le trait d'ironie employé par le président de la région Bretagne : « Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! » traduit ce que j'appellerai la force du système de pouvoir. Ce système ne repose que sur l'allégeance de nos grands élus qui font semblant. La vraie démocratie commande le respect des peuples et non celui des grandes régions construites pour maintenir le système. Notre président de région a choisi son camp depuis longtemps.
« Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! » C’est par ce trait d’ironie que Loïg Chesnais-Girard a renouvelé son opposition marquée dans le journal Ouest-France à la voie législative empruntée pour redonner vie à l’Alsace. Il avait trouvé ça « aberrant » deux jours plus tôt, ce qui restera une faute politique majeure. Comment peut-il reprocher aux élus Alsaciens d’avoir avancé pour l’Alsace, lorsque la Bretagne historique reste en rade ?
Si nous voulons réunifier la Bretagne, ce n’est pas avec le refus de la région des Pays de la Loire que nous allons réussir. On ne demande pas à une dinde si elle est d’accord avec la fête de Noël, disait Patrick Mareschal il y a quelques années. Pour redonner vie à l’Alsace et réunifier la Bretagne, il faut une loi spéciale expression d’une volonté politique forte pour passer outre au refus des collectivités concernées sur la base du fameux article L 4122-1 du code général des collectivités territoriales.
C’est d’ailleurs le sens de la proposition de loi Molac qui n’a pas pu prospérer.
C’est moins le personnage politique Chesnais-Girard que je souhaite ici critiquer que le système que nous affrontons depuis si longtemps et qui ne veut pas de la réunification.
En 2015, nous n’étions pas loin de réussir, mais le système s’est ressaisi et les députés socialistes se sont mis d’accord sur le dos des Bretons en faveur du statu quo. Au moment ultime, les Bretons n’ont pas pu remporter la bataille, pour une raison simple : ils n’ont pas osé mettre le Parti socialiste en face de ses responsabilités. Un jour sans doute, j’y reviendrai de manière précise.
Ce que j’appelle système, c’est le système de Pouvoir reposant sur la pensée d’Etat considérant que le peuple breton n’a pas d’existence puisqu’il est contraire aux fondations constitutionnelles. Et si notre peuple n’existe pas, au nom de quoi pourrait-on justifier la réunification ?
Ce sont les socialistes qui nous ont mis dans cette panade en 2015. Et ce sont encore les socialistes qui ont bloqué au Conseil départemental de Loire-Atlantique l’extraordinaire pétition des 105 000 lancée par Bretagne réunie.
Les grandes régions dénuées d’âme que Loig Chesnais-Girard entend ainsi protéger et qu’il nomme « territoires » ne sont que l’expression des peurs jacobines, de la bêtise administrative et surtout de l’intérêt du système. C’est un échec cuisant.
Plus que jamais, il nous faut penser la démocratie dans sa dimension humaniste consistant à respecter les peuples et les appartenances identitaires.
Loig Chesnais-Girard est le pur produit de ce système. Il a hérité de la région Bretagne administrative de Le Drian, et s’y sent comme un poisson dans l’eau. Plusieurs mois auparavant, il avait cosigné un communiqué des présidents de région affirmant que l’heure n’était plus au redécoupage !
Comme beaucoup d’élus, Loig Chesnais-Girard vit et pense 4 départements, comme l’indique encore le projet d’IGP dédiée au vin breton des 4 départements de la région administrative. La Loire-Atlantique présente peu d’intérêt à ses yeux.
Il y a trois ans, Koun Breizh lui demandait son appui pour sauver le manoir du dernier secrétaire du duc de Bretagne, à Bouvron, Loire-Atlantique. « Je ne suis pas compétent en Loire-Atlantique, avait-il répondu ! » Le manoir a été détruit !
Demandons-nous pourquoi les Alsaciens avancent et pas les Bretons ? Nos élus ne sont pas là. Ils sont au chaud dans le système. On aurait pu concevoir que la proposition de loi Molac fût soumise au vote pour autoriser une consultation et réunifier enfin la Bretagne. Des centaines de milliers de personnes l’attendent avec impatience, de l’autre côté du mur… La proposition de loi est restée en rade faute de soutien politique.
Depuis l’étude d’impact publiée en catimini début 2024 par la région Bretagne et le département de Loire-Atlantique sur les conséquences de la réunification, il ne se passe plus grand-chose.
Or on peut toujours agir. La politique c’est aussi l’art des initiatives fortes. Il y a de cela quelques années, le Président du Conseil départemental Patrick Mareschal avait proposé à la région Bretagne d’organiser une session conjointe des deux assemblées. Le Drian n’avait pas donné suite à l’époque en excipant de l’illégalité d’une telle session. Il y aurait tant de choses à initier pour réunifier notre vieux pays…
Comment faire exister un problème démocratique dans l’espace public lorsque les grands élus se taisent ? Les associations qui oeuvrent depuis des années se sentent parfois un peu seules.
Tant que nos élus ne prendront pas à cœur de défendre la Bretagne, rien n’avancera s’agissant de nos langues comme de l’unité de notre vieux territoire et plus largement de nos intérêts fondamentaux.
Loig Chesnais-Girard incarne le renoncement breton. Je l’avais déjà dénoncé dans la « lettre à ceux qui ont renoncé à la Bretagne ». Ce n’est pas avec lui que la Bretagne s’émancipera. Il porte un masque et fait semblant, accordant par là même, une légitimité bretonne au système centralisateur.
Le système centralisateur a toujours besoin du soutien de ses victimes et d’un verbe décentralisateur pour « faire démocratie ». Centralisme et décentralisation sont les deux faces de la même médaille, pour que rien ne change.
Le terme décentralisation ne veut plus rien dire. Et si rien ne change, demain, ce sera le terme « autonomie » qui ne voudra plus rien dire tant il aura été récupéré et désamorcé par les forces du système.
Pour s’émanciper, il faut être capable de bousculer le système et d’écrire les deux mots essentiels : « peuple breton ». C’est un préalable à proclamer sans relâche, car de là dépend tout le reste. Si un peuple n’en est pas un, à quoi bon son autonomie ? A quoi bon réunifier son territoire ou prétendre qu’il s’exprime dans une vraie langue ? On cherche désespérément ces deux mots dans le rapport sur l’autonomie remis au Premier Ministre Borde. Il n’a pas reçu la moindre réponse. Les Corses n’ont pas cette frayeur et ils avancent.
Et pourtant le système est malade, au bout du rouleau. Il ne repose plus que sur l’endettement. Pour que nous retrouvions nos droits, il suffirait que nos élus cessent de s’en faire les premiers défenseurs, le plus souvent, hélas, par intérêt personnel.
La Normandie est réunifiée. L’Alsace relève la tête. Les Basques et les Corses sont en train de sauver leur langue. Et les Bretons restent sur le quai.
Ils ont surtout perdu huit années. On va repartir pour un nouveau mandat ? Bien sûr il promettra beaucoup de choses à commencer par l’autonomie. Mais qui va le croire encore et surtout pourquoi faire ?
Yvon Ollivier
auteur
Commentaires (66)
Tres belle analyse ou constat. Sans victoires electorales de listes bretonnes autonomes nous continuerons à faire du surplace. La question est aussi "pourqoui les députés alsaciens se bougent et pas ceux celles de Bretagne. Pourquoi depuis 50 ans CUAB devenu Bretagne Réunie se fait "mener en bateau" par les députés tées et sénateurs trices ?
Ce constat est équilibré et suis en totale symbiose avec son rédacteur .Dalc'h mat atav .Tad-Kozh
Juste une remarque, et j'aimerais pouvoir écrire l'inverse ou quelque chose de plus nuancé mais l'énorme différence en fait entre la Bretagne et les autres (Normandie, Alsace, Pays Basque, Corse etc), c'est que la Bretagne est socialiste, a gauche.
Anéantir toute identité, c'est leur raison d'être.
Ne nous décourageons jamais. La Bretagne géographique existe entre l'Océan, la mer et la ligne des places fortes qui la distingue de la France. Avez-vous remarqué cette différence subtile de la qualité de l'air qui change lorsque, venant de France, on rentre dans l'espace iodé breton? Gilles Servat chantait ça si bien "Je rentre en Bretagne ce soir" ...dans la beauté. Officiellement nous n'existons pas, puisque nous sommes assimilés en tant que citoyens de la RF. ça ne fait pas de nous des Français au sens où les peuples sont passés du nomadisme à la sédentarisation durant des millénaires pour finir par aménager chacun un territoire à la mesure de ses choix, de ses possibilités et de ses négociations entre clans Celtes à l'origine, devenant Gaulois, puis Bretons. C'est une longue installation qui a demandé des siècles dont nous héritons comme d'un tremplin pour perfectionner et transmettre l'héritage. Chaque fois que des ennemis veulent "assimiler " un peuple et le mettre en dépendance style esclavage il y a une déperdition qu'on ne mesure pas, qui explique les régressions historiques et l'effacement des civilisations, que cherchent et redécouvrent les archéologues, les exégètes et les historiens. Nous avons a retrouver les pépites encore brillantes de la civilisation celtique qui dit encore aujourd'hui que la mort est l'unique nécessité sur laquelle on peut faire triompher la vie, que Dieu est absolument Inconnaissable et que nul humain ne peut parler en son nom, que la tradition est une oeuvre d'héritage, d'adaptation à renouveler à chaque âge de la vie, que la Terre est vivante avec ce qui est en haut dans l'univers est comme ce qui est en bas en chacun de nous. C'est une matrice qui nous parle par la beauté telle une promesse qui parle au coeur, à l'âme.
Venez vivre à St Malo et vous respirerez, hélas, autre chose qu'un bon air iodé
Je vis à Saint Malo et je confirme que l'air marin est loin d'être pur....certaines activités industrielles sont très polluantes et rien n'est sérieusement fait pour y remédier...
La réunification de la Normandie est la preuve patente d'une discrimination envers la Bretagne. Le Breton est un sous Normand, comprendre un sous Français. Les pétitions bretonnes ne valent rien car le peuple breton ne vaut rien à la différence des Normands. Il faudrait travailler sur ce plan juridique. Il en va de même des Alsaciens qui ont dû subir d'un trait de plume la disparition de leur région et de leur identité.
Et puisque la Bretagne est tronquée, alors tronquons la Loire-Atlantique en obtenant le rattachement de l'arrondissement de Saint-Nazaire. Si cela ne pose pas de problème de tronquer la Bretagne, pourquoi cela en poserait-il un s'agissant de la Loire-Atlantique ?
La réunification est passée par une fusion. Selon le même procédé, nous aurions une Bretagne Pays de Loire. Une partie de l'Orne n'est pas normande historiquement.
L'Alsace est bien minoritaire dans le Grand-Est, région qui part de l'île de France jusqu'à l'Allemagne. C'est tout de même différent du cas d'une fusion pour la Bretagne.
Mais les pays de Loire ça n'existe pas et nous n'avons pas d'histoire commune. Fusionner dilue la défense des langues, cultures et histoires de Bretagne. Un sarthois ou un mayennais n'ont que faire de la langue Bretonne , sa culture et son histoire millénaire
"Mais les pays de Loire ça n'existe pas et nous n'avons pas d'histoire commune"
Mais si, c'est une Région comme la B4, le Centre -Val de Loire ou la Normandie.
La question n'est pas de savoir si les Pays-de-la-Loire sont favorables à la langue bretonne (la situation dans le 44 est meilleure que dans le 35), si il y a une Histoire etc
Comment la Normandie a obtenu sa réunification ? Par une fusion de deux Régions organisée depuis Paris. Là le 44 en 235 d'existence, c'est simple : aucun vote pour demander à l'Etat de reformer la Bretagne sous forme d'une Région de 5 départements ou sans départements.
Donc quand l'Etat réduit le nombre de Régions par deux, que la Normandie est réunifiée par une fusion, et bien c'est compliqué de demander le "rattachement" du 44 si celui-ci ne fait aucun vote en ce sens.
Je vous le dis tout net : nous nous orientons vers un très long statut-quo, avec potentiellement dans le futur un Grand-Ouest qui sera plutôt une sorte d'inter-région avec les Pays de la Loire, la Normandie, voire le Centre-Val-de-Loire. Nous aurons le pire du pire.
Une fusion, avec un front breton ensuite pour défendre nos intérêts, en particulier culturel, c'était possible. Alors que là c'est le gros ronron où rien ne se passe, on croit que le 44 peut faire sécession comme cela, par un coup de baguette magique d'un gouvernement depuis breton. Même un breton favorable à la réunification à l'Elysée ne pourra rien faire si le 44 est contre (je parle des élus, réelus indéfiniment).
Sur un Président de la République française favorable à la réunification bretonne qui ne pourrait rien faire, c'est faux.
Le pouvoir d'un président est tel qu'il peut réformer tout le système régional comme Hollande l'a fait.
Ce n'était pas à son programme. C'était un caprice parce qu'il ne faisait rien, en dehors du Mariage pour Tous, et qu'il voulait laisser une empreinte autre que sociétal à son mandat.
Il s'est dit que ça valait bien autre chose. Il y en a eu pourtant des élus départementaux et régionaux vents debouts.
Résultat ? Petit doigt sur la couture du pantalon.
Les élus départementaux ne sont que des pions, avec bien moins de pouvoir que les préfets (et ça ne va pas aller en s'arrangeant).
Et pourquoi donc mon commentaire a été censuré ?
Pas du tout klt. Pas vu passer ton commentaire. Problème technique ? Relance le Yvon
Un commentaire sur la différence Bretagne/ Alsace, Corse, Pays Basque, Normandie concernant les élus.
La Bretagne se distingue par son ancrage a gauche ou socialiste et ce n'est pas sans conséquences sur ces questions. La question de l'identité est un profond sujet de crispation idéologique à gauche. Plutôt a éradiquer.
Il faut une volonté politique claire sur le sujet de la Réunification de la Bretagne, c'est aussi aux élu(e)s de mobiliser la société civile bretonne sur le sujet au lieu de se contenter de déclarations paradoxales , le Ps se contente du statu quo .
Si un parti s'emparait de ce sujet sérieusement pour répondre aux populations qui veut une Bretagne unie , il aurait du succès , un vrai projet culturel breton et le reste ....
Mais pour cela il faut s'affirmer et donner un cap .
Le Mouvement Breton comprend que l'Etat Français veut tout faire et fait tout pour que les conséquences de ses cuisantes défaites contre les Bretons au IXe siècle soient aujourd'hui, sans conséquences territoriales.
Du point de vue français (La Convention, DALADIER puis PÉTAIN), l'évéché de Nantes devenu département de Loire - Inférieure puis de Loire Atlantique ne doit surtout jamais apparaître comme une ancienne prise de guerre bretonne sanctionnée par des Traités de DIP, mais comme français n'ayant jamais cessé de l'être. Alors l'État fit et fait tout son possible en ce sens même si épisodiquement un mauvais débat échoue sur le ressort de la Cour d'Appel de Rennes.
De 845 à 1477, l'État Breton vainqueur est dans son territoire souverain selon les Traités de DIP malgré l'incessant harcèlement pratiqué par la France ;
De 1532, soit l'annexion de la Bretagne par François Ier, à "la Nuit du 4 août" 1789, l'État Français respecte très péniblement (Bonnets Rouges) les droits de la province conquise et occupée.
Depuis 1789 et la fin des Corps intermédiaires dont les provinces, il n'y a plus que l'État de toutes les manières et à tous les étages du système dit "républicain", même s'il n'hésite pas à se proclamer "pays des Droits de l'homme" totalement hostile à l'uchronique DIP. Il est assez plaisant de constater que ce faisant, l'État Français qui supprime unilatéralement les Corps intermédiaires dont l'Édit royal d'annexion de 1532, rétablit la Bretagne souveraine et occupée dans son territoire historique.
Abominablement spoliée par François Ier, Renée de Bretagne, de France et de Ferrare, fille de Anne, a des descendants.
Dans la période récente, de pseudo "contrats - régions" entre l'État et la Bretagne pas réunie ne furent jamais respectés par le prédateur.
Aujourd'hui, le Président LCG disant : « Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! », ne fait que signifier sa totale soumission et celle de la Bretagne devenue région de l'État jacobin. Manière de suggérer que quelque soit le territoire breton consenti par l'État à sa conquête, lui serait encore là pour accomplir le job imposé depuis Paris. Ainsi, de la Bretagne toujours soumise au DIP qui la libèrerait au moins par un accès à l'autonomie dans son territoire historique, il n'est pas question, mais simplement de la volonté étatique et de ses relais qui persistent à nier le droit.
Voici pourquoi la Justice européenne doit statuer.
A
Erratum : Je pensais à la guerre perdue par la Bretagne face à l'agression de la France à St Aubin du Cormier le 28 VII 1488 et j'ai écrit 1477. Désolé ... SVP : lire 1488 dans le texte.
A
Autre erratum ...
Traonienn ne prend pas de tilde ; traoñ, oui.
''Pep menez, pep Traonienn d'am c'halon zo ker'' ... ;))
@ Kristen
Je ne peux que me référer à : "Mouladuriou Hor Yezh - Geriadur divyezhek" (1994) ) - p . 199, qui donne pour :
- bas, partie inférieurs fond, vallée : traoñ
- vallée : traoñienn.
A Galon.
A
Effectivement, le premier N, celui avec un tilde, ne se prononce pas. Traoñienn est la dérivation de traoñ, où on n'entend pas le son N.
Ce n'est pas d'aujourd'hui , ces manigances politiques , ce blabla démagogique et de toutes parts . La Nana des PDL en est une adepte , qui a décidé d'essayer l'ignorance à la place des cultures locales ! C'est le pouvoir absolu de l'argent ..., avec les corruptions , les violences , ...
En priorité des quémandes éternelles des organisations bretonnes vis à vis des institutions françaises ,ce sont des contre pouvoirs qu'il faut mettre en place .En toute indépendance!
le rendez vous du samedi 20 juin à Carhaix doit être concret.
Fondation bretonne
Banque Bretonne,
Scops dans différents secteurs de l'économie bretonne.
Un marché commun inter celtique-inter peuples.Organisation de salons
Des représentations diplomatiques -auprès des instances internationales-dans les autres pays.
Concernant les élections:
-législatives des candidats d'union aux législatives.
-un candidat inter peuple au niveau de l'hexagone. pour la "présidentielle" ou l'abstention.?
-une stratégie pour les seconds tours.
-une liste inter peuple pour les européennes
Edouard Philippe en visite hier à Brest, invité par le Président du département du Finistère. En campagne, celui-ci se positionne sur la construction d'un stade de 15 000 places à Brest. Cf gros titres du Télégramme
La réunification n'est même pas un sujet en fait. Cela fait bien 7-8 ans que le sujet a pour ainsi dire disparu des écrans radars alors qu'une pétition de plus de 10 % des lecteurs du 44 sur ce sujet a été réalisé.
A Paol K. "...alors qu'une pétition de plus de 10 % des lecteurs du 44 sur ce sujet a été réalisé"
Pour la Xème fois La pétition a été réalisée selon la loi c'est à dire 10% des VOTANTS INSCRITS EN 44 et pas des lecteurs ou des touristes !!
La réunification n'est plus en effet à l'ordre du jour,la culture bretonne non plus.
Pas d'argent ? le nouveau stade de foot pour Brest,marotte de l'ancien maire
était estimé en décembre 2022 à 90 millions d'euros.
A Lorient l'extension de Lorient La Base pour 2027, est estimée à 12.8 milions d'euros.
Le conseil régional n'est qu'une courroie de transmission de Paris.
Petite remarque au passage,lorsque je parcours la Bretagne je vois très peu de panneaux " Bretagne 5 " à l'entrée des villes ou de communes.Le plus étonnant cela concerne des villes ou communes ou habitent les dits élus du conseil régional ou des 5 départements.
Et que devient Bretagne Unie ? En dehors des salons de vente de Muscadet ?
L'article L 4122-1 n'accorde pas aux PDL le pouvoir de refuser la Réunification de la Bretagne : les PDL ne peuvent que donner un avis ou faire une demande. C'est seulement feu l'article L 4122-1-1 (en vigueur de 2010 à 2019) qui laissait supposer que les PDL auraient un droit de veto. C'est l'Assemblée nationale qui décide d'écouter les PDL ou pas, l'Alsace ou pas.
Je suis surprise par les deux références à Patrick Mareschal, grand soutien de son successeur Grosvalet qui n'a pas inscrit la pétition des 100 000 dans l'ordre du jour du CD 44. Or, dès 2005 (articles L 1112-15 à -20), Patrick Mareschal aurait pu demander au CD 44 d'organiser un vote des électeurs de la Loire-Atlantique au sujet d'une des compétences du CD 44 : celle de demander à l'Etat son changement de région (article L 4122-1 justement). Ensuite, l'Assemblée nationale aurait écouté ou pas les électeurs de la Loire-Atlantique.
La proposition de loi Molac demandait à ce que l'Etat puisse organiser un tel vote consultatif, mais la carte des régions est une compétence nationale indivisible, donc c'est bien aux collectivités de consulter leur électorat. Comme le CD 44 est favorable au grand ouest, il ne va surtout pas chercher à consulter sa population sur la B5, ni faire une demande de changement de région.
tout à fait Anne, l'avis de la région PDL est consultatif, mais jamais le législateur ne passerait outre au refus sans une nouvelle donne politique, comme la consultation des intéressés....
La région "grand est" a-t-elle signifié son refus de voir partir l'Alsace ? Si c'est le cas, l'Assemblée nationale a passé outre. Le problème de la Bretagne, c'est que ses élus sont pour le grand ouest. Si le CD 44 demandait son changement de région, ce serait chose faite depuis longtemps.
Leur région aux élu(e)s qui dirigent le CD 44 : c'est leur parti ! C'est à dire le PS ou LR selon qui est à la tête du CD .
Ces élu(e)s n'écoutent pas la population .
Le PS a toujours été favorable à l'addition Bretagne + pays de la Loire . LR idem .
Oui , tout à fait ! A-du ganit Xavier
Le CD 44 a voté des voeux pour la réunification . Cette assemblée a un fonctionnement démocratique et son Président ne peut décider seul , un vote doit y avoir lieu .
Vu le coût d'une consultation électorale de la population , ça ne peut se faire à la légère ...
Le CD 44 n'a pas voté de vœu en faveur de la Réunification B5. Le vœu en question laissait ouverte la porte au grand ouest. Et même si c'était le cas, ce n'est qu'un vœu, pas une demande officielle en bonne et due forme. On nous fait croire que départements et régions ne peuvent émettre que des vœux sans conséquence. Du théâtre.
Une démarche officielle ne peut se faire que suite à un vote de l'assemblée du CG 44 .
Le PS est une chose , ses membres ne sont pas forcément d'accord avec tout !
Il a toujours été évident que ce vote ne passerait pas ! Le reste , c'est de la manipulation ...
Qu'on arrête de dire alors que tout est de la faute de Paris !
On ne le dit d'ailleurs pas ! Il est bien évident que si une large majorité de Bretons de B5 l'exigeait fermement en dehors de toute considération politicienne , ça se ferait rapidement !
Quant aux velléités d'indépendance de certains , avec nos bases nucléaires maritimes , aériennes et Saint Cyr Coetquidan , il vaut mieux garder les pieds sur terre !
A propos de la pétition des 100 000, le CD 44 a renvoyé la balle à l'Etat, histoire de lui faire porter la responsabilité de l'absence de consultation de la population. Or la carte des régions est une compétence nationale indivisible. S'il n'existe pas de loi pour que l'Etat organise un tel vote sur une seule portion du territoire, c'est tout simplement parce que ce n'est pas possible. Comme la consultation des populations locales à ce sujet est tout de même prévue par la Constitution, c'est donc aux collectivités locales de le faire. Quitte à demander une dotation financière à l'Etat. Le CD 44 a cependant dépensé une somme considérable pour une étude d'impact. Les élections départementales peuvent aussi porter sur la demande de changement de région que le CD 44 peut faire : chaque candidat devrait se positionner clairement et s'y engager.
C'était sans doute une basse vengeance envers la "consultation" pour gagner du temps et refiler la patate chaude au suivant pour Notre Dame des Landes !
Ce que les candidats devraient faire on non est de leur responsabilité et de leurs intérêts électoraux .
As ever !
Force est de constater que tout le monde assure une paix royale au CD 44, alors que la demande de Réunification est entre ses mains. Idem pour les 37 députés de Bretagne.
N'hésitez pas à proposer des actions concrètes !
Déjà contrecarrer toutes les balivernes qu'on entend pour expliquer la non-Réunification : balivernes historiques, juridiques, politiques, culturelles... On ne peut pas baser des actions concrètes sur tant de balivernes. Echec garanti.
Balivernes?
Pouvez-vous préciser?
Début d'inventaire de ces balivernes. HISTOIRE la référence à Pétain ; 1972 l'Etat qui certes n'a pas suivi les demandes des conseils généraux, mais ces derniers réclamaient plutôt le grand ouest. JURIDIQUE invocation d'un décret comme si nous étions toujours dans les années 60 ; une grande confusion (bien orchestrée) sur les conditions de l'organisation de la consultation des électeurs de la Loire-Atlantique ; le prétendu droit de veto des PDL (image de la dinde à Noël). POLITIQUE pratique théâtrale des vœux ; dans l'angle mort du mouvement breton, les régionalistes ou autonomistes pro-grand-ouest ou pro-B4 ; la paix royale assurée au CD 44 et aux 37 députés de Bretagne. CULTURE subventions contre soumission au découpage administratif ; bagadoù, classes bilingues, drapeaux bretons en Loire-Atlantique pas du tout incompatibles avec le grand ouest.
Quand ma réponse apparaîtra, je procèderai à des ajouts et modifications.
?
(Je réécris donc, mais j'aurais bien aimé savoir ce que j'avais écrit la première fois.)
Non, la B4 et particulièrement les PDL ne datent pas de Pétain.
Non, en 1972, les Conseils généraux n'avaient pas demandé la B5.
Non, on ne peut plus réunifier la Bretagne par décret, comme dans les années 60.
Non, l'Etat ne peut pas consulter la population du 44 (la carte des régions est une compétence nationale indivisible).
Non, on ne peut pas comparer avec NDDL (la Réunification ne relève pas du Code de l'Environnement).
Non, les PDL ne peuvent pas exercer de veto (seulement donner un avis).
Non, le CD 44 n'est pas totalement incompétent sur le sujet de la Réunification : il peut faire une demande (et donc consulter sa population sur cette demande).
Non, l'abrogation du droit d'option en 2019 n'a pas éteint toute possibilité pour le CD 44 de consulter sa population.
Non, la pétition des 100 000 n'a pas été terminée juste à temps.
Non, fusionner les deux régions, cela ne réunifie pas la Bretagne (ça la noie).
Non, les Bretons ne domineraient pas forcément le grand ouest.
Non, tous les autonomistes ne sont pas forcément pour la Réunification.
Non, ce n'est pas normal que le mouvement breton assure une paix royale au CD 44 et aux 37 députés de Bretagne.
Non, il ne faut pas compter sur les conventions internationales.
Non, il ne faut pas croire que les subventions à la culture bretonne n'ont aucune contrepartie.
Non, les bagadoù, les classes bilingues, les drapeaux bretons en Loire-Atlantique ne font pas avancer la Réunification (ils sont compatibles avec le grand ouest et même les PDL).
Non, la Bretagne n'a pas d'unité culturelle.
Non, la Réunification n'est pas en une seule étape : on pourrait déjà demander que le 44 s'appelle Loire-Atlantique-Bretagne-sud.
(suite)
Non, les Conseils régionaux et départementaux ne peuvent pas faire que des vœux.
Non, les cinq départements ne peuvent pas voter ensemble avant d'être réunifiés.
Pas de rapport avec le "code de l'environnement" et , sauf interdiction de votre part , il est tout à fait possible de comparer des pseudos consultations sans aucune utilité autre que de gagner du temps et refiler la patate chaude qu suivant !
Palabras palabras ...
Ce n'est pas parce que l'Etat a pu organiser un vote consultatif sur NDDL que ce même Etat peut organiser un vote consultatif sur la Réunification. Comparaison n'est pas raison.
"Non, l'Etat ne peut pas consulter la population du 44 (la carte des régions est une compétence nationale indivisible)." Si, l'Etat pourrait consulter (donc de façon non décisionnelle) la population du 44 : cela est permis par l'article 72-1 de la constitution : "La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi."
"Non, le CD 44 n'est pas totalement incompétent sur le sujet de la Réunification : il peut faire une demande (et donc consulter sa population sur cette demande)." D'après les conclusions du rapporteur public sur le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat déposé par Bretagne Réunie au sujet de la pétition des 100 000, la demande que pourrait formuler le CD 44 n'est pas une décision susceptible de faire l'objet d'un référendum local ou d'une consultation selon les modalités prévues par le code général des collectivités territoriales. Cela ne pourrait être qu'une consultation informelle.
"Non, il ne faut pas compter sur les conventions internationales." Les responsables du recours qui a été déposé en 2004 auprès du Comité des Droits de l'Homme (organe chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques) (cf. https://abp.bzh/bretagne-reunie-soutient-le-recours-citoyen-devant-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu.-883 ) s'en sont désintéressés dès que le recours a été déposé. Par conséquent, on ne sait pas si cette action a épuisé tout son potentiel.
L'article 72-1 ne dit pas qui doit consulter les populations locales ! Or aucune loi ne permet à l'Etat de le faire. Voilà qui est étrange : depuis 2003, cet article de la Constitution n'aurait pas de loi correspondante pour l'appliquer ? J'ai la conviction que cette loi est, en fait, celle qui permet aux collectivités territoriales, depuis 2005, d'organiser un vote sur une de leurs compétences, ici, celle de demander à changer de région. Par ailleurs, merci de préciser ce que vous entendez par consultation "informelle". Quant au recours devant l'ONU, il pourrait obtenir que la Loire-Atlantique soit renommée Loire-Atlantique-Bretagne-sud, afin que son identité soit reconnue à l'égal des quatre autres départements, sans forcément passer par la Réunification.
Une consultation informelle est une consultation selon des modalités non prévues par le code général des collectivités territoriales. A titre d'exemple : la consultation menée par la Région Occitanie pour le choix de son nom ou la consultation menée par la Collectivité européenne d'Alsace au sujet de la sortie de la Région Grand Est.
Si le recours qui a été déposé en 2004 (cf. https://abp.bzh/bretagne-reunie-soutient-le-recours-citoyen-devant-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu.-883 ) avait conduit à la condamnation du découpage régional par le Comité des Droits de l'Homme, cela aurait troublé la "paix royale" dont bénéficie le CD44 selon vous. Au contraire, l'abandon de cette action après le dépôt du recours a contribué à cette "paix royale".
Selon les conclusions du rapporteur public (qui semblent avoir été suivies par le Conseil d'Etat) dans le cadre du pourvoi de Bretagne Réunie au sujet de la pétition des 100 000, la faculté donnée aux départements de demander la modification des limites régionales ne fait pas partie des compétences qui peuvent faire l'objet d'une consultation des électeurs selon les modalités prévues par le code général des collectivités territoriales. Invoquer l'article 72-1 de la Constitution ne change rien d'autant plus que la modification des limites des collectivités locales n'a pas de caractère récurrent et que la consultation des électeurs n'est pas obligatoire; par conséquent, l'article 72-1 n'impose pas l'existence d'un cadre législatif général.
Vous parlez des bases militaires en Bretagne, justement je m'inquiète de la sur militarisation actuelle de la Bretagne, l'embrasement actuel du monde nous fait craindre le pire vu notre positionnement géographique, en particulier à cause la problématique base nucléaire de de l'Ile longue. Voilà une thématique à laquelle la population bretonne devrait être sensibilisée, vu le danger que représente ces installations, une prise de conscience de cette réalité.pourrait entrainer un basculement de l'opinion bretonne en faveur de l'émancipation.Si l'indépendance viendrait à être, à plus ou moins long terme à l'ordre du jour, la questions des installations militaire serait à négocier avec Paris, je pense que l'armée pourrait rester française,en particulier la marine, cela permettrait de garder la construction et la réparation navale, secteur économique important pour la Bretagne. L'indépendance deviendrait plus acceptable pour l'état français, et en même temps, cela nous protégerait des convoitises d'autres puissances, vu la position stratégique de la Bretagne.
Indépendance de la Bretagne, y compris sur le plan militaire.
Chiche !
Transiger sur l'indépendance au motif de l'activité économique que génère le militaire en Bretagne.
Quelle cohérence ?
De toute façon d'après la plupart de vos commentaires, il me semble et après tout c'est votre droit, que vous n'êtes ni favorable à l'autonomie de la Bretagne, encore moins à l'indépendance, ni même à la réintégration de la Loire Atlantique en Bretagne, vous trouvez parfois avec brio !! tous les arguments possibles et imaginables pour délégitimer les causes bretonnes.
Alors oui je reconnais une certaine ambiguïté dans mon commentaire, mais en fait je verrais bien une interdépendance entre la Bretagne et la France, un statut entre l'autonomie et le séparatisme. Une des raisons pour laquelle je pense que l'armée française resterait présente en Bretagne de manière négociée, c'est par rapport à la situation Irlandaise, pays indépendant depuis plus de cent ans et qui a une armée très réduite, elle est obligée de faire appel à l'armée britannique pour surveiller son territoire, les évènements récents, concernant l'ingérence russe, ont encore amplifiés ces interventions, bien entendu je suppose que Londres ne demande pas mieux non plus !!.Une frégate française est même intervenue dernièrement. Puisque le sujet est la réunification, l'Irlande l'attend depuis plus d' un siècle, alors question l'Irlande aurait t-elle due renoncer à son émancipation sous prétexte qu'elle a été amputée d'une partie de l'Ulster ??? Cela ne l'a pas empêché d'avancer et de devenir un des pays qui un des meilleurs PIB du continent au point où la population d'Irlande du nord va finir par faire le choix de la réunification de l'île. Faut t-il en tirer une leçon pour la Bretagne ???
Concernant le rôle de l’armée française en Bretagne, je ne suis pas certain que celui que vous décrivez soit compatible avec l’autonomie et l’indépendance de cette dernière.
Dans un commentaire récent sur le sujet de la langue, Philippe Argouarch évoquait une citation qui disait que « le français était le dialecte de celui qui avait l’armée et la marine ».
Je crains que l’on puisse transposer « français » en « France », « dialecte » en « pouvoir ».
Ce qui reviendrait à la situation actuelle.
Concernant l’Irlande, deux remarques :
Quand vous écrivez « l'Irlande aurait-elle due renoncer à son émancipation sous prétexte qu'elle a été amputée d'une partie de l'Ulster », transposée à la Bretagne la question est « pourquoi la Bretagne B4 renonce-t-elle à son émancipation sous le prétexte qu’elle a été amputée de la Loire-Atlantique »
L’émancipation, surtout économique, de la république d’Irlande tient à son rôle de tête de pont des USA en Europe, rôle amplifié depuis le Brexit.
Les performances de la république d’Irlande en termes de PIB tiennent au dumping fiscal pratiqué par ce pays par rapport à ses concurrents européens.
Ce dumping prive le pays de ressources sociales et fiscales avec un impact sur les inégalités dans la société irlandaise.
Si c’est le modèle que vous souhaitez pour la Bretagne, libre à vous.
C'est pour contourner l'opposition des élus locaux et forcer les pouvoirs publics à agir qu'un recours contre le découpage régional avait été déposé en 2004 devant le Comité des Droits de l'Homme (organe indépendant chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques) sur une initiative de Bretagne Réunie (cf. https://abp.bzh/bretagne-reunie-soutient-le-recours-citoyen-devant-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu.-883 ).
Le PS est favorable à la situation actuelle. Quand on divise le nombre de régions par deux et que l'on laisse la B4 comme cela, c'est évident.
Pourrait-on savoir le positionnement de Paul Molac et son parti vis-à-vis de Loig Chesnais-Girard ? Etant donné le positionnement et l'inaction de ce dernier, Molac devrait quitter la majorité régionale par cohérence. Il ne le fera pas, évidemment. Est-il en réalité en train de créer une succursale au service de Chesnais-Girard pour les prochaines régionales ?
c'est le problème central que vous soulevez Allistair. Paul ne critique jamais loig Chesnais-girard et ne souhaite pas le critiquer or son bilan est exécrable sur tous les plans. c'est l'homme du système. Notre crainte est la vôtre, c'est la raison pour laquelle nous avons lancé cette invitation publique à carhaix le 20 juin prochain pour rassembler et voir comment nous pourrons aller au premier tour des futures régionales pour battre chesnais-Girard. L'autonomie est dans l'air, le PS ne doit pas récupérer et désamorcer cette idée pour se maintenir au pouvoir.
Je crains que ce que propose Paul Molac soit une redite de ce qui s'est passé à la dernière élection régionale , c'est à dire que des candidats s'étaient prononcés dans leur programme pour la langue bretonne et pour la réunification de la Bretagne puis ont figuré dans la majorité , reniant leurs engagement pour la Bretagne .
Déjà c'est fléché à Gauche et Paul Molac pense faire alliance suite à des discussions probables avec le ps Verts et PC ....
La population bretonne est diverse politiquement parmi les démocrates et aspire désormais à autre chose , je le crois aller vers le réél .
çà ne donne plus envie , retrouver les mêmes pour ne rien faire avancer en Bretagne sur des sujets capitaux .
Ce sont de vieilles recettes électorales pour reconduire cette majorité . A l'Ouest rien de nouveau donc ! A Gauche rien de neuf !
Je suis dubitatif et peu confiant sur cette démarche . Nous , Breton(ne)s n'avons plus le désir d'être la caution électorale de la Gauche pour qu'elle se maintienne aux affaires en région administrative , pas plus que d'être des candidatures de témoignage culturelle et politique .
La suppression de 600 000 euro pour la langue bretonne est un recul en dépit des engagements précédents en 2026 en plus . C'est un acte politique fort , ne nous laissons pas abuser encore une fois . Il n'y a pas que Paris qui fait défaut ....
La société bretonne a changé et veut des gens engagés sur les sujets qui la concerne culturellement en plus des problèmes généraux ( logement , travail , jeunes , transports et énergie , aménagement du territoire )...
La PS na' plus rien à proposer en 2026 .
L'autonomie là dedans sans la Loire Atlantique c'est impossible et pas acceptable non plus .
Loic Chesnais Girard quand est-ce que tu t'en occupes qu'en t'à faire ?
Faisons un rêve...Et si l'Histoire de la Bretagne était enseignée dès le primaire dans les 4 départements actuels? quelle serait l'attitude des élus du 44? prendre le "train en marche" ? faire et continuer de nier la Bretagne historique,le château des ducs de Bretagne,Anne de Bretagne?cet enseignement pourrait également permettre à bien des bretons de mieux connaître leur pays?
son Histoire? "la trahisons des notables " c'est ce que disait Glenmor en son temps avec clairvoyance...
Revenons à la réalité !
Si la vraie histoire de Bretagne était enseignée dès le primaire, les élèves apprendraient que :
- La Bretagne « historique »
Cette dénomination désigne un territoire qui a existé à l’époque du duché, de 851 à 1532.
Historique, oui, mais pas toute l’histoire !
- Le château des ducs de Bretagne
C’est le nom récent (1923 – Marc Elder) donné au château de Nantes.
Elle laisse penser que, durant toute la période du duché, les ducs et leur cour résidaient à Nantes
Cette expression ne correspond pas à la réalité historique.
Durant le duché de Bretagne (938-1532), le principe de résidence de la cour ducale était l’itinérance (Rennes, Vannes, Nantes…)
Ce n’est qu’à la fin du duché que la dynastie des ducs de la maison des Monfort et, principalement François II, ont agrandi et embelli un château qui n’était, au départ, qu’une forteresse militaire.
L’expression correcte correspondant à la réalité historique serait « un des châteaux des ducs de Bretagne » ou « château des derniers ducs de Bretagne ».
- Anne de Bretagne
Principalement 2 fois reine de France.
Repose dans la crypte des rois de France dans la basilique de Saint-Denis.
Elle a tenté de freiner la prise de contrôle de la Bretagne par le royaume de France, mais en a été empêchée par les conséquences de la défaite de son père François II à Saint-Aubin du Cormier (1488) et du traité du Verger à suivre.
Elle y a été contrainte d’épouser 2 rois de France successifs (Charle VIII, Louis XII) et de marier sa fille Claude à François d’Angoulême, futur François 1er.
La réalité historique : la Bretagne à subi, comme la Bourgogne juste avant elle et les autres fiefs médiévaux du territoire français, la farouche volonté de la majorité des rois capétiens d’accroitre le domaine royal et de reconquérir les territoires francs de l’époque carolingienne.
Cette vraie histoire donnera-t-elle aux élèves et élus du 44 l’envie de « prendre le train (breton) en marche » ?
Pas sûr.
Pour le 44, Pays nantais, la parenthèse bretonne n’est qu’un épisode dans une histoire du territoire qui s’inscrit dans celle du royaume de France, puis de la république française, de l'Europe et du monde.
Sa situation fluviale et portuaire l'a, principalement depuis le 16ème siècle et la sortie du duché de Bretagne, ouverte sur le monde au travers de tous types de commerces, pas tous glorieux.
Dominique David vous admettez que le royaume de France était donc un colonisateur expansionniste donc un "impérialiste " , prédateur de territoires voisins .
Ce qui a validé l'union c'est le traite du Plessis Macé le 04 septembre 1532 .
Celui -ci prévoyait de respecter les privilèges et liberté de Bretagne , ce qui a été violé constamment par les régimes français , depuis François 1er , Henri II , François II , Henri IV , Loius XIII , LOEiZ Pevarzeg , Louis XV , Louis XVI , quant aux révolutionnaires et les impériaux , ils ont comportés comme les rois si absolutistes !
Que dire d'une république qui se qualifiait elle-même d'Empire ( colonial) jusqu'à de Gaulle le 18 juin 1940 .
Bientôt vous nous justifierez "la présence" des Mérovingiens et des Capétiens en Afrique au nom de la civilisation et des droits de l'homme .
Il reste encore quelques territoires à émanciper en Afrique , Océanie , Guyane et dans les Caraïbes c'est ce demande l'ONU .
Quant à la phrase bateau "ouverte sur le monde "et plutôt "fermée sur les libertés fondamentales des peuples " à décider pour eux-mms . Ex Nouvelle Calédonie / KanaKi .
C'est n'est quant 1848 que l'esclavage est aboli , La France gouverne et aurait pu être ouverte d'esprits plus éclairés sur le sujet ? Quelle gloriole et qui a réprimé aux Antilles les révoltes ?
J'espère que les élèves dans les écoles ouvriront les yeux et s'informeront eux-mms .