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Trans Musicales : peut-on inventer de nouveaux styles musicaux en 2017 ?

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Les groupes qui se sont présentés pendant cette 39e édition des Trans Musicales du 6 au 10 décembre n'ont pas vraiment inventé de nouvelles tendances mais ont su profiter de la richesse existante pour mélanger les styles.

La naissance de nouveaux genres de musique ont lieu car les nouvelles générations ont des envies de faire la révolution, du moins dans la musique ! mais aujourd'hui les artistes ont des besoins différents.

Le festival a eu comme chaque année un énorme succès. Chaque lieu du festival a affiché complet ; les billets sont partis très vite. Dans de petites salles comme l'UBU, pendant la soirée d'ouverture, il y eut plus que 400 personnes !

Salles UBU, L'Étage, et L'Aire Libre

On pouvait y voir beaucoup de groupes comme «Superorganism» qui, avec ses huit musiciens, a étonné le public rennais avec son hip-hop frais et ses textes très intéressants. De plus on a pu noter dans cette formation la très belle voix de la chanteuse japonaise.

Sur la même scène, on a pu voir également le groupe italien «Husky Loops» . Ils ont prouvé que le vieux bon rock peut très bien se mélanger avec la club musique.

Avec «Tchaïd», sur la scène de l'Etage, on a pu admirer un excellent exemple de fusion. Ce groupe est composé de Youenn Lange et Alexis Bocher. Youenn a plu au public breton en chantant des morceaux traditionnels accompagné par de l'électro ultramoderne. Le mix est vraiment bien réussi.

Des transmusicales transcendantes !

Sur la scène de L'Étage, on a vu le jeune quintet français «Fabulous Sheep» aux influences et inspirations cherchant dans le punk et post-punk et inspirées par des groupes comme The Libertines. Les nouveaux groupes se trouvent souvent des idoles puis les imitent. Une des originalités de cette formation qui s'inspirait de ces tendances étant d'essayer de montrer les problèmes de la jeunesse actuelle. Ces «Super Moutons» ont créé des chansons engagées comme «Athenian streets» sur la situation en Grèce, «Lost control» ou «L'entreprise».

Dans la salle du Liberté, on a pu également écouter du très bon électro avec des rythme «house» présenté par «Azur». Les fans ont été enchantés.

Sur la scène de L'Aire Libre on a pu admirer la talentueuse Laura Perrudin.

Rennaise d'origine, la jeune femme a été applaudie avec beaucoup d'enthousiasme par ses compatriotes. Cette artiste joue sur une harpe électrique et a une voix angélique. Son univers c'est la soul, jazz, hip hop, folk.

Durant la soirée de clôture à l'UBU, on pouvait voir «Eight Rounds Rapid» un bon vieux rock avec des influences punk. Le groupe composé de quatre musiciens britanniques de différentes générations a conquis le public avec des chansons très vives et rythmées.

au Parc Expo

Bien qu'hétéroclite comme à son habitude, on a pu remarquer dans la programmation, en plus du rock, deux styles prédominants : La world Music et, plus majoritairement, l'électro.

La Greenroom, salle dédiée à ce dernier style, a fait salle comble toute la soirée. Des DJ d'origines variées s'y sont produits en live pour le plus grand plaisir de la foule : «Sama» (Palestine); «Josey Rebelle» (Royaume-Uni); «Borusiade» (Roumanie) et «Zamilska» (Pologne).

A côté de cela, le hall 9 lui a fait une sévère concurrence toute la soirée. En effet, au coté des «DJ's Abe» (Islande), «Time» (France), «Rezz» (Canada) et «Voiron» (France), se produisaient deux artistes à forte connotation électro :

«Washed Out» (Etats-Unis) qui mélange pop-rock et électro, a fait un show à forte tendance psychédélique puisque le spectateur ne pouvait voir que leurs silhouettes, éclairées par un écran géant diffusant des images colorées.

Avec «Confidence Man» (Australie), nous étions dans le sportif avec des chorégraphies dynamiques et délurées, voire sexy.

Une autre salle était par contre destinée aux amateurs de Rock. Après une ouverture de soirée par le «DJ Topper Harley», fin connaisseur du rock français, la soirée s'est ouverte de façon brutale avec les «Make-Overs» (Afrique du sud). Ils furent suivis par les Anglais de «The Daniel Wakeford Expérience» qui délivrait une pop gaie et extatique.

Vint ensuite mon coup de coeur de la soirée: Les suisses «Zeal et Ardor» qui ont proposé une musique alternant black métal et black music, le tout vêtu de « black ». Ce hard-rock accessible a su conquérir le public à tel point que le leader du groupe semblait ne pas en revenir. Après deux chansons de rappel, le groupe a demandé à se faire prendre en photo avec le public pour immortaliser ce moment aux Trans Musicales ! La soirée s'est terminée par la prestation des Viagra Boys, un groupe du punk suédois au chanteur particulièrement déjanté rappelant un certain Pete Doherty...

Enfin, dans le dernier hall, deux groupes se sont fait remarquer avec un style plutôt original, la world music «Snapped Ankles» (Royame-Uni). Ces Pierrafeu modernes sont apparus couverts de fausses fourrures à longs poils et chantaient dans des bâtons leur mélange de pop, électro et musique tribale.

«Tshegue» (France/Congo), autre coup de coeur de la soirée. Cette artiste a su communiquer son incroyable dynamisme à la foule qui a complètement adhéré à son style mélangeant rock et musique africaine.

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Journaliste-photographe ABP pour Rennes

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