Non à la taxe Borloo en Bretagne

Club de presse de Bretagne : Conférence du collectif des acteurs économiques contre la taxe Borloo en Bretagne.

Le collectif, qui représenterait 150 000 entreprises et 900 000 actifs, s'est déclaré uni et déterminé à aller jusqu'au bout pour que la taxe soit retirée. Autrement, le collectif prévoit délocalisations, licenciements, fermetures d'entreprises, fermetures d'exploitation agricoles et augmentation significative du prix des produits alimentaires. Pas moins que la fin de...

Au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au Club de presse de Bretagne à Rennes ce matin, le Collectif des acteurs économiques contre la taxe Borloo en Bretagne a mis en garde le gouvernement et a exposé ses griefs. [voir la vidéo sur ABP-TV] .

Le collectif, qui représenterait 150 000 entreprises et 900 000 actifs http://www.bretagne.cci.fr/1-22209-Fiche-detaillee.php?id=79 , s'est déclaré uni et déterminé à aller jusqu'au bout pour que la taxe soit retirée. Autrement, le collectif prévoit délocalisations, licenciements, fermetures d'entreprises, fermetures d'exploitation agricoles et augmentation significative du prix des produits alimentaires. Pas moins que la fin de l'économie bretonne. Il sera alors moins cher pour un fermier allemand d'envoyer des produits alimentaires à Paris que pour un industriel breton de l'agro-alimentaire soumis à l'écotaxe puisque l'écotaxe ou taxe Borloo, environ 12 centimes du km, ne s'applique pas aux autoroutes.

Le collectif affirme que la taxe est fondamentalement injuste puisque le transit (le passage de camions à travers une zone) ne monte qu'à 1% du trafic le la péninsule bretonne. Il n’y a pas de flux camionné de transit en Bretagne mais uniquement un transport poids-lourds au service de l’activité des entreprises et des territoires bretons. De plus il n’y a pas actuellement d’alternative satisfaisante au camion pour le transport de fret en Bretagne.

Le collectif appelle à un grand rassemblement au péage de La Gravelle le 4 février.

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch

Ancien webmaster de la Wells Fargo Bank aux États-Unis puis de l’International Herald Tribune à Paris, je suis revenu en Bretagne en 2005 pour gérer et développer ABP.bzh, le média que j’avais créé en octobre 2003. Auteur de plus de 2700 articles signés et contributeur à de nombreux autres, que ce soit au sein de la rédaction ou avec l’IA.