TROUBLES A L'ORDRE PUBLIC DANS LA NUIT DU 4 AU 5 DECEMBRE DANS LE CENTRE DE RENNES
Communiqué de presse de Préfecture de Région

Publié le 6/12/04 21:43 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Rennes, le 5 décembre 2004 à 19 h 00

COMMUNIQUE DE PRESSE TROUBLES A L’ORDRE PUBLIC DANS LA NUIT DU 4 AU 5 DECEMBRE DANS LE CENTRE DE RENNES

Comme les deux nuits précédentes, dans le contexte du festival des Transmusicales, certaines rues et places du centre ville ont connu une forte agitation. La nuit dernière du samedi 4 au dimanche 5 décembre, la situation a dégénéré en violences ouvertes du fait d’individus nombreux et très fortement alcoolisés. Pour éviter le saccage du manège de la place Sainte-Anne que des individus avaient entrepris, les forces de police ont dû s’interposer pour rétablir le calme. Des groupes agressifs n’ont pas hésité à utiliser pendant plusieurs heures des bouteilles en verre comme projectiles contre les policiers et certains commerces situés dans les rues voisines. Ces événements s’inscrivent dans le contexte constaté depuis plusieurs mois d’attroupements alcoolisés sur la voie publique causant des troubles majeurs à l’ordre et à la tranquillité. Ils ont été majorés ces derniers jours en raison d’une affluence accrue liée aux Transmusicales et notamment à l’opération « Bars en Trans » en centre ville. L’ivresse publique généralisée, la consommation de produits stupéfiants, les dégradations de mobilier urbain ou de biens privés et la violence ne peuvent être considérés comme faisant partie de l’animation normale d’une ville. En ce qui concerne l’interdiction du teknival en marge des Transmusicales cette année, il est rappelé qu’à la suite du dialogue engagé avec le collectif des sons de l’Ouest qui a abouti à l’organisation du teknival de Scaër au mois de juillet dernier, avec l’accompagnement des pouvoirs publics, un processus tendant à autoriser un seul rassemblent de ce type l’été en Bretagne tournant dans les 4 départements créait les conditions d’une certaine acceptabilité locale. Outre les conditions de sécurité, il est rappelé que l’accompagnement de ce type de manifestation a un certain coût pour les finances publiques de l’ordre de 300 000 euros, ce qui n’invite pas à la multiplication de ce genre de manifestation. Néanmoins la préfecture d’Ille-et-Vilaine n’était pas opposée à examiner une demande sur un terrain autorisé par un propriétaire et dans les conditions de sécurité prévues par la réglementation. Le collectif des sons de l’Ouest a proposé le site de la Prévalaye mais le maire de Rennes, interrogé par la préfète, lui a fait connaître le 9 novembre, son opposition à ce que le terrain envisagé par les organisateurs soit utilisé cette année pour un teknival. Face à ce phénomène que constituent les raves-parties, la réponse des pouvoirs publics doit prendre en compte à la fois les notions de tranquillité et de sécurité publiques et celle de réduction des risques. En 2002, un afflux annoncé et déjà observé de 50 000 raveurs dans les jours précédents avait conduit la préfète d’Ille-et-Vilaine à réquisitionner un terrain agricole à Marcillé-Raoul. L’an dernier, la perspective d’une vingtaine de milliers de personnes l’avait amenée à retenir le site de la Prévalaye. Cette année, les conditions particulières (processus de Scaër, maintien des « bars en trans » en centre ville, amplification de l’agitation nocturne ces dernières semaines) ont conduit à l’interdiction de tout teknival, rave ou free party. Dans tous ces domaines, les autorités publiques, chacune dans leurs champs de compétences, doivent s’employer à aborder les situations avec pragmatisme pour assurer au maximum la tranquillité et la sécurité des populations.

Philippe Argouarch


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