Logement ? L'ouest de l'Irlande a les mêmes problèmes que le littoral breton
Interview

Publié le 9/08/22 15:43 -- mis à jour le 09/08/22 22:32
interview de Tomas Ó Síocháin : Tomas Ó Síocháin, directeur de la Western Development Commission
Réalisation : ABP
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Lors de l'Interceltic Business Forum qui a eu lieu hier à Lorient, Tomas Ó Síocháin, directeur de la Western Development Commission et deux de ses collègues sont intervenus sur la problématique du développement "à l'ouest". La commission qu'il dirige est une agence gouvernementale irlandaise chargée du développement économique de l'Ouest de l'Irlande.

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Après des siècles de dépeuplement via l'émigration, toute la frange celtique de l'Europe atlantique est en voie de repeuplement. De l'Écosse à la Bretagne en passant par l'Irlande. Attirés par une nature pas encore bétonnée, un littoral fabuleux, des logements moins chers, des petites villes à taille humaine où règnent une cohésion sociale et très peu de délinquance, de nombreuses sociétés, souvent de haute technologie relocalisent, globalement ou seulement une partie du personnel, à l'Ouest.

Protéger le littoral

L'Ouest de l'Irlande est confronté aux mêmes problèmes que la Bretagne avec une crise du logement sur le littoral et un manque d'infrastructures. Interpellé sur le sujet, Tomas Ó Síocháin, a souligné que son agence, qui a mis en place une plateforme, décourage les nouveaux arrivants de s'installer directement sur la côte. Ce sont les terres et les communautés à proximité qui sont recommandées. Des réseaux sont mis en place en particulier parmi les communautés de télétravailleurs. Le télétravail a bondi depuis la pandémie du COVID. Tomas Ó Síocháin pense que les nouvelles sources d'énergie venant de la mer comme les éoliennes offshore vont résoudre de nombreux problèmes d'infrastructures.

Le gaélique ?

Tomas Ó Síocháin a fait remarquer que dans les zones où la majorité des Irlandais parlent le gaélique comme le Gaeltacht, la loi oblige les communautés qui construisent de nouveaux lotissements à réserver une partie des nouvelles habitations à des locuteurs du gaélique.

Philippe Argouarch

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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Vos 1 commentaires
KLG
2022-08-14 14:29:29
"Attirés par une nature pas encore bétonnée, un littoral fabuleux, des logements moins chers, des petites villes à taille humaine où règnent une cohésion sociale et très peu de délinquance"
Des logements moins chers, quand on regarde les prix dans des endroits vraiment très isolés d'Irlande, Pays de Galles et pas spécialement agréables ou beaux, j'ai un doute.
A mon avis la première explication c'est le "peu de délinquance", la tranquillité (démographie), la cohésion sociale. Ensuite il y a aussi concernant les gens qui viennent de loin, les premiers effets et l'anticipation du réchauffement climatique.
Je note que cette intéressante interview (même si il manque peut-être une traduction) et article n'entraine vraiment que peu de réactions. C'est le sujet d'actualité et d'avenir N°1 de la Bretagne pourtant, qui touche et touchera toute la vie locale et politique, et qui en plus percute tout les thématiques habituelles des régionalistes/ autonomistes/indépendantistes.
J'ai le sentiment de plus en plus que même parmi les personnes se revendiquant régionalistes/autonomistes en Bretagne ne le sont en réalité, en pratique, absolument pas. On comprend mieux les résultats des listes bretonnes. Il n'y a aucune conscience collective.
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