Jean Fréour ce géant de la sculpture en exposition à Locronan

Locronan fait définitivement partie des six lieux culturels bretons de niveau international. Comment savoir si un lieu est international ? Quand on entend parler anglais ou allemand dans les rues ou qu'on voit des cars de Chinois ou de Japonais débarquer. Oui bien sûr, on ne peut égaler le Mont Saint-Michel de la Normandie juste à côté, mais une petite ville comme Locronan, avec ses illuminations et ses expositions, son architecture si bien préservée, a accueilli 400 000 visiteurs en décembre dernier, nous explique le maire Antoine Gabriele.

Ce matin a eu lieu l'inauguration officielle d'une exposition des oeuvres du sculpteur breton Jean Fréour, décédé en 2010 après avoir accompli une oeuvre remarquable. Il a "répondu à 1 200 commandes publiques" et "est présent dans 15 pays et 45 départements" nous explique Yvon Le Bihan, le commissaire de l'exposition qui se tiendra jusqu'au 15 septembre 2017.

Un artiste libre et zen à la recherche du beau et du sacré

Jean Fréour était membre de la célèbre confrérie des Seiz Breur, il en était le dernier survivant. Il a refusé tous les honneurs, légion d'honneur et académie des arts. La seule distinction qu'il a acceptée fut le Collier de l'hermine, en 1995. Il refusa de travailler pour Picasso déclarant "je suis jean Fréour, un artiste libre" et "je ne serai jamais le sculpteur de" (quelqu'un). Il avait compris que la modestie était le premier pas de la création, écrivant, car il était aussi écrivain et poète : "Je crois que la personnalité véritable se fortifie davantage dans l'effacement total".

J'ai tenté de révéler l'éternelle beauté du monde par les moyens les plus simples mais avec la technique la plus rigoureuse et donc la plus exigeante__Jean Fréour

Vu l'extraordinaire Saint-Hervé qu'il a sculpté en bois, on regrettera que ce maître soit parti trop tôt pour l'avoir réalisé à la Vallée des Saints en granite de plusieurs mètres de haut. Certes, il avait débuté sa carrière par des oeuvres pieuses, mais très vite, il découvrit la beauté sublime des corps de femmes. Sur les traces de Rodin, il alla encore plus loin dans l'art des courbes et des rondeurs pointues.

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

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