Un autre modèle social pour assurer l'avenir des retraites des Bretonnes et des Bretons

-- Politique --

Communiqué de presse de Parti Breton - Strollad Breizh
Porte-parole: Yves Pelle

Publié le 29/06/10 14:48 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Pour le Parti Breton, la réforme des retraites est nécessaire, après celle des régimes du secteur privé en 1993 et de la fonction publique en 2003 une troisième étape est inévitable car les besoins de financement à moyen terme ne sont pas assurés. Le Parti Breton est conscient de la gravité de la situation et refuse la stratégie de l’immobilisme qui ne conduirait qu’à un effondrement des systèmes de protection sociale.

Pourtant, la réforme annoncée n'est ni suffisante, ni juste. Décidée dans l’urgence, sans étude sérieuse et de façon unilatérale, par un Etat de plus en plus autoritaire et centralisateur, elle pérennise le modèle corporatiste français qui consiste à octroyer des droits sociaux associés au statut et à la profession.

Elle n'est pas suffisante car elle laisse une impasse de 15 milliards d'euros qui vont encore gonfler l'endettement impossible de la France, et alors qu'elle est bâtie sur des prévisions de croissance et de chômage telles que tout le monde sera heureusement surpris si la moitié seulement de la prévision se réalise.

Elle n’est pas juste car elle exclut de tout effort ceux qui ont le meilleur statut, les régimes spéciaux, et au contraire, touche tous ceux qui ont effectué un travail pénible et long. C'est donc une réforme insuffisante qui vise d’abord à gagner quelques mois avant la dégradation de la note de la dette française.

Le Parti Breton rappelle ses principes en matière de retraite qui sont basés sur le modèle social-démocrate, caractérisé par une structure égalitaire des prestations sociales, et le rejet du modèle technocratique parisien.

- en préalable une concertation dans la durée au niveau de la Bretagne englobant tous les acteurs

- une harmonisation des systèmes de retraite pour aller progressivement, et dans la concertation, vers un système unique avec une seule Caisse générale de retraite

- le maintien de la retraite à 60 ans pour ceux qui le souhaitent, pour les plus fragiles ou de santé précaire

- la possibilité de travailler plus longtemps pour les personnes qui le souhaitent, sans limite d’âge

- un refonte des systèmes de retraite complémentaires afin d’en assurer la pérennité, avec notamment la généralisation d’une part de capitalisation pour responsabiliser chaque génération sur sa propre retraite

- un plafond pour les revenus les plus élevés

- un minimum vieillesse acceptable, permettant ainsi de se loger sans demander l’APL

- la pénibilité du travail doit être négociée par branche et par poste de travail, avec un plafond en années à ne pas dépasser pour certains postes, afin de prévenir toute altération de la santé

- le système des retraites doit à terme s'autofinancer; l'impôt a d'autres finalités que de réparer un système inique et bancal que les gouvernements successifs n'ont pas eu le courage de réformer véritablement.

Pour le Parti Breton c’est bien dans la remise en cause globale du modèle social français qui se trouve dans une crise profonde que réside d’abord la solution au problème des retraites. C'est par cette prise de conscience collective que les Bretonnes et les Bretons pourront assurer l'avenir équitable de leur retraites et de celles de leurs enfants.

pour le Parti Breton,

le porte-parole,

Emile Granville

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