Brexit : les pêcheurs pourraient-il s'inspirer du mouvement taïwanais des Tournesols ?
Chronique de Bretons de Londres

Publié le 5/10/22 10:06 -- mis à jour le 05/10/22 10:06

Les désaccords en matière de pêche pourraient-il s'inspirer d'une coalition créative des "tournesols" ? Victor Hugo avait imaginé dans son œuvre : "les Travailleurs de la Mer" la figure d'un roi Auxcrinier de l'Océan, qui aurait trouvé le bonheur dans ses États ; la Constitution, dont il est l'auteur, refuse le droit d'entrée à l'or et à l'argent sans son autorisation : la seule monnaie ayant cours est le coquillage dont la mer est l'inépuisable coffre-fort.

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Qu'en est-il à l'heure post-BREXIT ? Le mouvement dit des tournesols est né à Taiwan pour contester les relations entre les deux rives du détroit de Formose et exprimer plus d'autonomie au principe « d’une seule Chine ». En tournant le dos au soleil de Pékin, un tel mouvement similaire mais adapté au contexte post-BREXIT pourrait-il émerger dans les dépendances britanniques du Golfe Normand Breton?

Cette plante du soleil rattachée au mythe de la création au Mexique, fut introduite en France de façon pionnière pour expérimenter la « teinture en drapeau » et ensuite exportée en Angleterre. L'histoire de cette culture dont l'influence créative a inspiré Van Gogh pour son tableau Sunflowers incarne un porte-drapeau d'engagement et de résilience.

Un mouvement des tournesols sèmerait-il une nouvelle ère dans les îles anglo-normandes ? Aux côtés d’une Ecosse indépendante et européenne, d’une réunification irlandaise en question, Londres débat d’un nouveau modèle de « Cité-Etat » citant les exemples de Singapour et sa sécession avec la Malaisie en 1965, de Hong-Kong avec la Chine continentale, ou encore les exemples antiques de thalassocraties comme Rome et Athènes.

La chambre de commerce de Londres a proposé la création d'un visa spécial, qui donnerait aux émigrés londoniens un numéro de sécurité sociale spécifique, leur permettant de travailler uniquement dans le périmètre métropolitain.

Face au Brexit, le gouvernement britannique a dévoilé à Hong-Kong la façon dont il entend se projeter dans un « second Elizabethan Golden Age of Trade and Investment ». Un tel scénario fait écho au premier Age d’Or Elisabéthain marqué par la chute de la Grande Armada espagnole et l’ouverture d’une ère de prospérité stimulée par les échanges et innovations maritimes.

Sous l’époque antique, les conquêtes romaines avaient associé la « Petite » Bretagne et la Grande Bretagne au sein d’un même territoire : Britannia. «La terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté», écrivait Tacite.

« Les renseignements que la mémoire volontaire donne sur le passé ne conservent rien de lui » écrivait Marcel Proust.

Pour aller plus loin :

Une province septentrionale de l'empire : la Bretagne romaine [archive] par Patrick Galliou, Professeur à l'université de Bretagne occidentale; Agrégé, docteur en histoire.

Britannia - Bibliographies et ressources internet sur la Bretagne romaine [archive] Atlas Bibliographique de l'Antiquité Classique. Bibliothèque des Sciences de l'Antiquité (Université Lille 3)

Voir aussi :

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Originaire de la cité corsaire de Saint-Malo sur la côte d’Émeraude, Kevin Lognoné est un analyste en capacités partenariales, managériales et d'innovation. Français du sixième département breton (diaspora), il a réalisé plusieurs tours du monde et publie régulièrement des carnets de voyages qui participent au renouvellement du champ des « borders studies ».
Vos 2 commentaires
  Jack Leguen
  le Jeudi 6 octobre 2022 07:57
Vous écrivez "Sous l’époque antique, les conquêtes romaines avaient associé la « Petite » Bretagne et la Grande Bretagne au sein d’un même territoire : Britannia. «La terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté», écrivait Tacite." Pouvez-vous nous donner des sources ? C 'est Tacite ? où précisément ?
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  Yann L...
  le Jeudi 6 octobre 2022 17:01
A ma connaissance, les îles anglo-normandes dépendent de "la couronne". Elles ne sont pas "britanniques" et n'ont jamais été européennes. En théorie, elles ont donc le droit de passer des accords internationaux. Cependant, elles ont délégué certains de leurs pouvoirs au Parlement de Londres. Et, il me semble que c'est le cas pour les traités de pêche. Au total, la situation est un peu compliquée.
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