-- Environnement --

Saint-Nazaire accueille l’expédition océanographique de la Fondation Antinea

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Fleur de Passion. Photo Fondation Antinea.
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Fleur de Passion en mer Baltique.
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Photo Fondation Antinea.
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Fleur de Passion arbore un Gwenn ha Du.
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Fleur de Passion à Marseille. Le Gwenn ha Du et un drapeau catalan. Extrait de video du site.
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Itinéraire mondial de la décennie.
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Ronald Menzel directeur et Pietro Godenzi président de la Fondation Antinea.

Saint-Nazaire accueille, du 2 au 7 octobre, l'expédition océanographique de la Fondation Antinea

2010, année de la biodiversité

La Fondation Antinea :

Organisation Non Gouvernementale (ONG) suisse créée en 2005, elle a pour objectif de jouer un rôle innovant dans les problématiques environnementales liées aux océans. Elle mène depuis 2008, sous le haut patronage de l'Unesco et en collaboration avec l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l'expédition « The Changing Oceans » qui a pour but d'étudier, à bord du vieux gréement « Fleur de passion », l'état de l'écosystème marin et l'impact humain sur celui-ci en explorant une centaine de sites au cours de la décennie.


L'expédition fera escale à Saint-Nazaire du 2 au 7 octobre.

Installé quai du Commerce, le vieux gréement accueillera les visiteurs les samedi 2 et mercredi 6 octobre prochains avec une exposition pédagogique sur les enjeux de la préservation de la biodiversité marine. Le jeudi 7 sera réservé aux scolaires (une classe de CM1 et une autre de collégiens).

Outre ces initiatives de sensibilisation du public, les membres de la fondation souhaitent, dans le cadre d'une étude internationale, profiter de leur escale nazairienne pour répertorier les pratiques de préservation de l'écosystème de l'estuaire et du littoral développées par les acteurs publics et associatifs locaux.


Pour une meilleure protection de la biodiversité marine – Une expédition unique

Les océans sont LA source de vie sur Terre. La biodiversité de notre planète, notre climat et nos ressources alimentaires dépendent fortement d'un écosystème marin en bonne santé. En sachant cela, il est surprenant de constater que moins d'un pour cent de la surface des océans est aujourd'hui protégée alors que plus de 12 % des écosystèmes terrestres le sont. De plus, nous ne connaissons que 10 % à 20 % des mers alors que 80 % de la vie sur Terre s'y trouve concentrée.

Pour contribuer à une meilleure protection de la biodiversité marine, la Fondation Antinea une O.N.G. suisse, fondée à Genève et reconnue d'utilité publique, a lancé un projet unique à bord de son voilier Fleur de Passion : “The Changing Oceans Expedition”. Cette expédition prévue sur 10 ans et promouvant une utilisation plus durable des océans a reçu le soutien de l'Unesco et de l'IUCN. Elle à été inaugurée en octobre 2008 à Barcelone et s'est concentrée sur la méditerranée occidentale pour la première année.  L'expédition a pour but d'étudier l'état de l'écosystème marin et l'impact humain sur celui-ci en explorant une centaine de sites au cours de la décennie. En 2010, elle se concentre sur les mers européennes. En 2011 “The Changing Oceans Expedition” explorera la mer Rouge ainsi que la partie orientale de la méditerranée. L'expédition se dirigera ensuite vers des régions plus éloignées dans l'Atlantique, le Pacifique et l'Océan Indien.


La recherche scientifique : Une meilleure protection des espèces et des écosystèmes marins

L'objectif principal de la recherche menée à bord est de contribuer à une meilleure protection des océans et des espèces qui en dépendent. Dans ce but l'expédition se concentre principalement sur un projet scientifique couvrant deux domaines :

L'identification de régions et d'espèces nécessitant une protection urgente ;

L'amélioration des techniques de protection des espèces marines et de gestion des Aires Marines Protégées.

Pour identifier les régions nécessitant une meilleure protection, une évaluation du statut de l'écosystème marin (biodiversité) ainsi que de l'impact anthropique est menée. Pour cela, des protocoles ont été crée par un groupe de scientifiques mondialement reconnus (de l'université de Santa Barbara, de Stanford et de Hawaï). Ils couvrent l'étude de la chaine trophique, des aspects biologiques, chimiques, physiques et géologiques ainsi que socio-économiques. Une série de mesures consistantes permettront de comparer des écosystèmes vierges à des régions fortement impactées par l'être humain. La deuxième partie du programme de recherche se concentrera sur les Aires Marines Protégées existantes (AMP) et, en particulier, sur les méthodes de management mises en place sur ces sites. Le programme vise a identifier les approches innovantes qui ont prouvé leur efficacité sur le terrain.

Une documentation multimédia sera réalisée sur les écosystèmes étudiés. Cette initiative (financée dans le cadre d'un programme de recherche européen) vise à récolter du contenu et des données qui serviront à créer un modèle 3D photo réaliste de l'environnement sous-marin à un temps t, avec une précision jamais obtenue à ce jour. En collaboration avec le scientifique Michel André, lauréat des Rolex awards, cette documentation sera également sonore, avec la création de la première base de données mondiale de la pollution acoustique sous-marine. Ces modèles multimédias 3D représenteront une référence inestimable pour suivre l'évolution de nos océans dans le futur. Ce projet interdisciplinaire est réalisé par un consortium comprenant de nombreuses institutions européennes.


Des retombées inédites pour la protection des espèces et des écosystèmes marins

Cinq ans ont été nécessaires pour développer la phase initiale de la carte cumulative de l'impact humain sur les océans. Publiée dans Science fin 2008, elle a reçu une attention sans précédent et est actuellement considérée comme la référence au niveau international dans ce domaine.

La deuxième phase, réalisée sur le terrain dans le cadre de « The Changing Oceans Expedition » permettra de valider cette carte et de comprendre comment nos activités impactent la faune et la flore marine. Une fois ce travail terminé, cette carte deviendra l'outil de gestion et de conservation d'écosystèmes marins le plus puissant disponible à ce jour. Il permettra de guider les stratégies à mettre en œuvre au niveau global et local afin de préserver la biodiversité marine.


Permettre au public “d'expérimenter” les océans

Au delà de l'aspect scientifique, l'expédition vise à sensibiliser sur la nécessité d'accroitre urgemment la protection de l'écosystème marin Pour cela la Fondation a développé des outils multimédias innovants et veut en outre impliquer le public dans une expérience vécue. Des personnes venant de tout autour de la planète pourront suivre l'expédition sur internet comme si elles étaient à bord et, pour certaines, également se joindre à l'aventure en tant qu'éco-volontaires.  Une technologie innovante de duplexe sous-marin, utilisée par l'expédition, permet de plus au public de suivre en direct un plongeur, de voir ce qu'il filme et même de communiquer avec lui. Finalement des jeunes provenant de milieux défavorisés sont invités à bord et initiés à la protection de l'environnement. Ils acquerront ainsi une nouvelle perspective sur les océans et sur leur futur.


Des ambassadeurs éminents

L'expédition a reçu le haut patronage de l'Unesco. Elle est organisée en collaboration avec l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et bénéficie du soutien de l'Union Européenne. Elle compte des ambassadeurs comme – entre autres – le cinéaste français Luc Besson (« Le grand bleu »), Zep ou encore le Commissaire européen Joe Borg, le co-sponsor est la compagnie Cargill, implantée notamment à Saint-Nazaire, Montoir-de-Bretagne, Brest et Lannilis.


Un bateau au passé mouvementé

Fleur de Passion, un ancien navire de guerre a été construit en 1941 pour la marine allemande. Il était utilisé comme démineur et ravitailleur de sous-marins avant d'être remis à la marine française où il a servi jusqu'au milieu des années 70. En 1976, le bateau  a été vendu à un privé qui l'a transformé en ketch aurique. Il a servi en méditerranée et en atlantique pour des projets scientifiques et socio-éducatifs. Au début des années 2000 Fleur de Passion a été racheté par l'association et entièrement reconstruit pour devenir le porte parole de « The Changing Oceans Expedition ».


Un volet scientifique propre à l'estuaire et au littoral de la Loire-Atlantique

Les représentants de la Fondation Antinea souhaitent mettre à profit leur escale nazairienne afin de collecter auprès des acteurs publics et associatifs locaux les pratiques mises en place pour mieux préserver l'écosystème maritime. Ce recueil de témoignages servira à réaliser une étude sur les meilleures pratiques environnementales mises en place à travers le monde sur les aires marines protégées.


Programme Antinea à Saint-Nazaire

1er octobre : installation ;

2 octobre : accueil du public et explications sur l'exposition pédagogique sur le quai du Commerce ;

3 octobre : deux sorties en mer ;

4 et 5 octobre : RDV institutionnels et scientifiques ;

6 octobre : accueil du public ;

7 octobre : journée scolaires (visite du bateau l'après-midi).


Service de presse :

– Général :

Michel Salion, agence Manifeste : 01 55 34 99 80 / 06 22 96 53 41

– Local :

Nathalie Mahé, Cargill Saint-Nazaire : 02 40 17 29 33

– Scientifique (à partir du 3 oct.) :

Ronald Menzel, directeur général de la Fondation : -+41 (0)7 63 24 42 90-(mobile)


Extrait du site :

De l'engrais à une floraison étouffante

21 juillet 2010

Un problème majeur en Mer Baltique est l'eutrophisation. L'eutrophisation est due à un surplus de substances fertilisantes qui sont déversées par les fleuves environnants dans la mer.

La Mer Baltique est particulièrement touchée par ce phénomène, car l'eau y circule en circuit quasi fermé avec un renouvellement des eaux limité.

Les sources majeures d'eutrophisation sont les rejets de l'agriculture, mais également d'autres formes d'eaux usées, venant par exemple des villes côtières. Ces dernières se sont grandement améliorées ces dernières décennies avec des normes de traitements des eaux plus élevées. La conséquence est le développement accéléré d'algues qui dominent toute autre espèce locale.

Comparalus de nitrates dans l'eau, pobles aux marées rouges dans d'autres régions du monde, on assiste à ce développement accéléré, dû au surpur l'algue bleue ou la chrysolina polipelis. À l'origine inoffensives, elles deviennent rapidement toxiques pour le milieu marin local et pour l'homme. Les problèmes peuvent aller d'une simple irritation de la peau à de sérieux problèmes quand elles sont avalées.

En cas de développement intensif, les plages sont fermées et la baignade interdite, sans parler des conséquences sur les poissons consommés par l'homme.

La Bretagne doit actuellement faire face a une marée verte créée par le même phénomène. Le danger pour l'homme est conséquent.


Du Portugal, cap sur Brest début juillet pour l'anniversaire d'Océanopolis puis remontée de la Manche, et jusqu'à la Baltique. Séjour à Londres, puis nouvel arrêt en Bretagne, à Saint-Nazaire. suivie de Lisbonne puis le détroit de Gibraltar pour retourner en Mer Méditerranée pour l'hiver.


Programme

2009 : Méditerranée Occidentale, Mer Adriatique, Croatie ;

2010 : Méditerranée, Espagne, Atlantique, Manche, Mer du Nord, Mer Baltique ;

2011 : Mer Rouge, Méditerranée, Mer des Caraïbes ;

2012 : Pacifique ;

2013 : Pacifique ;

2014 : Pacifique ;

2015 : Océan Indien ;

2016 : Océan Indien ;

2017 : Atlantique Sud, Afrique du Sud, Brésil, Mer des Caraïbes ;

2018 : Atlantique Nord, Méditerranée, Mer Rouge.


Adresse :

Antinea Foundation

59 Route des Jeunes

1227 Genève

Suisse

(voir le site) accueil du site en français ;

(voir le site) histoire du bateau ;

(voir le site) photos,videos ;

(voir le site) présentation ;

(voir le site) itinéraire.


Document PDF 19976_2.pdf Cargill partenaire de la Fondation Antinea pour l'expédition « The Changing Oceans ». Dossier de presse en anglais. Septembre 2008.. Source : Fondation Antinea
Document PDF 19976_3.pdf L'expédition « The Changing Oceans » de la Fondation Antinea. Dossier de presse en anglais. Octobre 2008.. Source : Fondation Antinea
Voir aussi :

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