Le temps presse !

Termes précis de la loi du 16 janvier 2015 dite, délimitation des régions qui permet jusqu'au 1er mars 2019 le rattachement d'un département à une région voisine.

Amendement expressément voté à initiative des députés bretons :

"Un département et deux régions contiguës peuvent demander, par délibérations concordantes de leurs assemblées délibérantes, adoptées à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d'une région qui lui est limitrophe. La demande de modification est inscrite à l'ordre du jour du Conseil Général par dérogation aux articles L. 3121-9 et L.3121-10 et du Conseil Régional par dérogation aux articles L.4132-8 et L.4132-9, à l'initiative d'au moins 10% de leurs membres.

La modification des limites territoriales des régions concernées est décidée par décret en Conseil d'État .”

Or, bien vite nous serons en mars 2019 !

Après ? Réaliser des réformes profondes, réfléchies… sans éruption ni révolte ? Ce qui arrive à intermittences régulières dans cet Hexagone, à force de dénis et de refus à reconnaître les droits du peuple et de ses régions, dominés par Paris !

Où en est cette délégation du Conseil régional de Bretagne – de tendances politiques diverses, et tous enthousiastes – qui a dû prendre contact avec Loire-Atlantique et Région ligérienne, en vue du rattachement de Nantes à la Bretagne ? Pas d'infos, pas de communiqués : ça n'est pourtant pas leur domaine réservé !

Catalogne et Écosse nous montrent d'autres chemins. Dans l'Hexagone, seule la Corse a un statut plus décentralisé ! Pourquoi ?

De renoncement en renoncement, cette classe politique nouvelle – tout comme l'ancienne – ne touche à aucune réforme fondamentale.

Les nouveaux maîtres voyagent… Et laissent couver le feu dans l'écurie.

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