"l'Espagne est gouvernée par ceux qui ont gagné la guerre"

Fin du débat de mardi sur la Catalogne : rappel du passé, des autres pays démocratiques d'Europe comme la Suisse, présentation de livres, chants...

Les vingt participants de la soirée «Hommage à la Catalogne» n'ont pas perdu leur temps. En plus d'une information que les médias ne servent que rarement, ils ont fait connaissance avec les titres de livres d'auteurs catalans, et ont entendu de fort belles mélodies. Certains auteurs sont aussi chanteurs et musiciens comme l'auteur de l'Estaqua.

Au centre de cette fin de débat, la démocratie suisse et catalane, en opposition aux modes de gouvernance française et catalane. La guerre civile subie par Barcelone et les Catalans ne fait aujourd'hui l'objet d'aucun travail de mémoire, et les 150 000 Catalans des charniers n'ont ni été identifiés ni bénéficié d'une inhumation digne de ce nom. On compare ce non-dit à la collaboration en France, et cette façon de gouverner à l'Inquisition... Le roi aurait pu calmer la tension catalono-madrilène, car il parle catalan, mais il n'en a rien été. Alors que Irène invente un avenir positif pour la Catalogne, laboratoire, montrant la route d' un nouveau modèle de société, Ricard est plus tempéré. Et l'Estaca entonnée par Gisela, reprise par l'assistance, montre encore que l'action commune permettra de lever le pieu... «Tomba, tomba, tomba...», pour qu'il tombe... ou pas ?

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Kerne Multimédia

Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

MANSKER
Mardi 28 novembre 2017

Bonjour. Je me souviens de cette femme qui disait au journaliste : "mon père et ses compagnons sont enterrés là, en désignant une pièce de terre laissée à l'abandon (et pour cause). Malgré de nombreuses demandes aux autorités, je ne peut rien faire pour lui donner une sépulture correcte." Des exemples comme celui là il y a des centaines en Espagne. Est-ce normal selon vous ? De quoi parle t-on ? de démocratie ? Dans un pays on l'on destitue des juges intègres pour enfin dévoiler les vérités, comment voulez-vous atteindre cet objectif ? Le silence de l'après franquisme, comme un peu de "l'après Vichy", doit nous interroger sur la chape de plomb qui pèse encore des années plus tard sur ces événements. Il faut alors considérer que le problème catalan (problème pour les uns, solution pour les autres) est dans la parfaite continuité de cette cécité volontaire. Ce que nient farouchement les élites, car elles seules ont la parole. Les Catalans, les Espagnols et les Européens sont en droit d'exiger plus de clarté quand aux façons de traiter les crimes de guerre. La Catalogne ressemble à s'y méprendre à un Tibet en quête de dignité, de respectabilité et de responsabilité.

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