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"La Petite Plage" de Marie-Hélène Prouteau : interview

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Mise à jour du 17 novembre : En relation avec les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'éditeur La Part Commune a mis sur son site (photo 9) La force des choses de l'esprit... Ou ce que Marie-Hélène Prouteau écrit en 2014 de «La Petite Plage» vaut pour la littérature :

«Elle m'est un contrepoint lumineux quand je songe qu'il pèse en ce moment sur le monde une atmosphère d'opéra en feu : de sombres drapeaux s'agitent, prompts à déclencher des lapidations de femmes, des pendaisons, des attentats-suicides», (page 121). (voir le site)

Nous avons rencontré Marie-Hélène Prouteau pour en savoir plus sur son dernier livre, qui vient de paraître - le 17 septembre - et a été présenté au récent salon du livre Plumes d'équinoxe du Croisic, les 19 et 20 septembre.

(voir le site) de Ouest France qui annonçait ce salon.

L'auteure

Brestoise de naissance, nantaise d'adoption, elle a d'abord publié des textes sur la situation des femmes. Puis des études sur des écrivains, Stendhal, Gogol, Homère, Hugo, les poètes russes, Yourcenar (Ellipses, collectif).

Elle écrit dans des revues en ligne, Paysages Écrits, Recours au poème, et Terres de femmes (1). Elle s'intéresse particulièrement aux plasticiens (Catherine Seher, Olga Boldyreff, Michel Remaud…).

Elle est aussi l'auteure de trois romans : Les Blessures fossiles, Les Balcons de la Loire (éd. La Part Commune, Rennes), et L'Enfant des vagues (éd. Apogée, Rennes), dont la sortie a entraîné notre première rencontre : (voir notre article) pour une bibliographie complète et une présentation plus large de l'auteure.

Un peu de à bâton rompu avant de commencer l'interview !

Il se trouve que j'ai aussi une chère petite plage dans mes souvenirs d'enfant et d'adolescente : la petite plage des Abeilles, une crique bien à l'abri du vent d'ouest ! Ah ! Marie-Hélène connaît bien Beg Meil : à droite de la Cale quand vous regardez vers Concarneau, vous prenez par les rochers... car les champs par lesquels on y accédait dans mon enfance, depuis le Chemin Creux, ont été construits depuis longtemps. Promis elle ira la revoir !

Revenons à Kerfissien. Pour parler de ce nouveau livre qui touche cette fois à la poésie et non pas, comme ses précédents livres, au roman.

Interview de Marie Hélène Prouteau-Stéphan

Nantes Multimédia : Comment s'est construit votre nouveau livre, La Petite Plage, aux éditions la Part Commune ?

Marie-Hélène Prouteau-Stéphan : C'est une sorte d'album fait de petites histoires, de tableaux, parfois de textes très courts. Il se présente en 26 fragments. Par exemple, dans le sommaire, « Je suis une mangeuse de vent », « Yann Tiersen », « Désert magique », « Finistère portatif », « Le rire de la mer »… Voici un livre qui peut s’ouvrir à n’importe quelle page.

Nantes Multimédia : Vous le sous-titrez Autobiographie d'un lieu selon l'expression de l'écrivain Erri de Luca. Que voulez-dire par là ?

M.-H. P.-S. : Un écrivain que j'aime beaucoup. Le livre se centre sur ce lieu d'enfance où j'ai passé mes vacances jusqu'à l'adolescence et où je retourne. Entre Roscoff et Keremma, Cléder-Kerfissien.

Mais je ne raconte pas ma vie ! Je me tiens plutôt en lisière, dans la distance, qui est aussi celle de la vie puisque je réside à Nantes.

C'est un bouquet de sensations, odeur de goémon dans les narines, vent à même la peau, corps dans les vagues.

Une sorte de fusion avec les éléments, vagues, sable, rochers.

Le personnage principal, c'est la petite plage : Un anneau de granit posé sur les sables. Elle ne cesse de m'accompagner, même quand je suis loin, inscrite en moi, dans ma chair. Depuis que cette maison familiale a été vendue il y a longtemps, je suis sans résidence ici, mais pas sans demeure.

Les personnages sont divers, aussi bien des proches, comme ma grand-mère, que des goémoniers, des sauveteurs en mer. En cela, c'est un texte-hommage. Et tous sont vus à travers ce que certains appellent le regard éloigné. C'est que je ne voulais pas me mouler dans un chromo de carte postale d'une Bretagne à l'ancienne.

Ainsi, le tableau « Deux pêcheuses de goémon » de Gauguin, me ramène à des souvenirs de ces hommes et femmes qui besognaient la mer pour récolter le goémon.

Plus loin, les rochers, aux formes rondes insolites, posés sur les sables, me font penser à des Bouddhas assoupis et taciturnes.

Il y a aussi des personnages connus qui traversent mes rêveries, Michèle Morgan dans Remorques, le célèbre sculpteur du XVIIe Roland Doré, Yann Tiersen qui compose non loin, à Ouessant, dans la stéréophonie des vagues et du vent.

Finalement, la petite plage est un port d'attache, ancré dans le local, mais qui parle de choses universelles. On a tous au coeur un de ces lieux d'enfance familiers, jardin de grand-mère, grenier, cour d'école. « L’enfance est peuplée de cabanes. Les miennes étaient ces rochers et ces grottes ».

Nantes Multimédia : Les titres et extraits que vous citez me paraissent très poétiques. Pourquoi cette forme d'écriture ?

M.-H. P.-S. : C'est une écriture de prose poétique, celle qui me vient naturellement. Une sorte de rêverie devant la simple évidence de la beauté pour moi : Vagues, sable, rochers.

Dans ce livre s'inscrivent aussi des poètes qui m'ont touchée, comme Ingeborg Bachmann. Ou des écrivains-voyageurs, Isabelle Eberhardt, qui a rencontré à Genève Madeleine, la soeur d'Émile Bernard. Pour moi, Madeleine au Bois d'amour, sous le pinceau d'Émile, se transforme en une gisante mystérieuse.

Dans un chapitre, « Stèle du chemin de l'âme », j'imagine Victor Segalen. En me trouvant devant le menhir de Kergallec, je pense à d'autres pierres levées, celles de la Chine que le poète originaire de Brest a visitées. La force des lieux ici pousse à la vie intérieure : Le gris agité de l'océan. Le gris du granit, lui, porte au silence, à l'île intérieure en chacun de nous.

Nantes Multimédia : Vous ne voulez pas vous enfermer dans une forme de nostalgie, m'avez-vous dit. Comment se manifeste ici l'ouverture au monde ?

M.-H. P.-S. : La petite plage est une chambre d'écho, ouverte sur les tollés du présent. Le drame de Lampedusa, ou le sort des femmes afghanes qui écrivent des landaï, de minuscules poèmes de résistance, contre l'enfermement qui est le leur.

C'est un acquis de ce pays, au bout du bout de la carte de France et d'Europe : L'ailleurs est au bout de la corniche de granit et d'écume et le vent, partout. Les artistes du XVIe et du XVIIe qui construisaient les superbes enclos finistériens n'étaient-ils pas en contact avec les maîtres-verriers de l'Europe du Nord ? Nous ne faisons que retrouver, à notre façon, bien sûr, des cheminements ouverts par d'autres avant nous.

C'est aussi le fruit de ma formation de départ, de lettres modernes. Je lis énormément, toutes sortes de livres, essais, philo, romans, poésie et je m'intéresse particulièrement à la littérature étrangère. Russe, américaine, hongroise, d'Europe du Nord. Une manière d'accueillir d'autres expériences par les mots, la poésie.

Nantes Multimédia : Vous lisez beaucoup : est-ce que vous essayez d'en garder une trace ? Avez-vous-eu un cahier de citations ?

M.-H. P.-S. : Oui, tout à fait, je prends en note ce qui me touche. Des bouts de textes, des impressions. J'ai des carnets où je note ce que je lis mais aussi ce que je vois, dans une expo-photos ou de peinture.

Ou bien dans une séance de slam à laquelle j’ai assisté à la médiathèque Luce Courville de Nantes. C'est un tout-venant d’impressions dont je m’imprègne ensuite.

Nantes Multimédia : Vous avez retrouvé votre première maison d'édition, La Part Commune.

M.-H. P.-S. :

La Part Commune est une maison d'édition de Rennes. C'est Yves Landrein, malheureusement disparu, qui a créé cette belle maison, ouverte aux poètes et à la littérature, tant aux poètes bretons, à Georges Perros dont il fut proche, qu'à des écrivains étrangers, Rilke, Gibran, Kipling, Seamus Heaney… Trois cents titres au catalogue.

Nantes Multimédia : Vous m'avez dit au téléphone que Mona Ozouf a aimé ces textes de La Petite Plage.

M.-H. P.-S. :

Oui, Mona Ozouf (2), il se trouve qu'elle a connu enfant cette petite plage qu'elle a évoquée au début de Composition française. Elle a aimé le souffle et l'énergie vitale des textes de La Petite Plage. Un bel encouragement pour moi.

Nantes Multimédia : En effet ! Merci Marie-Hélène. Nous vous retrouverons donc à Nantes samedi 10 octobre pour une dédicace.

M.-H. P.-S. : Oui, à la librairie Durance sur le cours des 50 Otages, à partir de 15 h. Mais avant cela à Lesneven, à la librairie Saint-Christophe. J'en profiterai pour aller revoir ma petite plage !

Le livre

Marie-Hélène Prouteau, La Petite Plage, Rennes, éd. La Part Commune, 2015, 128 p., 12 x 17 cm.

- (voir le site) de l'éditeur.

- (voir le site) de la Maison des Écrivains et de la Littérature, page de M.-H. Prouteau.

La poésie dans la rue

Marie-Hélène Prouteau est heureuse d'annoncer aussi qu'elle vient de participer, en tant que poète, à une initiative de la Maison de la poésie de Nantes, À côté de la plaque. « Il s'agissait de détourner une plaque de rue du centre nantais, dans le cadre du festival “Midi Minuit Poésie” », créé en 2001.

Une action coordonnée par le poète nantais Bernard Bretonnière (3).

« Le but était de faire descendre la poésie de son piédestal. Et sur un mode humoristique ou décalé, autour de noms de personnalités connues de Nantes ».

Ses textes ont été choisis avec ceux des autres poètes nommés sur Presse Océan : (voir le site) du 29 sept. 2015, avec une plaque “poétisée” par Jean-Paul Barbe.

Elle a dirigé ses poèmes vers Élisa Mercoeur et son square disparu au profit d'un Miroir d'eau, François Cacault, l'allée du Port Maillard (ph. 8) - où des fouilles maintenant recouvertes ont révélé des traces de murs de l'ancien port - et la rue des Bateaux-lavoirs. Voir le PDF.

Un article de Ouest France le rapporte le 19 novembre, avec la photo de son poème allée du Port Maillard, relatant aussi ses trois autres romans (Les Blessures fossiles, Les Balcons de la Loire, L'Enfant des vagues) puis ses activités d'animation de rencontres avec des auteurs et son actualité.

Réactions de la presse et de sites littéraires, avec mises à jour

-- Sans date apparente

- revue Texture, article titré La Petite plage par Jacqueline Saint-Jean : http://revue-texture.fr/chemins-de-lecture.html ;

- revue Terre-a-ciel, article titré La clairière des métamorphoses par Luce Guilbaud : http://www.terreaciel.net/La-petite-plage-ou-la-clairiere#.ViZ_Om79bd4 ;

-- Chronologiques

- revue Terres de femmes, article titré : Dans la part commune des jours par Angèle Paoli : (voir le site) , sept. 2015.

- (voir le site) de Ouest France, Le Croisic, 22 sept. 2015, titré Marie-Hélène Prouteau s'inspire des plages bretonnes avec photo de l'auteure. Extrait :

Elle y transcrit ses émotions lors de ses fréquents passages sur une plage située dans le Nord Finistère. « C'est une autobiographie dans laquelle je cite mes proches, mon passé, les gens de la mer et de la terre, et des artistes qui sont venus ici. Cette plage est inscrite en moi ».

- (voir le site) de Ouest France, Cléder, 29 sept. 2015, titré La petite plage célèbre l'enchantement de Kerfissien avec photo de l'auteure. Extraits :

Marie-Hélène Prouteau dédicace son livre « La petite plage » à la libraire… « Nous avons tous au fond de nous une petite plage, un lieu intime, une ouverture au monde », confie Marie-Hélène Prouteau, qui décrit, dans son nouveau libre, La petite plage, la plage de Kerfissien. Les vingt-six chapitres sont présentés comme « une sorte de bouquet ».

[Elle y] fait allusion à Roland Doré, le sculpteur de Landerneau, auteur de la croix de Kerzuoc'h, à Cléder, et du porche de Lampaul-Guimiliau. Elle parle aussi de la culture du lin au XVIIe siècle.

Son livre touche ainsi « à l'histoire de la Bretagne et du Finistère, ouverte sur l'ailleurs, à travers une saynète au grand prieuré de Plounévez-Lochrist », précise Marie-Hélène Prouteau. À la lecture, c'est aussi une ouverture sur Gauguin peignant les goémonières, sur la musique de Yann Tiersen.

« Mon livre se voit et s'écoute, se sent dans le vent et l'odeur de goémon, dans le rythme des phrases, la sonorité des mots, les silences ».

- (voir le site) de Ouest France, Lesneven, 8 oct. 2015, titré Marie-Hélène Prouteau dédicace La petite plage, avec photo de l'auteure. Extrait :

« Ce lieu est fondateur. Nous avons tous au fond de nous un lieu familier. Le mien se trouve autour de la plage de Cléder-Kerfissien ».

Certains chapitres évoquent l'histoire, d'autres les artistes : « Mon livre touche ainsi à la vie du lieu ouvert sur l'ailleurs ».

- (voir le site) du Télégramme, page Livres, Lesneven, 8 oct., titré “La petite plage” de Marie-Hélène Prouteau. Marie-Hélène Prouteau-Stéphan, professeur agrégé de lettres à la retraite, vit dans la campagne nantaise. La suite par abonnement au site (3 articles gratuits - complets - par mois).

- (voir le site) de Ouest France, Brest, 17-18 oct. 2015, titré L'imagination est un lieu où il fait grand vent, non signé, il est de Dominique Cresson, avec photo de l'auteure. Extraits :

...on y entend les grognements sourds d’un présent de haine, marqué au fer rouge des naufragés de Lampedusa. Et encore : « Un empâtement d’anthracite onctueux et gras suinte comme une bouche d’égout et la souille entièrement. Nappée de pétrole, la mer n’a plus son bruit de ressac ».

Une certaine lumière, une odeur, une rencontre, une pierre ou du varech, tout la ramène à son coin de paradis dont elle ne s’éloigne que physiquement.

Ah, Kerfissien… De l’intime à l’universel. Qui n’a pas éprouvé ces sensations de ne faire qu’un avec un lieu cher ?

- (voir le site) de Ouest France, Nantes, non signé, 22 oct. 2015. Extrait :

« Sensation de laine rêche du granit gravi pieds nus [...]. L'enfance est peuplée de cabanes. Les miennes étaient ces rochers et ces grottes... ». La Nantaise Marie-Hélène Prouteau évoque, dans « sa petite plage », une série de tableaux poétiques façonnés par ses souvenirs d'enfance.

- Le Télégramme, papier, dimanche 25 oct. 2015, donne un entrefilet par L.G. Extrait :

« Une jolie petite plage, peut-être Kerfissien où une autre... enfin celle qui rappelle des souvenirs, heureux ou pas, émouvants, révoltants et les deux à la fois. Pas une autobiographie mais une suite d'histoires vécues, entendues, vingt-six petits récits fleurant bon le goémon rejeté à la côte ou propres à arracher des larmes...» ;

- (voir le site) de Presse Océan, Nantes, entretien avec Stéphane Pajot, 4 nov. 2015, titré Marie-Hélène Prouteau publie “La Petite Plage”, avec photo de l'auteure. Extrait :

Pouvez-vous résumer votre intention dans La Petite Plage ? « J’avais envie de retrouver le plus simple : nous avons tous au fond de nous une petite plage, je veux dire un lieu d’enfance, grenier, jardin de grand-mère. Source d’émotions premières qui ramène de temps à autres des pans du passé. Les miens sont pleins de grand vent, d’algues, de sable, de déferlantes. Ce lieu, je l'ai d'ailleurs appelé “mon Finistère portatif”. (…) J’ai choisi d’associer des souvenirs d’enfance et des images de l’actualité ».

- revue Mobilis, chronique par Gérard Lambert-Ullmann, 6 nov. 2015 : (voir le site)

- Ouest France, reprend le 12 nov. en Morbihan et le 17 nov. en Ille-et-Vilaine, dans la page Livres, le texte de son journaliste Daniel Morvan (déjà publié sur Place publique, voir ci-dessous) titré Petite prose de plage. Extrait :

...un texte à lire, comme écrit « sur de longues laminaires qui se déroulent, tels d’antiques rouleaux de soie. Cueillie du bout d’un pinceau avec l’impétuosité de ses déferlantes, cette petite plage contient l’imminence de la “grande vague” qui s’élève en arrière-plan dans “Les pêcheuses de goémon” de Gauguin ".

- Ouest France annonce le 19 nov., sur papier, la présence de l'auteure à la médiathèque de Sainte-Luce sur Loire (44) le samedi 21 novembre (voir ci-dessous) avec un article sur le livre, par Geneviève Pasquier, titré La petite plage , petite patrie maritime de Marie-Hélène Prouteau. Extraits :

« … un lieu que je connais bien. L'empreinte d'un lieu premier, le mien qui est marin et qui se métamorphose au fil des marées ». ...Ces personnages de l'histoire familiale qui ont traversé le temps, sa grand-mère, une rude paysanne qui a eu 10 enfants...

- revue Place publique, éd. de Nantes-Saint-Nazaire, n° 54, nov.-déc. 2015. Petites proses de plage par Daniel Morvan. Extrait :

À la manière d'Agnès Varda remontant le fil de ses jours à travers ses glanages de plage en plage, ou d'Édouard Limonov dans les méandres de ses souvenirs à partir du thème aquatique dans “Le livre de l'eau”, Marie-Hélène Prouteau explore les recoins de sa “petite patrie” maritime. Kerfissien (à Cléder) est un simple nom qui ponctue le découpage des côtes nord-finistériennes, le lieu d'enfance de la Nantaise... Lire la suite sur le site de l'éditeur du livre qui le rapporte : (voir le site) (texte sur fond gris).

- Presse Océan, Nantes, 14 nov. 2015, un article titré La petite plage pleine page par le correspondant local Pascal Beaumont, qui annonce la venue de l'auteure à la médiathèque de Sainte-Luce le 21 novembre 2015 (voir notre article)

Notes

(1) La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli Terres de femme est présentée sur wikipédia à Culture en Haute-Corse.

(2) Mona Ozouf, historienne spécialiste de la Révolution française, auteure parmi tant d'autres, de La Cause des livres, et de Composition française : retour sur une enfance bretonne, Paris, Gallimard, 2009, prix du Mémorial-grand prix littéraire d'Ajaccio 2009, a reçu de nombreuses distinctions, comme le Collier de l'Hermine à Guérande en 2009 et en 2014, le Prix de la BnF pour son oeuvre.

(3) Bernard Bretonnière est né à Nantes. Il participe à (voir le site) de poésie contemporaine Terre à ciel créé par Cécile Guivarch autre participante à l'opération de Poésie dans la rue À côté de la plaque.

Prochaines rencontres, avec mises à jour

- Lesneven (29), librairie Saint-Christophe, 3 octobre ;

- Nantes (44), librairie Durance, 10 octobre : http://www.wik-nantes.fr/nantes/1/loisirs/marie-helene-prouteau-2# ;

- Le Quessoy (35), salon Litt'et Nature, 17-18 octobre ;

- Paris, salon L'Autre Livre (quartiers des Blancs Manteaux, IVe), 13-15 nov. ANNULÉ en raison des attentats du 15 nov. ;

- Sainte-Luce sur Loire (44), à la médiathèque, samedi 21 novembre, 11 à 12 h. dans le cadre de Rencontre d'auteure (voir notre article) .

editionslapartcommunue [at] gmail.com : courriel de la maison d'édition pour connaître d'autres dates de rencontres-dédicaces

Document PDF a_cote_de_la_plaque_poesie_dans_la_rue_mh_prouteau_2015.pdf Opération À côté de la plaque ou La Poésie dans la rue, Nantes, festival MidiMinuitPoésie 2015. Textes de M.-H. Prouteau. Source : Marie-Hélène Prouteau
Voir aussi :
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Correspondante ABP depuis février 2007.

Vos commentaires :

Marie Renée Bisquay-Le Mestric
Dimanche 1 novembre 2015

La Petite Plage

Quelle embellie que ce livre en ces temps moroses.

D'emblée on y est, sur la petite plage, tout près des « vagues au bord de l'hystérie », cette image est si… parfaite. J'ai souri de n'y avoir jamais pensé. De page en page les mots justes donnent ainsi à prendre mesure, et démesure, des éléments qui façonnent à la fois les lieux et les c½urs et qui s'y attachent.

Riches heures de lecture, marée haute ou basse-mer, heures riches des pratiques et gestes qui nous remplissent d'aise, ou nous manquent si nous sommes en partance sous d'autres horizons… cette poignée de sable qui filtre entre nos doigts…

Avec ma gratitude de finistérienne envers Marie Hélène Prouteau pour ce « promenoir » où elle nous mène, avec détours et rencontres, dans son monde plus ou moins secret, tels ce regard interrogateur devant Madeleine au bois d'amour, ces allers et retours entre aujourd'hui et le temps d'avant, devant le labeur des goémonières que voit Gauguin en 1889, et un air vivifiant de Yann Tiersen.

On ferme le livre emportant pour soi la part commune de ceux dont le reste d'enfance, de sable et de sel, grise et bleue, fouettée de vents, est tissé à jamais de ces empreintes. Ceux qui nous l'envient puiseront sans réserve dans le pouvoir fortifiant de La Petite Plage.

Caroline Le Douarin
Dimanche 15 novembre 2015

Merci pour cette très bonne approche du nouveau livre de Marie-Hélène Prouteau qui donne vraiment envie de le lire.

J'avais vu et photographié les fouilles du quai du Port Maillard. C'est touchant de penser que la duchesse Anne a certainement vu et même touché ces murs quand elle est revenue à Nantes, en bateau, de Blois, après la mort de Charles VIII...

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