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- Communiqué de presse -
Vigipol attend « une peine dissuasive » le 18 novembre
Pierrick Perrin, maire de Plomeur-Bodou préside Vigipol, le syndicat mixte de protection du littoral breton. Il attend de la justice qu'elle sanctionne avec sévérité ce type de délit. À votre appel, une trentaine de maires assisteront à cette audience. En quoi cette affaire vous semble-t-elle exemplaire Parce qu'il s'agit d'une pollution
pour Vigipol le 21/11/03 23:30

Pierrick Perrin, maire de Plomeur-Bodou préside Vigipol, le syndicat mixte de protection du littoral breton. Il attend de la justice qu'elle sanctionne avec sévérité ce type de délit.

À votre appel, une trentaine de maires assisteront à cette audience. En quoi cette affaire vous semble-t-elle exemplaire ?

Parce qu'il s'agit d'une pollution intentionnelle, en pleine marée noire du Prestige. Un dégazage opportuniste : il y a déjà plein de pétrole sur les plages, donc j'en rajoute un peu... Seulement, le capitaine du Dobrudja n'a pas eu de chance, la Marine nationale faisait des manoeuvres dans le secteur ! Le flagrant délit ne doit laisser aucun doute au tribunal. Vigipol attend une peine dissuasive.

Qu'attendez-vous de la justice ?

Qu'elle applique la loi, ce dont je ne doute pas. Jusqu'à présent, ces dossiers étaient traités à Paris, loin des victimes, par des magistrats qui n'avaient pas la même proximité aux choses. Ici, nous subissons toute l'année ces dégazages. Le contexte est plus porteur.

Sentez-vous une mobilisation plus importante, aujourd'hui, contre les voyous des mers ?

Je constate qu'il y a déjà une nouveauté, c'est l'important cautionnement imposé par le procureur, fin juillet, pour que le Dobrudja reparte. C'est une contrainte forte car jusque-là, afin de se soustraire aux décisions de justice, les armateurs organisaient leur insolvabilité.

Vigipol sera désormais partie civile dans tous les dossiers de ce type ?

Oui, en nous fondant sur le préjudice écologique et moral permanent qui résulte de ces actes. Pour le Dobrudja, par exemple, nous demanderons 50 000 € de dommages et intérêts.

Donc, désormais, les armateurs doivent craindre des poursuites...?

Oui, dans la mesure où tous les acteurs sont rassemblés au plus près des lieux d'infraction : la Marine nationale constate, le préfet maritime coordonne l'action de l'État en mer, et le tribunal sanctionne. Il devient urgent de moraliser ce type de transport.

Recueilli par F. B

18/11/2003

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