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V'la le Huchoer su'rue
V’LA LE HUCHOER SU’RUE ! AN HUCHOER WAR AN HENT ! LE HUCHOER EST DANS LA RUE ! - Edition spéciale du 28 mars 2006 - Si nous sommes encore aujourd’hui dans la rue c’est pour affirmer notre refus du CPE bien sûr, mais c’est aussi pour emmener cette crise politique vers un
Huch! Huch! pour Huch! le 28/03/06 11:02

V’LA LE HUCHOER SU’RUE ! AN HUCHOER WAR AN HENT ! LE HUCHOER EST DANS LA RUE !

- Edition spéciale du 28 mars 2006 -

Si nous sommes encore aujourd’hui dans la rue c’est pour affirmer notre refus du CPE bien sûr, mais c’est aussi pour emmener cette crise politique vers un débat plus large, vers une remise en question globale du fonctionnement de notre société autant au niveau politique qu’économique.

LE CHÔMAGE : UN LEURRE POUR LES TRAVAILLEURS !

Même si nous savons que le chômage est inhérent à l’économie de marché, qu’il sert à la classe politique et économique pour conforter ceux qui ont du travail dans un rapport de domination face à la peur d’une perte d’emploi, tous les gouvernements qui se succèdent depuis 25 ans nous ressortent leur sempiternelle lutte contre le chômage dans une hypocrisie à peine voilée. Aujourd’hui De Villepin nous sort sa recette d’inspiration Medef à tendance libérale : sous couvert de mobilisation contre le chômage, le gouvernement veut faire accepter aux futur-e-s salarié-e-s et en l’occurrence les jeunes, qu’il faut savoir prendre des risques pour créer des emplois. Mais ce qu’il ne dit pas c’est que ces risques sont portés uniquement par le corps social et non par le corps patronal. Ce que gagnent les jeunes c’est plus de précarité, ce que gagnent les patrons c’est plus de flexibilité. Ces risques on les connaît (période d’essai de deux ans, licenciement sans motif) et ce sont les salarié-e-s qui en feront les frais. Or les accumulations de richesses se font aux bénéfices des patrons et non pas des salarié-e-s et des précaires qui n’ont que leur travail pour subvenir à leurs besoins. C’est à dire qu’on fait porter le chapeau à ceux qui sont les plus démunis face à ceux qui ont déjà des bénéfices. D’une part on accroît les inégalités sociales, d’autre part on enlève encore un peu plus de droits sur nos « acquis ». Car ce qu’on nous prépare c’est l’intégration globale dans une société libérale gérée à la manière d’une entreprise où chaque secteur devient un vaste marché et où les intérêts communs permutent en intérêt individuel.

DISONS NON À UN MODELE DE SOCIETE CALQUEE SUR L’ENTREPRISE !

Pour faire face à ces options, l’auto-organisation des travailleurs, précaires, chômeurs, étudiants et la gestion collective de l’économie nous apparaissent comme étant la solution pour l’égalité et la répartition des richesses. Aujourd’hui, si la conscience de classe n’est plus ce qu’elle était, il n’en reste pas moins que c’est dans une société de classes que nous vivons : il y a ceux qui détiennent des capitaux et contrôlent les moyens de production (les entreprises et bientôt ce qu’on appelait le « service public ») et il y a ceux qui n’ont que leur travail comme revenu. Le leurre de l’emploi et la peur du chômage veulent faire accepter à la classe laborieuse plus d’individualisation, de remise en cause de ses droits pour accéder à une société du mérite où chacun se vend. L’individualisation des problématiques frêne la prise de conscience de la domination subie et nos possibilités d'auto-organisation. Pourtant ce que traduit le CPE, comme l’immigration choisie sur CV, c’est que la main d’œuvre que nous constituons devient une main d’œuvre jetable dans le jeu de l’offre et de la demande de l’économie de marché. C’est de cette société dont nous ne voulons pas. Il faut donc dépasser le cadre du CPE. Le marché et le code du travail tels qu’ils existent aujourd’hui, pas plus que la valeur intrinsèque du travail, ne sont pour nous une fin en soit. Le CDI tel qu’il existe n’efface pas les inégalités sociales et l’exploitation ! Nos luttes ne doivent pas rester sans lendemain et ne doivent pas se limiter à la défensive. A l’instar des assemblées générales dans les universités, organisons-nous collectivement sur nos lieux de travail, dans nos quartiers ou villages pour mettre un terme au CPE/CNE et dresser les actions futures vers la démocratie directe et l’autogestion !

FLEXIBILITE DU TRAVAIL, INFLEXIBILITE DU GOUVERNEMENT : PASSONS A L’OFFENSIVE!

HUCHOER@NO-LOG.ORG

COLLECTIF HUCH c/o CBIL, BP 70402, 22200 Gwengamp

Document PDF huch28032006 . Source :
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