34e Festival Européen du Film Court de Brest

-- Festivals --

Reportage photos
Par Agnieszka Misiura

Publié le 21/11/19 15:05 -- mis à jour le 22/11/19 17:05

La 34e édition du Festival Européen du Film Court de Brest, qui duré du 12 au 17 novembre, vient de se terminer. Parmi les milliers de beaux projets envoyés pour le festival, le jury, sous la présidence de Marie Bunel, a choisi ses lauréats dans les quelques catégories suivantes :

Grand Prix du Film Court de la Ville Brest

Pour le 50e anniversaire de l'atterrissage de l'homme sur la lune, le film qui a traité ce sujet a ému le jury :

To Plant a Flag de Bobbie Peers .

Le réalisateur norvégien est déjà connu grâce à son précédent film « Sniffer » qui a eu la Palme d'or de Cannes 2006.

Ce film est l'histoire des essais avant la mission Appollo 11, une équipe d'astronautes va faire leur entraînement et sont envoyés à Island.

Là bas, ils rencontrent un berger... qui va compliquer leur mission.

Les paysages à couper le souffle sont filmés avec précision par le jeune réalisateur.

Dans les compétitions françaises :

Le Prix France 2 dont le film gagnant va être diffusé dans « Histoires courtes » fut :

Lucienne mange une auto de Geordy Couturiau

La relation entre une fille et son père sont très tendues, car il est très attaché à sa voiture.

Il s'éloigne petit à petit de sa famille.

Pour ne plus voir son ennemie, Lucienne décide de manger l'auto de papa...

Ce film avait déjà été primé sur d'autres festivals.

Prix TV5 Monde 

La jeune fille et ses tocs de Lucie Plumet

Un film très poétique, le premier court de cette réalisatrice.

C'est l'histoire d'une jeune violoncelliste qui joue le matin à sa fenêtre.

En face, il y a un gros chantier mais « miss Dingo » reste dans son monde musical.

Les compétitions Made in Breizh ont présenté un très grand niveau cette année. Les organisateurs ont eu beaucoup de mal à choisir huit films pour le final.

Dans cette catégorie très originale, les films gagnants sont :

Prix de la meilleure musique originale

Le travail de Castor de Steed Cavalieri

Un jeune homme est engagé pour ranger les rayons d'une hypermarché où il n'y a jamais de clients.

En plus, il est payé une fortune pour faire ça. Très bientôt, il comprendra qu'il n'est uniquement qu'un pion dans le jeu d'un riche propriétaire sans scrupules. Il ne profitera pas longtemps de son super poste...

Le film porte une métaphore universelle sur le travail. Combien de gens se sont demandés dans leurs vies : « pourquoi je fais ce travail inutile ».

C'est une satire sur le capitalisme où on peut tout acheter, même les gens.

Prix Manifest

Le film L'île et le Continent de Lorie Bost et Sebastien Savine a obtenu ce prix.

Chacun a ses problèmes. Louise est une sirène qui veut à tout prix devenir une femme normale.

L'histoire revêt une considération universelle : en acceptant nos différences on devient enfin libre.

Cette affirmation des différences physiques a pu aussi se retrouver dans Ma planète de Valery Carnoy.

Le film a eu le Prix du public dans les compétitions européenne .

Un boulanger, Henri, n'est pas très à l'aise dans sa peau, ces rondeurs lui font honte.

Une rencontre inattendue avec une célèbre photographe va changer sa vie.

Dans le catégorie « Compétition OVNI », le Prix Shorts TV a été attribué au film Morning, Vegas de Kourtney Roy.

C'est le premier court de la réalisatrice qui a mis comme personnage principal, son père.

Une histoire hallucinante entre réalité et rêve d'un cowboy à Vegas.

Il y eut une ambiance de joie infantile quand les réalisateurs d' Automne malade, Lola Cambourieu et Yann Berlier ont reçu le Prix Spécial pour leur film.

Autodidactes, ils consacrent tout pour réaliser leur rêves cinématographiques.

L'histoire de cette fille qui quitte Paris pour s'occuper de sa mère malade à la campagne est très émouvante.

Le festival consacre de plus en plus temps pour les séances-rencontres.

Il y eut, par exemple, la très intéressante possibilité de rencontrer le concepteur sonore Loïc Burkhardt qui travaille depuis 30 sur les bandes-sons de films.

Sur les animations présentées, on a pu apprendre que le son d'une baleine peut se faire avec des cris de mouettes au ralenti...

La sélection « spécial femme » était une séance très attendue avec une sélection de France Télévisions.

On a beaucoup rit avec Burqa City de Fabrice Bracq.

On a aussi été ému par l'histoire de Sophie dans Le roi des démons du vent de Clémence Poésy.

L'héroïne est enfermée aux urgences psychiatriques la nuit de la Saint Sylvestre. Elle n'est pourtant pas malade quand elle dit qu'il faut protéger les femmes.

Notre époque montre tous les jours des exemples de violences commises contre les femmes.

Une séance très attendue par les spectateurs est toujours la sélection, après la Cérémonie de Remise des Prix. Dans « Rire sans frontières » on a pu voir de petites perles comme : Call me Mattwew de Rémy Cayuela : Un patient se réveille après deux ans de coma et pense qu'il est l'acteur américain Matthew McConaughey.

Dans Hold on de Bart Schrijver, si on tombe du 40e étage sur le 33e, mieux vaut trouver une personne qui n'est pas maladroite pour nous sauver.

mailbox imprimer
Journaliste-photographe ABP pour Rennes

Vos commentaires :

ANTI-SPAM : Combien font 2 multiplié par 2 ?
Note : Ce lieu est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés. Par contre l'utilisation d'anonymiseurs pour modifier votre numéro ip entrainera la suspension de vos commentaires.