
Koun Breizh lance le fond de dodation GLAD
KOUN BREIZH Teaser
L'association Koun Breizh a présenté, samedi 7 novembre à Ti ar Vro à Vannes, son fonds de dotation « Glad – Patrimoine de Bretagne ». Son président, Yvon Ollivier, entend mobiliser dons, legs et mécénat d'entreprise pour soutenir le patrimoine, la culture et les langues de Bretagne, à l'échelle des cinq départements.
« Que l'argent des Bretons reste en Bretagne » : la formule résume l'ambition exposée par Yvon Ollivier lors de cette première présentation publique. L'association, qui a elle-même bénéficié d'un legs important, souhaite désormais encourager une mobilisation plus large pour financer des initiatives d'intérêt général. Selon son président, Glad est déjà constitué et dispose de sa dotation initiale.
Le fonds bénéficie du parrainage du chanteur Gilles Servat et des navigateurs Anne Quéméré et Eugène Riguidel. Ces deux derniers étaient présents à Vannes. Retenu par des difficultés de déplacement, Gilles Servat avait annoncé un soutien par vidéo.
***Un fonds généraliste pour les cinq départements
Des mégalithes aux chapelles, de la création culturelle à la transmission des langues, Glad revendique un champ d'action étendu. Yvon Ollivier le présente comme un outil complémentaire des fonds consacrés à des domaines particuliers, tels ceux de Diwan ou de Kenleur. Il pourra aussi bien porter ses propres opérations que soutenir celles d'autres structures.
Le partenariat avec les associations locales occupe une place centrale dans cette démarche. L'objectif est de financer ou de cofinancer des projets concrets, en s'appuyant sur les bénévoles qui connaissent les lieux et leurs besoins. Le président a également posé une exigence : inscrire les partenariats dans le cadre d'une Bretagne à cinq départements.
Koun Breizh souhaite aussi jouer un rôle d'incubateur, en préparant des projets suffisamment solides pour les proposer aux collectivités et rechercher des cofinancements. Parmi les initiatives évoquées figurent un ensemble sculptural réalisé par Marc Simon, autour de la mémoire et de la résilience bretonnes, ainsi qu'un projet de film avec Olivier Caillebot.
***Une ambition sur dix à vingt ans
Pour réunir les moyens nécessaires, Glad compte sur les particuliers, mais aussi sur les entreprises désireuses de soutenir le patrimoine breton et de faire connaître cet engagement. Yvon Ollivier a invité les sympathisants à devenir des relais auprès de futurs donateurs et mécènes, en insistant sur l'importance des relations personnelles.
Le président revendique un fonctionnement bénévole et une démarche de longue haleine : « On verra dans dix, vingt ans si ça a marché. » Des promesses de dons ont déjà été reçues, a-t-il indiqué. L'enjeu est désormais que les Bretons s'approprient ce nouvel outil de transmission entre les générations.
Un combat quotidien
La création de Glad prolonge les engagements de Koun Breizh. L'association s'est notamment mobilisée dans l'affaire de la destruction d'un site mégalithique à Carnac pour permettre la construction d'un magasin de bricolage Plus récemment, elle est intervenue à Plouzané pour contester le remplacement du nom breton de l'école de Coat-Edern par celui de Rosa Bonheur . Dès 2024, Koun Breizh avait saisi l'UNESCO demander la sauvegarde de la toponymie bretonne, qu'elle estime menacée par les opérations d'adressage liées à la loi 3DS.
Commentaires (1)
Une excellente idée pour laquelle il faudra faire toute la publicité nécessaire. Je ne doute pas de l'engouement qu'elle suscitera auprès de nos concitoyens dans les cinq départements et ailleurs dans le monde. J'en serai.