Avec « À la bretonne », six dirigeants de l'agroalimentaire proposent un ouvrage abondamment illustré consacré à l'histoire, au patrimoine, à l'économie et à l'alimentation en Bretagne. Destiné au grand public, ce livre de vulgarisation rassemble cartes, chiffres et infographies pour dresser un vaste portrait de la région Bretagne.

Un livre à la PowerPoint

Plus qu'un essai, « À la bretonne » se présente comme un ouvrage de vulgarisation abondamment illustré. Il ne se lit pas comme un livre traditionnel, mais juxtapose des présentations thématiques proches de diapositives PowerPoint, privilégiant les données chiffrées, les cartes, les photographies et les infographies à une démonstration développée. Les jeux de mots apportent une touche d'humour qui équilibre la froideur des chiffres.

Au fil de ses 168 pages, il aborde successivement l'histoire de la Bretagne, le domaine internet .bzh, les mégalithes récemment inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'agriculture, les productions alimentaires, la nutrition, les habitudes de consommation, les enjeux climatiques, la gestion de l'eau, l'énergie ou encore le poids économique de la filière agroalimentaire. Parmi les chiffres mis en avant figurent les 10 milliards d'euros de valeur annuelle de la production agricole de la région Bretagne et le fait que 64 % de son territoire est consacré à l'agriculture.

Un modèle agricole sur le banc des accusés

Il ne s'agit pas d'une enquête indépendante, mais d'un ouvrage de vulgarisation destiné au grand public, qui présente de l'intérieur une filière trop souvent réduite aux controverses qu'elle suscite.

Depuis une quinzaine d'années, l'agriculture bretonne est au cœur d'un débat permanent. Les marées d'algues vertes, les conséquences du remembrement et de l'arasement des talus pour la biodiversité, les questions liées à la qualité de l'eau, au bien-être animal ou encore à l'usage des pesticides ont nourri de nombreux travaux scientifiques, enquêtes journalistiques et documentaires. Plus récemment, le média d'investigation « Splann ! » et le film Les Algues vertes ont contribué à placer le modèle agricole breton, cette agriculture intensive, sous les projecteurs.

La parole est à la défense

Publié par l'Association bretonne des entreprises agroalimentaires ( ABEA , qui rassemble 250 entreprises adhérentes représentant environ 55 000 salariés, l'ouvrage est signé Rémi Cristoforetti, Olivier Clanchin, Annie Saulnier, Sébastien Floc'h, Pierre-Yves Jestin et Christian Griner.

Les auteurs entendent raconter « l'histoire(s) de ce territoire qui vous nourrit », un territoire qui nourrit aussi largement la France et l'Europe, puisque 60 % des exportations du secteur sont destinées au marché européen.

« Nous souhaitions raconter une Bretagne authentique, vivante et parfois surprenante. Voir aujourd'hui le livre trouver sa place dans les librairies, les rayons des grandes surfaces ou sur les marchés bretons est une formidable reconnaissance. C'est la preuve qu'il existe une véritable curiosité pour comprendre la Bretagne au-delà des clichés. » — Rémi Cristoforetti, coauteur.

L'initiative intervient alors que l'agroalimentaire demeure la première industrie de Bretagne et l'un des principaux moteurs de l'économie bretonne, devant le tourisme en nombre d'emplois directs.

De quelle Bretagne parle-t-on ?

L'abondante iconographie, les nombreux chiffres et le ton volontairement accessible font de « À la bretonne » un ouvrage de vulgarisation richement documenté, qui dépasse largement le seul sujet de l'agroalimentaire pour brosser un portrait de la Bretagne contemporaine.

On peut toutefois regretter que les auteurs utilisent indifféremment le terme « Bretagne » pour désigner tantôt la Bretagne historique, illustrée dès les premières pages par une carte à cinq départements, tantôt la seule région administrative lorsqu'ils présentent des données statistiques. L'emploi systématique de termes explicites comme « région Bretagne » ou « Bretagne administrative » aurait évité cette ambiguïté dans un ouvrage qui se veut pédagogique.

Note : Cet article a été préparé avec l'assistance d'outils d'intelligence artificielle. Les informations, la vérification des faits et la version finale demeurent sous la responsabilité du journaliste ou du responsable de la communication de l'organisation.