu'ils sont dans la même région, même TER, Bus etc pas d'effets de frontières où les services diminuent. Quel intérêt de diviser tout cela ?
En plus ça fait peur car non seulement vous voulez mettre une frontière régionale mais en plus vous parlez d'autonomie au nom d'un découpage de principauté au moyen-age. Découpage que vous devez fantasmer complètement car dans le coin il y a la célèbre histoire de Gilles de Rais, seigneur tant en pays de retz que mauges, Tiffauges (vendée) ou poitou . Déjà à l'époque, ces frontières n'existaient pas vraiment au quotidien des gens de la région, sauf sur des points précis comme certaines cours de justice. Finalement cela n'a pas réellement changé, sauf que la région a permis de développer des secteurs un peu oubliés près de ces vieilles frontières, avec notamment des voies express, des ponts, des trains etc
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De Penn Kaled à Borges
 le Jeudi 1 décembre 2022 22:12
Par comparaison entre la Belgique et le nord de la France ,il y a des échanges transfrontaliers similaires à ceux que vous citez et pourtant ce sont deux pays souverains .Mieux la Bretagne péninsule qui se distingue sur une carte de l'Europe est davantage caractérisée géographiquement que la Belgique ,pour ne prendre que cet exemple ,il y en a certainement d'autres .Vous vous faites l'avocat d'un grand ouest insipide ,mais d'abord remettez en cause la réunification de la Normandie ,ce que je ne souhaite pas ,cependant s'il y a un département qui s'insèrerait dans la Bretagne c'est bien celui de la Manche ,par contre hormis les secteurs limitrophes de la Bretagne historique ,les départements de Pays de Loire ont des intérêts économiques qui diffèrent de ceux de la Bretagne ,sans compter l'éloignement de la Sarthe le contour de cette région est totalement incohérents ,.Je suis persuadé que l'émergence d'une région Maine Anjou répondrait à l'aspiration des populations concernées des villes dont Angers et Le Mans affaiblies par l'hégémonie nantaise retrouveraient leurs rôles .Par ailleurs sur le long terme le climat , la géographie péninsulaire finit par influencer et forge davantage l'identité des populations que l'aspect ethnique . https://be.ambafrance.org/Cooperation-transfrontaliere-4075
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